Vendredi 1 juin 2012 5 01 /06 /Juin /2012 20:48

La campagne des législatives continue.

Jean-Luc Pérat a réuni son Comité de soutien ce soir au 13 mail de la Sambre à Maubeuge.

J'avoue avoir eu beaucoup de plaisir à  croiser dans ce comité de vieux amis comme Philippe Tabary 576910_3786714940313_1318840161_n-1-.jpgou Frédéric Boso qui ne m'en voudra pas si j'utilise son cliché !

Par Jean-Marie Allain - Publié dans : LE PLURALISME POLITIQUE
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 23:03

Dans le formulaire du procès-verbal que reçoivent les communes du Ministère, il est indiqué que n’entrent pas en compte dans les suffrages exprimés «  les bulletins manuscrits ».

Or, l’article R 104 du Code électoral admet comme valables les bulletins manuscrits s’ils comportent le nom du candidat pour lequel l’électeur désire voter, suivi du nom du remplaçant désigné par ce candidat sur sa déclaration de candidature.

De même, dans le guide pratique des bureaux de vote qu’ont reçu les mairies, il est indiqué que l’électeur signe sur le registre et introduit son enveloppe dans l’urne.

Or, cette pratique est de nature à conduire à l’annulation du scrutin (jurisprudence du Conseil d’Etat du 29 décembre 1989).

C’est bien l’inverse qu’il convient de faire (mettre l’enveloppe dans l’urne et signer), tout simplement parce qu’il est toujours possible de signer avec un témoin si l’électeur refuse de signer alors que si l’électeur signe et part avec son enveloppe, il y aura au moment du dépouillement une discordance entre le nombre de signatures et le nombre d’enveloppes.

Par Jean-Marie Allain
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 09:29

Au lendemain du premier tour, j’ai essayé de comprendre les raisons pouvant expliquer que le vote Front National, là où il dépassait 30 % dans notre arrondissement, concernait à deux ou trois exceptions, des communes rurales.

Et puis, pure coïncidence, un de mes anciens stagiaires passe en mairie la semaine suivante pour me faire cadeau d’un livre signé Christophe Guilly, géographe, auteur de «Fractures françaises », publié chez François Bourin .

Et la lecture de cet ouvrage, pourtant publié en 2010, dans un chapitre consacré à "la France périphérique", éclaire soudainement mon questionnement.

L’auteur explique que nombre de populations modestes rebutées par le prix du foncier et le multiculturalisme des zones urbaines ont été amenées depuis deux décennies à adopter le modèle déployé par les classes moyennes dans les décennies précédentes, et de vivre dans les communes rurales ou péri-urbaines où elles sont parfois devenues majoritaires.

Ces déplacements, dans l'Avesnois, ont entretenu la croissance démographique des villages  et contribué au tassement de la population des villes.

Ils ont dans le même temps contribué à la recomposition du paysage politique entre ceux  (majoritairement urbains) qui plébiscitent la mondialisation libérale et ceux (majoritairement péri-urbains et ruraux) qui la subissent.

En effet, le petit salariat privé de la France pavillonnaire rurale et péri-urbaine subit plus fortement les effets de la mondialisation qui bénéficient prioritairement aux métropoles et aux villes, pourvues en emplois de cadres et de professions intermédiaires.

Alors que la ville industrielle présentait un visage diversifié et intégrait les couches populaires, le modèle métropolitain, par le profil des emplois qu’il offre et par le coût du logement et du foncier, rejette ces catégories à la périphérie.

Cette domination économique de la métropole, et dans une certaine mesure de la ville, se double d’une domination politique comme en atteste le choix des organisations politiques à propulser (aux élections régionales notamment) ceux issus de la métropole et dans une moindre mesure des villes, et d’une domination culturelle, comme le révèlent les programmations très élitistes.

De ce fait, ce salariat modeste s’est éloigné des lieux de pouvoir politique et économique que sont les villes qui, dans le même temps, voyaient leur population stagner ou baisser.

Or, aujourd’hui, les néo-ruraux prennent de plein fouet l’augmentation du prix des carburants dont on sait qu’il continuera à augmenter, au fur et à mesure de sa raréfaction.

Les ruraux prennent aussi de plein fouet la rareté de l’offre locative sociale en milieu rural, contraints  pour les plus âgés de rester dans  des demeures surdimensionnées  et coûteuses ou, pour les plus jeunes, de se rabattre sur le parc locatif privé aux loyers souvent très élevés.

Les jeunes y sont également éloignés des grandes écoles, ignorés des interventions territorialisées comme les dispositifs «  politique de la ville », handicapés par le plus faible maillage associatif et social, éloignés des emplois qu’offre la métropole, pénalisés par l’offre plus faible d’emplois pour les femmes, handicapés par le coût de la mobilité induite par l’éloignement

Ils subissent une double relégation, spatiale et culturelle et ont le sentiment d’être abandonnés. Leurs maires aussi parfois d’ailleurs ! … aigris de voir que des dispositifs comme les ZEP ou les politiques de la ville leur passent sous le nez, alors qu’ils sont mis en oeuvre sur les villes voisines qui, pourtant, n’affichent pas un taux de chômage plus élevé !

