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Le blog de Jean-Marie Allain
Articles récents

LE GASPILLAGE DES PRUD'HOMALES

4 Décembre 2008 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

La journée des élections prud'homales restera dans les annales du gaspillage.

  • Gaspillage de papier compte-tenu du nombre votants eu égard aux bulletins imprimés.
  • Gaspilage de temps compte-tenu des heures de présence des assesseurs eu égard au nombre de votants.
  • Gaspillage de carburant compte-tenu du trajet à faire pour déposer une poignée de bulletins en mairie d'Avesnes.

Il aurait été tellement plus simple de laisser le choix entre le vote par internet et le vote par correspondance.

Même en prenant en charge les frais de port, cela aurait coûté moins cher.
Mais la France est ainsi faite, avec ses traditions et ses conservatismes.

Dommage pour le développement durable.
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POURQUOI LES PAUVRES SONT-ILS LES GRANDS OUBLIES

27 Novembre 2008 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #développment durable

 Les Programmes Locaux de l'Habitat PLH) , qui définissent les objectifs et
les orientations stratégiques des collectivités locales, prennent rarement
en compte les intérêts des plus démunis.

Les services de l'Etat valident malheureusement des PLH qui ne correspondent
en rien aux besoins locaux.

Puisque l'Etat ne joue pas son rôle, ces PLH devraient être soumis à enquête
publique.

Cette innovation démocratique permettrait aux associations de constater que
les pauvres sont les grands oubliés de la programmation logement et au
commissaire-enquêteur de mettre un avis défavorable sur les documents qui ne
tiennent pas compte des besoins locaux.

Jean-Marie ALLAIN
Maire de Marpent
Président d'Habitat Pour Tous
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UN BOULEVARD DES SERVICES MAL DESSERVI

22 Novembre 2008 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #TRANSPORTS

Le Boulevard Pasteur à Maubeuge concentre nombre important de services d'intérêt intercommunal : avec le déménagement programmé de la CAF boulevard Pasteur (ancien FJT), le futur nouveau Foyer de Travailleurs non loin de là, avec les ASSEDIC, avec le stade de foot, avec le Centre Hospitalier, avec les services du Conseil Général Résidence du Moulin, avec dans le prolongement le commissariat de police et le Tribunal, sans oublier le Parc zoologique, ce boulevard est en train de devenir le boulevard des services, celui où les flux de public sont probablement aujourd'hui et seront indiscutablement demain les plus nombreux.

Et pourtant, venant du pôle Jeumont-Marpent, cet axe est loin d'être aisé pour l'usager.

La ligne venant de Jeumont ne prend pas le boulevard Pasteur.Il faut changer de bus. C'est dissuasif. Quant au site propre, il ne dessert pas cet axe, en tout cas pour l'instant.

Bref, le boulevard des services est mal desservi et il importe, à l'heure où l'on parle développement durable et de site propre, de réfléchir aux moyens pour remédier à cette situation.
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QUI A DIT ?

5 Novembre 2008 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

Qui a dit " je ne crois pas à la distinction entre un capitalisme financier et un capitalisme vertueux.Ce qui caractérise ce système, c'est la croissance des inégalités " ?

Qui a dit : " Qu'est-ce qu'une société où on considère que les banques sont plus précieuses que les gens " ?

Qui a dit " c'est mon devoir de me battre pour la défense des plus faibles " ?


Réponse : François BAYROU, Président du Modem (Conférence Nationale / dimanche 26 octobre 2008)
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IL ETAIT UNE FOIS LE BOCAGE EN AVESNOIS

4 Novembre 2008 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

Depuis 1979, plus de 40 000 hectares de prairies ont disparu de l'avesnois
au profit des terres labourées pour les céréales et le maïs.

Ces chiffres sont catastrophiques d'un point de vue environnemental.

La surface en herbe régresse de 10 % tous les dix ans !

1500 hectares de prairie disparaissent chaque année dans l'avesnois dont le
caractère bocager n'aura bientôt plus de sens que pour les historiens.

