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Le blog de Jean-Marie Allain
Articles récents

ET S'IL N'Y AVAIT PAS LE TIBET ?

6 Mai 2008 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Pourquoi est-ce la question du Tibet qui conditionne la présence française à l'inauguration des jeux de Pékin et pas la question de la Chine tout court ?

Toutes les personnalités qui se mobilisent en faveur du boycott de la cérémonie officielle en arguant la question du Tibet admettent finalement implicitement que si la question du Tibet était réglée, il n'y aurait plus de raison de boycotter.

Or, sans aller jusqu'à rapprocher les tibétains des royalistes vendéens comme le fait Jean-Luc Mélenchon ou encore des basques comme le fait Georges Frêche  (deux socialistes pro-chinois), ce n'est pas seulement le Tibet qui pose problème mais bien la Chine, ce pays où l'on exécute chaque année des milliers de prisonniers politiques sans jugement, tibétains ou pas.

Lorsque Jacques Attali rappelle que la France a mis huit siècles pour devenir une démocratie, il consent à faire preuve de patience envers la Chine mais un tel raisonnement fataliste amène à fermer les yeux sur le travail des enfants ou sur l'esclavage dans des pays en retard de développement sous prétexte qu'il faut leur laisser du temps pour accoucher de la démocratie.
La Chine est devenu un pays, celui du capitalisme rouge autoritaire en moins de deux décennies, pourquoi ne trouverait-elle pas les moyens de devenir une démocratie aussi rapidement ?

Même s'il n'y avait pas la question du Tibet, le boycott de la cérémonie officielle se poserait dans les mêmes termes.

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LA MAISON A 15 EUROS PAR JOUR : UNE FAUSSE BONNE IDÉE

29 Avril 2008 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #développment durable

 Le dispositif lancé par Mme BOUTIN, Minsitre du Logement, autour de la maison à 15 euros par jour est
louable dans son principe mais n'affiche aucune cohérence avec la notion de développement durable
ainsi qu'avec le Grenelle de l'Environnement.

Ce dispositif ne fixe en effet aucune condition : vous construisez un pavillon sur une parcelle dans un
champ de betteraves et c'est parti alors que toutes les politiques publiques s'efforcent de ne plus étaler le
tissu urbain et de susciter la mitoyenneté du bâti, plus économe en énergie.
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DU CONSEIL GENERAL AU CONSEIL DEPARTEMENTAL ?

29 Avril 2008 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #REFORME DES INSTITUTIONS

 Jean-Frédéric Poisson, député UMP des Yvelines, propose de rebaptiser le Conseil Général en 
Conseil Départemental.
Cela mettrait fin en effet à une confusion chez bon nombre de nos concitoyens qui ne voient pas
toujours le rapport entre le Conseiller Général et le Département.

Le conseiller régional est bien celui qui s'occupe de la région.
Le conseiller départemental serait celui qui s'occupe du département.

Voilà une propostion de bon sens qui, il faut l'espérer, fera consensus à l'assemblée.
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OGM : un pas en avant, trois pas en arrière

29 Avril 2008 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

 Le projet sur les OGM a été voté d'une courte majorité à l'assemblée
Il ouvre la voie à la culture en plein champ et à une contamination de l'ensemble des cultures.
Personne n'est pourtant en mesure de démontrer à ce jour l'inocuité de la culture des OGM en plein
champ.
Il y a un doute et ce doute justifie que la recherche se limite en milieu confiné.
Après un pas en avant sur l'utilisation de la clause de sauvegarde pour suspendre la culture du maïs
Monsanto, le gouvernement, en proposant ce texte, vient de faire un bond en arrière.

Les députés du MODEM ont voté contre ce texte.
Localement, Mme Christine MARIN, député UMP, a voté pour.
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INTERCOMMUNALITÉ : REFORMER LE MODE DE SCRUTIN

12 Avril 2008 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #AGGLO INTERCOMMUNALITE

En mettant les deux principales forces de gauche à égalité, la situation de l’agglomération est inédite.

Bernard BAUDOUX, Rémi PAUVROS, chacun peut revendiquer une légitimité pour prétendre à la présidence.

Le premier a la légitimité du sortant, brillamment réélu dans sa commune et son canton, et qui peut se prévaloir, au-delà de sa gentillesse naturelle et d’un accord signé non respecté par son partenaire socialiste, d’un bilan toujours approuvé à l’unanimité par son assemblée.

Le second a la légitimité numérique : plus de communes, c’est vrai, plus d’habitants, c’est vrai mais jusqu’à preuve du contraire, les règles qui prévalent pour la désignation du Président, ce sont les voix des délégués.

Une modalité, je vous le concède, archaïque et peu démocratique dans la mesure où nous siégeons tous au second degré.

Nos électeurs en mars 2008 ne nous ont pas élus, encore moins mandatés pour voter tel ou tel candidat à la présidence de l’agglomération.

C’est vrai des électeurs qui ont voté une liste de gauche, mais, dans le contexte spécifique local actuel, c’est encore plus vrai des électeurs qui ont voté pour des candidats n'affichant aucune appartenance.

