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Le blog de Jean-Marie Allain

Ethique religieuse et répartition des dividendes

26 Février 2017 , Rédigé par Jean-Marie Allain

 

Dans le numéro de Marianne du 24 février, Jacques Dion souligne dans sa rubrique, l’originalité de la France, pays où, contrairement à l’Allemagne et le Royaume Uni, les dividendes sont les plus massivement redistribués aux actionnaires, quitte à affaiblir les entreprises dont les capacités d’investissement et de redistribution salariale se trouvent ainsi amoindries.

Cette énigmatique singularité tricolore peut, à mon sens, s’expliquer par les particularités culturelles que Max Weber, à la fin du XIXe siècle, avait démontrées dans son célèbre ouvrage « Ethique protestante et esprit du capitalisme ».

Le sociologue allemand soulignait combien l’ éthique protestante est une éthique détachée du monde , ne recherchant pas le plaisir comme but premier, sa finalité étant d’accumuler l'argent, toujours plus d'argent en se gardant des jouissances strictement de la vie et que, finalement, pour les évangélistes, c’est moins la possession de richesses qui est condamnable que le fait de se reposer dessus et d’en jouir.

Cette sobriété protestante face à la cupidité des pays où l’éthique catholique est dominante permettrait-elle d’expliquer la différence dans la politique des dividendes des actionnaires ?

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" Made for sharing ", le coup d'épée dans l'eau

18 Février 2017 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Dans le cadre de l’accueil de loisirs, et grâce à une initiative du Conseil départemental du Nord, les enfants ont pu s’initier à la pratique de l’escrime dans la salle des sports grâce au Centre d’Initiation à l’Escrime et à la Canne de Combat.

Les jeunes participants ont fortement apprécié ce moment qui leur a permis de découvrir les règles de base de cette noble discipline, bien implantée en France et où, rappelons-le, le français reste la langue officielle dans les compétitions internationales, ce qu’ont semblé oublier les communicants de la candidature de Paris aux JO 2024.

On ne peut en effet que rester dubitatif devant le «Made for sharing»» (littéralement "faits pour être partagés") :  ça donne le sentiment d’être moderne, et branché mais au détriment de la singularité territoriale et de l’identité : d’ailleurs, c’est tellement cosmopolite qu’on peut mettre ce slogan sur tous les évènements du monde, un peu comme ces hôtels silos normalisés et interchangeables, symptômes d’une prétendue modernité qui a perdu jusqu’au sens de la poésie et donc de la beauté.

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Marpent redécouvre la farine sur meules de pierre

16 Février 2017 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Après moult déboires, notre moulin à farine est enfin arrivé.

Commandé en avril 2015 à M.Luc Cévat, des Compagnons de l’Audace, dans la Drôme, la fabrication fut arrêtée durant plusieurs mois après le dépôt de bilan de cette petite entreprise.

Grâce à la création de l’association « les Compagnons du Vivant », M Cévat a pu reprendre son activité et, entre une livraison à Madagascar et deux en Suisse, terminé la fabrication de notre moulin, financé pour partie avec l’aide de l’enveloppe parlementaire de la sénatrice Marie-Christine Blandin.

Après avoir déposé les différents composants au second étage du moulin (meules, moteur, tamis, bluterie, ensacheuse…), M. Cévat reconstitua en deux journées avec une minutie d’horloger le bel ensemble en frêne.

Le 8 février, après les derniers réglages, le moulin livra son premier « nectar blanc » à 11 h 37 précisément.

Les deux jours suivants furent dédiés à la formation des meuniers de l’association locale « le moulin d’antan ».

Terminons par deux témoignages.

Le Dc Jean-Charles Charrié, auteur de « se soigner toute l’année au naturel » constate que l’on incrimine au gluten de trop de maux alors que le plus souvent, c’est la qualité de la farine de blé qui est en cause.

« Dans ma pratique quotidienne, parmi mes patients au régime sans gluten, quatre sur cinq peuvent réintroduire des farines fabriquées traditionnellement à la meule de pierre, sans réapparition des troubles préexistants ».

Dans le même sens, pour le docteur naturopathe Lauren Salomon, la meule de pierre dégrade moins les constituants du blé que le broyage moderne sur cyclindre d’acier qui les échauffe. Cela concourt sans doute à une meilleure digestibilité : le son procure des fibres indispensables au bon fonctionnement de l’intestin tandis que le germe de blé est très riche en vitamines, sels minéraux, acides gras essentiels et protéines (« Bio info » de juin 2014).
 

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Hauts-de-France propres : oui mais...

