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Le blog de Jean-Marie Allain

Quand le père d'Alix fréquentait l'école d'Erquelinnes

18 Décembre 2021 , Rédigé par Jean-Marie Allain

L’année qui s’achève aura été celle de la célébration du centenaire de la naissance de Jacques MARTIN (1921-2010), créateur du personnage d’ALIX, esclave gaulois affranchi des romains et devenu émissaire de César, et ancien collaborateur d’Hergé avec lequel il partage le dogme de « la ligne claire » pour reprendre les termes de l’Ecole de Bruxelles.

Saluons, à cet égard, le très bel article d’Olivier Delcroix dans « le Figaro » de ce vendredi.

Beaucoup d’historiens spécialistes de l’Antiquité et de latinistes, au premier rang desquels l’académicien Erik Orsenna, ne cachent pas l’influence décisive que cet auteur joua sur leur attirance pour cette période de l'histoire.

 

Ses ouvrages ont parfois soulevé quelques vagues comme "La Griffe Noire" et " Les Légions perdues" , en période de la guerre d'Algérie , qui furent interdits d'exposition en France pour incitation à la haine et à la violence.

Jacques Martin explique que c'est Goscinny qui a « sorti de l'ombre » ces deux albums : « Il est allé gueuler dans un ministère, taper sur la table pour débloquer la situation ! Je dois ça à Goscinny ! ».

Auteur de 70 albums vendus à 12 millions d’exemplaires et traduits dans seize langues, Jacques MARTIN fit des études à l’Ecole des Arts et Métiers d’Erquelinnes.
Raison de plus pour lui rendre hommage dans nos médiathèques !

(Photo d’albums empruntables à la médiathèque « L’Oiseau-lyre »)

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La maltraitance animale au menu des repas de réveillon

13 Décembre 2021 , Rédigé par Jean-Marie Allain

La loi de lutte contre la maltraitance animale et pour conforter les liens entre les animaux et les hommes a été promulguée le 30 novembre 2021.

En quoi cette loi intéresse les maires ?
L'identification obligatoire de tous les chats et les chiens domestiques (actuellement seuls les chiens nés après le 6 janvier 1999 et les chats nés après le 1er janvier 2012 sont concernés) apparaît comme une bonne chose dans la mesure où actuellement, parmi les chats errants que les municipalités stérilisent à leurs frais, on trouve un certain nombre de chats non pucés mais qui peuvent avoir un propriétaire, lequel, lorsque le chat sera était remis  en liberté, pouvait se satisfaire d’avoir fait supporter à la commune le coût de l’identification et de la stérilisation.

Les dispositions sur les fourrières sont revues. Les communes pourront confier cette mission à des associations disposant d’un refuge.

Cela se pratique depuis longtemps dans le cadre de convention d’objectifs (subvention associative) ou sous forme de délégation de service public (après mise en concurrence).

L’obligation pour le maire de faire stériliser les chats errants sur sa commune, prévue par le texte initial, a été remplacée par une expérimentation sur cinq ans d'une action coordonnée contre la prolifération de chats errants par l'État et les collectivités locales volontaires.

Cette disposition interpelle puisque, selon l’article L 211-27 du Code Rural,  les chats « errants », à l’initiative du maire, peuvent être stérilisés et identifiés puis relâchés sur les lieux où ils ont été capturé . On ne saisait pas très bien la valeur ajoutée d’une convention avec l’Etat.

Actuellement , notre commune met des cages à disposition des administrés pour piéger ces chats errants afin de les faire stériliser par la vétérinaire local, avec l’aide financière de la Fondation B.Bardot.Une convention de partenariat avec la SPA permet également d’accréditer ses agents pour procéder, si besoin, à l’enlèvement de ces chats.

L’interdiction d'ici 2028 de la détention et du spectacle d'animaux sauvages dans les cirques itinérants (et d'ici 2023 l’acquisition et la reproduction de ces animaux). Si les cirques ne trouvent pas de solution d’accueil, des solutions  devront être proposées (parcs zoologiques ?) pour recueillir ces animaux. S'il n’en existe pas, un décret devra permettre aux cirques de les conserver.

Ce qui promet encore quelques années de débat dans les communes où la demande de stationnement des cirques est récurrente.

C’est un enjeu économique et culturel.

Plusieurs milliers de cirques existent en France, faisant vivre autant de familles. La visite d’une ménagerie représente souvent un tiers de leur chiffre d’affaires me disait il y a quelques années, Raoul Gibault,  le directeur du grand cirque « Médrano ».

Force est de constater qu’en empêchant les cirques de détenir des animaux « sauvages », la loi les prive de leur outil de travail et de ce qui a contribué (avec les clowns) à la singularité de la culture circassienne.

Aujourd’hui, on interdit les lions, demain ce sera les chevaux… et après demain, pourquoi pas les carassins dorés… On aura quand même du mal à  croire que le spectacle d’animaux sauvages serait une maltraitance alors que la corrida, la chasse à courre et les combats de coqs, toujours autorisés, relèveraient de la chorégraphie !  Le législateur fait parfois preuve de mauvaise foi.

Tout en comprenant les motivations des militants de la cause animaliste quant au refus d’extraire un animal sauvage de son milieu naturel, n’était-il pas plus opportun de trouver un compromis et d’autoriser ces cirques à perpétuer leur savoir faire et leur culture en acceptant la détention d’animaux issus de la reproduction en parc zoologique ou au sein des cirques eux-mêmes ?

Il serait plus utile de créer des commissions de contrôle inopiné du bien être animal avec des membres qualifiés pour sanctionner tout acte de maltraitance.

Décidément, l’actualité vient mettre la maltraitance animale au coeur des débats.

La récente décision de la municipalité de Lyon, suivant en cela celles d’autres villes gérées par les écologistes, de bannir le foie gras des buffets officiels, est un acte militant.
Ce qui est étonnant , c’est que la loi contre la maltraitance animale a laissé ce sujet du gavage forcé de côté pour mieux cibler les cirques.

Point n’est pourtant besoin d’avoir lu Bourdieu pour comprendre qu’un tel « oubli » renvoie au concept de « culture de classe » (celle du foie gras et de la chasse à courre d’un côté, celle du cirque forain de l’autre).

Ce qui me choque le plus dans cette histoire, c’est que ces municipalités admettent finalement que jusqu’alors, elles servaient du foie gras...  au frais des contribuables.

Les petites communes, dans leur immense majorité, sont de ce point de vue un exemple : lorsqu’elles organisent un buffet lors des rares cérémonies qu’elles organisent (celle des voeux du maire par exemple), elle proposent bien souvent des productions fabriquées et servies par l’équipe municipale comme les chouquettes ou les galettes de la nouvelle année…

Rappelons néanmoins pour les communes qui resteraient attachées à la préservation d’une filière d’emploi, qu’il est toujours possible de proposer du foie non issu du gavage et même du foie bio !

Dans ce domaine, comme pour les animaux de cirque, il est ainsi possible de ne pas tomber dans l’animalisme intégriste et de préserver le patrimoine culturel et l’emploi.

 

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