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Le blog de Jean-Marie Allain

Collecte du verre, un échange en toute transparence

28 Mai 2018 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Jean-Pierre Rombeaut, animateur de réseau citoyen et président de « Réinvention Maubeuge », est un militant actif du territoire..

On peut ne pas être toujours en accord avec ses postions mais reconnaissons-lui la pugnacité et le désir de comprendre et d’éclairer les choix qui engagent l’avenir du Val de Sambre.

Convié samedi à un échange sur la question de la collecte du verre, sujet «  chaud » à l’agglomération où les partisans de la collecte au porte-à-porte et ceux de la collecte par apport volontaire s’opposent, discrètement mais s’opposent néanmoins.

Je me suis donc retrouvé avec quelques-uns de ses fidèles et des militants de l’Alliance Ecologiste Indépendante pour un échange très instructif sur le fond et très cordial sur la forme.

Je retiens de cet échange que, compte-tenu du volume utilisé par le verre dans notre poubelle (volume faible  qui aura encore  tendance à baisser avec le développement du verre consigné) , de la montée en puissance de produits recyclables et de l’exigence européenne de recycler 95 % des déchets en 2020 (diagnostic partagé par tous aujourd’hui), l’enjeu est bien de s’interroger  sur le mode de collecte du verre.

La collecte en apport volontaire permettrait certes de libérer de la place dans le bac mais il faut savoir que ce verre, souvent cassé une première fois lors du jet dans le bac, se recasse lorsque la poubelle l’éjecte dans le camion et se fracture au moment que le camion le déverse  dans la benne du centre de tri.

Le verre émietté au final a perdu ses principales qualités pour le recyclage  et, pour cette raison, le prix de la reprise est de trois à quatre fois moins cher.

La collecte par apport volontaire, outre cet inconvénient, en comporte d’autres, déjà avancés sur ce blog comme le bilan carbone (aller- et retours du camion pour la cloche de verre), la pénibilité pour les personnes qui n’ont pas ou plus de véhicules, le risque de dépôts sauvages, l’esthétique des cloches qui peuvent par ailleurs devenir parfois des prémisses de petites déchèteries (ce qui se passe autour des bacs de l’association « Le Relais » comme nous avons sur la commune lorsque celle-ci n’est pas vigilante).

L’apport volontaire, après un développement réel durant cette dernière décennie, fait d’ailleurs l’objet aujourd’hui de fréquentes remises en question.

La solution qui semblait finalement convenir à tous les participants, c’est tout simplement le remplacement du compartiment verre de l’actuelle poubelle par une petite poubelle exclusivement dévolue au verre et qui pourrait être ramassée tous les quinze jours.

Une telle option limite la casse de verre et donc augmente le prix de la reprise, ce qui compense partiellement le coût de la collecte bimensuelle.

Je pense d’autre part que l’appel d’offres pourrait intégrer une clause d’insertion pour ce lot spécifique, un peu sur le modèle de ce que nous faisons aujourd’hui avec les encombrants.

Enfin, dernier constat où tous les participants se rejoignent : l’agglomération a déserté la sensibilisation au tri puisqu’il ne reste que deux ambassadeurs sur le terrain, autant leur demander de remplir un océan à la petite cuiller, alors qu’il s’agit de la première des priorités.

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Quand on partait de bon matin, quand on partait sur les chemins...

24 Mai 2018 , Rédigé par Jean-Marie Allain

L’Association des Chemins ruraux du Nord Pas de Calais-Picardie, à notre demande, vient de réaliser  une étude sur la commune.

Cette association est financée par la Région et la Fédération de chasse. Il est vrai que les chemins représentent un potentiel de préservation pour le petit gibier, en termes d’habitat et de biodiversité.

Mais on pourrait imaginer que d’autres acteurs  (Fédérations de randonneurs, Départements puisqu’ils ont la compétence tourisme...) participent à ce type de projet.

Toujours est-il que la commune a saisi cette opportunité et qu’elle ne le regrette pas.

Ces chemins sont qualifiés de « chemins ruraux » ou encore de «  sentes », ou «  ruelles » lorsqu’ils traversent des parties urbanisées.

Ils appartiennent aux communes et sont affectés à l’usage du public. Ils font  partie intégrante du patrimoine communal.

La chargée d’étude a travaillé à partir de données cadastrales et réalisé des relevés sur le terrain.

Le comité de pilotage a réuni deux élus et quelques randonneurs.