16 Février 2017 , Rédigé par Jean-Marie Allain

L’opération « Nettoyons les Hauts de France » lancée par les Fédérations de chasse et de pêche et à laquelle s’est associée la Région n’est pas sans provoquer quelques états - d’âme, bien au-delà des rangs des militants de la cause environnementale.

Présentée comme telle, cette opération est aussi sympathique que celle que l’enseigne commerciale Leclerc orchestre chaque année au mois de septembre, en lien avec les établissements scolaires et à laquelle je participe.

Mais, lorsqu’on sait que, dans le même temps, le vice-président chasseur de la Région en charge de l’environnement fait lui-même le grand nettoyage des subventions aux associations jugées trop engagées, on peut se demander si la Région ne tente pas par ce coup médiatique de se refaire une virginité sur le dos des citoyens.

Je suis un passionné de pêche, je ne suis pas un anti-chasse (et j’ai côtoyé dans la société de chasse locale des chasseurs respectueux de l’environnement) et je lis toujours avec intérêt la revue instructive de la Fédération des chasseurs du Nord mais je sais aussi que les adhérents du Groupement Ornithologique Nord et ceux de la Ligue de Protection des Oiseaux font un travail d’intérêt public et établi sur des bases scientifiques, dussent-ils parfois se heurter à certains viandards qui n’ont que faire de l’avenir de la planète.

On attend sur ces sujets qu’une sérénité pérenne retrouve sa place car le temps d’un week-end à ramasser les cannettes et les mouchoirs en papier jetés par des meutes d’individus qui ne méritent pas d’être appelés citoyens, ne suffira pas à nous faire oublier l’inquiétante politique actuellement en cours au Conseil Régional à l’encontre des associations de défense de l’environnement.

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Quand le journal servait d'unité de mesure !

14 Février 2017 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Bienvenue sur votre journal-blog préféré !

Mais au fait, qui se souvient que « le journal » fut une unité de mesure jusqu’en 1789 ?

C’est au cours d’une investigation en vue de rédiger un article pour le bulletin communal que je me suis heurté au problème des superficies des terres confisquées par les révolutionnaires, les fameux « biens nationaux ».

Ces biens étaient le plus souvent la propriété de nobles et de l’Eglise, considérée comme contre-révolutionnaire, mais pouvaient concerner, à partir de 1792, des biens appartenant à des émigrés ayant fui la France ou encore à des condamnés politiques.

Ces biens étaient principalement revendus à des particuliers qui possédaient une créance sur l'État et que celui-ci ne pouvait rembourser.

A Marpent, la liste des biens nationaux non revendus a été dressée en décembre 1795 (Frimaire de l'an 4).

Hormis l’église, tous les biens concernés sont des terres dont la superficie est exprimée en « quartes ».

Mon collège Bruno Legros a fait les recherches nécessires et me précise qu’à l’époque, il n’existait pas encore d’unité de mesure nationale.

Chaque région, voire chaque commune ou paroisse, avaient établi ses références.

Par exemple, « le pied » pouvait correspondre à différentes valeurs en fonction de la longueur de celui qui régnait sur le royaume, la région, le district, le canton ou la commune.

L'une des mesures de surface utilisée à la fin du 18ème siècle dans la partie nord du royaume de France (au nord d'une ligne allant de Rochefort à Gex) était le « journal », la « quarte » étant équivalente à un quart de « journal ».

Le « journal » correspondait à la surface travaillée par un paysan à l'aide de 2 chevaux ou 2 boeufs en une journée (« le journal », c’est ce qui se réalise en une journée !).

Preuve de la subjectivité de cette mesure, on ne sait pas s’il s’agissait du labourage de cette terre, de son ensemencement ou du fauchage…

Autre facteur influant, la période de l'année, déterminante pour la durée d'une journée. Sans parler du profil du terrain dont on voulait estimer la surface.

Pour information, un « journal » à Vesoul équivaut à 35,4 ares, à Luxeuil à 42,2 ares, à Bordeaux à 31,93 ares et à Paris à 32,86 ares.

Si l’on se réfère à la valeur parisienne, la « quartes » désignait donc une surface de 8,21 ares (821 m2).

A Marpent, les biens nationaux allaient ainsi de 2 quartes (16 ares) à 120 quartes (près de 10 hectares).

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L'entente Feignies-Aulnoye Football Club, victime du tri sélectif

11 Février 2017 , Rédigé par Jean-Marie Allain

La communauté d’Agglomération Maubeuge Val de Sambre a voté l’attribution des subventions 2017 aux associations.

