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Le blog de Jean-Marie Allain
Articles récents

Supprimons la réserve parlementaire

3 Août 2017 , Rédigé par Jean-Marie Allain

La réserve parlementaire permet, il est vrai aux associations et aux communes, de boucler certains projets d’investissement mais il n’en reste pas moins qu’elle  relève d’un mode de fonctionnement digne du Moyen-Age dans la mesure où elle relève d’une décision discrétionnaire purement individuelle.

Si cela permet aux petites communes de finaliser certains projets, alors que l’on transfère le même montant aux sous-préfectures qui gèrent la Dotation d’Equipement des Territoires Ruraux (DTER), de manière beaucoup plus objective et donc beaucoup plus juste ou même carrément aux petites communes via une majoration de leur dotation de fonctionnement. En allégeant ainsi leur charge de fonctionnement, on leur permettrait de majorer leur excédent de fonctionnement et donc de mieux subventionner leurs associations ou encore d’affecter ce surplus en investissement pour des projets communaux.

Certes, ce pouvoir est à la discrétion du conseil municipal mais ce pouvoir discrétionnaire est collectif (et non plus individuel) et les élus municipaux ont des comptes à rendre à leurs administrés qui pourront les sanctionner, le moment venu, s’ils ne sont pas en accord avec les choix réalisés.

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Pour un Musée d'Histoire de la bêtise humaine

3 Août 2017 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Lors d’une visite ce mercredi au Musée d’Histoire Naturelle de Lille avec mes petits-enfants, mon attention a été attirée par une vitrine dans laquelle se trouvait un animal que je ne connaissais aucunement : le dronte de Maurice, plus connu sous le nom de dodo, est une espèce qui vivait sur l’Ile Maurice.

Apparenté aux pigeons, mais incapable de voler,  il mesurait environ un mètre pour une masse moyenne de dix kilos.

Il vivait paisiblement sur l’île car sans aucun prédateur…jusqu’à ce que les marins ne le découvrent en 1598 et ne le chassent sans répit pour se ravitailler jusqu’en 1682, année de sa disparition totale, moins d’un siècle après sa rencontre avec les hommes.

Avec toutes les espèces disparues par la faute de l’homme, je pense qu’il serait justifié et pédagogique d’ouvrir un Musée d’Histoire de la bêtise humaine.

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La cloche de Marguerite

26 Juillet 2017 , Rédigé par Jean-Marie Allain

La cloche de notre église, pesant 1200 kilos, est un don fait en 1629 par la comtesse Marguerite de Lalaing, épouse du comte Florent de Berlaimont.

La famille Lalaing avait des attaches avec la commune de Marpent depuis le mariage en 1395, d’Othon, seigneur de Lalaing  (aujourd’hui Lallaing, près de Douai) et grand bailli du Hainaut  avec Yolande de Barbençon (famille dont dépendait Marpent).

Comme indiqué sur la cloche, cette dernière a été fondue par Florent de Lecourt de Douai.

 

En France, en raison du vandalisme opéré à leur égard pendant la Révolution Française, toutes les cloches antérieures à 1789 sont, d'office, classées Monuments Historiques, en raison du petit nombre d'entre elles qui ont survécu au régime de la Terreur.

L’église de Marpent comptait trois cloches dont deux ont probablement été détruites à la révolution.

Il reste donc la principale, classée depuis le 1er décembre 1913.

 

Marpent est l’une des rares communes à avoir gardé une cloche ancienne parce que probablement cachée on ne sait où pendant la seconde guerre mondiale pour échapper aux soldats allemands qui réquisitionnaient les cloches pour les fondre et en faire du matériel de guerre.

 

Par contre, elle fut ensuite ré-installée de manière stupide.

En effet, une cloche est toujours posée dans un habitable en bois autonome nommé «  beffroi » (que l’on peut l’enlever avec la cloche), pour amortir le choc de la cloche.

Or, à Marpent, le beffroi réinstallé après-guerre est une structure fixe en béton, ce qui a pour incidence de fragiliser les murs qui sont à surveiller régulièrement.

Tous les cent  ans environ et plus, en fonction de l’utilisation, la cloche est tournée d’un quart de tour afin  que le battant ne frappe toujours au même endroit.

