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Le blog de Jean-Marie Allain

Articles récents

Vol au-dessus d'un nid de cocus

23 Mars 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #EVENEMENTS

Le Nord compte six arrondissements.
Logiquement, une liste qui a six élus devrait avoir un représentant de l'avesnois.
Le PS a 23 élus dans le Nord dont 1 seul pour l'avesnois.

L'UMP a 11 élus dans le Nord dont 0 de l'avesnois

Le Front de Gauche a 11 élus dans le Nord dont 1 de l'avesnois
Europe-Ecologie a 10 élus dans le Nord dont 0 pour l'avesnois
Le FN a 13 élus dans le Nord dont 0 pour l'avesnois.

Notre arrondissement a bel et bien été cocufié

par les métropoliateurs, de gauche comme de droite.

Les têtes pensantes des appareils ont utilisé les candidats de l’avesnois pour faire bien sur la photo de famille.

Avant de les faire passer à la trappe.
A force de dénigrer ou de spolier un territoire, on lui donne des raisons
de s'exprimer autrement.
A quand un mouvement de la Sambre-Avesnois ?
On n'est jamais aussi bien servi que par soi-même.

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Régionales et métrospoliation

23 Mars 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #REFORME DES INSTITUTIONS

Une nouvelle fois, les élections régionales ressemblent à un jeu de pocker menteur.
Au départ, tout le monde est sur la ligne, chaque sensibilité, chaque secteur géographique.
A la fin, il reste essentiellement les candidats de la métropole.
Le Val de Sambre ne pèse certes que 3 % dans la Région Nord Pas de Calais.
Avec une seule représentante, cela nous donne moins de 1 %.
Notre vallée sera une fois de plus sous-représentée.
Les cocufiés permanents sont les territoires excentrés.
Non seulement, l'assemblée souffre d'une légitimité évidente avec l'abstention.
Mais cette faible légitimité se fragilise encore lorsqu'on regarde la représentation géographique.
L'élection à la proportionnelle, pour être encore crédible, devrait intégrer une exigence de parité homme/femme et de représentatitvité géographique.
Faute de cela, on attend avec impatience les conseillers territoriaux.
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Les chevaliers de l'espoir

20 Mars 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #EVENEMENTS

J’étais Invité ce samedi après-midi, à l’occasion des Assises du territoire organisées par le Centre d’Etudes et d’Action Sociale de l’Avesnois (Apostolat des Laïcs) à faire part de mon regard sur l’évolution et le devenir de notre arrondissement, à partir de mon itinéraire (à la fois militant, professionnel, associatif et politique)

Cette manifestation a été un véritable succès : du monde, un accueil chaleureux, des exposants du terroir, un public attentionné..

J’ai souhaité rappeler la spirale du déclin que nous connaissions dans les années 70.

Dans un territoire peu prédisposé à susciter l’initiative endogène (à force de toute recevoir de l’extérieur, on attend tout de l’extérieur), la Sambre-Avesnois comptait une poignée de chevaliers de l’espoir qui allaient s’arracher au sommeil de la démission et expérimenter ce que l’on appellera plus tard la résilience, cette capacité du métal rétracté à reprendre forme et vie.

Ces chevaliers de l’espoir venaient exclusivement de la société civile et partageaient la même passion charnelle au territoire, une conviction prémonitoire sur les nécessaires changements de mentalités et une mystique dans l’efficacité de leurs actions.

Ils s’appelaient Maurice Cauchies, fondateur d’Accueil et Promotion, Marc Goujard, créateur de l’Ecomusée de Fourmies, Francine Auger, directrice de Radio-Canal Sambre et Didier Fusillier, animateur du Théâtre Six, puis du Manège.

Le premier souhaitait mettre en place une offre d’hébergement pour les victimes de la crise,

Le second fit tout pour sauver les machines textiles de la Fagne avesnoise, non pas par nostalgie mais pour entretenir la culture du travail et des savoir faire auprès des jeunes générations,

La troisième a compris que les populations locales, y compris celles issues de l’immigration, avaient besoin de s’exprimer, d’échanger sur leur drame, leur histoire et leurs attentes,

Le quatrième a saisi la mutation culturelle qui allait balayer la vieille Kermesse de la bière, usée par le temps et l’alcool, au profit d’un lien plus fort (et inattendu) entre l’urbain et la culture.