L’article 1 des statuts de la CAMVS stipule que, au titre de ses compétences facultatives, l’agglomération participe aux actions de développement des clubs de sport collectif pour leur équipe de haut niveau, ce dernier étant défini par le fait pour l’équipe de « jouer en nationale ».

A ce titre, la CAMVS verse une subvention de 100 000 € à l’association sportive basket d’Aulnoye, 90 000 € au club Sambre-Avesnois de handball et 12 000 € au ping-pong de Jeumont !

Or, l’Entente Feignies-Aulnoye Football Club joue en Nationale 2 et se voit systématiquement oublié de la part du Conseil Communautaire.

Ce non respect des statuts nous paraît d’autant plus curieux que le Club est le résultat d’une fusion entre le Club d’Aulnoye et celui de Feignies, fusion réalisée à la demande de la Communauté d’Agglomération dans une lettre du 25 octobre 2012.

Cette fusion a abouti à la création d’un club regroupant près de 800 licenciés et employant 27 salariés, sans aucune subvention de l'agglomération.

Ce tri sélectif entre les sports, outre qu’elle pose un problème en termes de discrimination, est contraire aux statuts votés par le conseil communautaire et les conseils municipaux.

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PROCES-VERBAL DU CONSEIL MUNICIPAL DU 31 JANVIER

7 Février 2017 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Je lis dans un quotidien local que le sénateur Jacques Legendre subventionnerait une partie des travaux de la mairie. Il s'agit d'une erreur. Vous lirez ci-dessous le PV du conseil remis à la presse.

CHOIX ENTREPRISES POUR TRAVAUX MAIRIE

Sur proposition de la commission concernée fait l’analyse des offres, Hervé Nicol, adjoint aux travaux, propose de répartir les choix de la manière suivante :

Lot gros œuvre à la l’entreprise Tomasini (690 048 €), lot Finition à la socité SAE de Bachant (78 097, 40), lot Electricité aux Etablissements Jouannot (60 091 €), lot chauffage plomberie à Caloresco (68 556,25), lot ascenseur à l’entreprise Schindler -51 800 €) et Lot office de réchauffage à la société Henri Dehondt (23 739, 76).

Le montant global, après négociation, se situe donc à 972 332, 41 € HT soit en –dessous de l’estimatif prévisionnel qui était de 977 843 €.

PERIMETRE DU PROJET CŒUR DE BOURG

Le maire explique que Marpent est un territoire exigu (480 ha), que la commune a fait le choix de préserver le bois et des zones agricoles au détriment de l’urbanisation extensive.

Au vu de ces contraintes, le maire souligne la nécessité d’identifier des secteurs de réinvestissement urbain et de privilégier le « Coeur de bourg » (face à l’église) avec l’objectif de solliciter une inscription du périmètre dans la convention cadre CAMVS/EPF, puis une convention opérationnelle Commune /EPF.

SYNDICAT D’ELECTRICITE

Afin de clore définitivement ce dossier, la commune doit délibérer sur le montant du fonds de concours 2014 , à savoir 150 642 € tandis que l’agglomération va mandater au profit de la Commune de Marpent le trop perçu de 1 552 €.

ENVELOPPE PARLEMENTAIRE

Le maire explique que l’utilisation de plus en plus intensive de la médiathèque entraîne le besoin de renouveler une partie du matériel et de diversifier celui-ci, dans le cadre d’un projet appelé « pack numérique » qui sera proposé pour la bibliothèque et le cyber-centre (ordinateur, imprimante 3D, épiscope, casques, kit de robots..).

Ce projet , d’un montant de 4000 € HT, fera l’objet d’une subvention de 50 % grâce à M Jacques Legendre, sénateur du Nord, qui s’est spontanément proposé pour aider la commune de Marpent.

SUBVENTION AUX MOULINS D’ANTAN

M.Bruno Legros, conseillé aux associations, explique que la demande de subvention de cette association est parvenue très tardivement mais qu’au regard de son investissement bénévole, il serait judicieux de lui apporter une subvention de 150 € au titre de l’année 2016.

MAISONS ILLUMINEES

Mme Jacqueline Loire propose de voter la répartition des 620 euros de bons d’achat pour les 14 lauréats des « maisons illuminées ».

VENTE D’UNE PARCELLE

Le conseil donne son accord pour vendre à hauteur de 2040 €, et en vue de plantations, à M Frédéric Libert les parcelles AB 369,566 et 564, classées « inconstructibles » et situées entre la rue de l’aciérie et la voie expresse.

