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Le blog de Jean-Marie Allain
Articles récents

L'ultimatum climatique : signez l'appel!

18 Novembre 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

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  • L'ultimatum climatique, l'appel pour la conférence de Copenhague

ultimatum climatique

Monsieur le Président,

Au mois de décembre de cette année se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Confrontés au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto qui soit à la hauteur des enjeux que nous allons devoir tous ensemble affronter dans les décennies à venir. Le résultat de cette conférence dessinera l’avenir climatique de l’humanité. Or comme le rappelait il y a un an le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, « nous sommes au bord d’une catastrophe si nous n’agissons pas ».

Acteurs reconnus de la protection de l’environnement, des droits humains et de la solidarité internationale, conscients des responsabilités qui sont les nôtres, nous avons décidé pour la première fois de parler d’une seule voix pour vous exprimer publiquement notre préoccupation et vous appeler à agir avec ambition et détermination lors de la Conférence de Copenhague. Au regard de l’ultimatum climatique auquel l’humanité est confrontée aujourd’hui, Monsieur le Président, vous aurez rendez-vous avec l’Histoire en décembre 2009.

Le réchauffement du système climatique est sans équivoque. L’activité humaine en est la cause. Ses impacts se font déjà ressentir en différents points du globe, notamment par la multiplication des catastrophes climatiques. Si nous n’agissons pas maintenant, ils seront sans aucun doute encore plus dévastateurs. C’est le constat sans appel de 2 500 scientifiques du monde entier qui ont reçu collectivement le Prix Nobel de la Paix en 2007 pour leurs travaux sur le phénomène des changements climatiques. Depuis, de nouveaux éléments scientifiques montrent, chaque jour, que le climat se dérègle au-delà des prévisions les plus pessimistes, avec des conséquences bien plus précoces que prévues et d’ores et déjà visibles.

S’il est encore difficile d’évaluer avec précision l’amplitude des impacts, le danger est en revanche déjà certain. Ecosystèmes ravagés, variabilité climatique extrême, hausse du niveau des océans… : les premières victimes de ces catastrophes en chaîne sont les populations déjà vulnérables en Afrique subsaharienne, en Asie centrale, du Sud Est ou dans de nombreux pays insulaires. La sécurité alimentaire, l’accès à l’eau ou à la terre sont gravement menacés et des centaines de millions de personnes risquent d’être poussées à l’exode, grossissant les rangs de ceux que l’on nomme les « réfugiés climatiques ». Dans un monde de crises, nous craignons que la guerre, l’autoritarisme, les inégalités, la misère  et la souffrance humaine prennent encore un peu plus le pas sur la paix, la dignité humaine et la démocratie.

L’urgence climatique nous commande donc d’agir à la hauteur des périls qui sont devant nous. Nous maîtrisons déjà la plupart des technologies nécessaires pour relever le défi d’un mode de développement qui intègrerait à sa juste mesure l’impératif climatique. De plus, cette rupture avec un modèle de développement hérité d’un passé révolu recèle des opportunités d’économies, d’emplois et d’innovations considérables. Encore faut-il que nous prenions la décision politique de le faire.

Tout d’abord, il faut impérativement parvenir à stopper la croissance des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2015 avant de les faire décroitre. C’est la seule voie pour limiter le réchauffement des températures bien en-dessous de 2°C, seuil au-delà duquel la capacité à s’adapter de nos sociétés et des écosystèmes est menacée. Pour ce faire, Les pays industrialisés, dont la France, doivent s’engager collectivement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2020 par rapport à 1990.

Mais cela ne sera pas suffisant. Les pays en développement doivent, eux aussi, mettre en place les politiques industrielles, énergétiques et agricoles qui limiteront la croissance de leurs émissions avant de les réduire, sans compromettre leur légitime aspiration au développement économique et social. L’accord de Copenhague devra permettre à ces pays d’évoluer vers des modèles sobres en carbone. Il devra aussi leur permettre de s’adapter aux conséquences inévitables du changement climatique.

Pour nombre d’entre eux, en particulier les plus vulnérables, ces actions ne pourront se faire sans le soutien financier et technique des pays industrialisés. Les besoins d’ici à 2020 sont évalués à plus de 100 milliards d’euros par an. C’est moins de 10% des dépenses militaires mondiales.