Leur lucidité fut à maints égards prophétique :

-          Accueil et Promotion s’est développé et remplit toujours une mission sociale d’urgence, complétée par Habitat Pour Tous.

-          L’Ecomusée a essaimé avec ses antennes autour de la pierre, du verre, du bocage et du patrimoine. D’autres petits musées de Pays sont nés dans la foulée.

-          Radio-Canal Sambre, devenue Canal FM, est un outil culturel reconnu et apprécié.

-          Maubeuge est devenue scène nationale et a troqué les Inattendus pour les Folies, qui assurent à Maubeuge une partie de sa notoriété, alors que d’autres manifestations festives et urbaines comme Les Nuits Secrètes y ont puisé une part de leur imagination.

 

Cette échange était pour moi l’opportunité de rappeler que la société civile a toute sa place dans le développement local et qu’elle a souvent été le fer de lance des initiatives les plus originales.

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ZFU : près de 85 emplois par an

18 Mars 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #EMPLOI ET DVLPT ECONOMIQUE

Depuis 2004, il s’est créé sur la zone Franche 851 emplois.
Il s'agit bien de créations et non de transferts.
 

Sur ces 851 emplois, 422 emplois (CDI et CDD de plus de 12 mois) ont été créés par des entreprises éligibles aux avantages de la ZFU.

 

La ZFU a donc permis la création de 422 emplois, soit près de 85 emplois par an depuis 2004.

 

On pourra dire que c’est mieux que rien d’autant plus que la moitié sont occupés par des habitants des quartiers sensibles.

 

On pourra aussi dire que les entreprises auraient peut-être de toute façon créé une partie de ces emplois ou encore que, au regard du nombre d’emplois créés, le coût pour l’Etat est extrêmement lourd puisque les aides fiscales ne sont pas conditionnées par de la création d’emplois.

 

En tout état de cause, le système de la ZFU mériterait d’être corrigé pour que seules les véritables créations d’emplois donnent droit aux aides fiscales.

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Le bonapartisme, nouvelle pensée unique ?

17 Mars 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #REFORME DES INSTITUTIONS

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Le projet de réforme des collectivités territoriales suscite une opposition des associations d’élus telle, qu’on se demande si une pensée unique n’est pas train de s’installer sur le sujet.

Si l’Etat avait réuni le Congrès pour modifier la Constitution et supprimer les départements, nous aurions eu droit aux mêmes cris d’orfraie.

Pourtant, force est bien d’admettre que le découpage départemental est l’héritage de la période révolutionnaire, puis bonapartiste et que, s’il avait un sens à cette époque, il s’agissait alors de quadriller le territoire sur la base de la circulation hippomobile, des réseaux de communication d’alors, en tenant compte des frontières.

Ce qui explique au passage l’étendue et la forme rectiligne de notre département du Nord, bande de sécurité militaire mais ne reposant sur aucune culture commune, malgré le mythe d’une culture "chti", issue de la mine et irriguant dans l’imaginaire social, l’ensemble des nordistes.

Il est frappant de constater que la tradition républicaine de la gauche traditionnelle n’a jamais été en mesure d’appréhender ce problème de l’inadaptation des structures administratives et d’en faire un axe de combat politique.

Certes, JP Chevènement a bien tenté de réorganiser le paysage des intercommunalités mais en laissant se créer des regroupements circonstanciels, pas toujours cohérents sur le plan géographique, sans aucun projet et uniquement motivés par la majoration de la dotation de fonctionnement.

Curieusement, en créant le découpage régional, le pouvoir gaulliste, que par certains côtés on pourrait voir comme un conservateur, tentait d’inventer une échelle à la taille de la civilisation automobile, une échelle censée supplanter ultérieurement celle des départements.

Le gaullisme avait donc senti cette évolution.

La "deuxième gauche" autour de Rocard et du PSU (et d’une partie du PS)  l’avait parfaitement intégré.

La gauche traditionnelle, probablement parce qu’elle comptait un grand nombre de conseillers généraux (alors que le PSU n’en comptait guère !) est restée campée sur l’archaïsme d’un découpage administratif bi- centenaire, prenant même le risque de donner du grain à moudre à nos régionalistes et à les pousser dans les bras d’autres courants idéologiques.