Avant le Concordat de 1801, la sonnerie était exclusivement religieuse.

Les sonneries religieuses restent liées aux rites ecclésiastiques tels que les obsèques, les mariages et l’angelus, à sept heures, midi et dix-neuf heures.

Depuis 1801, le marteau de la cloche (aujourd’hui programmée de manière électronique), marque les heures (autant de coups que d’heures) et les demi-heures (1 coup).

L’angelus, lui, est précédé de trois coups de marteau avant que le battant de la cloche ne prenne le relais.

 

Lors de moments graves, pour rassembler la population, la commune peut sonner le tocsin, un tintement  à coups pressés et redoublés au rythme de 90 à 120 coups par minute.

C’est ce qui a été fait en mars 1974, lors de l’appel au rassemblement de la population à la suite de l’annonce de la première vague de licenciements de 500 personnes de l’entreprise HK Porter.

 

Notre clocher est entretenu par la société Lepers, une des vingt-huit sociétés campanistes françaises et basée à Dompierre sur-Helpe. Tous mes remerciements à Bernard et Olivier Lepers pour leurs échanges passionnés sur l’art campanaire et la visite du clocher !

 

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Le Moulin de la Folie faisait la Fête

16 Juillet 2017 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Des moments de fatigue mais aussi de bonheur !

La Fête de Mon Moulin 2017 a tenu ses promesses.
Malgré une météo capricieuse, la foule était au rendez-vous et notre moulin de la Folie (lieu-dit où est implanté l’édifice) a été secoué par les rockers du 13 juillet (Patty Years, RAS et Narciss), la suite de chanteurs talentueux de Musique Vivante Pour Tous et enfin

par la musique manouche de Tony et Marko, de  Ritanos de la Islas du 14 juillet !

Rappelons que la Fête de mon moulin, fête gratuite du terroir, s’auto-finance intégralement avec ses fidèles sponsors (voir notre programme) la  restauration (450 kilos de frites et plusieurs centaines de crêpes et sandwiches) et les recettes des deux bars.

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L'Emeraude en mal de bain de foule

12 Juillet 2017 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Le Directeur du Centre aquatique " l'Emeraude"  nous a sollicités pour une autorisation de pose de panneaux temporaires en vue de leurcampagne promotionnelle de septembre.

Cette demande a fait l’objet d’un examen par notre collège d’adjoints de ce mardi 11 juillet.

Une position négative a été adoptée.

En effet, nous constatons que depuis l’ouverture de cet équipement, l’agglomération a réduit notre créneau de plages horaires pour les piscines de Jeumont et Recquignies, pensant probablement que cette restriction nous orienterait vers l’Emeraude.

 

Or, la distance de cet équipement par rapport à notre commune engendre du temps et des coûts de transport incompatibles avec une utilisation de courte durée.

Par ailleurs, nous constatons que depuis cette ouverture, les piscines de Jeumont et Recquignies ferment également un mois complet, toujours probablement pour les mêmes raisons.

 

On peut comprendre, au vu de ces éléments, que nous pensons que l’Emeraude crée un réel préjudice à nos enfants et que nous ne sommes en conséquence pas en mesure d’autoriser une promotion pour un équipement qui nuit à l’intérêt des enfants de notre commune.

 

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La radicalité au centre des politiques publiques

22 Juin 2017 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Prévenir la radicalisation des jeunes tombés dans le chaudron de l‘islamisme radical est devenu un sujet de formation, de colloques et de séminaires.

C’était le sujet d’une conférence très instructive organisée ce jeudi matin au Manège par un gendarme doctorant.

La prévention de la radicalisation vise à couper les jeunes extrémistes musulmans des influences idéologiques de l’islamisme dit « radical ».

D’où, de mon point de vue, l’intérêt de s’interroger sur l’opportunité d’utiliser ce terme, tant il est vrai qu’il ne traduit pas ou traduit mal, selon moi, l’enjeu de ce débat.

Au fil de la présentation, j’en suis venu en effet à me poser la question : Pourquoi cette appellation de lutte contre la « radicalisation » ?