Responsables de la majorité des émissions de gaz à effet de serre aujourd’hui dans l’atmosphère, munis de capacités d’action plus fortes, les pays industrialisés portent la responsabilité morale, légale et économique de mener le combat contre le dérèglement du climat. Monsieur le Président, vous vous devez de prendre la tête de ce combat qui est sans aucun doute l’enjeu de ce siècle. Notre avenir commun dépendra dans deux cents jours des choix politiques qui seront faits.

Serge Orru, WWF-France
Pascal Husting, Greenpeace France
François Danel, Action contre la Faim
Olivier Braunsteffer, Care France
Souhayr Belhassen, FIDH
Nicolas Hulot, Fondation Nicolas Hulot
Anne Bringault, Les amis de la terre
Michel Bruguière, Médecins du Monde
Luc Lamprière, Oxfam France Agir Ici
Sandrine Mathy, Réseau Action Climat
Michel Roy, Secours Catholique


Plus de 300 000 citoyens ont déjà signé l'Appel sur www.copenhague-2009.com
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Transports : intox maximum pour service minimum

15 Novembre 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #TRANSPORTS

La grande réforme annoncée par N.Sarkosy sur le service minimum des transports se révèle une supercherie et ce ne sont pas les aplombs de Xavier Bertrand qui pourront la dissiper.
En cas de grève, la SNCF s'engage à faire au mieux avec le personnel en place.
Cela ne garantit aucun niveau de trafic.
Il faut donc un toupet extraordinaire pour affirmer le contraire.
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Hold-up sur le 1 % logement

15 Novembre 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain

On a souvent accusé l'Etat de reprendre la manne du 1% logement pour financer ses propres politiques publiques , notamment la politique de la ville.
Et bien l'on se dit aujourd'hui, quand on voit les dérives scandaleuses des salaires des dirigeants des CIL (250 000 euros par an pour certains), que l'Etat aurait dû tout reprendre.

Ce n'est pas la mise en place de comités de rémunérations au sein de ces organismes paritaires qui va régler le problème.

Les CIL, nés dans le Nord grâce à une certaine philosophie du patronat chrétien,ont joué un rôle déterminant dans la politique du logement.

Ce n'est pas une raison suffisante pour les maintenir aujourd'hui si la plupart sont corrompus.
L'Etat pourrait encaisser directement cet argent sans passer par des intermédiaires coûteux, voire obliger l'employeur à le mettre sur la fiche de paie des salariés puisque cet argent est d'abord le leur.

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L'électricité verte, alliée du "tout électrique" ?

9 Novembre 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

Installer des panneaux photovoltaïques ou des éoliennes pour produire de l’électricité qui sera revendue à EDF compte tenu du prix attractif d’achat permet en période de pointe de limiter le recours aux centrales charbon très polluantes mais me pose néanmoins un petit problème.

D’abord en bilan carbone, il convient de savoir où sont fabriqués ces panneaux ou ces éoliennes.

Faire venir par camion l’uranium de Sibérie pour une centrale nucléaire n’est pas positif mais il ne faut pas pour autant faire venir des panneaux photovoltaïques ou des éoliennes de l’étranger si l’on ne veut pas se prendre la même critique.

Ensuite, comme l’électricité ne peut se stocker, on encourage sa consommation quand il y en a trop. De fait, toute production d’énergie électrique dite verte, qu’elle soit d’origine hydraulique, photovoltaïque ou éolienne,  tantôt participe à cette surproduction passagère et conforte le modèle nucléocrate et les comportements « tout électrique » qu'il génère, tantôt, parce qu’elle permet en période de pointe d'éviter un recours plus massif aux kilowatts d’origine nucléaire qu'il faudrait produire ou le recours au charbon, elle joue le rôle d’une alternative (d'une béquille ?) qui permet à la production électrique nucléaire de faire face aux soubresauts de la demande formatée pour consommer toujours davantage de kilowatts.


