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Le blog de Jean-Marie Allain

Articles récents

Facture verte et fracture sociale

9 Février 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Je regrettais déjà il y a quinze ans, comme Président d'Habitat Pour Tous, qu'on nous impose des prix de référence plus bas pour produire du logement très social comme si les familles habitant ces logements avaient moins de besoins que les autres.
Le mode de financement imposait au bailleur très social de faire des logements passoires alors que c'est sur ces logements qu'il aurait fallu mettre le paquet en termes d'économie d'énergie.

Habitat basse consommation, nourriture bio, véhicules non polluants, panneaux photovoltaïques : l'adoption d'un mode de vie écolo est en passe de devenir un signe extérieur de richesse.
Certes, ces acquisitions permettent de faire ensuite des économies mais le surcoût à l'achat pénalise les plus modestes... et avantage les plus aisés puisque ces achats leur permettent ensuite de faire des économies.
Eh oui, les dépenses vertes accentuent les inégalités sociales !

Valérie Létard se propose d'allouer une subvention directe aux propriétaires modestes pour financer des travaux d'isolation.
(C'est un peu le sens de notre choix d'exonérer à 50 % du foncier bâti les propriétaires qui réalisent des travaux d'économies d'énergie, sauf que la loi nous interdit de moduler l'aide selon les revenus et que le seul intérêt devient dans ce cas, non pas social mais climatique)

L' idée de notre secrétaire d'Etat est généreuse mais cela n'empêchera pas aux locataires pauvres du parc privé très social et souvent énergétivore de continuer à se chauffer avec des radiateurs électriques ou des poëlles au pétrole.

Yves Cochet, le député Vert, propose d'allouer des quotas de rationnement des ressources rares comme l'essence.
C'est une fausse bonne idée car elle impose supprimer les taxis puisque les riches peuvent plus facilement que les gens modestes y trouver un véhicule de subsitution alors que les plus modestes se rabattraient sur les bus qui se verraient ainsi conforter dans le rôle d'accueil des derniers de la classe.

Bref, on tourne en rond et se serait tellement plus simple de réduire les écarts de revenus en fixant un revenu maximal d'existence.

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Les paradis fiscaux du Val de Sambre

4 Février 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #EMPLOI ET DVLPT ECONOMIQUE

Je tiens tout d’abord à souligner la grande qualité du document qui sert de base à ce débat d’orientation communautaire.

Clair, bien illustré, il permet d’avoir une vision globale de ce que réalise notre agglomération, vision que nous n’avons pas tous dans la mesure où nous sommes investis dans d’autres commissions.

Merci donc à Christophe et aux techniciens de l’agglo qui ont réalisé ce document.

 

Je voudrais maintenant poser une question et formuler une suggestion.

 

Dans le tableau qui récapitule l’ensemble de l’offre en zones d’activités maîtrisées par l’AMVS, n’apparaissent pas les zones de la Spie à Ferrière la Grande et celle de la Solre à Rousies.

Est-ce volontaire ?

 

Quant à ma remarque, elle porte sur le dispositif des Zones Franches Urbaines (ZFU).

Ce dispositif d’exonérations fiscales a été créé en 1995 par Jean Claude Gaudin et Alain Juppé pour favoriser le développement économique dans les zones sensibles.

Une ZFU existe dans l’agglomération.

 

Un récent rapport de l’Observatoire National des ZUS confirme ce que tout le monde pressentait : les ZFU ressemblent à s’y méprendre à des paradis fiscaux qui coûtent 350 millions d’euros par an à l’Etat.

La moitié des entreprises établies en ZFU profitent de l’effet d’aubaine et ne compte aucun emploi, les autres ont souvent délocalisé et transplanté leurs emplois sans en créer de nouveaux.
Certes, Sous-le-Bois et l'Epinette nesont pas encore Monaco et Andore mais enfin...
J’ai vu moi-même une entreprise quitter Marpent pour s’installer dans la ZFU sans aucune création d’emploi.

 

L’Etat, conscient de ces dérives, a supprimé depuis 2009 les exonérations sur les plus gros salaires, mais du coup les salariés ont plus de probabilité de voir leur salaire stagner (le rapport de ONZUS constate cette précarisation salariale des ZFU) et les entreprises qui se sont installées dénoncent le non respect des engagements pris par l’Etat.

 

Au vu de ces différentes éléments, et compte-tenu que la ZFU est présenté comme un outil du développement économique, je souhaiterais, Monsieur le Président, qu’une note de bilan de la ZFU soit remise aux élus lors d’un prochain Conseil Communautaire, une note dans laquelle nous pourrions cerner, parmi le nombre d’emplois créés, la part d’emplois provenant d’une délocalisation et la part d’emplois réellement créés.

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Métrospoliation, histoire d'un néologisme...

