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Le blog de Jean-Marie Allain

Articles récents

Madonna, Madonne des Roms

1 Septembre 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

Madonna huée à Bucarest pour avoir, lors d'un concert, fait monter sur la scène 
un groupe de musiciens roms et pour avoir tenu des propos contre la discrimination.

T'en fais pas Madonna, tu as perdu quelques fans mais tu en a gagnés d'autres.

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LA TAXE CARBONE , TAXE CANADA DRY ?

1 Septembre 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

- C'est une taxe louable en apparence mais en réalité un prétexte pour

combler le déficit abyssal de l'Etat

- C'est une façon en apparence de freiner les rejets de CO2 mais dans la

réalité cela revient à instaurer un droit à polluer : au nom de quoi ?

- C'est une décision apparemment courageuse mais moins courageuse que

celle qui consisterait à interdire la fabrication ou la

commercialisation des grosses cylindrées et l'interdiction de louer des

logements passoires.

- C'est une recette fiscale en apparence honnête mais en réalité un

moyen pour ne pas supprimer le bouclier fiscal accordé aux plus riches

- C'est en apparence une décision incontournable, mais en réalité une

façon de ne pas réinstaller le réseau ferré secondaire là où il a été

démantelé : certes, le sentier Emeraude, c'est sympa mais l'autorail,

c'était sympa aussi et entre Cousolre et Maubeuge, qu'attend-on pour

relancer l'autorail du XXIe siècle ?

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Les économies d'énergie dans l'habitat privé ancien

27 Août 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain

 

 

Aujourd’hui, les Conseils Généraux n’interviennent guère sur l’aide à l’investissement logement.

 

Il est vrai que cela ne relève guère de leur compétence.

 

Or, la population qui occupe le parc privé ancien est souvent confrontée aux factures d’énergie et sollicite l’aide du Conseil Général pour combler les impayés.

 

Ne serait-il pas plus simple que les départements subventionnent les travaux d’économie d’énergie en amont.

Cela permettrait de sortir du tonneau des Danaïdes des impayés !

 

Il convient aussi de fixer des normes dans l’habitat ancien comme cela se fait avec le neuf et  la réglementation thermique.

Trop de bailleurs privés se contentent de livrer des logements sans isolation et avec des radiateurs électriques.

 Le versement de l’alllocation-logement ne devrait plus seulement être conditionné par le respect de normes d’hygiène mais aussi par des normes thermiques
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J'entends les loups de Malenfance

26 Août 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

Ce que j'ai pu entendre ici et là avec la fermeture d'Ed me confirme que

le monde ne se corrige pas de la bêtise.

 
" Le maire n'avait qu'à baisser le montant du loyer "

(comme si le bâtiment appartenait à la mairie ! ),

" le maire s'est prêté garant pour le repreneur ! "

(comme si une telle décision ne devait passer par le conseil, sous

réserve qu'elle soit légalement recevable en raison du transfert de

compétencé économique vers l'agglomération),

" Le maire n'a rien fait pour sauver Ed "

(alors que j'ai pris mon bâton de pélerin pour contacter les enseignes

et rencontrer plusieurs d'entr'elles).


" le repreneur est un musulman, nous n'aurons plus de charcuterie "
(comme si un athée n'avait pas le doit de vendre de l'eau bénite et
comme si, en dehors du porc, point d'autre charcuterie).

 

Où que l'on aille, quoi que l'on fasse, il y en aura toujours,
même s'ils ne sont qu'une poignée, pour hurler comme les loups.

L'écrivain Luc Bérimont, (dont la grand-mère Toinette Clairfayt était

la soeur de mon arrière-arrière grand-père !) avait écrit un beau roman

" les loups de Malenfance " paru chez Julliard en 1949.

Un village imaginaire (appelé Malenfance) mais tellement réaliste, des

personnages imaginaires mais tellement proches de nous.

Dans ce roman, les loups sont moins ceux qui hurlent parfois la nuit que

cette bande de brigands qui sinstalle dans le village et le prend en

otage pour se faire remettre denrées et femmes que les plus lâches ne

tarderont à livrer au nom de la protection du village.