C'est la raison pour laquelle le choix du solaire thermique me semble par principe plus sympathique que le solaire photvoltaïque qui,de plus en plus à s'apparenter à un placement financier plus qu'à un geste environnemental.
A terme, l’idéal  est bien entendu de pouvoir se passer totalement du nucléaire grâce à une baisse drastique de la consommation d’énergie (bâtiments basse consommation) et au recours massif aux énergies renouvelables .Est-ce encore possible ? On veut y croire.

Mais dans l’attente, force est d’admettre que l’énergie électrique, quel que soit son mode de production, aurait dû être soumise à la taxe carbone.

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L'élection des délégués intercommunaux au suffrage universel

4 Novembre 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #AGGLO INTERCOMMUNALITE

C'est une exigence démocratique réclamée depuis des lustres par tout le monde.
Il est vrai qu'elle relève du bons sens puisqu'il n'est pas normal que nous siégeons à l'intercommunalité, où sont les enjeux financiers sont considérables, sans avoir de mandat explicite de la part des électeurs, et sans avoir l'obligation de leur rendre de compte.

Le projet de loi sur la réforme des collectivités locales prévoit donc de faire élire au suffrage universel ces futurs délégués mais selon des modalités qui peuvent laisser perplexes.

Les délégués intercommunaux dans les communes de 500 habitants et plus
seraient les premiers de la liste municipale !

Certes, en disant cela, on les faire élire au suffrage universel mais c'est tout de même un raisonnement tiré les cheveux !

Soit les citoyens, au moment du vote, n'auront aucunement à l'esprit, que les élus pour lesquels ils votent seront aussi des conseillers à l'intercommunalité.
Ce sera le cas de la majorité.
Soit ils y penseront mais n'auront pas d'autre choix que d'envoyer les premiers de la liste.
Or, sur une liste, certains candidats peuvent être plus aptes ou plus motivés que d'autres à siéger à l'intercommunalité.
Le maire, qui n'était pas forcément intéressé pour siéger à l'intercommunalité, n'aura pas le choix.
La réforme offcialise le cumul des mandats !
Il pourra toujours démissionner, ce sera le suivant dans la liste je suppose mais  pas forcément pour autant le plus apte ou le plus motivé.

Le vrai suffrage universel serait qu'il y ait deux listes de candidats sur le bulletin, une liste pour la commune et une pour l'intercommunalité.
 





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Les fuites de carbone

4 Novembre 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

C'est l'illustration que la bonne idée peut avoir des effets inverses à ceux qui sont recherchés.

" Une taxe qui réduit la consommation de pétrole sur un territoire provoque une diminution de son prix mondial et encourage ainsi un accroissement de la consommation des nations qui n'ont pas institué un tel impôt !"

Dans le mêmr ordre d'idée, si la taxe est faible, elle n'a pas d'effet mais si elle est forte, elle peut conduire des entreprises à se délocaliser pour aller dans un pays où elle n'existe pas et où elles pourront polluer à bon marché.

(Jean Tirole, Prix Nobel d'éconmie 2007, dans "le Monde "du 3 novembre).

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2010 sera l'année de la tornade fiscale

30 Octobre 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #REFORME DES INSTITUTIONS

L’année 2010 sera marquée par la suppression de la Taxe Professionnelle et par la mise en œuvre de la Taxe Carbone.

 

La Taxe Professionnelle (TP) que les entreprises versent à l’intercommunalité s’est souvent vue reprocher de pénaliser l’investissement et d’être responsable de certaines délocalisations.

 

Au nom de la compétitivité économique, le gouvernement va supprimer cette TP qui va laisser la place à une contribution économique Territoriale (CET) composée d’une cotisation locale d’activités (assise sur le foncier de l’entreprise) et, complétée par une cotisation complémentaire basée sur la valeur ajoutée.

Mais outre que le montant de cette dernière sera fixé nationalement (enlevant aux intercommunalités leurs prérogatives fiscales), seulement 20 % du produit de cette cotisation resterait au niveau intercommunal, les 80 % allant aux régions et départements .
Ces derniers ne percevraient plus la taxe d’habitation, impôt qui serait réservé, de même que le foncier, aux communes et aux intercommunalités.