Mon questionnement porta notamment sur le risque de délégitimer toute forme de radicalité à force de dresser les esprits contre toute « pensée radicale » et d’oublier que la radicalité de certains penseurs a pu accoucher de choses remarquables comme la philosophie des Lumières avec révolution française ou l’émergence du protestantisme par exemple, même s’il est vrai que ces choses remarquables sont nées au prix de combats sanglants et d’abominables terreurs et qu’elles nous interpellent encore aujourd’hui sur le lien entre pensée radicale et terreur.

En d’autres termes, peut-il y avoir des pensées radicales qui n’accouchent pas de la terreur ?

Une pensée radicale peut se définir comme une pensée radicalement différente de la pensée dominante.

Et, à ce titre, de nombreux penseurs ont gagné leur notoriété par une rupture « radicale » sur le plan des hypothèses ou de leur méthode de travail.

Razmig Keucheyan, Maître de conférences / Université de Paris-Sorbonne (Paris IV) dans la revue du MAUSS consacre un article éclairant sur ce sujet et explique notamment que la pensée radicale de Walter Benjamin a consisté à comprendre le réel à partir de ses manifestations extrêmes.

Et formuler une pensée radicale, outre que cela peut produire de l’innovation, n’implique pas forcément que l’auteur soit un dangereux subversif. Lévi-Strauss, en inventant le structuralisme, a radicalement changé la façon de comprendre les sociétés sans être un dangereux révolutionnaire.

Même chose pour Jacques Lacan et Roland Barthes dont les doctrines  peuvent à certains égards être considérées comme radicales sans que ces philosophes fussent pour autant des ennemis de la république.

C’est pourquoi on peut définir la pensée radicale comme une pensée en rupture de la conception dominante et parfois certes exclusive dans la mesure où, puisqu’elle remonte à la source, au fond des choses, à l’absolu,« à la racine », elle peut se révéler totalisante et ne tolérant pas d’exception (les années 70 ont ainsi été marquées par les querelles très profondes entre les structuralistes et les marxistes, deux philosophies totalisantes.. alors que sur le fond, elles peuvent être parfaitement complémentaires).

Par contre, la pensée radicale, lorsqu’elle se transforme en idéologie, devient cette fois une menace.

Toutes les idéologies radicales sans exception ont accouché si pas toujours de la terreur, en tout cas de l’absolutisme : le christianisme a eu son inquisition, le protestantisme est né avec la brutalité luthérienne, le marxisme n’a jamais su éviter les goulags.

Et si l’histoire nous enseigne qu’une pensée radicale, peut se révéler cognitive, c’est-à-dire fondatrice de nouveaux savoirs, de nouvelles connaissances, de nouvelles pratiques, il n’en demeure pas moins qu’elle pose problème dès lors qu’elle se mute en idéologie, en pensée instrumentalisée, dogmatique pour s’installer dans le réel et manipuler les consciences.

Les femmes musulmanes ont parfaitement le droit de porter chez elles le niquab , signe de l’islamisme radical, mais doivent l’enlever dans les lieux publics, même si l’on peut regretter que cela soit rarement le cas.

La radicalité vestimentaire, par le séparatisme identitaire qu’elle revendique (leit-motiv du salafisme), fait le jeu et donc accompagne la propagande djihadiste.

Notre démocratie ne doit donc pas s’abstraire de veiller à ce que le droit de penser librement et d’organiser sa vie chez soi comme on le veut, ne se traduise par des comportements qui contreviennent à la loi.

En ce sens, la notion d’islam radical pour désigner le fanatisme musulman pêche par euphémisme et fait planer sur la notion de « radicalité » un regard accusateur, pas toujours justifié.

Le degré de terreur du fanatisme islamique en fait un nazisme des temps modernes et comme il a fallu forger un terme pour désigner le « nazisme » d’Hitler (le mot « nazisme » est la traduction française de l'allemand Nazismus, qui est une abréviation de l'expression allemande « Nationalsozialismus » ), il serait opportun de dépasser le terme soporifique et ambivalent de « radicalisation » pour désigner une bonne fois pour toutes ce dont il s’agit : le djihadisme, ce terme exprimant bien le sens de « fanatisme violent » et présentant par ailleurs l’avantage de ne pas englober les musulmans respectueux des lois républicaines.

Ce djihadisme est un baril de poudre alimenté par les mèches enflammées du multiculturalisme envers lequel certaines personnalités politiques ont trop longtemps cultivé la complaisance.