Les contestaires seront pendus pour l'exemple, d'autres se

cacheront dans les bois.

Leur ténacité et leur courage finira par avoir le dessus et, au moment

de la victoire, ceux qui avaient collaboré seront les premiers à

se retrourner contre les occupants.

Visiblement inspiré de la guerre (Luc Bérimont eu des responsabilités

dans la résistance), ce roman n'est ni situé, ni daté.

Au-delà des évènements de l'occupation, c'est une approche de la nature

humaine telle qu'elle est, avec ses braves et ses pleutres et des

situations qui , bien qu'imaginaires en apparence, ne peuvent vous

empêcher de faire penser à celles que l'on rencontre dans le quotidien.

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Liberté, égalité, fraternité...

25 Août 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

Avec ses intérêts grossièrement particularistes, la bourgeoisie interprétait la liberté comme libre échange, l'égalité comme le droit de louer le travail et la fraternité comme la soumission d'un prolétariat naissant à la suprématie capitaliste.
Plus profondément, ce slogan républicain classique masquait le fait que la liberté ne signifiait guère plus que le droit de l'individu à rechercher son intérêt personnel, l'égalité le principe de justice, et la fraternité, prise au sens littéral, une société masculine de frères, alors même que certains autres en exploitaient d'autres.

Murray BOOKCHIN / Une société à refaire / 1989.
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Eco-quartiers : l'incohérence nous guette !

25 Août 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

On parle de projets d’éco-quartiers ici et là dans la Sambre. J’avoue avoir du mal à comprendre, en dehors de l’effet de mode, comment on peut concilier de tels projets avec des politiques locales qui défendent les hypermarchés (fondamentalement contradictoires avec les éco-quartiers) ou se désintéressent du parc ancien dont on sait qu’il est une passoire géante sur le plan énergétique. Le label éco-quartier ne devrait être attribué qu'au regard d'une politique globale de la commune et sur la base d'une multiplicité d'indicateurs.
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Le développement, recette du bonheur ?

19 Août 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

Le PIB, jugé trop tributaire de l’économie productiviste,  laisse de plus en plus la place à l’indice du développement humain (IDH), censé mesurer le développement d’un pays.

 Cet IDH reste malheureusement encore trop tributaire d’une certaine conception économiste du monde puisque le PIB compte pour un tiers dans son calcul, à côté de l’éducation et de la longévité.

Les tribus autosuffisantes qui vivent en harmonie avec la nature ont peu de chances d’avoir un bon IDH alors que leur empreinte écologique est exemplaire.

Inversement, un pays comme l’Islande qui comptait peu de chômage et une forte croissance se trouvait en tête du classement … jusqu’au jour où son système bancaire s’est effondré.

Comme quoi le développement peut laisser perplexe, au même titre que les calculs savants de nos économistes qui ont toutefois la pudeur de ne pas utiliser leurs outils pour mesurer le niveau de développement de certaines sociétés qui ne partagent pas cette échelle de représentation.

Ce sont les ancêtres de ces développeurs  qui avaient taxé ces sociétés de « sociétés primitives », pensant que l’histoire ne pouvait être qu’une longue marche vers la lumière (les chrétiens), la science (Auguste Comte) vers la justice et l’égalité (Marx), parfois même vers la morale (Teilhard de Chardin).

Ils se ravisèrent par la suite, grâce aux découvertes des anthropologues, paradoxalement débarqués avec les colons mais, contrairement à eux, motivés non pas à soumettre l’autre à notre modèle (de spiritualité ou de richesse matérielle) mais à mieux le comprendre, dans toute sa culture et sa complexité. Merci Lévi-Strauss !

Et c’est alors que l’on comprend que cet indice de développement humain n’est rien d’autre qu’un impérialisme conceptuel qui voudrait laisser penser qu'en dehors du développement, il n'y a que le sous-développement et le mal-développement.

Pour les quelques peuples qui ont échappé à l'emprise ou à l'influence de la culture matérialiste, en voie de mondialisation, ce terme n'a tout simplement aucun sens.

