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Le blog de Jean-Marie Allain
Articles récents

Mise à l'eau réussie pour M2S

10 Avril 2019 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Monsieur le Sous- Préfet d’arrondissement, Monsieur Le Président du Département, c’est avec beaucoup d’honneur et une profonde gratitude que nous vous recevons aujourd’hui dans notre petite commune.

Monsieur le Sous- Préfet était venu à Marpent  il y a quelques mois et nous avions tenu la réunion à la médiathèque, tant il est vrai que le chantier ne permettait pas de nous voir en mairie.

Votre présence ce jour-là  atteste, s’il en était besoin, que vous portiez à ce dossier le même intérêt que votre prédécesseur, Madame Virginie Kles, qui avait bien voulu également nous rencontrer sur place.

Cette continuité dans le soutien de l’Etat  sur ce dossier lourd et complexe, nous l’avons appréciée à la fois pour son aspect financier, via la DETR, mais aussi dans sa dimension humaine.

Je n’oublie pas, Monsieur le sous-préfet votre remarquable réactivité lorsque nous avons lancé un signal d’alarme pour percevoir sans trop de retard la subvention de l’Etat. Ce jour-là, vous m’avez appelé et fait le nécessaire auprès des services financiers de la Préfecture, comme je n’oublie pas, sur d’autres dossiers, votre entière  disponibilité.

Soyez-en sincèrement remercié.

Monsieur Le Président du Conseil Départemental, c’est avec un égal plaisir que je vous accueille aujourd’hui.

Nous avions eu l’occasion d’échanger à plusieurs reprises, à Lille ou par courriels  sur des sujets pour lesquels nous partagions un intérêt commun. Je pense notamment à la réglementation funéraire à propos de laquelle je vous avais questionné en tant que sénateur.

Vous aviez eu alors la gentillesse d’échanger sur le sujet avec Jean Pierre Sueur, président de la commission du Sénat, et prit le temps de me répondre avec précision.

Comme vous aviez eu l’amabilité de m’envoyer en 2011, lorsque j’ai créé l’Association Départementale des Maires Ruraux du Nord, votre ouvrage « Confidences d’un sénateur du Nord » avec un sympathique dédicace, soulignant que nous partagions des points des communs évoqués, notamment sur la question de la ruralité, un sujet qui sera au coeur du Congrès National des Maires Ruraux de France qui se tiendra au Val Joly au mois de septembre, et où votre présence, ainsi que celle de Monsieur le Sous-Préfet est très attendue.

Venons-en à l’objet de notre petite cérémonie.

On dit souvent qu’en France beaucoup de lois restent parfois lettre morte, faute de décret d’application.

Ce n’est pas le cas de la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées dont la déclinaison en décret et autres circulaires a certes quelque peu tardé mais s’est  ensuite réalisée à un rythme très soutenu à partir de l’ordonnance du 26 septembre 2014,  imposant notamment aux communes, comme au secteur privé d’’ailleurs, de réaliser un agenda d’accessibilité programmée pour chaque équipement recevant du public.

Celui que nous inaugurons aujourd’hui est le plus important de la commune et son ancienneté, explique qu’il n’ait aucunement intégré la problématique du handicap.

En effet, la mairie a été construite en 1962, sur l’emplacement de la précédente, et comporte quatre niveaux.

Elle est venue s’adjoindre à un équipement culturel construit en 1954 et composé au rez-de-chaussée de la salle des Fêtes et à l’étage d’un théâtre de 650 places qui servira en réalité de cinéma durant une décennie avant de s’installer à Jeumont.

 Marpent vivait alors dans une relative opulence, compte-tenu de la présence sur son sol de l’entreprise belge Baume-Marpent, qui allait devenir HK Porter en 1960 après son rachat par la firme américaine basée à Pittsburg.

Et comme l’opulence rime souvent avec insouciance, on a plutôt construit dans le grandiose, un véritable paquebot, mais sans se projeter dans le futur, avec, parmi quelques exemples,  une salle de mariage au 2e étage, une salle de réunion et un logement de concierge au 3e étage pour la vigie, dans la soute, une  cuisine et des escaliers monumentaux  pour accéder au bastingage.

Par malchance, les deux bâtiments étant construits côte à côte, il forment, au regard de la réglementation sur la sécurité, un seul établissement, classé de ce fait en catégorie 2, c’est-à-dire pouvant accueillir simultanément plu de 700 personnes.