Peut-être faute d’avoir eu le courage d’affronter les conservateurs pour supprimer un niveau supplémentaire ou peut-être parce que la Région, de par son mode dé désignation de ses élus, reste éloignée de nos concitoyens, il a fallu faire un exercice d’équilibriste pour inventer ce nouveau et curieux personnage qui s’appellera «  le conseiller territorial », appelé à représenter à l’échelle départementale un canton élargi et à siéger en même temps au Conseil Régional.

Malgré ce compromis (plus complexe il faut le dire que la suppression pure et simple des départements…), c’est la levée de boucliers de toutes les associations des élus.

Je suis par nature méfiant sur les engouements de masse.

Un peu comme les phénomènes de foule, il existe dans les meetings, congrès et colloques des effets d’entraînement et de mimétisme réels qui font passer l'émotionnel au détriment du rationnel.

Qu’entend  t- on à propos de ces futurs conseillers territoriaux ?


Le travail du conseiller général représente déjà une belle somme de travail auquel on veut rajouter le travail d’élu régional

Cet argument ne tient pas lorsqu’on voit les cumulards qui siègent dans les conseils généraux.

Le fait de diminuer le nombre d’élus et de leur donner une double mission sera surtout un excellent moyen de limiter le cumul des mandats.

Les territoires urbains vont être sur- représentés alors que leur superficie est moindre

Certes, mais jusqu’à nouvel ordre, dans  la démocratie, on compte les voix humaines, pas les surfaces cultivées ou le nombre de têtes de bétail.

Reconnaissons la réalité : le découpage communal et cantonal est resté identique alors que la proportion entre population rurale et population  urbaine s’est inversée.

On peut être un défenseur de la ruralité en ayant l’honnêteté de reconnaître que les populations urbaines étaient sous- représentées dans les conseils généraux.

La proportionnalité démographique n’est pas la solution idéale mais reste, comme la délégation parlementaire, le moins mauvais système que l’on ait trouvé jusqu’alors.

Ma commune est minuscule en superficie mais je ne vois en quoi la commune voisine, dix fois plus vaste mais deux fois moins peuplée que la mienne, pourrait se prévaloir de peser autant dans les instances intercommunales.

Si l’on estime que les conseillers territoriaux ne prennent pas suffisamment en compte les intérêts des petites communes, il reviendra à celles-ci de se regrouper (l’AMRF est là pour çà !), de travailler en réseau et de peser sur le choix des élus.

Le rôle des maires ruraux se trouverait affaibli

Arrêtons les fantasmes !

On ne voit pas en quoi la création d’un conseiller territorial va affaiblir le rôle du maire.

Le conseiller territorial aura simplement plus de maires comme interlocuteurs mais cet élargissement géographique coïncide mieux avec l’échelle des problématiques et des enjeux réels de la gestion de l’espace.

Que le conseiller général ne vienne plus remettre la coupe au vainqueur du tournoi de football ,c’est pas grave si en contrepartie il passe par exemple plus de temps à aborder avec les élus les questions de la desserte routière départementale.

La ruralité ne doit pas être synonyme de conservatisme.

Tout concourt à éloigner les lieux de décision des habitants

Ceux qui parlent ainsi s’accrochent au canton.

Qu’on ne compte pas sur moi pour défendre un découpage arbitraire qui n’a aucune cohérence géographique.

La question n’est pas de savoir si tel ou tel type d’élu va voir son rôle ou son pouvoir amoindri.

La question est de savoir quelle est l’échelle territoriale pertinente pour traiter d’un domaine de compétence et de gestion publique.

De ce point de vue, c'est sur le découpage des futurs "nouveaux cantons" que les élus devraient consacrer leur énergie plutôt que de défendre le maintien     d'un découpage obsolète.
 Notre destin d’élu est secondaire par apport à l’intérêt des citoyens.

Certes, le département s’éloigne un peu, mais la Région se rapproche.

Qui connaît les conseillers régionaux de son secteur?  Qui sont ces conseillers régionaux, sinon souvent des militants placés par les partis et pas toujours ancrés sur leur territoire ?

L’abstention record aux élections régionales démontre de manière éclatante la nécessité de rapprocher la Région des citoyens.