La longévité ? Certes les conditions d’ hygiène de vie (et en partie les progrès de la médecine) ont allongé l’espérance de vie mais le quatrième âge qu’a produit notre fin de vingtième siècle, contraint de prendre le chemin des établissements gériatriques en raison de la dispersion familiale, est-il plus à envier qu’un troisième âge qui ne connaîtra pas toujours le quatrième mais par contre pleinement intégré au groupe social et profondément chéri et respecté, dans la tradition du patriarche, à des années lumière de notre société où la mort sociale précède la mort biologique ?

L’éducation ?  A en croire l’accroissement considérable des délits commis par des mineurs, il n’est pas sûr que notre système éducatif soit aussi performant qu’on le dit. Et s’il s’agit de mesurer le niveau d’éducation par les diplômes ou le savoir académique, on oublie que c’est parce que nos outils conceptuels ne sont pas conçus pour mesurer l’ampleur et la richesse des connaissances empiriques de ces sociétés traditionnelles.

En ce sens, le soutien à la lutte des peuples indigènes pour préserver leur territoire, indissociable de leur culture, va de pair avec la lutte contre le réchauffement climatique.

C’est même un combat plus désintéressé et donc encore plus noble si l’on considère que la lutte contre le réchauffement constitue un rassemblement hétéroclite de citoyens de bonne foi, soucieux des générations futures, et d’autres qui s’inquiètent de ne plus pouvoir mener à bien comme ils le voudraient la grande expédition vers l’opulence matérielle et les profits faramineux qui constituent leur raison d’être.

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PENSER GLOBAL, MANGER LOCAL ?

18 Août 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

Ceux qui ont la chance de pouvoir changer d'horizon l'été partent souvent pleins de bonnes intentions comme par exemple manger local, pour injecter un peu d'argent dans l'économie locale en échange du plaisir de l'authenticité...

Or, on constate que l'économie de marché, c'est-à-dire le principe de l'offre et la demande, génère de l'incohérence sur le plan environnemental.

Ayant passé deux jours sur notre littoral , j'ai pu une nouvelle fois constater que le poisson et les coquillages sont plus chers là où on les

pêche qu'à plusieurs centaines de kilomètres de là.

Les crevettes grises sont moins chères à Maubeuge et Hirson qu'à Boulogne ou Etaples.

Il en est de même des fromages : la tomme de Bergues (ou celle de Cambrai) est plus chère que le saint Nectaire !

Bref, plus on génère du CO2, moins c'est cher pour le consommateur.... Je n'ai donc pas échappé à la question existentielle : quand devrais-je manger des crevettes ?

Près de la mer , au nom du développement local ... au risque de conforter la tension sur la demande et donc les prix ? Ou loin de la mer parce que le prix est plus attractif au risque de renforcer le réchauffement climatique ?

Finalement, je me suis acheté un haveneau et j'ai pêché mes crevettes en moins de temps qu'il n'en aurait fallu pour faire la queue chez le

poissonnier.

Quant au fromage, dont on dit qu'il fait la saveur de chacune de nos régions, la meilleure façon de le découvrir, c'est de l'acheter là où il

n'est pas fabriqué.

J'ai donc apprécié le Saint Nectaire et je goûterai la tomme de Bergues lorsque j'irai dans le Massif Central. Avec un peu de chance, elle sera meilleur marché.

Ei s'il n'y en a pas, je sortirai mon maroilles de la glacière !

On pourrait penser que la taxe carbone va régler cette incohérence si elle ne se résumait à un droit à polluer pour ceux qui en ont les

moyens, comme si la nature pouvait se négocier en termes monétaires.

Une chose ressort de ce paradoxe : l'économie de marché, même sous l'habillage du développement local, n'est pas compatible avec le

développement durable.

L'avenir se jouera entre cette économie de marché à paillettes vertes, avatar du capitalisme, et la transformation radicale de notre

organisation sociale

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Carrefour laisse mourir Ed

18 Août 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #EMPLOI ET DVLPT ECONOMIQUE

On en parlait ici et là mais sans avoir de propos officiel.