4 Février 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #politiques régionales

J’ai écrit une note en septembre 1997 intitulée « la métropolisation à l’épreuve des faits » dans laquelle je présentais les différentes postures à l’égard de la question métropolitaine.

 

La première, fondée sur le modèle théorique du géographe allemand Christaller (on l’appelle le modèle « christallérien »), affirme que c’est la métropole qui tire le reste, que ce qui est bon pour la locomotive est bon pour les wagons qu’elle tire.

Ce modèle prône en quelque sorte une répartition inégalitaire, respectant une hiérarchie urbaine, espérant que cette répartition sera bénéfique pour tous.

C’est le modèle de la métropolisation que l’on nous a chantonné durant 25 ans.

 Or, les études menées à la fin de années 90 par le Conseil Régional à l’occasion de l’élaboration du Schéma Régional d’Aménagement du Territoire ont révélé que durant cette période, s'il est vrai que les retombées étaient incontestables pour les territoires proches de la métropole, les territoires les plus éloignés avaient décroché de la dynamique et les écarts de richesse s'étaient renforcés.

L’effet de la métropolisation serait donc incontestable mais aurait des limites géographiques au-delà desquelles c’est l’effet inverse qui se produit.

 La dynamique métropolitaine se réaliserait donc, non pas sans effet sur les territoires périphériques, mais à leur détriment.

 

D’où le concept de «  métrospoliation »  que j’ai alors lancé pour la première fois en février 1999 , devant plus de 500 personnes, lors d’une table- ronde d’un forum organisé par l’ORAH (Observatoire Régional de L’Aménagement et de l’Habitat)  sur le thème « 25 ans d’aménagement et de développement en région Nord-Pas-de-Calais : bilan et perspectives ».

 

Cette expression avait jeté un froid dans la salle mais fut reprise quelques jours plus tard par M.Blanquart, le journaliste et responsable de l’hebdomadaire Autrement dit.

 

Depuis, l’expression a fait flores et pas plus tard que ce mercredi 3 février, dans le reportage consacré par le journal Le Monde, au Nord – Pas-de-Calais, Michel Delberghe parle de ces bassins en crise qui s’insurgent contre la « métrospoliation « !

 

Voilà contée la petite histoire du cheminement d’un concept que j’ai forgé à partir d’un néologisme et dont je voudrais dire que, s’il a peut-être l’avantage d’être journalistiquement parlant, il ne doit pas nous amener à développer une culture anti-métropolitaine mais bien nous inciter à réclamer une accélération du temps d’accès à la métropole, seule condition pour que demain, nous en soyons également partie intégrante.

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Compétitivité de la France

2 Février 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #EMPLOI ET DVLPT ECONOMIQUE

L’épouvantail de la concurrence des pays émergents est obstinément agité pour expliquer la moindre compétitivité de la France et ses répercussions sur l’emploi.

Jean Peyrelevade vient opportunément rappeler dans Libé de ce lundi que l’économie française est aussi et surtout en perte de vitesse par rapport aux autres pays européens.

-       Baisse de la part d’exportation de nos marchandises dans la zone euro

-       Baisse  dans la zone euro de la valeur industrielle ajoutée produite en France

Avant d’accuser le capitalisme mondialisé (une façon commode d’attendre l’hypothétique grand soir), Il y aurait donc des raisons spécifiques sur lesquelles les politiques économiques auraient plus de prise.

Reste à identifier la spécificité française en Europe.

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Plus belle la vie...?

2 Février 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

Certains s'obstinent à vouloir nous faire travailler plus longtemps, sous prétexte que l'espérance de vie augmente.
Le raisonnement paraît évident mais n'en est pas moins stupide.
La focalisation sur les séniors fait oublier à nos experts que la pyramide des âges n'est pas faite que de la strate des aînés.

L'idée d'une retraite à la carte dont parle F Bayrou est une bonne idée mais elle est dangereuse dans la mesure où elle peut se traduire par un maintien d'un nombre très important de séniors après 60 ans.
Cette idée est intéressante si à partir de 55 ans, on peut choisir la retraite progressive et sans pouvoir dépasser 60 ans si on dispose de ses trimestres de cotisation.
Je ne suis pas sûr qu'on soit sur la même longueur d'ondes.
Même Martine Aubry a récemment dérapé sur le sujet tant il est vrai qu'on nous martlèle que l'espérance de vie ne cesse d'augmenter.

Et si vous n'en êtes pas sûr, allez faire un tour dans une maison de retraite.
Vous verrez qu'après 70 ans, c'est plus belle la vie....


S'il est un sujet sur lequel la gauche dite radicale a parfaitement raison, c'est celui-là.
Il ne faut aucun compromis.
il faudra même revenir sur la loi Fillon.

Si les caisses de retraites ont besoin de cotisants, les entreprises peuvent embaucher des jeunes et des femmes qui se heurtent au mur de la discrimination et du chômage.
On aura fait d'une pierre trois coups : diminution du chômage, réduction des injustices et renflouement des caisses de retraite.

L'élection de 2012 se jouera en partie sur ce dossier majeur.

A moins qu'un référendum sur le sujet soit organisé comme le suggère Christiane Marty, membre du Conseil scientifique d'Attac...

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Le Front de gauche décimé par le H1N1

31 Janvier 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #AGGLO INTERCOMMUNALITE

Lors des vœux de l’agglomération,  les habitués du microcosme politique sambrien ont probablement remarqué que les représentants du groupe « La Sambre en Mouvement » de Bernard Baudoux n’étaient pas tous au rendez-vous..

Alors que Bernard Baudoux, en  participant à la table ronde, donnait son quitus au Pacte Territorial, on pouvait remarquer que plusieurs  de ses camarades étaient ce jour-là aux abonnés absents, en maladie diplomatique pour la plupart.

Fallait-il ou non aller à cette cérémonie ?

Bref, les partisans de la ligne «  dure », qui se retrouvent aussi partisans du Front de Gauche, ont estimé que cette présentation était trop proche des élections régionales et n’avaient pas fait l’objet d’un débat au sein du conseil communautaire.

Sur la forme, il est clair que tout cela est aller un peu vite mais l’agglomération n’avait pas forcément le choix de faire autrement, sauf à perdre un an dans l’engagement des partenaires.

Avec plus de débat, nous serions d’ailleurs probablement parvenus au même résultat ou presque.

Sur le fond, au vu des engagements pris par l’agglomération dans ce Pacte pour améliorer la logique d’équité territoriale, notamment en faveur des communes péri- urbaines, il nous a semblé normal d’y être et Marpent avait donc plusieurs représentants présents.

J’estime d’autre part que le fait d’assurer une vice-présidence n’est pas compatible avec le fait de boycotter la cérémonie des vœux.
Quand on en arrive à ce point de tension, on prend ses responsabilités...
C'est plus courageux que de dire qu'on a une gastro ou la grippe.

Il  n’en demeure pas mois que, comme si de rien n’était, le groupe va se retrouver cette semaine pour discuter du prochain débat budgétaire alors que depuis un mois que la présentation du Pacte est prévue, aucun réunion n’a eu lieu…histoire de mieux contourner les obstacles.

Les membres du Groupe qui ne sont pas communistes assistent en spectateurs silencieux à cette partie de pocker menteur. 
Et commencent à se lasser de compter les points.

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Les nuisances pour les uns, les recettes pour les autres

28 Janvier 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #Fiscalité

Le projet de réforme sur la fiscalité locale crée un Impôt Forfaitaire sur les Entreprises de Réseaux (IFER) , destiné à compenser la disparition de la taxe professionnelle.
Le produit de cet impôt est destiné aux intercommunalités, aux régions et aux départements.
Cet impôt forfaitaire s'appliquera aux transformateurs électriques, sur la production électrique (parc élioen par exemple) et sur les antennes-relais.
Un site de production amène du foncier bâti à la commune (même une éolienne).
Par contre, pas une antenne-relais.
Les communes ne percevront donc rien de ces antennes-relais alors qu'elles ne peuvent s'y opposer et que ce sont leurs habitants qui se trouvent exposés aux champs électro-magnétiques.
Question de justice sans doute...
Il faut peut-être que les communes disposant d'antennes-relais sur leur territoire se regroupent pour faire entendre leur voix...
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Biodiversité et emploi

27 Janvier 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

Matthieu Quiret, journaliste, consacre un superbe article dans les Echos de ce mercredi aux emplois de la bio-diversité.
La bio-diversité est actuellement le parent pauvre du développement durable.
Chroptères et amphibiens font encore sourire de temps à autre dans nos réunions mais c'est tout à l'honneur de notre agglomération (et de la région Nord Nord-Pas-de-Calais) de s'être engagée très tôt dans un programme Trame Verte.
La protection de la bio-diversité génère une activité économique de plus en plus importante compte-tenu des contraintes imposées par la législation aux porteurs de projets de construction ou d'aménagement.
Le rapport de Valérie Létard sur la croissance Verte table sur la création de 40 000 emplois d'ici 2020.
Ces emplois couvrent autant les métiers de l'ingénierie écologique de haut niveau (botanistes,entomologistes...) que les filières de terrain (pour réaliser les aménagements spécifiques).
Comme quoi il y a encore des niches en matière de filières de formation et de création d'entreprises.
La difficulté que nous avons parfois à trouver des prestataires sur les projets de valorisation de nos zones humides le démontre.