La crise sidérurgique à la fin des années soixante-dix allait frapper de plein fouet la commune avec la fermeture d’HK Porter, laissant  Marpent à genoux durant plusieurs décennies, marquée par une  baisse inexorable de ses recettes et de sa population.

La nécessité de régler le problème de l’accessibilité mairie, conjuguée avec la problématique de la sécurité et de la transition énergétique, nous amènera à positionner cet équipement comme projet prioritaire dans notre Agenda d’Accessibilité.

Restait posée la question du centre culturel : pas de fauteuils anti-feu, pas d’ascenseur…soit il était condamné, soit il était intégré dans le projet, option qui fut retenue avec le choix d’un ascenseur dans l’ancien escalier de secours du cinéma afin de desservir les deux bâtiments.

Le projet M2S, pour faire court, était né.

M comme Mairie, S comme salle polyvalente et S comme salle de spectacle.

En prélude au gros chantier M2S, nous avions remplacé sur nos fonds propres la vieille chaudière qui chauffait simultanément la salle des Fêtes et la salle de spectacle par deux centrales distinctes, la première installée par la société DERTES et la seconde par la société Missenard.

Pour le chantier proprement dit, le cabinet Gilliard se voyait confier la maîtrise d’œuvre, avec M Vianney Vigliecca pour le suivi de chantier, en duo avec le 1er adjoint aux travaux, Hervé Nicol.

Pour la partie ingénierie, le cabinet Gilliard a travaillé en amont avec Jean-Marc Thedrez, économiste de la construction pour les estimations financières et avec Cécile Houillon et M.Maillard , du cabinet Hexa Ingénierie, pour les études relatives à l’énergie.

Le cabinet SOCOTEC, avec Mme Bénazech, Mme Christelle Béra et M. Tomasini,  avait la double mission du contrôle technique et de la coordination en matière de sécurité et de protection de la santé (SPS).

A l’issue de l’appel d’offres, les entreprises suivantes ont été retenues :

-Pour le Gros œuvre : TOMASINI Construction 

- Electricité : entreprise JOUANNOT 

- Plomberie – Sanitaire : entreprise CALORESCO, 

-Ascenseur et plate-forme élévatrice : société SCHINDLER 

-Cuisine : Entreprise DEHONDT 

-Peinture, revêtement, finitions : l’entreprise SAE 

Les travaux ont concerné les trois entités :

-Création dans une cage d’escalier désaffectée d’un ascenseur à double entrée, desservant, par niveau décalé, chacune des trois entités.

-Création des bureaux au niveau zéro (alors qu’ils étaient auparavant à l’étage), avec un meilleur éclairage, plus d’espace  et de confidentialité.

-Transformation des anciens bureaux en salle pour les réunions du conseil et les petites assemblées générales

-Réaménagement de la salle d’honneur avec abaissement du plafond et double vitrage.

-Création des toilettes PMR dans les deux bâtiments

-Nouvel emmarchement à la salle polyvalente avec une entrée latérale pour les PMR, en remplacement de la rampe initialement prévue mais abandonnée et acceptée par la commission d’acccesibilité en raison des nombreux réseaux concessionnaires passant sous le trottoir.

-Création d’une cuisine au même niveau que la salle polyvalente

-Mise à niveau de la piste de danse

-Remise à neuf de tout le circuit électrique et du dispositif d’éclairage

-Accessibilité des archives au niveau 5  par l’ascenseur

-Changement des armoires électriques.

-Au niveau 4, sécurisation du balcon, installation de fauteuils anti-feux et de places PMR dans la salle de spectacle devenue auditorium , extension de la scène avec plate-forme élévatrice, création d’un sas de sécurité pour les PMR.

-A tous les niveaux, menuiseries double vitrage et portes coupe-feu.

Le montant total des travaux HT tel que présenté aux financeurs s’est élevé à 1 million, vingt-mille quatre cent soixante quatre euros et vingt neuf centimes.

Nous avons bénéficié d’une subvention de l’Etat (DETR) de 273 158,40 €  et d’une subvention de 250 000 € du Conseil Départemental dans le cadre de l’appel à projet « Villages et Bourgs », sans oublier les 48 636 € du Fonds pour l’Insertion des Personnes Handicapées dans la Fonction Publique, soit un taux de subvention total  de 56 %.