Eteindre une mèche (la radicalité vestimentaire par exemple) ne suffira pas à éviter l’explosion. Il faut éteindre simultanément toutes les mèches (verbale, mentale, comportementale) et par tous les moyens (éducatif, social, culturel, pénal, militaire) pour éradiquer les germes de ce djihadisme haineux.

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Dans la roseraie socialiste, les sécateurs taillent dans les chevilles

30 Mai 2017 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Les sécateurs sont aiguisés du côté de la roseraie socialiste.

Christophe Di Pompéo, candidat d’En marche qui a appris à marcher dans l’ombre du député socialiste sortant, Rémi Pauvros, tente de surfer sur la vague macroniste.

Après tout, on a bien le droit de changer d’opinion….il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Jean-Luc Pérat, maire d'Anor, ancien candidat dans cette même circonscription en 2012, lui apporte son soutien.

J’avais soutenu Jean-Luc Pérat, principalement parce qu’il avait toujours eu des positions claires sur la laïcité, notamment en refusant courageusement de s’opposer à la loi Sarkosy d’interdiction du port de la burka, contrairement à la grande majorité des parlementaires socialistes.

Je suis étonné aujourd’hui de constater qu’il soutient le candidat représentant Emmanuel Macron, très flexible sur la question du voile et du communautarisme et qui a choisi un premier ministre (de droite certes mais là n’est pas le problème) dont plusieurs décisions récentes laissent penser qu’il est contre le principe de l’intégration républicaine.

Que Jean-Luc Pérat, qui avait été poussé dehors en 2012 par Rémi Pauvros, candidat contre le sortant d’alors, décide de soutenir Christophe Di Pompéo, n’a donc pas grande cohérence sur le plan idéologique mais peut s’expliquer par une volonté de régler ses comptes avec celui qui lui a pris la place à l’assemblée.

 

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La collecte du verre en apport volontaire : çà passe ou çà casse !

27 Mai 2017 , Rédigé par Jean-Marie Allain

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Lors de la Conférence des Maires qui s’est tenue le vendredi 12 mai à Maubeuge, les maires de l’agglomération ont pu avoir l’amorce d’un débat très intéressant sur la question de la collecte du verre.

Le Président a fort opportunément souhaité que cet aspect soit replacé dans la question plus large de la collecte des déchets ménagers.

Je constate en effet que le document remis par M.Bleuze, vice-président en charge des déchets,  est un document trop partiel, « à charge », très orienté sur les supposés bienfaits de l’apport volontaire mais basé sur des approximations discutables et parfois même sur des chiffres erronés.

Aussi ai-je souhaité, dans un esprit de dialogue, faire part au Président et aux collègues maires de ma réflexion sur le sujet.
Le vice-président Bleuze, partant du constat que notre collecte de verre laisse à désirer (nous sommes pourtant dans la moyenne nationale) et que l’extension des consignes de tri pour les recyclables (papier, emballages) va nécessiter d’ici 2022 plus de volume», propose la suppression du compartiment « verre » (pour gagner de la place ») et la mise en place de l’apport volontaire (AV), ce qui, du même coût, facilitera la mise en concurrence des prestataires, aujourd’hui majoritairement incapables de répondre en « triflux », c’est-à-dire en trois collectes simultanées, et par voie de conséquence la baisse du coût.

Examinons les séquences de ce raisonnement.

Séquence 1 : le document annonce une moyenne de récupération de verre pour le territoire de 29 kg / ht / an, contre 40 kg pour le niveau national.

Or, la moyenne nationale est en réalité de 29 kg / ht / an. (source :http://www.sinoe.org/thematiques/consult/ss-theme/6#)

Par ailleurs, la comparaison « local / national » n’a aucune pertinence. Nous sommes dans une agglomération où 23 % environ des ménages vivent en habitat vertical et donc sans possibilité de tri en PAP. C’est que ce les statisticiens appellent un « effet de structure » (c’est comme si on comparait la moyenne de la consommation de lait d’une ville à forte natalité avec celle de la moyenne des français, plus âgée par définition).

Le calcul, pour être objectif, nécessiterait d’extraire ces ménages et de diviser les tonnes de verre collectées par le nombre d’habitants vivant en logement individuel.

