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Le blog de Jean-Marie Allain

Articles récents

Caution logement : l'injustice perdure

13 Août 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #EVENEMENTS

La France a connu depuis 25 ans une évolution réglementaire importante dans le domaine du logement : lois Quilliot, Besson, De Robien, Borloo, Boutin...

Et pourtant, subsistent encore des injustices choquantes.
Il en va ainsi de la caution.
Rien ne justifie que le propiétaire dispose d'un délai de deux mois avant de rendre la caution à son locataire qui, bien souvent, en a plus besoin que lui.
La caution devrait être rendue dans les trois jours qui suivent l'état des lieux, voire le jour même.

De surcroît, il serait logique que cette caution soit indexée sur le coût de la vie dans la mesure où le propriétaire a la possibilité, de son côté, de placer cet argent sur un compte producteur d'intérêts.


 
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TAXE CARBONE,ce n'est qu'un début, continuons le débat

7 Août 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #TRANSPORTS

Le débat sur la taxe carbone est lancé et l'on ne peut s'en plaindre.

La taxe carbone revient à instaurer un droit à polluer.
J'en veux pour preuve que les grandes industries ne seraient pas
concernées sous prétexte qu'elles sont déjà soumises au système européen
d'échanges de quotas.

Mais au nom de quoi peut-on octroyer un droit à polluer ?

Outre le fait qu'on ne nous dit pas si les véhicules étrangers
traversant l'hexagone seraient eux aussi soumis à la taxe carbone (et
comment), nul ne peut s’arroger, fût-ce en payant, le droit de dénaturer
ce qui ne lui appartient guère et chacun a le devoir d’habiter
raisonnablement, c’est-à-dire écologiquement, ce monde.

La taxe présente par ailleurs l'inconvénient de soustraire l'industrie
nucléaire qui, si elle ne rejette pas de CO2, utilise un combustible
fossile et laisse en héritage aux générations futures des déchets
extrêmement dangereux.

La taxe risque donc d'être le faux nez d'un impôt supplémentaire que
paieront les ménages éloignés des villes alors qu'ils ont souvent été
contraints à cet éloignement, contrairement à ceux qui avaient les
moyens de faire face aux prix élevés du foncier et qui ont les moyens de
payer le carburant au prix fort

Au même titre que la taxe sur le tabac n'a jamais ralenti la
consommation de cigares des rentiers. la taxe carbone pourrait ne pas influer
sur les déplacements des plus aisés.

Ne serait-il pas plus logique et plus simple d' interdire la production
et la vente des véhicules énergétivores comme l'on interdit maintenant
la production de logements énergétivores avec la réglementation
thermique RT 2005 et bientôt RT 2012 ?

Pourquoi ce qui est possible pour le logement ne le serait-il pas pour
l'automobile ?








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FETE DE MON MOULIN

21 Juillet 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #EVENEMENTS

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Les poubelles aux poubelles ?

8 Juillet 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

Le ramassage sélectif des déchets ménagers fut une formidable avancée culturelle et environnementale.

L’effort des collectivités locales, conjugué avec la compréhension et le civisme des ménages, a permis de trier et de recycler une partie des déchets qui, sans cela, auraient été incinérés ou mis en décharge.

 On peut toutefois se demander si une nouvelle révolution n’est pas encore à venir.

Le ramassage sélectif coûte cher, très cher et, chose unique en France, chez nous il est même gratuit puisque n’existe ni taxe, ni redevance.

 

Outre le prix très élevé que la collectivité ne pourra indéfiniment supporter, sauf à obérer ses capacités d’investissement sur d’autres politiques, il faut constater que le procédé actuel présente aussi d’autres limites, en particulier cette prolifération de poubelles sur les trottoirs (ou sur la chaussée lorsque les trottoirs sont étroits), que l’on retrouve de temps en temps parfois renversées à même la rue, le lendemain d’une nuit agitée par le vent.

On pourrait aussi parler de cet encombrement qui gène la visibilité des automobilistes ou de ces ménages qui n’ont pas la possibilité matérielle de rentrer la poubelle dans une cour arrière.

 

Pour toutes ces raisons, je ne pense pas que la mise en place d’un service payant serait la solution.