La traversée ne s’est pas faite sans tangage.

 A cela, il convient en effet d’ajouter ce que l’on nomme pudiquement les aléas de chantier ou les mauvaises surprises qui, comme vous le savez, volent toujours en escadrilles.. allant des déviations non prévues de descentes de gouttières d’eau pluviales, à la découverte d’un réseau d’évacuation des eaux usées archaïque et contrarié avec les changements de bureaux, aux  armoires électriques  inadaptées aux nouveau système de chauffage…

 bref, pas mal de clapotis mais pas de vagues de submersion… entrainant au final quelques dépenses supplémentaires, atténuées  par quelques moins-values comme la suppression de la rampe d’escalier de la salle polyvalente et par la récupération de certificats d’économies d’énergie.

Les vagues ont tout de même quelque peu perturbé le sommeil du capitaine et de l’officier chargé du quart mais le bateau est arrivé à bon port.

Les subventions n’étant versées qu’une fois les travaux réalisés, nous avons procédé à un emprunt de 400 000 euros que la commune remboursera en toute sérénité compte-tenu du faible encours de la dette.

Il n’est d’ailleurs pas choquant que le remboursement d’un investissement aussi lourd soit étalé dans la durée et pas seulement financé par les contribuables actuels.

Le service public a été assuré durant tout le chantier, nécessitant la délocalisation des bureaux au rez-de-chaussée, dans le bruit, la poussière et le froid, le personnel ayant fait preuve durant plus d’un an  d’une belle patience et maintenu la qualité de l’accueil tant appréciée des administrés.

Le maire et le premier adjoint ont dû, pendant ce temps, abandonné la timonerie pour trouver refuge tantôt à la médiathèque, tantôt à la bouquinerie, et le soir dans les bureaux laissés libres du rez-de-chaussée.

Aujourd’hui, et après les finitions réparties, chrono en mains, entre nos agents techniques et l’entreprise de peinture E.P.H d’Hautmont, nous voici avec un paquebot remis à neuf et prêt pour de nouvelles aventures.

Il est d’usage, lors de la première sortie des grands bateaux, de casser une bouteille pleine sur l’étrave.

A Marpent, nous sommes plutôt attachés à la tradition des petits pêcheurs du Nord, comme ceux de Boulogne que vous connaissez bien Cher Président ou de Saint Valéry sur Somme décrits par Anatole France et qui expliquent qu’il vaut mieux boire le vin que de le perdre.

Alors, on ne cassera pas de bouteille ce soir mais on boira un verre pour fêter l’évènement !

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Logements indignes : il suffisait d'y penser

8 Avril 2019 , Rédigé par Jean-Marie Allain

L’immersion dans le sujet, ajoutée à une pincée d’intelligence et saupoudrée d’un peu d’audace, donne des résultats lumineux.

Bruno Gilles, un sénateur de la ville de Marseille, ville récemment confrontée à l’effondrement d’immeubles en péril, a déposé une proposition de loi visant à améliorer la lutte contre l’habitat insalubre.

M Gilles fait tout d’abord remarquer que l’article L635-8 du Code de la Construction précise que l’autorisaton préalable de mise en location délivrée à titre tacite (lorsque la commune ou l’intercommunalité a instauré le « permis de louer » mais n’a pas les moyens de faire tous les contrôles) est sans incidence sur la qualification du logement au regard du caractère indigne de l’habitat.

En d’autres termes, il admet (ce que des techniciens de Soliha et de la CAF avaient déjà pu me dire) que le permis de louer peut être tacitement délivré alors que le logement est indigne !

Et le sénateur de proposer que l’acceptation tacite après le délai d’un mois soit remplacée par une décision implicite de refus de louer après deux mois de silence.

Autre proposition intéressante dont je vois immédiatement l’utilité pour ma commune : lorsqu’un immeuble a été frappé d’une interdiction d’habiter en raison d’une insalubrité remédiable mais à laquelle le propriétaire, malgré une mise  en demeure, ne remédie pas, son expropriation ferait  directement l’objet d’une déclaration d’utilité publique... bref, de quoi gagner temps et de l’argent (car les publications légales dans la presse coûtent de l’argent à la commune)..  pour peu que le législateur ne s’offusque pas de l’atteinte aux droits de l’homme (en réalité au propriétaire dont le laxisme porte atteinte à l’intérêt général).