Les départements perdent leur liberté fiscale et deviennent des agences de l’Etat

J’ai toujours considéré anormal de me voir prélever sur ma feuille de contribution locale un impôt sachant que pour  les administrés, ce sont « les impôts du maire ».

Pourquoi les départements n’ont-ils jamais demandé un prélèvement séparé et lisible ?

L’élection à un seul tour renforcerait le bi- partisme et donc la politisation du scrutin.

De toute façon, aujourd’hui, l’élection cantonale à deux tours ne laisse passer qu’une part infime de candidats « sans étiquette ».

Dans un département comme le Nord, les candidats sans étiquette (ou qui ne veulent pas l’afficher) se comptaient sur les doigts d’une main et finissaient souvent par rejoindre un groupe.

Cela étant, il est vrai par contre que l’élargissement du découpage cantonal rendra plus coûteux l’élection et éliminera souvent  les candidats sans étiquette.

Une élection à deux tours serait donc plus juste.

On le voit, il n’y a donc pas le noir d’un côté et le blanc de l’autre.

Je souhaite que l’on puisse, dans un débat dépassionné et objectif, admettre les limites du système actuel  et reconnaître qu’il a besoin d’être modernisé dans l’intérêt général des citoyens.

Mais qu’en pensent après tout ces derniers ?

Rien car tout cela semble bien compliqué.

La redéfinition du cadre territorial de l’action publique les concerne pourtant au premier chef.

Mais qu’en penseraient-ils si on leur expliquait et s’ils pouvaient s’exprimer ?

Et si ensuite, ils étaient consultés par référendum, ne serait-ce pas plus démocratique ?

Le débat politique est parasité par le campanilisme de ceux qui sont juge et partie.

Il serait temps de donner la parole à ceux qui ne l’ont pas encore prise.

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La claque annoncée du Modem

14 Mars 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Difficile, avec une liste fortement marquée UDF, donc à droite, de se réclamer du centre.
Difficile, avec une tête de liste imposée par Bayrou, de se réclamer d'une autre manière de faire de la politique
Difficile, avec une liste qui ignore une partie des territoires de sa région, de faire autre chose qu'une liste de copains
Difficile, quand on igtnore la base et mêle ses rares élus, d'espérer exister politiquement,

Difficile avec des mots d'ordre du style "nous sommes sympathiques" de prendre les électeurs pour des imbéciles
Difficile, en faisant la confusion entre congrés et spectacle, de faire croire qu'on est autre chose qu'une écurie présidentielle,

Corinne Lepage a raison sur toute la ligne.

J'avais gardé le silence pendant la campagne par respect pour les candidats.
Aujourd'hui, je peux le clamer :
Le MODEM paie une stratégie suicidaire et, dans le Nord, prend une claque annoncée et je dirais même plus méritée.


 

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Un rêve modeste et fou

14 Mars 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #culture

C’était encore du temps de l’ORTF.

J’ai découvert  à une heure tardive la chanteuse Hélène Martin, une voix superbe sur des textes d’Aragon.

Et Aragon m’a amené ensuite à Ferrat qui lui aussi chantait «  les poètes »,  « j’entends, j’entends », « que serais-se sans toi ?», « Robert le diable »  ou encore « heureux celui qui meurt d’aimer »…

Je frappais tous les textes de ses chanson sur ma vieille machine à écrire, histoire de mieux les retenir.

Ferrat m’a donné aussi le goût de la poésie, d’écrire des poèmes.

Mes  amis m’offraient  l’album des 10 ans de Ferrat  à mon mariage.

Ferrat ne m’a plus quitté.

Ses chansons ont rythmé mon parcours universitaire mais aussi militant.

Jean Ferrat restera  celui qui m’a lu plus marqué, de par ses textes, sa voix et ses mélodies.

Celui qui a si bien chanté « ma France » va nous manquer, va manquer à la France, même s’il était discret.

C’était le dernier grand chanteur engagé des années soixante, probablement le plus grand.

 Avec mon cousin Gérard qui m’a laissé un message hier dans la soirée, nous souhaitions lui rendre cet hommage.

Oui, Jean Ferrat aura été utile.

Malgré son pessimisme parfois («  vivre est un village où j’ai mal rêvé »), il a su nous redonner confiance et espérance (« et pourtant je vous dis que le bonheur existe ») dans nos engagements et nos valeurs.