En l’état actuel des choses, toute comparaison chiffrée est dénuée de la moindre valeur.

Séquence 2 : le compartiment « verre » de notre poubelle est presque vide alors que nous avons besoin de ce contenant pour accueillir l’accroissement des recyclables qui fera suite à l’extension de consigne de tri (aujourd’hui, ces « faux recyclables » sont des « intrus « puisqu’ils ne disposent pas de débouchés sur le marché (pots de yaourts, emballages plastiques etc…).

Que le compartiment « verre » soit presque vide, c’est vrai. Mais outre que l’on peut envisager de diminuer le volume du compartiment si cela un jour était nécessaire, et que le coût du ramassage du verre, calculé dans le document de manière complètement fantaisiste, est symbolique (puisque réalisé dans le même temps que les autres –ordures et recyclables - et avec le même camion), il est erroné de penser que le volume des recyclables va augmenter (et farfelu d’affirmer que cette augmentation sera de 95 % !) pour deux raisons :

La première, c’est qu’aujourd’hui, faute d’être restés excellents pour le tri (car l’agglo s’est trop vite assoupie sur ses premiers succès pédagogiques), nous retrouvons déjà dans le compartiment recyclable pratiquement 50 % de ces «intrus ».

La seconde raison, c’est que, pour des raisons de culture environnementale (choix d’acheter en vrac par les consommateurs), de marketing environnemental des enseignes, ou tout simplement réglementaires (exemple des sacs plastiques), la tendance nationale est à la diminution légère mais régulière des emballages inutiles qui n’amènera pas une progression brutale de ces futurs recyclables dont beaucoup d’ailleurs, je le répète, se trouvent déjà, par erreur le plus souvent, dans le compartiment qui leur est destiné, qui pourra les accueillir demain sans problème (il est facile de faire l’’expérience chez soi) mais qui n’est pas le leur aujourd’hui.

L’apport volontaire du verre n’amènera donc aucune économie par rapport au PAP puisque ce dernier, pour le verre, ne coûte pratiquement rien actuellement mais pourrait même très probablement faire perdre de l’argent à l’agglomération dans la mesure où le volume récupéré sera, à n’en pas douter, moindre qu’aujourd’hui pour la simple raison que le geste de tri sera plus volontariste et plus sélectif sur le plan socio-culturel ou encore de l’âge, sans parler des inconvénients annexes : risques de retrouver du verre en dépôt sauvage ou dans la poubelle « ordures ménagères » pour lequel il faudra payer l’incinération, esthétique des containers, verre éparpillé alentours, points de dépôts d’autres détritus, bruit….

Dire que le ramassage du verre en porte à porte coûte cher, c’est vrai lorsqu’il nécessite le déplacement d’un camion mais complètement faux dans le cadre du ramassage simultané où le coût est proche de zéro.

N’oublions pas d’autre part le volet environnemental : en apport volontaire, le camion réalise toujours autant de déplacements que pour le PAP pour moins de verre collecté et des déplacements supplémentaires pour aller chercher les containers à verre… sans parler des allers et retours des usagers qui accablent ce scénario en termes de bilan carbone.

D’ailleurs, l’intercommunalité strasbourgeoise reconnait que le volume de verre récupéré n’a augmenté qu’à la marge (+0,69 kg/ht/ entre 2015 et 2016) et l’entité fourmisienne a même vu son volume baisser en AV de 38,78 kg/ht/an en 2010 à 38,44 kg/ht.an en 2013 avant d’abandonner purement et simplement cette formule.

Séquence 3 : la concurrence insuffisante sur les bacs et la collecte

Une seule entreprise, nous dit-on, fabrique les bacs cloisonnés, ce qui tend à augmenter le coût de ces bacs et le fait pour l’agglo d’avoir mis en place des bacs compartimentés oblige le prestataire à réaliser une collecte prenant en compte cette spécificité (le triflux, c’est—dire un camion pour trois collectes) empêcherait la concurrence.

 

Et bien, tant mieux pour la société innovante qui fabrique des bacs cloisonnés mais rien n’interdit aux autres de produire en option ces mêmes bacs cloisonnés. C’est aux prestataires à s’adapter aux cahiers des charges du territoire, pas l’inverse.