ACHAT DE PARCELLES RUE DELMOTTE

Dans le cadre du projet de réalisation de trottoir rue Delmotte, la commune a besoin de récupérer à titre gracieux une bande de terrain auprès des riverains qui ont donné leur accord.

Le conseil donne donc mandat au maire pour signature des actes notariés.

ACHAT PARCELLE

M Nicol explique que la commune, constatant les difficultés de stationnement dans le centre-bourg à certaines heures, souhaite ouvrir l’ancien parking scolaire sur l’esplanade de la médiathèque. Cette ouverture nécessite toutefois le rachat pour 525 € de 35 m2 de terrain auprès de M et Mme Hassaïni qui ont donné leur accord.

COTISATION AMRN

Le conseil décide de renouveler son adhésion (85 €) à l’Association des Maires Ruraux du Nord.

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Faut-il refuser l'accueil des cirques présentant des animaux sauvages ?

4 Février 2017 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Le passage du cirque Romane  Ritz  dans la région a suscité des commentaires acerbes sur les réseaux sociaux et des demandes auprès des maires pour refuser d’accueillir ce cirque parce qu’il présente des animaux sauvages.

Vrai sujet de réflexion pour les élus avec la difficulté d’y répondre dans la précipitation.

Les défenseurs des animaux mettent en avant les conditions de dressage, détention et de transport, dont la précarité génèrerait de la souffrance animale.

Face à eux, les amoureux du cirque rétorquent que la réglementation est respectée et que les bêtes sont saisies lorsque ce n’est pas le cas.

Sur le dressage, c’est encore plus compliqué.

Je me souviens, alors que j’étais parti à Brest chez Médrano pour travailler sur un projet lié au devenir du zoo de Maubeuge (projet « Animaparc » que j’imaginais en co-gérance avec un cirque, et sans commune mesure avec le projet ultérieur de « Parc de la bio-diversité puisque nous étions sur un estimatif cinq fois moins élevé et financé à 90 % par l’Objectif 1 européen), que M.Raoul Gibault, le directeur qui avait adhéré avec enthousiasme à mon idée, ne parlait pas de dressage, langage contraire à la relation qui existe entre le dompteur et ses animaux.

J’étais revenu de ce déplacement avec une certitude : il fallait construire dans le zoo de Maubeuge un « cirque stable » ou cirque d’hiver, idée soufflée par M.Gibault dans la grande tradition du Nord (cf le cirque de la place Poterne à Valenciennes) et permettre au public d’assister à ce que j’appelais alors les exercices de « chorégraphie animalière ».

Et Médrano s’engageait à se délocaliser de Valence (lieu de répétition estival avant de partir en tournée) à Maubeuge !

M Gibault, lui-même originaire du Nord, est même venu sur place visiter le parc zoologique de Maubeuge.

Ce détour par Médrano peut sembler éloigné du sujet mais pas du tout.

La création de cirques d’hiver est une condition pour les cirques qui n’ont pas les moyens, dans leur itinérance, d’accueillir des animaux sauvages.

D’autant plus que sans animaux sauvages, le cirque perd de son imaginaire et de son chiffre d’affaires (la visite du zoo d’un cirque équivaut à un tiers de son chiffre d’affaires si mes souvenirs sont bons).

Et s’il faut interdire les animaux sauvages dans les cirques d’hiver, alors autant aussi fermer les parcs zoologiques et emmener nos enfants découvrir les animaux sauvages dans la réalité virtuelle des écrans de nos tablettes tactiles.

Je pense donc qu’une solution de compromis existe à la question posée.

Il convient d’encourager la création de cirques d’hiver si l’on veut sauver LE cirque !

Mon projet « AnimaParc » est toujours consultable à l’Agence d’urbanisme.

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Bérimont à l'Université de Valenciennes

3 Février 2017 , Rédigé par Jean-Marie Allain

"Soleils ! Entre Avesnois et Canada" Elise Bérimont.

Vernissage le 10 février 2017 à 18h avec des textes de Luc Bérimont slamés par Nevché

Exposition du 30 janvier au 16 février 2017

Du lundi au vendredi de 12h à 14h et de 16h à 18h30

Samedi de 11h à 18h

Centre d’Arts Ronzier, Bd Harpignies à Valenciennes, Université e Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis .

Deux conférences auront lieu sur place en écho à l’exposition :

Le vendredi 10 février à 18h, « Du Bois Castiau à Québec : un

pays intérieur retrouvé » par Marie-Hélène Fraïssé, Productrice à

France Culture et écrivain, femme de Luc Bérimont

Le mardi 14 février à 18h, « Défroisser Froissart »

par Stéphane Hirschi, Professeur de littérature moderne et contemporaine.