La taxe est une option injuste puisque basée sur la valeur foncière et donc identique quel que soit le volume ramassé.

La redevance, proportionnelle au volume, est plus équitable mais son mode perception présente des risques pour la collectivité qui doit créer un service de recouvrement alors que la taxe est mise en œuvre par le receveur des finances.

 

La solution du futur ne serait-elle pas l’abandon progressif de notre poubelle, fut-elle à roulettes et la fin des rippers (prononcer «  rippeurs »), anglicisme qui fait plus moderne qu’éboueurs mais qui n’a pas changé les gestes ?

 

La solution ne serait-elle pas l’apport volontaire pour tous et pour tout, quitte à procéder de manière progressive ?

Dans une agglomération, on peut économiser 5 à 6 millions d’euros par an uniquement en mettant en place l’apport volontaire pour le verre.

Remarquons que nos amis belges, qui ont gardé un réseau important de brassseries de proximité, peuvent se permettre de faire un apport volontaire de verre à recycler !

 

Certes, on va penser aux personnes âgées dépendantes et seules.

Mais déjà aujourd’hui, ce n’est pas elle qui sort la poubelle mais un voisin, un parent,une aide-ménagère…

La dépendance créer du lien social, c’est au moins son intérêt.

Cette même personne devrait emmener les déchets au container le plus proche dans le quartier.

Dans le pire des cas, les ambassadeurs de tri chargés de sensibiliser et de contrôler le tri sélectif  pourraient trouver là un formidable moyen de reconversion professionnelle.

 

Quant aux containers, implantés dans chaque quartier, le plus souvent sous terre,ils peuvent être intégrés dans de petits espaces publics de qualité paysagère et devenir, comme l’étaient nos lavoirs au XIXe siècle ou pourraient l’être parfois les déchetteries, des lieux de convivialité, où l’on rencontre et discute avec les autres.

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Remettre l'Europe dans le bon sens

8 Juillet 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #EMPLOI ET DVLPT ECONOMIQUE

La Commission Européenne avance à reculons….
Depuis des années, elle combat les positions dominantes au sein de l’Union.

C’est cette posture qui l’avait amenée à exiger qu’Arcelor-Mittal vende les Laminoirs de Jeumont… ce qui sera fait avec Thyssenkrupp qui a trouvé la parade pour ne pas devenir dominant à son tour : fermer l’entreprise de Jeumont

Mais en adoptant une telle posture, la Commission a du même coup interdit la constitution de grands groupes, capables de concurrencer les pays émergents. 

Elle a cru devoir se dispenser d’élaborer une véritable politique industrielle européenne en se réfugiant dans une politique intégriste sur la concurrence intra-européenne, poussant les groupes européens à des concurrences inutiles et coûteuses.

 

Bref, pendant qu’elle s’évertuait,en garde-champêtre du libéralisme intégriste, à faire respecter la concurrence libre et non faussée à l’intérieur de l’Union, la Commission europénenne a laissé s’installer une concurrence libre et faussée venant de Chine, de l’Inde ou de la Corée.

 

Les seuls gagnants de cette guerre impitoyable et faussée sont les clases moyennes supérieures qui, contrairement à ce qu’écrit Michel Rocard, n’ont pas perdu espoir d’arriver à l’aisance par le travail puisque le 1 % des salariés les mieux payés capte une plus grosse partie de la masse salariale aujourd’hui qu’il y a dix ans (rapport de JP Cotis, directeur de l’Insee).

La Commission a pédalé mais en marche arrière.

On attendait d’elle qu’elle s’occupe davantage de protéger les productions européennes d’une concurrence extérieure déloyale tant sur le plan écologique que social ou encore monétaire (cf la sous-évaluation de la monnaie chinoise).

 

La non reconduction de Monsieur Barroso à la tête de la commission serait déjà le signe que l’Europe met un pied un terre avant de repartir, espérons-le, dans le bon sens.