 

Les intercommunalités craignant par conséquent de ne pas retrouver leur niveau de TP, il est prévu de compléter leurs nouvelles ressources par une série de recettes complémentaires comme la taxe sur les surfaces commerciales.

 

Les élus de ces intercommunalités sont d’autant moins rassurés que l’Etat ne s’est pas engagé au maintien de leurs ressources au-delà de la première année dans la mesure où il veut profiter de cette réforme pour réduire les écarts entre les territoires et freiner les dépenses des intercommunalites.

 

Mais, réduire les recettes des intercommunalités aura des conséquences directes sur les communes.

 

D’abord parce que cette perte de richesse des intercommunalités limitera leurs capacités d’intervention sur nos communes.

Ensuite parce que cette diminution de moyens obligera la plupart des intercommunalités qui n’ont pas encore de fiscalité sur les ménages (c’est le cas en Val de Sambre) à envisager de la mettre en place.

 

Enfin, la suppression de la TP devrait entraîner la disparition du Fonds Départemental de Péréquation de la TP, fonds qui collectait également de la TP auprès des très grosses entreprises pour la redistribuer aux communes proches censées accueillir une partie des salariés de ces mêmes entreprises.

Pour les communes, cela signifie la disparition de la dotation provenant de la péréquation de la Taxe Professionnelle, soit pour Marpent plus de 70 000 euros par an.

 

A ce nuage noir fiscal vient s’ajouter la taxe carbone qui devient pour les communes la farce carbone.

Il faut savoir que les communes, contrairement aux ménages, ne récupèreront pas de chèque et verront donc augmenter le coût de l’énergie pour le chauffage des bâtiments communaux et le carburant des véhicules municipaux.

L’incidence sur nos dépenses sera de plus de 10 000 euros.

 

Je regrette que cette taxe ne soit pas prélevée sur les profits faramineux des compagnies pétrolières et des sociétés d’autoroutes et que son produit de la taxe ne soit pas aussi redistribué aux communes qui font ou s’engagent à faire des efforts dans les économies d’énergie.

 

Le Département verra quant à lui augmenter ses charges de chauffage de tous ses bâtiments et ses factures  de carburant , pour le transport inter-urbain et celui des collégiens. Autant de dépenses qui vont se répercuter sur les impôts locaux des contribuables.

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Une artiste fantastique

29 Octobre 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

L’artiste Nicole Coorens, installée rue de la mairie à Marpent, figure désormais dans le Larousse Drouot des artistes côtés.

Née en Belgique en 1958, Nicole Coorens a commencé sa formation aux arts graphiques à l'Académie des Beaux Arts de Charleroi.

En même temps, elle étudie la peinture à l'atelier de Freddy Denis, peintre et décorateur, spécialiste en trompe l'oeil depuis sept générations.
Ensuite , elle participe à des stages de formation en encadrement et restauration d'encadrement chez Salgaro, encadreur et restaurateur papier pour les musées d'Orsay et de Mariemont en Belgique.
Depuis 2006, elle vit à Marpent et accueille les visiteurs toujours avec le  sourire.
Dans ses tableaux, matières et couleurs prennent une part importante, tout comme son sens du détail,
lorsqu'elle aborde les thèmes animaliers et humains sous l’angle du fantastique.

 

Le Larousse « Drouot artistes côtés » est accessible sur internet.

 

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L'impact de la réforme des collectivités sur les petites communes

28 Octobre 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #REFORME DES INSTITUTIONS

La réforme des collectivités territoriales, en l’état actuel du projet, aura des incidences importantes sur nos petites communes.

 

- L’élection dans les communes de 500 habitants et plus se fera au scrutin de liste (avec représentation proportionnelle et disparition du panachage).

C’est une bonne mesure puisqu’il n’est pas juste que les perdants n’aient aucun siège, qu’il est parfois bon d’avoir une opposition (si celle-ci est constructive) et que le panachage est d’abord un outil de règlement de compte pour faire payer au maire les refus qu’il a pu octroyer de son mandat (alors que c’est son rôle de ne pas tout accepter).

 

-Les délégués communautaires de ces mêmes communes seront élus dans l’ordre de présentation des candidats sur la liste.