 

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La cause de Claude WILLSON

27 Mars 2019 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Pour les victimes de 39/45 ayant perdu la vie hors du territoire communal, le rapatriement des corps a été organisé par le Ministère des armées, à la demande des familles.

Les dépouilles ont été à chaque fois exhumées, transportées au Dépositoire d’Arras (lieu de rassemblement des défunts) avant d’être ré-inhumées à Marpent.

Pour chaque enterrement, l’Etat versait à la commune une subvention de 1000 francs, soit environ le tiers du coût des obsèques.

Une énigme demeure sur le dossier de Monsieur Claude WILLSON, né le 9 août 1928 à Marpent.
Ce jeune homme habitait au 47, rue de la République.

Né d’un père anglais et d’une mère française, il est interné par les allemands, décède le 19 octobre 1942 à Paris et fut inhumé au cimetière parisien de Bagneux (Hauts de Seine).

Le maire de Marpent de l’époque, M François Bruno, à la demande du père, Eric Willson, sollicite le Ministère des Anciens Combattants et Victimes de guerre, pour que l’Etat puisse restituer gratuitement à la famille le corps du défunt.

Par lettre du 8 novembre 1949, le Ministère répond par la négative, considérant que le défunt est de nationalité anglaise et que cela ne serait pas conforme au décret du 16 juillet 1947 qui précise les modalités de la restitution des corps des victimes de guerre aux frais de l’Etat.

Le père décédé, c’est la Mme Willson qui, le 10 mai 1950, effectue la même démarche et se voit essuyer la même réponse par le Ministère.

Mme Willson ne baisse pas les bras et affirme pour sa part que Claude Willson est français et renouvelle en vain la démarche à plusieurs reprises avant d’obtenir satisfaction de la part du Ministère qui confirme par lettre que le corps a été exhumé le 22 février 1951 pour être transféré au dépositoire d’Arras, en vue de le restituer à la commune de Marpent le 4 avril 1951.

La question reste posée de savoir pour quelle raison le nom de ce jeune marpentois ne figure pas sur notre monument aux morts dans la colonne «  victime civile ».

J’ai saisi le Ministère des armées pour avoir une explication et, le cas échéant, obtenir le feu vert pour réparer cet oubli.

 

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La portée du symbole

27 Mars 2019 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Le parrainage civil n’aurait-il qu’une valeur symbolique ?

Le certificat de baptême républicain n’a certes aucune valeur juridique (pas plus d’ailleurs que le baptême religieux), et pourtant, il arrive qu’il soit pris en compte dans certaines circonstances.

Ainsi, dans un arrêté de 2008, la Cour d’Appel de Rouen a reconnu le droit de visite d’un parrain à l’égard de l’enfant.
De même, en cas de décès des deux parents et en l’absence de tutelle testamentaire, le parrain et la marraine, bien qu’ilsne soient pas forcément des membres de la famille, peuvent, au vu des éléments, s d’informations liés au contexte familial, être nommés par le juge pour faire partie du conseil de famille.

Le juge a par ailleurs la possibilité, s’il convient de désigner un tuteur au mineur, de proposer le parrain ou la marraine s’il s’avère que le faisceau d’informations dont il dispose laisse transparaître l’intérêt d’un tel choix.

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Scolarisation obligatoire à trois ans

27 Mars 2019 , Rédigé par Jean-Marie Allain

La loi instaurant la scolarisation obligatoire dès trois ans aura des incidences pour les écoles et les communes.

Une scolarisation obligatoire dès 3 ans pose en effet plusieurs questions dont celle des conditions dans lesquelles ces enfants pourraient être accueillis.

 

La question de la sieste 

 

Aujourd'hui, de nombreux enfants de 3 ans ne sont scolarisés que le matin et rentrent chez eux pour déjeuner et faire une sieste, gardés par une nourrice ou leurs parents, pour des questions de confort.

Cela ne devrait plus être possible avec l’obligation de scolarité, laquelle impose une régularité dans la fréquentation de l'école.

Désormais, les parents des élèves âgés de 3 à 6 ans devront fournir à l'école une explication justifiée pour chaque retard. En cas d'absence de justification légitime, l'établissement scolaire est en droit de saisir la justice. Les parents encourent alors jusqu'à 135 euros d'amende.

