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Le blog de Jean-Marie Allain

Quand la fibre se termine en sac de noeuds

27 Janvier 2021 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Il arrive fréquemment que des propriétaires privés, notamment pour les bailleurs qui n’habitent pas la région, soient contactés par leur locataire pour un raccordement au réseau fibre.

Ces  propriétaires donnent leur accord et, en visite sur les lieux, découvrent un paysage auquel il ne s’attendaient pas : 6 ou 7 fibres partent du  boitier PBO (Point de Branchement Optique) malencontreusement installé au centre de la façade et cheminent sur celle-ci avant de rejoindre en aérien  d’autres habitations.

Si les ligne EDF,  France Télécom et fibre SFR partent  d’un même point d’ancrage, elles aboutissent  parfois à 3 endroits différents sur la façade de l’immeuble à desservir, créant un préjudice visuel.

Le Technicien SFR appelé sur place constate alors  que la fibre installée par son sous - traitant aurait dû emprunter le même cheminement que la ligne France Télécom et donc, ne pas créer un énième survol de l’arrière de la propriété... ou que le boîtier BPO aurait pu être placé de manière moins voyante ...ou encore que le cheminement des fibres, installées à des hauteurs différentes, pouvait être regroupé et amélioré en le disposant sous une goulotte plus esthétique.

Très souvent, l’implantation des réseaux réseau fibre sur les immeubles s’est faite de manière non professionnelle, avec des sous-traitants de passage.

Trop souvent, les propriétaires découvrent que « le mal est fait » et qu’il devient très difficile de mettre en œuvre les actions nécessaires pour optimiser l’esthétique sans altérer la technologie fibre et les impératifs de maintenance associés.

Si l’opérateur fibre dispose  d’un droit à s’amarrer sur les immeubles, on peut regretter que le dialogue en amont n’ait pas été inscrit par l’agglo dans la convention du déploiement du réseau fibre.

Cela aurait pu  contribuer à ce que les façades des immeubles de nos communes, ne subissent une dévalorisation esthétique et par conséquent aussi financière.

 

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CONFERENCE TERRITORIALE DES COMMUNES PERI-URBAINES

20 Janvier 2021 , Rédigé par Jean-Marie Allain

POUR LA CREATION D’UNE CONFERENCE TERRITORIALE

DES COMMUNES PERI-URBAINES

 

En complément de la précédente note de cadrage sur les communes péri-urbaines, je vous livre ici, faisant suite à la réunion des communes concernées ce lundi 19 janvier 2020 à Colleret, quelques remarques sur la singularité de ces communes péri-urbaines (CPU).

La première caractéristique de ces communes, c’est leur histoire.

Des villages happés par l’épopée industrielle des cent glorieuses et dont le développement foudroyant  ne s’est pas réalisé par l’étalement des pôles urbains mais par leur puissance industrielle au point que l’on peut les qualifier de « villages industriels ».

La seconde caractéristique de ces communes, c’est leur localisation en bord de Sambre ou sur l’un de ses affluents (la Flamenne pour Feignies et la Solre pour Ferrière-la-Grande).

Autrement dit, ces «  villages industriels » partageaient avec les « villes-pôles » davantage de choses qu’avec les communes rurales, plus à l’écart de la rivière (donc du développement) et dont le seul lien avec l’industrie reposait sur  leur fonction de réservoir de main d’œuvre.

Or, si elles partageaient des choses avec les villes (l’industrie, la rivière..), ces communes péri-urbaines, après le choc des mutations industrielles, en « partagent aussi aujourd’hui  les problématiques sans avoir pour autant les moyens » de les traiter pour reprendre l’expression de Marjorie Mahieux, maire d’Assevent.

Ces problématiques communes, toutes liées entre elles, quelles sont –elles ?

  • Le fléchissement démographique

  • Les friches industrielles

  • L’habitat dégradé

  • L’importante précarité sociale

En d’autres termes, les PCU sont de la même famille que les communes pôles : ce n’est que la taille qui change alors que les commune rurales relèvent d’une autre catégorie.

Si l’on voulait prendre une image colorée et champêtre, l’on dirait que la PCU est à la ville ce que la nectarine est  à la pêche tandis que la communes rurale est à la PCU ce que la pomme, fruits à pépins, est  aux deux autres.

En ce sens, placer le groupe de travail des PCU sous l’égide d’un élu délégué à la ruralité, comme c’est le cas actuellement, est en discordance avec cette réalité historique et géographique.

La création d’une Conférence Territoriale des PCU serait beaucoup plus conforme à la réalité.

Si la politique des friches industrielles est relativement homogène sur le territoire de l’agglomération, force est de constater que, pour l’habitat et la précarité, les villes pôles bénéficient de dispositifs spécifiques (politique de la ville, dispositifs pôle gare notamment, ZAC d’intérêt communautaire)..), créant une inégalité de traitement et ressenties à juste titre par la plupart des communes péri- urbaines comme « inéquitables ».

Le rétablissement de l’ équité passe, selon moi, par plusieurs pistes :

  • Majoration du fonds de concours majoré (porté à 300 000 € ?) des communes péri-urbaines

  • Réservation d’une enveloppe dédiée aux CPU lors de la Création du fonds d’intervention foncière pour mettre en oeuvre la politique communautaire d’équilibre social dans l’habitat

  • Création de projets d’intérêt communautaires à partir d’un seuil de logements à définir (20 pour les ruraux, 40 pour les PCU et 70 pour les pôles par exemple…)

  • Création d’une Conférence Territoriale des communes péri-urbaines

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JLS, comme "Jardinières Laser Steel"

16 Janvier 2021 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Suite à la crise sanitaire due à la pandémie de la Covid 19, le Conseil Départemental du Nord  a lancé un appel à projets auprès des communes de moins de 5000 habitants dans le cadre du plan de relance.

L’objectif visait à s’inscrire dans le Plan de relance de l’économieet  à faire profiter les entreprises locales pour soutenir l’emploi sur les territoires.

Les communes n’avaient que quelques jours pour déposer leur dossier.

Philippe Arcicasa, conseiller municipal délégué, a pensé que le projet de fleurissement de la commune par la mise en place de bacs à fleurs et de jardinières représentait une opportunité à saisir.

Le projet a consisté à proposer de faire fabriquer 42  bacs, 32 jardinières suspendues  et un totem représentant le moulin  par « Laser Steel », une entreprise de la commune  spécialisée dans le découpage laser, avec l’idée que cette commande pourrait en générer d’autres, en particulier de la part de communes du territoire.

Le Conseil Départemental vient de valider le projet et d’accorder une subvention de 26 798 €, correspondant à 50 % du montant hors taxes du projet.

Deux faces opposées du bac porteront l’inscription « Marpent » découpée au laser tandis que les deux autres faces seront ornées du blason communal sur deux faces opposées.

Cette aide départementale tombe à point nommé car elle permet, en ces temps difficiles, de donner un coup de pouce à une entreprise locale tout en confortant la commune dans sa velléité de rejoindre la dynamique des «villes et villages fleuris ».

 

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