Cela empêchera à un élu de siéger à l’intercommunalité s’il n’est pas d’abord élu municipal.

Ce serait pourtant sain d’avoir des élus qui fassent un peu abstraction de l’intérêt communal pour se consacrer à l’intérêt communautaire, même si cela risque effectivement en retour d’affaiblir encore un peu plus le pouvoir des communes.

 

-Les délégués des communes de moins de 500 habitants seront le maire et, le cas échéant, d’autres conseillers désignés dans l’ordre du tableau.

 

(Dans tous les cas, c’est donc l’électeur et plus le conseil municipal qui désigne les représentants à l’intercommunalité).

 

- Possibilité de création à la majorité qualifiée de métropoles d’au moins 450 000 habitants, en levant aux petites communes membres la quasi-totalité de leurs prérogatives.

 

- Limitation des financements croisés entre collectivités territoriales.

Une clarification des compétences (aujourd’hui enchevêtrées) aurait suffi car là, on court le risque d’empêcher le montage financier de nombreux projets

 

- La création du conseiller territorial élu sur la base d’une circonscription beaucoup plus vaste que l’ancien canton et siégeant à la fois au Département et à la Région peut séduire dans sa volonté de réduire le nombre d’élus et de rapprocher l’élu du citoyen (qui connait son conseiller régional ?) mais

risque de faire disparaître la proximité du Conseiller Général et de favoriser le cumul des mandats (on pourra être à la fois maire, député et conseiller territorial si aucun amendement n’est voté !).

L’élection  de ces conseillers territoriaux sur la base d’un scrutin de liste proportionnel à deux tours va d’autre part politiser le scrutin (certes, la politique n’est pas un gros mot) puisqu’on imagine mal qu’une liste se déclare non apparentée comme cela pouvait se faire avec des candidatures individuelles à l’échelle d’un canton (c’est cela aussi la liberté de penser).

Cette élection va par ailleurs créer deux sortes d’élus, l’un qui sera attaché au territoire et l’autre qui sera un produit de la proportionnelle, souffrant d’un manque évident de légitimité.

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Le pschitt annoncé de la politique de la ville

27 Octobre 2009 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

L'écart ne se réduit pas entre les courbes du chômage dans les quartiers classés en politique de la ville et la moyenne des zones urbaines.
Cela semble alarmer la puissance publique.
Ce n'est pourtant pas une surprise.
Fadela Amara reprend le refrain bien connu : " si nous n'avions rien fait, ce serait pire".
Mais, comme disait Lénine, les faits sont têtus.. et les chiffres aussi.

La politique de la ville est déjà un scandale dans son découpage.
Maire d'une commune où le chômage touche 23 % des actifs, je suis consterné de voir que des communes où le taux de chômage est plus faible (et avec des ressources proportionnellement plus importantes) glane des millions d'euros au point parfois d'en gaspiller allègrement.

J'ai vu aussi, dans mon travail de sociologue, des quartiers repris en politique de la ville alors que les indicateurs préconisaient l'inverse mais le poids de certains élus a plus de d'influence qu'une nuée de techniciens, eussent-ils leur casquette Etat sur la tête.
On a voulu la décentralisation, on prend aussi ses défauts avec !

La politique de la ville n'est pas une usine à gaz, c'est un ensemble d'usines à gaz,
probablement le plus grand gaspillage d'argent public depuis que la république existe.
Les opérations ANRU ont amplifié cetrte dérive, incitant les communes à casser le maximum et à se lancer dans des projets pharaoniques sans se soucier des besoins locaux.

C'est enfin un dispositif extrêmement discriminatoire qui, sous prétexte de booster les quartiers en difficultés des villes, pénalise les bourgs et communes de petite taille alors qu'elles ont parfois plus de ménages précaires.
Seule la Région du Nord a eu une politique correcte et a continué à soutenir ces communes pendant que l'Etat se désengageait.
Il faut abolir le zonage et revenir à l'échelle de la commune, quelle que soit sa taille, en tenant compte les véritables indicateurs d'exclusion (ce que j'appelle un indice de précarité) et les ressources de la commune.
C'est le seul moyen d'en finir avec le tonneau des Danaïdes.

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