Il assure le suivi de l’étude et sa mise en oeuvre. Il est également chargé de veiller à reconstituer la continuité des chemins qui ont parfois été coupés, sauf lorsque la coupure est justifiée pour des raisons de sécurité (traversée de voie ferrée par exemple).

Certes, tout «  chemin rural » n’est pas forcément piétonnier, sa fonction de desserte agricole étant souvent présente mais il appartient à la commune de s’interroger justement, à partir d’un tel diagnostic, sur les restrictions de circulation à mettre en place, physiquement et réglementairement, en concertation avec le monde agricole et les randonneurs.

 

Afin de produire un support utile pour les piétons, nous avons refaçonné la cartographie à partir d’un graphisme plaisant et rajouté des chemins piétonniers non qualifiés de « chemin rural » au cadastre (chemins de la trame verte et bleue, chemin de halage).

La commune dispose ainsi, pour l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme Intercommunal, d’un sérieux support qu’elle fera prendre en compte dans les annexes cartographiques.

Elle dispose également par ce biais d’une forme de protection juridique à l’encontre des velléités d’extension d’exploitants agricoles ou de riverains gourmands en décor champêtre.

 

Le Plan de gestion proposé mentionne l’entretien, la plantation de haies, ou encore l’installation de panneaux pédagogiques. Plusieurs de ces chemins seront matérialisés par une plaque, une façon pour en faciliter l’accès et donc aussi les protéger.

 

La commune devra également réfléchir aux moyens à mettre en

oeuvre pour rétablir la continuité des chemins qui ont été coupés  et dont l’intérêt pédagogique, environnemental et touristique appelle une politique forte de notre part.

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Les maires ruraux de France au Val joly en 2019

22 Mai 2018 , Rédigé par Jean-Marie Allain

L’Avesnois accueillera en 2019 le congrès national de l’Association des Maires Ruraux de France (AMRF).C’est la première fois que l’AMRF  organisera son congrès dans le Nord, le 20, 21 et 22 septembre.

En 2010, lorsque j’ai créé l’Association des Maires Ruraux du Nord, nous étions dans la petite mairie d’Aubers, une  vingtaine d’élus à vouloir faire entendre la voix des petites communes. Parmi eux, Bernard Debeugny, maire de Neuf-Berquin et trésorier, Eric Bocquet, maire de Marquillies et sénateur depuis, et Luc Waymel maire de Droincham, qui a pris ma succession comme président.

Aujourd’hui, notre association compte une centaine de communes dont plusieurs de l’Avesnois.

Ce sera donc un grand moment pour nous faire connaître ce superbe site et notre belle région.

 

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Tordre le cou à certaines assertions économiques

4 Mai 2018 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Je vous recommande vivement le livre de François Lenglet «  tordez le cou aux idées reçues » publié chez Stock  dans lequel il remet les pendule à l’heure sur plusieurs refrains entonnés par les experts en économie qui fleurissent sur les plateaux de télé.

Avec clarté, sans parti pris idéologique, le journaliste accomplit un remarquable travail de pédagogie.

Il nous apprend à aimer l’économie. J’aurais voulu avoir un prof de math de cette trempe.

Seule petite critique : François Lenglet est lui-même victime d’une idée reçue lorsque, dans son introduction, il oppose les certitudes de la médecine aux incertitudes de l’économie, science humaine, donc science « molle » et souvent incapable démontrer expérimentalement  les postulats qui sont les siens et de prévoir l’avenir de manière précise, critère même de la science.

Or, il oublie que la médecine est aussi une science humaine et que, si son savoir se construit sur l’observation expérimentale, elle n’est guère une science exacte comme la physique ou la chimie.

D’ailleurs, devant le même symptôme, il n’est pas rare que des médecins formulent des diagnostics différents.

La médecin travaille en termes de probabilité, comme toutes les sciences humaines et si François Lenglet cherchait une science humaine moins «  molle », il aurait pu choisir la démographie,  la plus exacte des sciences humaines, tout simplement parce qu’elle travaille sur les grands nombres (outil par excellence de l’expérimentation) et qu’elle peut prévoir, avec une précision étonnante, les faits qu’elle étudie : naissances, décès, de divorces etc...

Ceci étant dit, son travail est excellent et à garder sous le coude pour décrypter les propos rabâchés par les « experts » ou des responsables politiques comme si ce qu’ils disaient allait de soi.

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