L'existence d'un Parc naturel, la protection des haies dans les documents
d'urbanisme ne peuvent rien contre le rouleau compresseur du productivisme
agricole qui saccage le milieu naturel, nous gave d'engrais chimiques,
pollue la nappe phréatique, aggrave les inondations et détruit le paysage
dont le potentiel touristique se réduit à une peau de chagrin.

Planter quelques haies ici ou là devient un gadget insupportable, juste bon
à cacher les terres labourées pour le maïs et à nous faire croire que le
bocage résiste.

Mais les chiffres sont impitoyables.

Le constat est dramatique et sans aucun doute le plus cruel que l'on puisse
faire dans notre arrondissement avec celui de la santé publique.

Le productivisme, libéral ou collectiviste, sera toujours antinomique avec
le respect de l'environnement.
L'Europe a besoin d'une nouvelle politique agricole, qui permette l'harmonie
entre les exigences de la production et celles de l'environnement.
C'est le sens de notre engagement pour une économie sociale de marché,
respectueuse de l'homme et de la nature.
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486 NICHES FISCALES

1 Novembre 2008 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

Les niches fiscales coûtent chaque année 73 milliards à l'Etat, soit 27 % de ses recettes.

Comme pour les zones franches urbaines, on assiste à un détournement par les gros contribuables qui utilisent ces dispositifs d'abord comme un moyen de réduire leurs impôts.

Restauration du patrimoine, investissement outre-mer, location de meublés, il y en a pour tous les goûts et ce n'est pas fini.

Le Grenelle de l'Environnement va en créer de nouvelles comme la rénovation énergétique des logements.

Mais pourquoi ne pas avoir l'audace d'imposer des normes de performance énergétique pour tout logement, neuf ou ancien,  mis sur le marché ?
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LES PROJETS EN SOMMEIL

6 Octobre 2008 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #TRANSPORTS

En 2007, on nous annonçait que les travaux sur le pont de Vadancourt (Aisne) n'allaient plus tarder et qu'en juillet 2008, les bateaux de plaisance pourraient traverser la Sambre.
Nous en sommes aujourd'hui au point mort.
Voies Navigables de France n'a pas un euro à mettre dans ce projet qui rend obsolètes tous les aménagements réalisés dans le Nord et dans l'Aisne par les intercommunalités.
C'est un gâchis énorme et un scandale qu'un cours d'eau domanial reste bloqué à la circulation durant plusieurs années.

Même chose pour le projet de liaison Erquelinnes - Charleroi et la route à deux fois deux voies annoncées il y a deux ans pour 2009 par la région Wallonne.

Les belges ayant d'autres priorités en termes d'aménagement du territoire si l'on en croit le schéma de développement de la région wallonne, ils attendent peut-être d'être annexés par la France pour terminer ce projet.
Mas là, ils se font peut-être un peu d'illusion sur les moyens dont dispose notre territoire pour financer ses infrastructures.
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SORTIR DU MARCHE OU METTRE CELUI-CI AU SERVICE DE TOUS ?

6 Octobre 2008 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #EMPLOI ET DVLPT ECONOMIQUE

Coïncidence par ces temps de crise boursière, l'historienne Laurence FONTAINE publie un ouvrage chez Gallimard sur l'histoire du crédit, approché sous l'angle du crédit des pauvres, notamment celui octroyé par les monts de piété.

Et de rappeler que les blanchisseuses utilisaient ces monts de piété comme le feraient aujourd'hui un " trader " d'une grande banque internationale.

Ces blanchisseuses se donnaient une semaine de délai pour rendre au client son linge propre et utilisaient ce délai pour déposer le linge propre au mont-de-piété en échange d'argent.

Avec cet argent, elles achetaient quelques bibelots qu'elles revendaient un peu plus cher.Et avec le produit de leur vente, elles pouvaient désengager leur linge en en faisant une petite plus-value.

C'était l' époque où le pauvre pouvait encore s'endetter avec l'espoir de s'en sortir.

Aujourd'hui,  le micro-crédit s'est substitué aux monts de piété et tente de sortir des règles du marché pour pallier les excès du libéralisme.

Notre historienne, pragmatique et lucide, ne propose pas de sortir du marché mais de mettre celui-ci au service de tous.