Leur responsabilité n'en devient que plus lourde à porter.

C'est la raison pour laquelle j'organise ce mercredi soir un collège d'adjoints, ouverts à tous les conseillers municipaux et où chacun pourra donner son avis.
C'est la raison aussi pour laquelle j'expliquerai à mes administrés, le moment venu, quel a été mon choix et les raisons qui m'ont amené à l'adopter.

On mesure ici, devant les ambitions légitimes respectives, combien l’enjeu de la présidence d’une agglomération est un enjeu capital et combien l’absence d’une Présidence élue au suffrage universel direct est un profond dysfonctionnement dans notre système de représentativité élective.

La situation sambrienne a au moins un mérite : elle illustre l'urgence d'aller vers une réforme du mode de scrutin.
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LES CCAS ET LA REFORME DU FINANCEMENT DU LOGEMENT SOCIAL

10 Avril 2008 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #développment durable



Le Livret A permet actuellement d’affecter le produit d’une collecte auprès de 46 millions de français à la construction de logements sociaux.

Les fonds sont en effet centralisés par la Caisse des Dépôts qui les redistribue ensuite sous forme de prêts aux organismes d’HLM.

Trois banques se partagent aujourd’hui le monopole de la distribution de ce livret : la Banque Postale, les Caisses d’Epargne et le Crédit Mutuel au travers de son livret bleu.

L’Etat paie aux banques une partie des intérêts versés aux épargnants.


Mais la commission européenne a en ligne de mire ce monopole et demande instamment à la France d’y mettre fin avant la fin de l’année.


Le gouvernement, soucieux de répondre aux exigences européennes mais ne souhaitant pas non plus porter préjudice aux mécanismes permettant la construction de logements sociaux dans un contexte de pénurie, a donc missionné M Camdessus pour rédiger un rapport.


La problématique de sa réflexion consiste à répondre aux exigences de l’Europe tout en permettant à l’Etat de ne pas dépenser plus et tout en construisant autant, voire davantage de logements sociaux ;

Or, si la fin du monopole, au travers de l’élargissement de la collecte dans d’autres réseaux bancaires, permet d’accroître les fonds collectés, l’Etat risque d’y laisser une grosse ardoise puisqu’il prend actuellement en charge une partie des intérêts servis aux épargnants.


D’où l’idée avancée dans ce rapport que l’Etat, pour faire des économies, modifie la formule de calcul qui permettrait d’obtenir une baisse du taux du livret A (formule qui aujourd’hui prend en compte l’inflation à hauteur de 50 % du taux du livret et comme l’inflation est élévée….), donc des intérêts payés à l’épargnant, et a fortiori de la part prise en charge par l’Etat.


Le livret risquerait de ce fait d’être moins attractif pour cet épargnant, d’où le projet de baisser les montants des commissions prélevées par les distributeurs.

Mais ceux-ci ne vont-ils pas rechigner à distribuer le produit ?

Pour éviter ce risque, il est envisagé que les banques pourraient avoir le droit d’utiliser librement 30 à 50 % des sommes collectées pour les transférer sur des produits plus rémunérateurs.

Mais alors, on retourne à la case départ avec le risque cette fois de se retrouver avec un montant de collecte moindre, à tout le moins en-dessous des espérances.


Le problème n’est donc aussi simple qu’il y paraît.

Le rétablissement légitime de l’équité entre les banques (notamment entre les banques mutualistes) peut provoquer un effet en chaîne qui déséquilibre complètement le financement du logement social.

La réforme ne peut donc être précipitée. C’est le sens d’un appel lancé par l’Union Sociale de l’Habitat qui regroupe le monde HLM et signé par l’Union nationale des CCAS.


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DE LA CHALEUR TROPICALE À LA GUERRE FROIDE ?

10 Avril 2008 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #AGGLO INTERCOMMUNALITE

 Après la chaude période de paludisme électoral (tout particulièrement à
Marpent où régne,vous avez dû le remarquer, un micro-climat)
le paysage intercommunal sambrien compte plusieurs nouveaux élus.

Bienvenue au club !

Et tout de suite trois conseils sans prétention :

- Prévoir une grande poubelle pour mettre les circulaires sans intérêt (ces
circulaires-types envoyées à toutes les communes, mêmes à celles qui ne sont
pas concernées) et même nuisibles par la gaspillage de papier

- Acheter un four micro-ondes pour manger tiède (mais écolo comme je suis,
je n'ai pas de micro-ondes !)

- Prendre une assurance personnelle en responsabilité civile

Le troisème tour se profile avec l'élection à la Communauté d'agglomération
de Maubeuge Val de Sambre.

Il semblerait que la Présidence va se jouer au chausse-pied.

Faut-il s'en plaindre ?

On peut effectivement répondre oui au premier abord.

Mais lorsqu'un conseil communautaire vote 95 % de ses délibérations à
l'unanimité, dans un consensus " tout mou, tout flou" (comme cela s'est fait
entre 2001 et 2008), ce n'est pas bon pour la démocratie.

