Le cauchemar des nuits secrètes
~~L’Association des Nuits Secrètes a sollicité une subvention complémentaire de 100 000 euros pour faire face aux dépenses de sécurité imposées par l’Etat.
L’organisateur a pourtant eu le temps de revoir la configuration de la manifestation.
L’organisation des « parcours secrets » a nécessité le déploiement d’un lourd dispositif de sécurité sur les communes concernées.
Pourquoi ne pas avoir réduit, voire supprimé ces parcours pour ne garder que les spectacles à Aulnoye ?
Savoir qu’il y a un canot de sauvetage qui s’appelle « l’agglo » ne justifie pas de ne pas apprendre à nager quand on s’embarque dans pareil projet.
Publicité
un silo aux allures de gouffre
Tout le monde a glosé sur l’histoire du parking silo dans lequel les voitures, si elles ont la chance de trouver l’accès, se comptent sans avoir besoin de calculette.
Et voilà que l’agglomération décide d’en confier la gestion au Syndicat Mixte des Transports mais avec la clef la somme de 105 000 € HT par an, parce que ce parking subirait des actes de vandalisme, ce que personne n’avait bien entendu prévu !
On se demande à quoi servent les caméras de surveillance ?
Vu le nombre de voitures garées, cela fait cher du véhicule. Bref, voilà encore une nouvelle dépense courante supplémentaire.
Mais c’est à cumuler ce genre de bagatelles que l’agglo est devenu un cargo poussif et endetté.
La mystérieuse délibération sur la redevance " déchets"
Il était proposé lors du dernier conseil communautaire d’instaurer la redevance spéciale en matière de déchets (sans précision de tarifaire pour l’instant).
Il s’agit d’une redevance frappant les déchets des entreprises ou des services mais qui ne nécessitent pas de traitement particulier, c’est-à-dire les déchets mis aujourd’hui dans leurs poubelles ou à la déchetterie.
Il est vrai que les particuliers perdent beaucoup de temps à attendre que les artisans déchargent leur cargaison de déchets, enlèvement –soit-dit en passant, parfois facturé au client.
Il n’empêche que cette délibération avait un côté mystérieux au moment où l’impôt foncier arrive dans les boîtes aux lettres. Bien sûr, cette taxe n’est pas un choix mais une obligation, contrairement d’ailleurs à la formulation de la délibération qui rappelle à tort que les intercommunalités "peuvent instaurer" cette redevance (article L2333-78 du Code Général des Collectivités Territoriale) en oubliant le second alinéa qui précise qu’elles sont tenues de l’instituer lorsqu’elles n’ont pas instaurer la Redevance d’enlèvement, ni la Taxe d’Enlèvement.
Or, cette obligation remonte au 1er janvier 1993, en vertu de la loi du 13 juillet 1992. Donc un débat plutôt bizarre car on se demande bien pourquoi cette délibération, qui intervient avec 23 ans de retard, tombe au moment de la chute des feuilles… à moins que l’exécutif, qui s’est fait conseiller par un cabinet spécialisé sur ce dossier, n’ait comme petite idée, dans les mois qui viennent (au moment du vote du budget par exemple) , de baisser un peu le foncier bâti pour taxer les déchets des entreprises et des services, histoire de reprendre d’une main ce qu’il aurait lâché de l’autre et calmer ainsi tout ou partie du courroux des ménages propriétaires...quelques semaines avant le vote des présidentielles.
Les financements encouragent les débordements pavillonnaires
Il a été question ce soir au conseil communautaire du SCOT, le Schéma de Cohérence Territoriale dont l’un des objectifs est de limiter l’étalement urbain, parfois décrié comme " la diarhée pavillonnaire".
L’agglomération adhère à cet objectif mais n’a pas encore compris que tout ce qu’elle a mis en place jusqu’à présent va à l’encontre d’un tel objectif.
Nous avons en effet sur la commune un très bon exemple : la municipalité a supporté l’achat d’une gros demeure en ruine en centre-bourg au terme d’une longue procédure, a payé la démolition ainsi que le désamiantage avant de céder (pour l’euro symbolique) à un bailleur social qui va faire six logements mais en supportant un surcoût puisqu’une partie du terrain comportait les fondations et la cave de l’ancien logement.
Pour l’agglomération, c’est tout bénéfice puisque tous les réseaux passent déjà dans cette rue : rien à débourser.
Il est, on le comprendra, plus facile pour une commune d’acheter une parcelle constructible en périphérie et de la céder au bailleur : c’est l’intercommunalité qui paiera l’assainissement, la voirie et le réseau d ‘eau : il n’y a aucun surcoût pour la commune, ni le bailleur dans ce second cas de figure, pourtant contraire à la philosophie du SCOT et du PLH.
Dans ces conditions, on attend avec impatience le jour où l’agglomération donnera un bonus en termes de subvention aux projets en site urbanisé (ceux qui "collent" au Grenelle de l'Environnement) et un malus aux autres.
Publicité
/image%2F1572440%2F20151130%2Fob_f2f656_doc731.jpg)