Il aura rempli son « rêve modeste et fou », celui d’éveiller nos consciences et notre sensibilité.

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La TLE en baisse.. au détriment des communes

13 Mars 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #Fiscalité

L’indice annuel  de référence pour le calcul de la Taxe Locale d’Equipement baisse cette année de plus de 4 %.

Cette baisse est exceptionnelle et aura des incidences sur les recettes communales en 2010, là où existe la TLE (comunes de plus de 10 000 habitants ,ne l'ayant pas supprimé et communes de moins de 10 000 l'ayant instauré).

Pour un même volume de constructions, la recette fiscale va baisser.
Pourtant la TLE est faite pour aider les communes à faire face aux frais entraînés par les nouvelles constructions, des frais qui ne baissent pas.
Après le syndrome de la TP, les élus n’avaient vraiment pas besoin de çà.

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Urbanisme et Développement Local

8 Mars 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #EVENEMENTS

Si cela vous dit...
je serai le lundi 15 mars à 18 h 30
l'invité du Master 2 Management Public Territorial

de l'Institut d'Administration des Entreprises de Lille
(104, avenue du Peuple belge)
pour une conférence débat
sur l'urbanisme et le développement local
avec
Emmanuel CHERRIER,
docteur en sciences politiques,
directeur de l'IPAG de Valenciennes


 

www.rdv-avec-un-elu.sitew.com

iae.conferences.territoriales@gmail.com

 

 

 

 

 

 

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Vous connaissez le steak vert "blanc-bleu" ?

7 Mars 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

Le salon de l’Agriculture a relancé le débat sur la consommation de viande.

Faut- il remettre en cause l’élevage ou une certaine conception de l’agriculture ?

Lorsque je lis ici ou là que la filière que l’élevage exige trop d’eau pour le maïs, trop de déplacement (donc de pétrole) pour le soja, j’ai le sentiment que la grande culture céréalière s’en tire avec les honneurs alors qu’elle a uniformisé les paysages, arraché les haies, fait disparaître la bio- diversité et truffé notre terre (et son eau) de pesticides.

Ce qu’il convient de condamner, c’est effectivement la filière élevage qui a oublié que le bœuf à l’herbe, çà existe (notamment en avesnois), que c’est même la meilleure garantie de voir protéger ce qu’il reste de notre bocage et qu’elle n’a pas à rougir devant la filière céréalière.

Le député Vert Yves Cochet prône le lundi sans viande.

Cela peut s’entendre si l’on veut expliquer aux enfants que la surconsommation de viande n’est pas recommandée pour la santé.

On peut aussi invoquer et comprendre les valeurs éthiques (être contre l’abattage des animaux parce que ce sont des êtres vivants… mais attention, les légumes vivent aussi !)

Mais le risque est grand dans ce débat d’oublier de séparer le bon grain de l’ivraie

Que le Ministre, lors de sa visite au salon de l’Agriculture,  déclare aux producteurs « je suis un grand amateur de viande » cela ne mange pas de pain ! Et l’on se dit qu’il aurait certainement adapté  sa remarque devant un stand de fromagers (« je suis un grand amateur de fromage» ) ou de viticulteurs (« je suis un grand amateur de vin », encore que là la bienséance aurait plutôt transformé la phrase en «  je suis un amateur de grands vins », c’est plus policé pour l’image du ministre et plus flatteur pour les viticulteurs).

On aurait aimé qu’il dise que ce n’est pas le produit qui est au centre de ce débat, mais bien la façon de le produire.

Le Ministre aurait dit «  je suis un amateur de viande élevée à l’herbe », cela aurait eu un sens politique.

Car il y a, dans la viande comme dans les vins, celle des bœufs gavés de céréales, elles-mêmes gavées d’engrais (y compris en avesnois, on el constate tous les jours) et la grande viande, celle des bêtes élevées à l’herbe.

Le débat ne doit pas déraper et aboutir à mettre mener toutes les viandes vers l’abattoir de l’accusation environnementale.

Entre un bon steak de boeuf  élevé à l’herbe (et de surcroît en avesnois) et une salade de maïs, le bilan environnemental (bilan carbone, protection de la bio-diversité, etc…) n'est pas forcément en défaveur du premier.
Si de surcroît le boeuf est de la race locale " blanc-bleu", le " bilan vert " est encore plus positif.

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