Si par contre, une circulaire venait à assouplir cette rigidité, c’est le nombre de dortoirs qu’il conviendrait d’augmenter…et probablement d’ATSEM !

 

La question de la propreté

Avec la scolarisation obligatoire dès 3 ans, les établissements scolaires vont forcément devoir s'adapter. D'autant que dans les faits, une école n'a pas le droit de refuser un enfant parce  qu'il n'est pas propre. Selon l'article L113 du Code de l'Éducation, "tout enfant doit pouvoir être accueilli, à l'âge de trois ans, dans une école maternelle ou une classe enfantine le plus près possible de son domicile, si sa famille en fait la demande". Et ce, qu'il soit propre ou non.

Le législateur n’a pas précisé qui paie les couches mais tout le monde devine.

La question de la pré-scolarisation

 

L’obligation d’accepter tous les enfants de trois ans, ne fussent-ils pas propres, pourrait remettre en cause, pour des questions de place, la préscolarisation dès 2 ans des enfants propres !

D’autant que pour le Ministre Jean-Michel Blanquer, il n’est pas certain que la préscolarisation dès 2 ans  ait un intérêt particulier pour l’enfant.

Par ailleurs, si tant est qu’un texte maintienne la prés-scolarisation, les mairies, sauf celles qui sont confrontées à une baisse des effectifs, auront tout intérêt, à ne pas inscrire des enfants qui vont venir gonfler le besoin en dortoirs et en surveillance.

 

La question du tourisme

Même si elle est secondaire, la question économique est réelle. Jusqu’alors, un enfant entre trois et six ans pouvait manquer une semaine entière pour que toute sa petite famille puisse partir en vacances hors saison....Ce sera impossible avec la scolarité obligatoire de ces enfants.

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Démocratie représentative ?

4 Mars 2019 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Certains juristes considèrent la non-représentativité sociologique de l’assemblée comme normale en invoquant la vocation du parlementaire à incarner l’ensemble de ses concitoyens.

Mais, ce raisonnement fait fi du mode d’élection du parlementaire (élu sur une base territoriale) et des faiblesses de la nature humaine.

En effet, même si le parlementaire n’était pas le porte -parole d’un milieu social, il resterait, proportionnelle ou non, celui d’un territoire et serait donc amené à prendre parfois la défense des intérêts collectifs (celui des viticulteurs par exemple pour les élus des nombreuses régions viticoles) contre l’intérêt général (la  santé publique).

Et une assemblée qui serait composée de médecins, d’enseignants et de cadres, fussent-ils intègres et convaincus d’incarner la nation, n’aurait pour effet que de provoquer une coupure entre les institutions et le peuple comme on le constate hélas depuis des lustres dans notre pays.

De quoi s’interroger au fond, non pas sur le mode idéal de désignation de nos parlementaires, mais sur le parlementarisme lui-même, comme l’avaient fait le fourriériste Victor Considérant (pourtant inventeur de la proportionnelle), ou encore Proudhon, chez qui la commune joue un rôle central dans l’organisation fédérale d’un Etat décentralisé.

 

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Collectif Verre, la campagne d'information continue

2 Mars 2019 , Rédigé par Jean-Marie Allain

L’expérimentation de la collecte du verre par Apport Volontaire (AV) répond à une double préoccupation que nous partageons.

D’un côté, l’extension, dans le cadre de la loi sur la Transition Energétique, des consignes de tri obligatoires en 2022, qui aura pour effet d’accroître le volume de plastiques recyclables et par voie de conséquence de mettre fin au compartiment verre de nos poubelles, compartiment par ailleurs surdimensionné.

D’un autre côté, le souci d’optimiser les dépenses d’ordures ménagères.

Jusque-là, nous sommes parfaitement en accord avec la démarche de l’agglomération.

Là où nous sommes en désaccord, c’est sur le raisonnement qui consiste à promouvoir l’AV pour traiter cette problématique, un raisonnement dont les deux principaux arguments, le coût moindre et la plus efficacité, s’appuient sur des erreurs méthodologiques.

Premier argument :

La collecte du verre dans la Sambre serait de 27,7 kilos par habitant et par an contre 35,4 kilos pour la moyenne départementale, différence attestant selon eux, la moindre efficacité du PAP.

Mais, dans leur précipitation, ils font une erreur de méthode.