C'est aujourd'hui l'esprit des CIGALES en France, système de collecte d'une épargne solidaire réinvestie dans des projets éthiques sous forme de capital-risque.
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MARPENT PROTEGE SES MARES

3 Octobre 2008 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

Développement durable, bio-diversité...les discours abondent, les textes ne
suivent pas.

Un exemple : le Code Général des Collectivités Territoriales, par son
article L 2213-30, autorise le maire, après avis diu conseil municipal, à
faire supprimer les mares communales du village toutes les fois que ces
mares compromettent la salubrité publique.

On image que ce texte a contribué à l'hécatombe des mares depuis un siècle.
Il est tellement plus facile de reboucher une mare que de se doter d'une
véritable politique d'assainissement.
Quand on veut supprimer son chien , on l'accuse de la rage, n'est-ce pas ?
Hors des villages, c'est l'agriculture productiviste qui a contribué à
reboucher ces réservoirs de la bio-diversité

A Marpent, nous voulons renverser la tendance.

Les mares, publiques et privées, sont dorénavant juridiquement protégées au
Plan local d'Urbanisme au nom de la bio-diversité, comme les haies
d'ailleurs.
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HISTOIRE INSOLITE D'UN POTEAU D'INCENDIE

3 Octobre 2008 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #AGGLO INTERCOMMUNALITE

L'éclatement des compétences intercommunales ces dernières années a créé des situations parfois burlesques dans notre pays.

Le Syndicat Intercommunal, qui a la compétence adduction d'eau potable, finance à 80 % le réseau et le poteau (le reste étant pris en charge par la commune) dans le cadre de la création ou renforcement du réseau mais n'a malheureusement plus grand chose à dire par la suite.

Car le poteau, une fois installé sur le domaine public communal, devient propriété de la commune et de la compétence du maire qui a la responsabilité de garantir aux pompiers deux heures minimales d'approvisionnement en eau, sous peine d'être sanctionné pour faute lourde.
Mais le maire, s'il a bien la compétence et donc la responsabilité du bon fonctionnement du poteau à incendie, n'a pas le doit d'y toucher.
Seuls disposent de cette prérogative le concessionnaire du Syndicat Intercommunal et le Service Départemental d'Incendie, utilisateur exclusif pour la mise à disposition de ce poteau.

Celui-ci contrôle donc régulièrement l'état du poteau et indique au maire, la liste des réparations que la commune devra payer et faire faire par l'entreprise qu'elle aura choisie.
Mais si le Service Départemental, lors de ses contrôles ou de ses utilisations, fait un faux pas, même partant d'une bonne intention (comme mettre de la graisse mécanique pour entretenir le poteau), le concessionnaire du réseau d'eau potable a le devoir de l'interpeller pour préserver la qualité de l'eau potable (mettre de la graisse culinaire et non mécanique).

La description de cette réalité insolite n'est pas une invention du maire de Marpent.
C'est la réalité quotidienne en Sambre et bien souvent en France.
Elle a d'autres effets pervers qui peuvent se révéler dramatiques.

Puisque la commune ne paie qu'une petite partie du réseau et du poteau et pas tu tout l'assainissement (pris en charge par l'agglomération), elle peut sans se soucier dans son Plan d'urbanisme étendre ses zones constructibles le long des routes.
Comme le Syndicat Intercommunal n'a pas compétence pour les poteaux d'incendie, il n'en imposera pas au moment où il sera consulté sur le projet de Plan d'Urbanisme.
Et l'on peut ainsi se retrouver avec des rues bordées de jolis pavillons sans que les conditions soient réunies pour l'approvisionnement en eau en cas d'incendie, la commune prenant un risque de sanction pour faute lourde en cas d'incendie mal maîtrisé.

Il serait beaucoup plus simple de transférer la compétence " défense de lutte contre l'incendie " au Syndicat Intercommunal déjà compétent pour la distribution d'eau mais la loi considére que cette prérogative n'est pas détachable du pouvoir du police du maire, par définition non transférable (sauf lorsqu'il existe une Communauté urbaine).
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