 

Quant au prestataire, local, pourquoi ne pas le dire, est-ce de sa faute s’il a été plus innovant que les autres et avant tout le monde en France (une quarantaine de brevets déposés) pour nous offrir une solution intelligente, exemplaire sur le plan environnemental et moins coûteuse pour la collectivité ?

Là encore, c’est aux autres prestataires à s’adapter aux cahiers des charges du territoire, pas l’inverse.

L’abandon du « triflux » dans nos exigences serait un choix du passé car ce choix fait aujourd’hui de l’agglomération un territoire d’innovation et d’excellence en matière de collecte des déchets ménagers.

 

C’est d’ailleurs parce que nous sommes les plus innovants que 86 % de la collecte verre en France se fait par apport volontaire, ce denier étant le signe que la collecte des déchets se fait en bi-flux, souvent d’ailleurs avec deux camions…

Nous appartenons aux 14 % des territoires qui ont trouvé des solutions tellement innovantes (comme la métropole lilloise) et qui peuvent se passer du coûteux système d’apport volontaire.

En conclusion et en termes de développement durable, on peut considérer que l’Apport Volontaire du verre n’est pas avantageux économiquement (acquisition de bennes et de grues, moins de verre collecté et davantage de déplacements), s’avère négative sur le plan environnemental (bilan carbone), et pénalise socialement les personnes âgées ou sans véhicule.

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Légistatives : vote tri-dimensionnel

25 Mai 2017 , Rédigé par Jean-Marie Allain

La refondation politique en cours peut sembler confuse mais n’en garde pas moins sur le fond, au-delà des paradoxes et des contradictions des « ralliés ».

Globalement, la grille de lecture qui permet de comprendre les positionnements des uns et des autres s’appuie sur une dualité de trois critères : libéralisme social hexagonal contre conservatisme corporatiste, libéralisme contre traditionalisme sur le plan sociétal, libéralisme européiste contre souverainisme.

Le social-libéralisme hexagonal d’Emmanuel Macron aura le mérite de faire sauter les blocages qui empêchent à la société française, prisonnière de ses statuts ou secteurs protégés (loi sur la moralisation, régimes spéciaux notamment) d’avancer et de réduire les inégalités et les déficits publics.

Sur ce plan, j’attends, comme beaucoup de mes compatriotes, de réels changements et j'applaudis.

La seconde dualité oppose le libéralisme sociétal du Président (laïcité flexible, timidité de la politique sécuritaire, angélisme multiculturel et communautariste – son premier ministre a inauguré une mosquée intégriste, a signé un accord avec le maire islamiste de Tanger, a prêté une salle municipale au rappeur intégriste Médine sans parler des 8500 mousses au chocolat de sa cantine qu’il a ordonné de jeter aux poubelles parce qu’elles contenaient de la gélatine de porc - et posture équivoque sur la commercialisation du corps) au traditionalisme sociétal et à ses valeurs (notamment familiales) souvent décrié comme réactionnaire par les « libertaires » mais que des français de toute tendance, de droite comme de gauche, peuvent assumer.

Enfin, le libéralisme européiste, voire le libéral-mondialisme, aussi bien incarné par E.Macron que par F.Bayrou, signifie concrètement une acceptation de la perte du pouvoir de décision des Etats et la concurrence déloyale qui appauvrit une grande partie de nos concitoyens et à laquelle on ne peut se résoudre à apporter de simples mesures réparatrices de compensations sociales.

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Le "Che " et la langue de bois

17 Mai 2017 , Rédigé par Jean-Marie Allain

On pensait que la langue de bois avait pris un coup de vieux avec cette campagne un tantinet rafraîchissante mais Jean-Pierre Chevènement n’ pas pris une ride le camarade.

Il tient des propos dithyrambiques sur le tandem Macron-Philippe mais pas sur leurs ministres, accusés d’être « « la quintessence des élites formées à la Doxa maastrichtienne au moment où, justement, le système que symbolisait Maastricht est arrivé à son épuisement » et appelle ces « héritiers de dogmes européistes ou atlantistes obsolètes à devoir s’en dégager, car tel est le prix de la réussite ».

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le « che », en vieux militant  de l’ancien Ceres (ex-courant du PS) sait manier la chèvre et le chou, « en même temps » comme dirait le Président.

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