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Danièle Poliautre nous a quittés

7 Juillet 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain

C'est avec beaucoup de tristesse que j'ai appris le décés de Danièle Poliautre, adjointe à l'environnement auprès de Martine Aubry.
C'est André Colin, ancien adjoint de Pierre Mauroy, qui m'avait fait connaître Danièle dans le cadre de l'association Extra-Muros, devenue par la suite cabinet d'études.
C'était l'époque Juquin avec, dans la Fédération du Nord du PCF, le départ, sous l'égide d'André Colin, de militants qui voulaient en finir avec le vieux schéma productiviste.
André avait lancé Extra-Muros et Danièle une association " Environnement - Développement Alternatif " dont le grande combat fut celui mené contre Metal-Europe.

Avec Habitat Popur Tous, l'association que je préside, Extra-Muros avait monté l'une des toutes premières chaudières bois à Bachant tandis que Danièle était venue sur le site avec ses militants pour constater de visu l'expérimentaton.

C'est une grande figure de l'écologie politique qui nous quitte et une militante hors du commun.

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Le nucléaire, filière à risques

20 Juin 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #EMPLOI ET DVLPT ECONOMIQUE

Le développement du nucléaire est incompatible avec celui des énergies
renouvelables et présente de sérieux risques, rappelés récemment par
Corinne Lepage dans le journal " Le Monde ".

C'est un risque économique.
Le nucléaire coûte cher
EDF est dans une situation financière préoccupante tandis qu'AREVA a un
besoin de financement de 11 milliards d'euros.

Le nucléaire se construit contre les économies d'énergie

Les dépenses faites dans le nucléaire empêchent d'investir dans les
domaines créateurs d'emplois.
Pour le même montant de dépenses, la filière des énergies renouvelables crée
15 fois plus d'emplois que la filière nucléaire.
Les Etats-Unis ont déjà abandonné le nucléaire, jugé non rentable.

Le développement de l'énergie nucléaire nécessite de vendre ensuite les
kilowatts électriques au détriment des efforts d'économie d'énergie

C'est aussi un risque commercial.
Le nucléaire est commercialement porteur de risques
Penser que nos voisins vont éternellement nous acheter autant de kilowatts
est un leurre.

C'est enfin un risque sanitaire et militaire
avec l'accroissement de la dissémination de produits
radio-actifs de par le monde.
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POUR UN FORFAIT TER METROPOLITAIN

20 Juin 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #TRANSPORTS

L'accélération du réchauffement climatique impose des mesures rapides à
tous les niveaux.

Oui, il faut trouver tous les moyens pour inciter les citoyens à opter
pour le train plutôt que la voiture ou l'avion.
Mais comment s'y prendre quand on sait qu'un déplacement voiture (et
parfois même en avion) coûte moins cher que le train ?
Certes, le carburant n'a pas encore atteint un prix dissuasif et le prix
de certains billets d'avion a une odeur de scandale écologique.

Mais pourquoi ne pas imaginer la mise en place d'un forfait
métropolitain modique pour le TER sur tout le territoire régional ?
Ce ticket unique inciterait les automobilistes à laisser leur véhicule à
la gare et contribuerait à renforceR le sentiment d'appartenance à
l'aire métropolitaine dont on nous rabat les oreilles.

Bien entendu cela va coûter cher mais pas vraiment au regard des
économIes de rejet de CO2.
Et puis, il est possible d'envisager comme en Ile de France un découpage
en deux ou trois zones.

Par ailleurs, la mise en place d'un SMIRT (Syndicat Mixte Inter-régional
des Transports) dans le prolongement du Grenelle et associant toutes les
autorités organisatrices des transports permettrait de ne pas faire
supporter exclusivement au Conseil Régional le coût d'une telle mesure.
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ATTRACTIVITE SAMBRIENNE