Le réquilibre du conseil communautaire (mettant le PC et le PS à forces
pratiquement égales) et la disparition de la droite crée une situation
inédite mais qui n'est pas dénuée d'intérêt, quel que soit le Président de
l'agglomération.

Aucune force politique ne sera en mesure d'imposer son point de vue sans
débat et, au-delà du vote des troupes disciplinées, le positionnement des
communes non alignées (dont la nôtre) prendra une dimension essentielle.

Bernard BAUDOUX et Rémi PAUVROS parviendront peut-être à un accord avant le
vote pour éviter un Yalta sambrien.

Pour ma part, si les élus devaient être amenés à choisir entre deux
candidats (ou davantage), je consulterais mes collègues élus avant de
prendre une position et j'informerais les marpentois des raisons de mon
choix.
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PAS DE FUMEE SANS FEU

10 Avril 2008 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SANTE

 La dernière étude de L'Institut de Veille Sanitaire confirme les risques de
cancer liés aux rejets des incinérateurs dans les années 70 et 80.
Ces risques sont même réévalués à la hausse.

Les normes ont heureusement évolué depuis mais les effets de la combinaison
de substances chimiques actuellement rejetées par ces nouveaux incinérateurs
(comme celui de Maubeuge) sont encore mal connus, effets dont nous ne
pourrons connaître les effets que d'ici une vingtaine d'années.
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IN MEDIO STAT VIRTUS ou la théorie du juste milieu

6 Avril 2008 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

Derrière les projets politiques et les programmes qui en découlent se dessinent des modes de pensée qui plongent leurs racines dans l’antiquité.

C’est l’opposition récurrente entre les tenants de la rupture et ceux qui prônent des ajustements.

Du côté de la rupture, c’est maître Platon qui a le premier incarné
un principe de la vie éthique qui est à rechercher non pas dans l'expérience mais dans le " monde des idées ", dans la théorie.
Le discours platonicien, construit sur l’axiome rationaliste, débouche sur des postures tranchées, quitte à plier la réalité sociale à ses exigences d’ordonnancement et à nourrir la rupture et le conflit.
La rupture prônée par N Sarkosy ou la rupture anti-capitaliste sont , en ce sens, des postures idéologiques d’inspiration platonicienne et toujours susceptibles de déboucher sur une société totalitaire.
La république de Platon est d’ailleurs une république anti-démocratique, Platon considérant que la démocratie, c’est la porte ouverte à la démagogie et à la coalition d’intérêts catégoriels contre la justice (l’égalité hommes-femmes est imposée chez Platon).

Du côté de l’ajustement, c’est Aristote, l’élève de Platon, qui fait figure de référent pour tous les partisans d’une éthique fondée sur le juste milieu et qui défend l'idée selon laquelle, la vertu est toujours  à mi-chemin entre deux contraires, l'un par excès l'autre par défaut.
Par exemple, le courage est le juste milieu entre la témérité  et la lâcheté.
De même la libéralité est un juste milieu entre la prodigalité  et l'avarice.

Ainsi l'homme juste est celui qui en toute chose sait discerner la voie
moyenne et agir selon la mesure.
Il agira " comme il faut, quand il faut et où il le faut ", bref avec sagesse.
C’est dans le juste milieu que se trouve la vertu (in medio stat virtus), l’excès en tout est un mal.

Ethique fondée sur l’expérience (réaliste et empiriste) plutôt que sur les a priori dogmatiques, la théorie du juste milieu est élaborée par
Aristote dans son Ethique à Nicomaque.


La théorie aristotélicienne du juste milieu (l'éthique de la médiété pour reprendre l’expression d'Aristote) fut remise au goût du jour par Saint-Thomas, qui a christianisé en quelque sorte la pensée d'Aristote.
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FAIRE DU PERMIS DE CONDUIRE UNE EPREUVE DU BACCALAURÉAT

3 Mars 2008 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLE-EGALITE DES CHANCES

L'Etat propose dorénavant aux jeunes français le parcours de citoyenneté.

  • Première étape : sensibilisation à la  Défense nationale et à la sécurité collective dans le programme d'éducation civique des classes de 3e, 1ère et terminale.
  • Deuxième étape : le recensement , obligatoire dès 16 ans, dont l'attestation sera réclamée pour l'obtention de certains examens et qui permettra l'inscription automatique sur les listes électorales.
  • Troisième étape : la journée d'appel de préparation à la défense, obligatoire entre la date du recensement et l'âge de 18 ans.

On peut regretter que l'Etat n'ait pas inclus dans ce parcours l'apprentissage obligatoire et gratuit du code de la route, voire du permis de conduire.

La possession de celui-ci est devenue un incontournable pour l'accès à l'emploi et il est simplement scandaleux qu'il faille aujourd'hui payer très cher pour un exercice que le service militaire proposait autrefois à chaque jeune qui était sous les drapeaux.

C'est un côté honteux de notre république.

L'une des grandes réformes qui pourrait honorer notre pays serait d'intégrer le passage du permis de conduire dans l'épreuve du baccalauréat.

Chaque lycée suivrait des cours de code dans le cadre scolaire et disposerait d'un nombre forfaitaire de leçons à prendre chez une auto-école de son choix.

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