Comme disait Wiston Churchill, « Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées »

On ne peut pas comparer une collecte en PAP avec une moyenne qui englobe une diversité de modes de collecte et une diversité de facteurs pouvant créer ce que les statisticiens appellent des « effets de structure » (importance de l’habitat vertical à Maubeuge qui génère une perte au niveau du tri, importance de la population maghrébine qui ne consomme pas d’alcool, et donc très peu de verre..).

L’objectivité consisterait à comparer deux territoires de  profil équivalent  ayant adopté le même mode de collecte.

Sur ce point, l’expérimentation pourra peut être apporter un éclairage, mais sans gommer les effets de structure, le profil sociologique aulnésien n’étant absolument pas le même que le profil du maubeugeois.

Le seul officiel chiffre dont nous disposons est celui de l’ADEME qui constate que l’efficacité de la collecte PAP est 20 %  supérieure à l’AV.

Deuxième argument :

La collecte en porte à porte (PAP) coûte 110 € la tonne contre 34 € en Apport Volontaire (AV).

Ce chiffre de 110 € est inexact puisqu’il a été « obtenu » par l’agglomération en 2012 en divisant le coût de la collecte de toutes ordures par le tonnage global. C’est comme si j’achetais pour 60 € 10 kilos de poireaux, 5 kilos de tomates et 5 kilos de petits pois (soit 20 kilos de légumes), et que je calculais le prix du kilo de poireaux en faisant le rapport 60 : 20 = 3 euros le kilo !

Le chiffre sur lequel les protagonistes de l’AV construisent leur raisonnement est donc inexact.

Le raisonnement de J.Bleuze, élu en charge de ce projet, est simple : en ramenant la collecte PAP au- biflux, on élargit l’éventail de la concurrence et on peut faire baisser les prix du prestataire. Certes, mais il faudra toujours ramasser le verre (second camion et plus de CO2), de même que les déchets dépotoirs à gérer pour les communes, sans oublier la question des personnes âgées dépendantes.. sauf à considérer, vieille théorie d’Albert Memmi, que c’est un moyen de créer du lien social !

L’adjonction d’une petite poubelle pour le verre permettrait d’éviter le passage à l’AV et d’élargir la concurrence, même si notre prestataire local (Flamme) sera encore là bien placé puisque le camion qu’il a créé peut recevoir simultanément trois types de déchets.

Mais rien n’interdit à ces concurrents d’avoir des camions adaptés à ce genre de collecte.

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Modèle " Imminence "ou "Eminence "?

23 Février 2019 , Rédigé par Jean-Marie Allain

 

Certains profitent de l’affaire de la viande polonaise frelatée et vendue dans plusieurs pays européens pour se livrer à un plaidoyer de l’Europe telle que nous la connaissons, au risque d’écorcher la vérité.

Ces europhiles dogmatiques considèrent qu’on a détecté très vite, jusqu’au moindre petit commerce, les viandes incriminées. Sauf que ce n’est pas l ’Europe qui a détecté mais les services vétérinaires français.

Ces mêmes européistes affirment par ailleurs que les contrôles et la traçabilité ont bien fonctionné et que c’est grâce à eux si la fraude a été détectée, ce que le Président de la République affirme également  dans son allocution au Salon de l’Agriculture.

C’est ignorer que la fraude a été détectée et révélée par un journaliste de la télévision privée TVN24 qui s'était fait embaucher dans ce site, montrant que les vaches malades étaient abattues de nuit dans l'abattoir en question, échappant ainsi aux contrôles vétérinaires polonais officiels effectués de jour.

Sans ce journaliste, personne n’aurait entendu parler de ce trafic.

Un responsable de l'interprofession française de la viande Interbev Bovins, Guy Hermouet, met le doigt là  où çà fait mal, car l’Europe a bel et bien à voir en la matière :

"J'espère que cette affaire va réveiller les Européens avec des contrôles vétérinaires aux frontières, afin que les mêmes garanties soient offertes sur la viande importée que sur la viande made in France".

Et pour couronner le tout, les européistes, qui en sont pas à une contradiction près,  vantent  « les circuits courts » (c’est plus à la mode que de préconiser les circuits « made in France » mais c’est pourtant le même logiciel), une façon de reconnaître que la politique économique européenne et son système d’ouverture aux marchés mondiaux portent en germe, si pas les scandales, à tout le moins les risques sanitaires et le réchauffement climatique.