Les plus pessimistes diront que la question sociale des banlieues se double de la question sociale du rural, les plus optimistes que la question sociale se déplace des banlieues vers le rural, que la ruralité se paupérise en quelque sorte.

On pourrait aussi en conclure  que l’explosion du vote extrême dans les territoires ruraux et péri-urbains scelle l’échec d’un modèle métropolitain plébiscité par les élites (voir les taux de vote dits «  bobos ») et  violemment discriminatoire pour les catégories populaires.

Par Jean-Marie Allain
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mardi 10 avril 2012 2 10 /04 /Avr /2012 23:29

Le quotidien Le Monde a eu la bonne idée de questionner les candidats à l’élection présidentielle sur l’environnement, thème oublié de la campagne.

1) Sur la question du référendum concernant le nucléaire, seul Nicolas Dupont-Aignan et Mélenchon approuvent. Il est vrai que ce dernier n’avait pas d’autre choix.

Dire non au référendum, c’était s’aligner sur la position des Verts et se couper de ses alliés, majoritairement pro-nucléaires.

Le refus du référendum semble pourtant la position la plus raisonnable car l’on ne voit pas pourquoi les français de 2012 pourraient décider de l’avenir énergétique de ceux de 2050.

Dans ce registre, il appartient, après un grand débat national, citoyen, puis parlementaire, que l’exécutif prenne ses responsabilités.

2)  Tous les candidats conçoivent l’abandon des subventions aux énergies fossiles sauf Marine Le Pen. Quant à  N.Sarkosy. Il s’interroge et attend probablement le Grenelle 3.

3)  Le maintien de la taxe carbone pour les compagnies aériennes est accepté par tous, sauf par le candidat du NPA, qui considère peut-être (sur le mode de raisonnement qui a amené l’extrême gauche à ne pas voter la taxe Tobin) que la limitation drastique du transport aérien est préférable à sa taxation.

4)   Tous, sauf le FN, sont d’accord pour que la Trame Verte et Bleue devienne opposable à tout projet d’infrastructure. Heureusement que le grand quotidien du soir a posé la question car, sur ce point, les pratiques sur le terrain laisser subsister quelques doutes.

5)  Tous sont d’accord pour maintenir l’interdiction de la culture des OGM, maintenir l’interdiction de la fracturation hydraulique pour exploiter le gaz de schiste, réduire de 50% l’usage des pesticides (sauf le NPA… qui est peut-être plus ambitieux ?).

6)  Le péage urbain dans les villes de plus de 300 000 habitants ?

Bayrou, Sarkosy et Hollande sont pour. Pourtant, cela risque de donner un droit à ceux qui ont les moyens de polluer davantage.

L’interdiction peut être sélective mais l’argent ne doit pas être le moyen de cette sélection. On pourrait imaginer que les voitures les moins polluantes soient reconnaissables avec un «  écolabel » et qu’elles seules puissent pénétrer dans ces grandes villes.

7) La réduction coercitive de la taille des élevages en Bretagne pour lutter contre la prolifération des algues vertes est acceptée par le NPA, Mélenchon et Eva Joly. Les autres refusent, soit parce qu’ils défendent un modèle de l’agriculture intensive… à moins qu’ils ne considèrent que cette limitation ne doit pas se limiter à la Bretagne ?

8) Enfin, l’extension de l’aéroport de Notre Dame des Landes est refusé par tous (ouf !) ...sauf par Sarkosy et Hollande, proche du maire de Nantes.

Il reste, au final, pas mal d’interrogations et l’on se met à rêver d’une campagne dans laquelle Hulot aurait apporté beaucoup dans la remise en cause du modèle économique responsable de tous ces désastres tout en transgressant les clivages idéologiques entretenus par les appareils.

Par Jean-Marie Allain - Publié dans : ECOLOGIE - DVLPT DURABLE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 14:35

Désormais « politiquement apatride » pour reprendre l’expression de Daniel Cohn-Bendit, j'ai choisi, pour les prochaines  législatives, d’apporter mon soutien à Jean-Luc Pérat pour plusieurs raisons.

1)Une candidature d’un élu sortant, quand il a fait correctement son travail, est toujours une candidature légitime.

2)Une candidature « divers gauche », c’est-à-dire en dehors des appareils, est le gage d’une indépendance salutaire.

Ces deux premières raisons m'avaient amené à participer à la liste de gauche indépendante d'Ivan Renar aux sénatoriales (qui n'était pas comme j'ai pu le lire dans la presse une liste "communiste dissidente" mais une liste de gauche indépendante et citoyenne).

Jean-Luc Pérat avait d’ailleurs montré, dans le cadre de son mandat, qu’il était capable, au nom de la laïcité, de prendre du recul par rapport aux consignes (au moment de la loi contre le port du voile par exemple qu’il avait votée)

3)Le choix de la suppléante, dont je connais l’intégrité et le souci d’indépendance, assure un équilibre géographique entre le monde urbain et le monde rural de notre arrondissement.

4)Jean-Luc Pérat et Josiane Suleck sont des élus qui ont une conscience écologique et seront les candidats porteurs des valeurs du développement durable.

Par Jean-Marie Allain - Publié dans : LE PLURALISME POLITIQUE
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recherche

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés