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Le blog de Jean-Marie Allain
Articles récents

Délibération pour l'accueil d'une famille de réfugiés

4 Novembre 2015 , Rédigé par Jean-Marie Allain

~~Considérant que nous ne pouvons rester insensibles à la situation des familles de réfugiés de la guerre en Syrie qui vivent dans l’horreur,

Considérant que nous devons entendre l’appel des sinistrés, leur tendre la main et leur venir en aide comme d’autres sont venus en aide à nos parents lors de l’exode de la seconde guerre mondiale,

Considérant qu’il nous appartient aujourd’hui d’accueillir sur notre commune une famille n’ayant d’autre possibilité que de fuir la tragédie de la guerre.

La commune de Marpent se porte volontaire pour accueillir une famille de réfugiés syriens.

Bien entendu, à la générosité du geste doivent correspondre des moyens : la commune mettra à disposition de cette famille un logement, notre CCAS apportera son aide et la population sera invitée à témoigner de sa solidarité avec la famille accueillie.

Notre solidarité ainsi déployée se veut exemplaire. Nous voulons, par ce choix, honorer la fraternité inscrite sur le fronton des édifices de la République.

Au vu de ces éléments, le conseil approuve le projet d’accueil et mandate le maire pour se rapprocher des services de l’Etat et en définir plus précisément les modalités.

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L'illusion de la concurrence libre et non faussée

28 Octobre 2015 , Rédigé par Jean-Marie Allain

~~L’Union Européenne offre à ses citoyens un espace de liberté, de sécurité et de justice sans frontières intérieures, et un marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée. Cette phrase totem des derniers Traités de l’Union Européenne sonne comme l’aveu ingénu qu’une concurrence libre pourrait être faussée !

Car, en effet, la concurrence est toujours faussée : par le climat, par les salaires, par le différentiel des coûts de production, par les subventions par les politiques fiscales, par les ententes etc…

Et lorsque les libre - échangistes avancent que le marché doit être soumis au contrôle et à l’arbitrage des autorités publiques afin de s’assurer que les règles du marché soient équilibrées, on ne voit pas pourquoi la compression du coût du travail ou les délocalisations ne seraient pas condamnables au même titre que les abus de position dominante ou les subventions.

Au nom de quoi le choix de ces garde-fous serait-il plus légitime ?

Le fait d’employer des salariés sans salaire minimum garanti, ou de sous-traiter une partie de la production dans des pays où l’on fait travailler des enfants n’équivaut-il pas aussi à fausser les règles du marché ?

Au nom de quoi une entente serait-elle un excès faussant la libre concurrence et pas le fait de sous-traiter dans des pays à bas salaires ?

Les porteurs de ce concept de « concurrence libre et non faussée » partent du principe qu’il existe un type idéal du marché, le marché équilibré, qu’il convient absolument de préserver.

Ce qui est promu et sanctuarisé finalement par l’Union européenne, ce n’est pas simplement une économie de marché mais une espace économique dont la concurrence est le seul instrument.

Cette sacralisation de la concurrence idéale et parfaite repose sur la croyance (idéologique) qu’il est possible d’atteindre ainsi un optimum de croissance et de répartition des richesses.

Or, parce que la concurrence est toujours faussée par quelque chose, on comprend que ce concept, avant d’être un dogme, est d’abord une illusion.

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Prêcher pour sa paroisse

5 Octobre 2015 , Rédigé par Jean-Marie Allain

~~« Il faut arrêter de prêcher pour sa paroisse » lance avec une pudeur de violette Bernard Baudoux pour mieux justifier son inéquitable dotation de « solidarité » communautaire.

C’est l’art de retourner les choses.

Le maire de Marpent ne prêche pas pour sa paroisse, il s’offusque que les maires des communes riches aient mis en place un système qui leur donne un avantage sur les communes pauvres.

Et faire financer la couverture de sa rue piétonne avec l’argent du 1 % transport : c’est pas prêcher pour sa paroisse ?

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Question décente sur l'indécence

2 Octobre 2015 , Rédigé par Jean-Marie Allain

~~L’agglomération a choisi de signer une convention avec la CAF dans le cadre de la lutte contre les logements indécents. Chaque demande d’allocation logement sera donc signalée par la CAF à l’agglomération afin que cette dernière réalise un contrôle de décence, confié au CAL-PACT.

Au vu de la visite, des travaux seront éventuellement prescrits par la CAF (agglo et mairies n’ayant aucune compétence sur le sujet de l’indécence) L’allocation sera durant ce temps consignée par la CAF Si les travaux ne sont pas réalisés au bout de 18 mois, l’allocation sera perdue pour le propriétaire (mais aussi du même coup pour le locataire !).

Cette délibération m’a interpellé pour plusieurs raisons :

1°) En demandant à un tiers (en l’occurrence l’agglo) de faire réaliser la visite, la CAF externalise une de ses missions sans contrepartie financière : l’agglo paie les visites du Cal-Pact mais ne perçoit rien de la CAF.

2°) L’obligation de la décence aboutit à contraindre des bailleurs de bonne foi à faire des travaux divers comme installer une rampe à l’escalier qui monte au grenier… même si les occupants ne vont plus au grenier !

C’est d’ailleurs pour ces raisons que la commune de Marpent a résilié sa convention avec la CAF et que je suis abstenu au moment du vote. Je considère que le maire ne rester sur sa compétence exclusive qui est le respect du règlement sanitaire départemental (et pas l’indécence)

Ce qui pose une dernière question à laquelle d’ailleurs l’agglomération n’a pas pu m’apporter de réponse hier soir : les conventions communales avec la CAF ne viennent-elles pas faire doublon avec celle de l’agglomération ?

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Dotation de Solidarité, toujours aussi inéquitable

2 Octobre 2015 , Rédigé par Jean-Marie Allain

~~ - CONSTAT : L’agglomération fait intervenir les deux critères imposés par la loi, (le Potentiel fiscal et la population) et un troisième (logements sociaux), tout aussi légal, et, en plus des trois critères annoncés, rajoute un coefficient d’ajustement de 2 %.

- Le 1er problème, c’est que ce coefficient d’ajustement s’applique sur des montants eux-mêmes discutables puisque tributaires d’une DSC initialement construite pour inciter les communes riches à rejoindre l’agglomération et donc privilégiant ces dernières au détriment des plus pauvres. Cela est certes légal mais contraire au principe de solidarité affiché à la page 17 du projet de territoire de l’agglo. On nous dit que ce calcul est un héritage de l’histoire, que cela a toujours été comme ça, mais cet argument est le même que celui qu’utilisait la royauté pour justifier ses privilèges avant 1789. Rousseau, dans son « Discours sur l’Origine et le Fondement des inégalités parmi les hommes », appelait cette inégalité « inégalité morale, ou politique, parce qu’elle dépend d’une sorte de convention qui consiste dans les différents privilèges, dont quelques-uns jouissent au préjudice des autres ».

- Le second problème, c’est que ce coefficient n’est pas un critère et n’est pas prévu par la loi qui limite le calcul de la DSC à l’application exclusive des critères.

- Enfin, plus grave encore, l’agglomération utilise bien les critères prévus par la loi mais ne les applique pas pour la totalité des communes.

En effet, les communes venant d’une intercommunalité sans DSC se voient attribuer une dotation forfaitaire de 7395 euros, quel que soit le potentiel fiscal, quelle que soit la population et quel que soit le nombre de logements sociaux.

- Ce mode de calcul instaure une DSC à deux vitesses sur le même périmètre communautaire, ce qui non seulement atteint le sommet du « confusionisme » mais par ailleurs n’est pas conforme à la loi.

L’agglomération n’a donc pas changé d’un iota par rapport à l’an passé. L’injustice reste toujours aussi criante et la liberté prise avec les textes est toujours aussi discutable.

« Errare Humanum est, perseverare diabolicum ».

Mandaté par le conseil municipal unanime, je suis seul à voter contre. La délibération sera donc une nouvelle fois soumise au Tribunal Administratif.

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Albanie : un accueil très chaleureux

18 Septembre 2015 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Albanie : un accueil très chaleureux

Plusieurs centaines de personnes pour nous accueillir le premier soir...

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Des élus marpentois reçus en Albanie

18 Septembre 2015 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Protocole d'amitié
Protocole d'amitié

~~COMPTE-RENDU DE LA VISITE EXPLORATOIRE DE JUMELAGE ENTRE MARPENT ET POLIÇAN (ALBANIE)

Considérant que la commune de Marpent n’étant actuellement pas jumelée

Considérant que l’Union Européenne invite les communes à s’engager dans la coopération décentralisée au travers de jumelages

Considérant que l’Europe peut apporter sa contribution financière à de tels échanges, y compris avec des pays candidats non membres de l’Union

Le maire de Marpent a souhaité engager une démarche de coopération décentralisée avec une commue d’un pays candidat à l’entrée dans l’Union européenne, en l’occurrence l’Albanie. Pourquoi ce choix ? Pays souffrant parfois d’une mauvaise image, ou méconnu malgré sa proximité, l’Albanie est pourtant un pays de grande culture qui ne demande qu’à s’ouvrir aux autres et dont l’hospitalité est exemplaire.

Le maire de Marpent y ayant séjourné en 1971 connaissait un peu le pays et s’est rapproché de l’ambassade de France en Albanie.

L’ambassadeur, M. Bernard Fitoussi, a manifesté une chaleureuse réactivité face à ce projet et a confié à M Didier Guilbert, premier conseiller de l’ambassade, le soin de nous accompagner dans la démarche et de nous identifier une commune partenaire, en l’occurrence la ville de Poliçan, commune située dans le centre du pays, au sud de Tirana.

Une rencontre de travail entre M Guilbert et le maire de Poliçan confirme le vif intérêt de ce dernier pour engager une démarche de jumelage. Une visite exploratoire de deux élus de Marpent, le maire Jean-Marie Allain et Mme Alda Delplanche, conseillère déléguée à la culture et au jumelage, accompagnés de leurs conjoints respectifs, a eu lieu les 8 et 9 septembre. (Pour information, les élus ont pris en charge tous les frais liés à ce déplacement).

La délégation a rencontré en mairie le maire de Poliçan, M Adriatik Zotkaj qui a présenté les compétences du maire à la lumière du cadre institutionnel albanais récemment marqué par une importante réforme territoriale semblable à celle qu’a connu la Belgique il y a plusieurs décennies : regroupement de communes au sein d’une même entité. Poliçan, qui comptait 6000 habitants, est ainsi devenue une commune de 20 000 habitants.

Le maire de Marpent, de son côté, a replacé les grandes caractéristiques de sa commune dans le cadre géographique régional, départemental et intercommunal.

Les élus ont ensuite rejoint le Centre Culturel de la commune où les attendaient 130 personnes, de diverses tranches d’âge et représentant les forces vices de la cité

Le maire de Poliçan a exprimé son adhésion totale à la démarche de coopération et présenté ,au travers d’une vidéo-projection, les grandes lignes de son projet communal articulé autour de trois axes : - la reconversion d’un ancien site militaire de 80 hectares, le lieu où étaient fabriqués les munitions de l’armée. - La plantation d’arbres fruitiers sur les collines de la ville en vue d’une exploitation économique - L’organisation d’une filière d’exportation des produits bio fournis par les petits paysans répartis sur tout le territoire de Poliçan.

Après l’intervention de M Guilbert, renouvelant le soutien de l’ambassade de France à ce partenariat, le maire de Marpent a présenté sa commune, soulignant la problématique commune des friches et offrant sa collaboration sur le projet relatif aux produits bio, projet pouvant , le cas échéant, se concrétiser comme d’autres– comme l’évoquait le conseiller de l’ambassade- par une co-production franco-albanaise.

La rencontre a confirmé la motivation réciproque des deux maires, Jean-Marie Allain et Adriatik Zotkaj, qui ont signé un protocole d’amitié. En soirée, plusieurs centaines de personnes étaient présentes sur la place du village où les élus découvraient les produits des différents producteurs bio, au son du groupe folklorique du Centre culturel de Poliçan.

L’ambassadeur de France, M Bernard Fitoussi, a également tenu à recevoir la délégation française, en présence du maire de Poliçan et du député de sa circonscription, Eduard Shalsi.

Prochain rendez-vous : la réception d’une délégation albanaise à Marpent (date à fixer par nos amis albanais) et le dépôt d’un dossier en mars auprès de l’Europe pour l’organisation d’une rencontre à Poliçan en 2016 avec une vingtaine de jeunes marpentois âgés de 18 à 25 ans (bacheliers professionnels, sans emploi, étudiants), engagés dans les associations de la commune et dont le thème sera choisi en commun en novembre, après la présentation de l’Agenda politique de l’Europe.

Mais, l’on peut d’ores et déjà penser, au vu du contenu du programme intitulé « L’Europe des citoyens », document cadre pour l’appel à projet de jumelages, que ce thème concernera « les jeunes et la citoyenneté active », autrement dit l’implication volontaire de la jeunesse dans des actions tournées vers le service et le bien public.

Pour Marpent, ce choix de la jeunesse se fonde sur plusieurs constats : - Notre commune propose aujourd’hui une offre intéressante de services pour la petite enfance, pour les séniors, alors qu’une tranche de la population est un peu « oubliée » - Le voyage, parce qu’il facilite l’ouverture aux autres cultures, a d’autant plus d’intérêt que la personne est jeune. - L’Europe privilégie son soutien aux projets concernant une population jeune.

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LE CANAL SEINE NORD DIVISE LES ECOLOS

15 Août 2015 , Rédigé par Jean-Marie Allain

carte
carte

Pour faciliter le passage des marchandises entre l’Europe du Nord et l’Ile de France, le projet de canal Seine-Nord prévoit la réalisation entre Compiègne et Cambrai d’un canal de 54 mètres de large, profond en moyenne de 4,5 mètres et long de 106 km reliant l’Oise au canal Dunkerque-Escaut, puis au réseau des canaux nord européens.

Pour ses partisans, cette liaison devrait permettre la traversée de barges de grande capacité (jusqu’à 4400 tonnes) et d’une longueur de 185 m (soit l’équivalent de 200 camions de transport).

Elle ferait basculer une partie des marchandises qui encombrent aujourd’hui l’autoroute du nord sur un trafic fluvial et aiderait à développer l’économie de la Picardie.

Ce projet coutera 4,5 milliards d’euros, qui seront financés à 60% par l’État et les collectivités locales, et à 40% par l’Union Européenne.

D’emblée, on pouvait penser qu’un tel projet de canal allait recevoir l’approbation des défenseurs de l’environnement, généralement acquis au transport fluvial.

Ce n’est pas si simple. Si Cap 21 Nord Pas-de-Calais et Nord Nature Environnement se sont déclarés en faveur du projet, considéré comme une alternative à la construction de la A24, les Verts ont exprimé des positions divergentes selon qu’ils soient du Nord Pas de Calais (défenseurs du projet) ou qu’ils s’expriment sur plan national (le Comité Fédéral des 5 et 6 avril 2014 livre une condamnation argumentée d’un projet considéré comme pharaonique).

Au-delà des reproches qui relèvent du registre environnemental (critique du gigantisme et de son impact sur la ressource en eau puisqu’il faudra prélever 20 millions de m3 pour le remplir, puis des dizaines de millions de m3 pour l’alimentation continue, et donc son impact aussi sur la bio - diversité des zones humides), c’est avant tout un débat d’aménagement du territoire.

Outre le fait que tout reste basé sur des hypothèses liées au coût du carburant (et à l’écotaxe !), ses détracteurs prédisent plutôt un transfert du rail vers le fluvial et regrettent que le projet ignore le rôle que pourrait jouer la Manche dans le transit des marchandises entre le Nord de l’Europe et le bassin parisien, confortant le rôle des ports de Dunkerque, de Rouen , et surtout du Havre.

Cette critique a trouvé un renfort de poids dans un rapport de l’Inspection Générale des Finances et dans un autre émanant du Comité général de l’environnement et du développement durable (CGEDD), les deux expertises pointant les rôles respectifs (et alternatifs) qu’auraient pu jouer le fret ferroviaire et le canal du Nord, non saturé actuellement, et le risque que le canal Seine Nord, par son ampleur (40 % du budget transport sur 214-2020) n’engloutisse les investissements nécessaires à la modernisation du réseau fluvial traditionnel et aux transports collectifs quotidiens.

Cette crainte est d’autant plus justifiée que le coût des chantiers connexes tels que la mise au gabarit européen de l’Oise et des canaux du Nord et les aménagements de la Seine amont et aval n’est pas estimé.

Un autre scénario – présenté sur le blog de Jacques Attali - proposait une démarche alternative au projet en construisant une autoroute ferroviaire d’acheminement de fret allant du Havre jusqu’en Europe centrale en passant par Amiens et Chalons en Champagne. Le coût avoisinait les 160 millions d’euros, auquel il faudrait ajouter la poursuite de l’aménagement du port du Havre, ou plutôt du port devenu commun entre le Havre, Rouen et Paris, pour en faire un port de dimension mondiale (mais n’amenant par contre à celui de Dunkerque).

De quoi contrer les arguments de ceux qui placent au premier plan la création d’emplois générés par le chantier, lequel, soit dit au passage, sera de toute façon ouvert aux entreprises européennes. A terme,la flotte fluviale française sera de toute façon dans l’incapacité de rivaliser avec celle des pays du Nord.

Quant à l’aspect environnemental, il n’y a pas photo : ce projet impactait nettement moins l’environnement. L’autre avantage du projet d’autoroute ferroviaire, souligne Jacques Attali, c’était aussi faire du Havre la capitale de la nouvelle région Normandie, pour sortir de la rivalité entre Rouen et Caen.

Le choix qui a été fait de préférer le canal Seine Nord, aux yeux de l’ancien conseiller spécial de François Mitterrand, affaiblira le Havre au bénéfice d’Anvers et de Rotterdam (respectivement 3 et 7 fois plus importants).

En réalité, les écologistes nordistes ont toujours défendu le projet de canal Seine-Nord, rejeté par la majorité de leurs camarades français. Ont-ils manqué de recul dans leur analyse ? Se seraient-ils précipités sans discernement pour soutenir un projet dont l’intérêt pour le Nord ne fait aucun doute mais en oubliant ou en sous-estimant l’intérêt supérieur pour la France et les répercussions environnementales pour les générations futures?

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La culture gonflable

1 Juillet 2015 , Rédigé par Jean-Marie Allain

~~On a le droit de décorer sa ville avec des structures gonflables pour distraire le peuple mais dans ce cas, on le fait avec son argent, pas avec celui des autres. Et lorsque ce droit entraîne une dépense de 300 000 euros et qu’on nous demande de voter a posteriori, je trouve cela un peu… gonflé !
Dans le même genre de dépense superfétatoire, le projet de Palais régional des Musiques Actuelles dont on nous explique qu’il sera fortement subventionné. Mais, même subventionné à 100% , ce projet entraînera des dépenses de fonctionnement payées par l’agglomération. Ces maires veulent agiter leur hochet pour les prochaines municipales : un centre aquatique pour l’une, un Plais de la Musique pour l’autre…
En ces temps de misère sociale et d’économies, je ne crache pas sur la culture , comme je l’ai montré avec rendant hommage à Luc Bérimont (poète sambrien) et bientôt à Louis Pergaud (centenaire de la mort).
Il est d’ailleurs navrant que le projet initial sur Bérimont soit passé à la trappe avec Maubeuge 2015 mais qu’on nous resserve en substitution des structures gonflables au nom de Mons 2015 et de la culture !
Michelin avait de l’avance sur ces initiatives douteuses et on ne disait pas que son « bonhomme » était une création culturelle. Je considère que les dépenses indécentes et pompées sur des fonds publics doivent être prohibées, certains élus en fussent-ils « accros ».
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PROJET DE TERRITOIRE 2015 – 2020