A moins qu’il faille promouvoir  les circuits courts façon «  Imminence »  et  « en même temps » les marchés mondiaux prônés par notre Eminence, c’est-à-dire une chose et son contraire.

Il est temps de  quitter le confort d’une vision manichéenne sur l’Europe, cesser de sortir son révolter lorsque quelqu’un exprime son scepticisme sur une certaine Europe (celle qui, par exemple, jusqu’à très récemment, donnait des dérogations pour pratiquer la pêche électrique en mer du Nord en ruinant  nos artisans pêcheurs) et appréhender d’une manière plus mesurée et plus équilibrée les défis de la complexité.

 

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Echecs à Marpent !

23 Février 2019 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Le Malbodium Chess Club, club d’échecs de Maubeuge, n’est pas parvenu à obtenir une salle dans cette ville pour organiser la phase régionale de la coupe Loubatière.

Celle-ci  se tiendra donc le dimanche 24 mars 2019, toute la journée à partir de 9 heures dans la salle d’honneur de la mairie de Marpent.

Cette phase régionale recevra six équipes de quatre joueurs venant de Lille, Boulogne, Saint-Quentin, Belloy-sur-Somme et Maubeuge.

Les deux premières équipes seront qualifiées pour la phase interrégionale.

Entrée gratuite.

C’est un plaisir pour notre commune que d’accueillir une telle manifestation qui aura des prolongements avec une initiation aux échecs dans le cadre du centre de loisirs.

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Le verre de la discorde

19 Février 2019 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Jacques Bleuze, en charge des déchets à l’agglo, a commencé son périple pour expliquer et convaincre les habitants dans les trois communes ayant accepté l’expérimentation  de l’intérêt de l’apport volontaire du verre à la collecte à domicile.

Son argument principal s’appuie sur le fait que le verre collecté par habitant  (ici 27,7 kilos par an) est nettement inférieur à la moyenne départementale (35,4 kg par an).
cette différence étant liée, selon lui, au fait que l’apport volontaire serait plus efficace que la collecte à domicile.

Un exercice impartial consisterait à comparer la moyenne du niveau de collecte  pour les communes pratiquant l’apport volontaire avec la moyenne du verre  collecté pour les communes restées à la collecte à domicile.

Or, nous ne connaissons pas, pour la moyenne départementale, les parts respectives occupées par l’un  ou l’autre mode de collecte.

Faute de partir sur ces bases saines, M.Bleuze  met la conclusion qu’il souhaite depuis le début comme explication. C’est lumineux comme une nuit sans lune.

A supposer  même que l’on constate un meilleur niveau de collecte sur les territoires en apport volontaire (ce qui n’est pas prouvé aujourd’hui), des facteurs explicatifs devraient être testés comme le niveau socio-culturel de la population (dont on sait qu’il est corrélé avec le geste écologique),  la moyenne d’âge de celle-ci ou encore la nature des consommations différentielles selon chaque territoire.

Selon l’Ademe, si l'on considère les quantités totales collectées, la performance du porte-à-porte est aujourd'hui supérieure d'environ 20% à celle de l'apport volontaire.

Bertrand Bohain, délégué général du Cercle national du recyclage (CNR), insiste sur le fait que "bien souvent, les points d'apport volontaires deviennent des dépotoirs".

Deuxième argument : le coût de la collecte en porte à porte serait  de 108 € la tonne contre 34 € pour l’apport volontaire.

Si d’ailleurs l’on passait à l’apport volontaire, il serait logique de demander à l’agglomération, si elle fait vraiment des économies,  de rembourser les communes  sur la base de 108 – 34 , soit 74 euros par tonne collectée sur la commune !!

Cela étant dit, le chiffre de 108 € est inexact puisque basé sur des collectes en bi-flux et non en tri-flux (trois compartiments) comme chez nous.

En effet, aujourd’hui, le verre est collecté en même temps que les autres recyclables. Enlevons le compartiment verre, il faudra toujours vider la poubelle chaque semaine, le coût du ramassage à domicile ne baissera pas. Il serait moins faux de dire que la collecte du verre aujourd’hui ne coûte rien.

S’il convient de supprimer le compartiment verre pour laisser de la place aux autres recyclables, le dépôt dans une petite poubelle à verre qui serait collectée en même temps que les deux autres ferait parfaitement l’affaire.

 

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