 

Les oeuvres visuelles présentées dans le cadre de l’exposition

SOLEILS ! Entre Avesnois et Canada, s’inscrivent en écho à deux

oeuvres de l’écrivain et poète Luc Bérimont (1915-1983), son récit

d’enfance « Le Bois Castiau » (Robert Laffont 1963, réédition Castor

Astral 2015) ainsi que le poème en onze chants « Soleil algonquin »

écrit en hommage aux indiens rencontrés lors d’un voyage au Québec

en 1978, publié de façon posthume (Cahiers Froissart, 1989, Presses

Universitaires de Valenciennes). Un extrait de c e poème visionnaire

, dont les thématiques liées au néocolonialisme et à l’anthropocène

sont plus que jamais d’actualité, a accompagné le workshop mené par Élise Bérimont avec les étudiants en art.

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courses cyclistes, un élu jeumontois dérape

3 Février 2017 , Rédigé par Jean-Marie Allain

J’ai pris connaissance dans l’ hebdomadaire « La Sambre » de la « colère » à notre égard de mon collègue Thomas Piette, maire-adjoint de Jeumont, suite à notre absence à l’AG des Signaleurs et au reproche de notre absence d’engagement financier envers cette association.

Je comprendre son sentiment mais je souhaite  amener quelques précisions pour éviter que sa colère ne se transforme en rancune.

1°) Nous n’avons pas reçu d’invitation pour cette réunion.

2°) Je ne vais pas pour autant invoquer cet argument pour justifier notre absence puisque, même si nous l’avions reçue, la municipalité de Marpent n’aurait pas été représentée pour plusieurs raisons.

La première, c’est que lorsque cette association s’est créée, il s’agissait d’une émanation de l’UVJM, club cycliste Jeumont-Marpent, les élus, en tout cas ceux de Marpent, avaient tenu un langage clair : il ne suffit pas de couper une association en deux pour obtenir deux subventions.

La seconde raison, c’est le fait que ces signaleurs, au demeurant très sympathiques, sont payés lors des courses et que la subvention n’a d’autre but que de majorer cette « indemnité » : c’est donc un choix politique pour la commune qui finance mais qu’on ne peut pas imposer à ceux qui ne partagent pas cette conception.

Je rappelle que lors du passage des « Quatre jours de Dunkerque », les signaleurs de « Jeumont Marpent » sont allés à Rousies moyennant finance alors que nous avons dû mobiliser nos agents municipaux comme « signaleurs ».

Je rappelle aussi que de nombreux jeunes jeumontois sont inscrits au club de football de Marpent (dont le nombre de licenciés dépasse celui de Jeumont) et que nous n’avons jamais exprimé de colère quant au fait que c'est  la commune de Jeumont qui perçoit les subventions « politique de la ville ».

La troisième raison, c’est qu’aucune activité des signaleurs n’existe sur Marpent dans l’année civile. Dans ces conditions, on ne voit pas à quel titre nous pourrions les subventionner, même si nous avons eu la gentillesse de leur prêter une fois la salle des Fêtes pour une soirée qui n’a drainé que deux personnes (dont moi-même) et un garage pendant un an pour stocker le matériel qu’ils utilisent en réalité à Jeumont !

Enfin, je ne peux que déplorer le nom de cette association qui s’intitule « Jeumont-Marpent » puisqu’il n’y a plus de course cycliste à Marpent depuis plusieurs années. Là encore, Il ne suffit pas d'ajouter le nom d’une commune dans le titre d’une association pour exiger de ladite commune une subvention. Ou alors, ils peuvent s’appeler « signaleurs du Val de Sambre « et solliciter l’agglomération.

Si demain, l’association décidait de s’appeler « Jeumont-Marpent-Colleret- Assevent-Rousies » , je ne suis pas sûr que les collèges de ces communes réagiraient autrement

Cette « analyse « n’enlève rien au capital de sympathie que véhiculent ses animateurs.

Mais si demain il se créait une association des « arbitres » Jeumont-Marpent », nous aurions la même analyse et je pense que les contribuables marpentois partageraient notre position.

J’ai le sentiment que les signaleurs comprennent cette situation car je n’ai jamais entendu un reproche de leur part sur ce thème. la  méconnaissance du sujet par notre collègue a peut-être pu le mener dans l’erreur de jugement, toute pardonnée croyez-le bien. Tout le monde peut se tromper.

 

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