30 Juin 2015 , Rédigé par Jean-Marie Allain

~~ Je n’ai pas participé au séminaire de préparation mais j’ai lu avec beaucoup d’intérêt le document qui nous a été envoyé et à propos duquel j’ai noté des points positifs, tout en formulant plusieurs interrogations et un point de désaccord.
POINTS POSITIFS, - Document « in house », on fait l’économie d’un cabinet extérieur - Document soumis au vote du conseil Communautaire, contrairement au précédent Pacte Territorial
PLUSIEURS INTERROGATIONS
Les interrogations portent sur des silences ou des oublis : Vos me permettrez d’utiliser la formule de l’anaphore, popularisée par M Hollande.
- Je n’ai rien trouvé sur le projet de Corridor Est, pourtant présenté il y a deux ans comme un projet structurant pour le territoire et qui a fait l’objet d’une étude conséquente : tombé dans les oubliettes ?
- Je n’ai rien trouvé sur le transport urbain, alors que l’agglomération est bien l’autorité organisatrice des Transports qui envoient des délégués certes au SMTUS mais pour porter la politique de l’agglomération
- Je n’ai rien trouvé dans le volet relatif la transition énergétique, sur les projets de centrales photovoltaïques dont l’une concerne la commune de Marpent ?
- Je n’ai rien trouvé sur le Canal Seine Nord dont j’avais cru comprendre, lors d’une délibération pris ci même l’an dernier, qu’il était fortement lié au devenir de la rivière Sambre.
- Je n’ai rien trouvé sur la politique envisagée pour combler le retard en matière d’accueil de gens du voyage, question loin d’être négligeable quand on fait de l’aménagement du territoire
- Je n’ai rien trouvé dans le volet numérique, sur le schéma régional pour le développement du numérique.
- Je n’ai rien trouvé dans le volet déchets, sur une vision prospective qui intègre la problématique du changement climatique et des conséquences à en tirer localement (
- Interrogation enfin sur la présentation des circuit courts, formulée dans une langue quelque ésotérique : « structuration de l’offre alimentaire de proximité », « Développement des activités complémentaires de transformation des produits locaux bruts », « développement des collaborations inter-entreprises en s’appuyant notamment sur les pôles de compétitivité et d’excellence », « intégration d’une clause circuit court dans les marchés publics de la CAMVS, en particulier dans le domaine alimentaire, et sensibilisation des communes membres »… où l’on découvre que l’agglomération a des compétences dans le domaine alimentaire…cette phraséologie énigmatique nuit à la cause qu’elle prétend servir
LE POINT DE DESACCORD porte sur le constat démographique à deux niveaux.
1) Lorsque la population baisse de 0,5 % l’an, cela signifie que nous perdons tous les cinq ans l’équivalent d’une commune de la taille de Cousolre.
Qualifier cette baisse de « légère », tend à minimiser la gravité de la situation, surtout que ceux qui partent, ce sont les classes moyennes. Pour quelle raison d’ailleurs ne pas rappeler dans cette page le chiffre INSSE de la population en 2007 (132 387 habitants) et le chiffre de 2012 (129 600) ou alors faire une courbe des vingt dernières années à la place d’un des deux graphiques qui figurent sur cette page ?
2) Le document affirme que la population se stabilise, donc ne baisse plus. Tout le monde souhaite la stabilisation mais attention à ne pas prendre ses désirs pour des réalités et à se rassurer avec des affirmations qui, tant qu’elles ne sont pas démontrées, relèvent de l’hallucinatoire.
Ce document, qui a le mérite d’exister, est donc perfectible par certains points pour gagner en crédibilité et en attractivité territoriale.
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