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Propriétés sans propriétaires

27 Janvier 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #EVENEMENTS

Alors  que le grand froid est de retour, la question des logements vides ne peut nous laisser indifférents.
Personne ne peut contester qu'il existe une multitude d'outils mais l'élu que je suis regrette néanmoins qu'ils restent encore inadaptés ou insuffisants.

Ains, la loi Raffarin d'août 2004 a fait évoluer les choses dans le bon sens puisque désormais un logement dont le propriétaire est inconnu et pour lequel la commune n'a pas perçu de foncier bâti depuis plus de trois ans peut, sur simple délibération, l'incorporer dans le domaine communal alors qu'auparavant ce "bien vacant et sans maître" comme disent les juristes tombait dans le domaine de l'Etat.
Le problème est que le cas de figure est rarissime.
En 2001, je l'ai rencontré pour une friche industrielle, déclarée à notre demande " bien vacant et sans maître" puisque l'entreprise n'existait plus.

Mais c'est très rare pour un logement et je doute que cette procédure, prévue par le Code civil et le Code du domaine de l'Etat, trouve à s'appliquer dans le Val de Sambre sur un nombre important de logements.

En effet, la situation la plus courante est celle du logement  abandonné mais dont le propriétaire est connu ... mais décédé et sans héritier identifié.
Dans ce cas, le bien tombe dans le domaine de l'Etat et la commune doit alors le racheter aux domaines, quitte à le revendre ensuite.
Enfin, si le propriétaire sans héritier est décédé depuis plus de 30 ans, la commune peut le déclarer " bien vacant et sans maître" et le récupérer sans bourse déliée.
Intéressant mais il faut de la patience... sans compter qu'après 30 ans, le logement sera certainement une charge pour la commune et non un actif dans son plan comptable (sans parler des problèmes d'entretien de ses abords).

Bref, les textes évoluent incontestablement mais à la vitesse d'un escargot dont les antennes sont légèrement fébriles.

Pourquoi attendre aussi longtemps ?
Eh oui, Proudhon l'avait souligné, la propriété est sacrée dans le droit qu'a élaboré la bourgeoisie républicaine.
Après tout, l'arrière petit cousin qui attend aussi longtemps pour prendre des nouvelles de sa grand-mère mérite t-il d'hériter de son patrimine ?
C'est certes un sujet juridique intéressant mais l'urgence de la question du logement exigerait que ces biens puissent faire l'objet d'une "réquisition provisoire " par la commune (inspiré de la procédure d'attribution d'office), d'abord pour répondre aux besoins de logement, ensuite pour éviter que le logement ne se dégrade irrémédiablement.

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DEMASQUONS L'ECOLOGIE DE PACOTILLE

27 Janvier 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

J'entendais lors d'une réunion publique l'autre jour qu'on parlait du développement durable.
Soit, voilà une idée qu'elle est belle...
Et dans le même discours, cinq minutes plus tard, voilà que l'orateur annonce fièrement la création d'un terrain de foot synthétique !
Et tout cela sans aucune pirouette intellectuelle.
Comme ces gaillards qui annoncent en se frappant la main droite sur la poitrine qu'il ne boiront plus une goutte d'alcool alors que la bouteille est déjà dans leur main gauche.

Le gazon synthétique, vous parlez de développement durable !
Il est fabriqué avec des énergies fossiles.
Les fabricants sont muets sur le recyclage en fin de fin.
Les accidents (entorses, brûlres)y sont plus fréquents.

Le gazon naturel, outre son pouvoir isolant, offre une sensation nettement supérieure (vous avez déjà fait du ski sur une piste synthétique ?)

L'entretien du gazon naturel est certes plus coûteux (3000 euros par an en plus) mais ce travail est souvent valorisant pour les agents communaux qui soignent leur terrain comme d'autres soignent leur jardin.

Alors, même si le terrain synthétique peut se justifier pour des matches internationaux, arrêtons cette frénésie stupide sur les terrains synthétiques.
C'est tout juste si on ne verra pas bientôt les vendeurs de gazon synthétqiue tenir des stands dans les salons de développement durable !

Excusez du coup de gueule mais je commence aussi par m'irriter lorsque j'entends qu'il y aurait ici et là des délégations importantes à l'agglomération (le développement économique et l'habitat par exemple) comme si la biodiversité ne l'était pas ou l'était moins.
Je refuse de faire de la question environnementale une question secondaire.
Si artificialiser des centaines d'hectares par an pour faire du logement est important, d'autres avec diront que c'est une imbecillité première et une " inconscience qui vire au criminel " pour reprendre l'expression d'Hervé Kempf dans un article du monde ce dimanche 24 janvier.

L'environnement et le développement durable sont trop souvent des alibis de circonstance et des postures démagogiques ou clientèlistes que les écologistes doivent dénoncer ou démasquer.
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