20 Juin 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #EMPLOI ET DVLPT ECONOMIQUE

 Le directeur de Jeumont-Areva confiait l'autre soir lors du Conseil 
communautaire de l’AMVS qui s’est tenu à Jeumont que ses cadres
habitaient Valenciennes mais que le temps de parcours finissait par les
pousser à chercher du travail dans une autre région.
A cela, il avançait deux solutions :
- Changer le cadre de vie
- Diminuer le temps de parcours.
Changer le cadre de vie.. ou le cadre de ville ?
Je pense qu’il y a une ambiguïté.
Tout le monde s’accord à admettre que le cadre de vie dans le bocage
avesnois ou sur les bords de Sambre a du charme.
Le problème est plus celui du cadre de ville que du cadre de vie.
Les cadres (et surtout leurs épouses) veulent de la Ville, de
l’urbanité, de la centralité.
L’étalement de notre petite agglomération diminue d’autant le poids des
des centralités urbaines, affaiblies par une politique commerciale non
maîtrisée.
Si l’on additionne le faible poids des centres, la désindustrialisation
et la zone commerciale d’Auchan, on explique 90 % du déclin commercial
urbain.
Les achats urbains des classes moyennes sambriennes se font aujourd’hui
sur Valenciennes, Mons, voire Lille (là où se trouvent les aménités
urbaines comme disent les urbanistes).
Retrouver de la densité urbaine, de la centralité en coeur de Sambre
relève d’un lourd défi et prendra plusieurs décennies…avant que ces les
fameux cadres fassent le choix de venir.
Diminuer le temps de parcours ?
En voiture, il se rallonge de plus en plus….
Le spectacle des norias de véhicules s’agglutinant chaque matin entre
Bavay et Maubeuge laisse pantois.
Développement durable , bonjour !
Je persiste à penser que la Sambre a besoin d’une ligne TER sur l’axe
Valenciennes-Bavay-Maubeuge, seul moyen pour mettre la Sambre à 15
minutes de Valenciennes.
Les détracteurs de cette option soulèvent deux faux problèmes.
Le problème technique ? Mais qui aurait penser que le TGV arriverait un
jour au coeur de Lille ?
Le problème de Fourmies-Aulnoye ?
Il n’est pas question de ne pas améliorer cette desserte mais le projet
de TER-GV par cette seule voie ne règlera en rien le problème de la Sambre.
Les deux projets ne sont pas incompatibles.
- Amélioration de la voie Valenciennes-Fourmies
- Création d’une voie nouvelle Valenciennes-Bavay-Maubeuge
Et puisqu’il faut regrouper les flux de voyageurs venant de Fourmies et
Aulnoye à un moment donné , pourquoi ne pas les regrouper sur Valenciennes ?

La lutte contre le réchauffement climatique est à ce prix.
Et l’attractivité de notre territoire également.





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Pour un lait AOC de l'avesnois

14 Juin 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #EMPLOI ET DVLPT ECONOMIQUE


Réunion ce vendredi soir à Bettignies avec les producteurs laitiers du
secteur.
Trois élus présents : M Leblanc, adjoint à Mairieux, le 1er adjoint de
Bettignies et le maire de Marpent.
Les représentants de la FDSEA font le bilan des négociations avec les
laiteries.
L'accord conclu au niveau national sur une base de 280 € les 1000 litres
de lait ne semble pas convenir à tout le monde.
Tous venderont à perte mais le coup est surtout difficile à encaisser
pour les plus jeunes.

Ce que je retiens de cette réunion

L'Europe, qui était outil de régulation avec les quotas est passée, avec
le vent dominant de l'ultra-libéralisme, dans la dérégulation, en
important du lait de pays hors UE où les contraintes sanitaires ne sont
pas les mêmes.
Les enseignes commerciales profitent de cette concurrence déloyale pour
imposer aux laiteries une baisse des prix qui entraînent nos éleveurs à
la faillite rapide.
Or, ils ont emprunté pour se mettre aux normes européennes.

La situation reste très tendue et le débat s'engage sur les moyens
d'action : blocage des surfaces commerciales avec idée de lancer une
grève du lait en France et en Allemagne, ce qui mettrait l'Europe en
situation de carence face à la demande (les agriculteurs pensent que le
lait importé ne pourrait suffire à court terme pour faire face à la
demande).

J'ai demandé si la création d'une AOC du lait pour l'avesnois (notamment
pour l'élevage 100 % herbe) ne serait pas une solution pour inviter les
consommateurs à acheter le lait de qualité.
Les agriculteurs pensent que cette piste pourrait être à terme une
solution mais il faut le faire admettre aux deux groupes laitiers qui
contrôlent toute la commercialisation française.

Ils envisagent également de créer un GIE pour assurer eux-mêmes la
collecte et fixer leur prix aux laiteries (alors qu'aujourd'hui, c'est
l'inverse).
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