J'ai obtenu l'information du départ d'ED début juin par le

responsable commercial à Paris, information confirmée par le

propriétaire du bâtiment, Cicobail.

Après plusieurs échanges avec le personnel du magasin (laissé dans

l'ignorance totale par la direction nationale) et la déléguée syndicale

(basée à Lille), nous avons proposé par courrier le 9 juin une rencontre

avec la direction nationale en leur signalant qu'il leur était possible

de faire baisser le loyer actuel.

Une réponse nous est parvenue, soulignant que les objectifs du groupe

n'étaient pas atteints et qu' ED avait décidé de ne pas renouveler son

bail qui prend fin le 30 septembre..

La stratégie de Carrefour est en cause dans cette fermeture comme le

laisse penser un article de la revue Capital du mois d'août.

Ed fut, en 1978, la première enseigne discount en France.

Avec ses 450 références (toutes à bas prix) ,Ed séduit la clientèle modeste.

Avec une longueur d’avance puisque Lidl et Aldi sont arrivés dix ans après.

En 1992 / 1993, des clients un peu plus aisés ont commencé à fréquenter les ED et lui ont fait tourner la tête.

ED a voulu élargir sa gamme d’articles pour garder cette clientèle plus aisée (de 450, on est passé à 3000 !), mais en augmentant les articles, on augmente les coûts de personnel (qui représentent 8 % du chiffre d’affaires contre 5 % chez ses concurrents) et on doit donc augmenter le prix des produits pour maintenir les marges… cercle vicieux car l’augmentation des prix fait à son tour fuir la clientèle.

En voulant ainsi jouer sur les deux tableaux, Ed s’est coupé des plus modestes (qui se sont tournés vers Aldi et Lidl) sans pour autant se fidéliser les cadres.

Cette erreur stratégique majeure se paie aujourd’hui.

Son chiffre d’affaires augmente de 1,8 % pendant que les concurrents sont à plus de 10 %. Les profits ont diminué de moitié en un an.

Mais cette incohérence dans la stratégie, à quoi l’imputer ?

Au fait qu’Ed appartient d’un côté au groupe Carrefour mais que l’enseigne est gérée par Dia, la filiale espagnole hard discount du groupe.

Cette double paternité explique que Carrefour ne se soit jamais préoccupé des Ed en France (préférant faire la promotion de son enseigne Shopi, deux fois plus petite).

Le nouveau patron de Carrefour, le suédois Lars Olofsson, a mis les pieds dans le plat : « Ed, çà ne marche pas ».

Résultat : on ferme là où Ed ne peut supporter la concurrence : Béthune, Marseille, Meaux, Ostricourt, Marpent…. Ce sont des centaines de magasins Ed qui font les frais de la stratégie de Carrefour, la maison-mère.

Le consommateur sait ce qu’il lui reste à faire

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LA PYRAMIDE DES INEGALITÉS

18 Août 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

Dans la pyramide des âges, la place des séniors est de plus en plus

importante, et la question de la retraite l'est devenue également.

Les inégalités devant la retraite fourmillent chez les séniors.

La première inégalité tient entre le public et le privé, avec la

possibilité dans le secteur public de prendre une retraite au bout de 15

ans, ce qui n'est guère possible dans le privé.

La seconde inégalité tient, pour les retraités du public qui reprennent

une autre activité professionnelle, entre ceux qui retrouvent dans le

privé et ceux qui retrouvent dans le secteur public (par exemple

l'institutrice ou l'infirmière qui assurent l'accueil d'enfants pour le

Conseil Général).

Alors que les premiers peuvent cumuler sans limite retraite et salaire,

les seconds voient leur nouveau salaire limité à un montant qui ne peut dépasser le total du dernier salaire, sous peine de voir leur retraite minorée du montant du dépassement. 

Sans porter de jugement sur ces possibilité de cumul, le citoyen peut se demander

au nom de quoi il y a toujours deux régimes différents pour les mêmes contribuables.

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