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Le blog de Jean-Marie Allain

Plaisirs des villes et bonheur des champs

25 Janvier 2026 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Samedi soir, la commune de Marpent, à mi-chemin entre la campagne et la ville, a fait quelques détours par l’une et par l’autre.

Une façon de s’inscrire pleinement dans le thème retenu cette année par les instances nationales de la Nuit de la Lecture, à savoir « Villes et campagnes ».

Côté Ville, symbolisé par un décor de panneaux de signalisation routière et de maquettes suspendues de maisons fabriquées par les enfants du groupe scolaire, Nacéra lut le texte de la chanson de Pierre Perrin, composée en 1961, « Le clair de lune à Maubeuge », prétexte à une petite balade dans quelques villes du Plat Pays alors que Monique s’appuya sur un extrait du livre de Louis Aragon, « Les beaux quartiers », pour suivre avec le public  les déambulations des deux frères Edmond et Edgar, en quête de plaisirs inavouables, dans plusieurs rues de Paris à la découverte de l’architecture des bâtiments, des parcs et jardins, de la Tour Eiffel, du Trocadéro, des Champs Elysées et de l’Arc de Triomphe.

Côté Campagne, et devant un décor de ballots de paille et de lapins, Lucia puisa dans l’almanach 2012 une mine de dictons liés à l’observation de la faune et de la flore, que ce soit à l’œil nu, à la jumelle ou à la loupe, dont le rôle était de dévoiler le ciel du lendemain.

Lucie fit partager un extrait du roman de Georges SAND « La mare au diable » qui décrit, dans le détail, la scène du labour, image ordinaire d’un métier extraordinaire tandis que Jean-Marie invita le public dans « les rêveries du promeneur solitaire » de Jean-Jacques Rousseau, rappelant pour conclure sa lettre à Mirabeau dans laquelle il confie que si la dure nécessité  devait le rappeler à jamais au séjour des villes, ce ne serait que pour s’y faire enterrer.

De leur côté, Laure et Marie-Odile lurent en duo deux extraits du livre « Mes nuits avec Emma.B » de Rafaëla Da Fonseca, lauréate 2025 du « prix L’oiseau-lyre » attribué par la médiathèque marpentoise et emmenèrent pour quelques minutes le public en balade au cœur du bocage normand, là où Flaubert imagina le décor de son roman « Madame Bovary ».

Avec Angélique, c’est Racine qui fut mis à l’honneur dans la lecture de sa lettre « Le soleil est toujours riant » dans laquelle l’auteur utilise la beauté de la campagne pour imager le bonheur de vivre.

Quant à Alexandre, vêtu de son béret et de sa veste de berger, il nous conta « La Montagne » de Jean Ferrat dont les vers expriment le regret de voir les jeunes fuir la campagne ardéchoise pour rejoindre la ville et son prétendu progrès.

Bourg urbain ou bourg rural, les élèves de Mme Marie-Odile Froment avaient choisi un texte à plusieurs voix pour présenter les différentes rues de la commune et faire du même coup mieux connaissance avec la géographie de Marpent et avec son histoire.

L’exercice était périlleux mais s’est remarquablement bien passé, sous le regard ému des parents et l’œil satisfait du directeur Eric Painchart.

Comme on dit en sport, « l’essentiel est de participer », et si l’on peut être admiratif devant un enfant dont la diction est parfaite, on peut non moins admirer avec une pointe d’émotion celui dont l’élocution est moins performante mais dont le visage s’emplit de bonheur d’avoir réussi à surmonter ses difficultés.

Bravo donc à Lola, Gabriel, Héloïse, Ylona, Assya, Isaac, Joy, Alonzo, Saïd, Marvin, Zoé, Sophie, Marion, Victoire, Camille, Paryss, Rayan, Luana, Axelle, Dargann, William et Emmanuel !

Comme pour dépasser l’opposition, « ville- campagne », Simon récita la fable de La Fontaine « Le rat des villes et le rat des champs », où le premier invite le second à festoyer en ville.

Les villes offrent, il est vrai, des services plus sophistiqués et plus abondants que la campagne. Mais ces services marchands, s’ils procurent du plaisir, sont  souvent fugitifs et superficiels et n’amènent pas forcément le bonheur, qui requiert l'union de l’homme et de la nature.

D’ailleurs, pour trouver le calme, le rat de la fable admet que la campagne s’avère au final comme le lieu idéal pour se restaurer tout à loisir entre les urbains et les ruraux, ce que ne manqua pas de faire, plus modestement, le public, venu en nombre, en partageant la traditionnelle soupe à l’oignon.

Plaisirs des villes et bonheur des champs, les rats de La Fontaine gardent étonnamment leur grande vertu démonstrative.

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25 années de mandat, et la passion toujours au coeur de l'action (5 et fin)

24 Janvier 2026 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Parmi ces actions singulières d’Appellation marpentoise Protégée, toutes uniques en leur genre, il y en a SEPT que je n’ai pas encore véritablement présentées parce qu’elles occupent pour moi une place à part : ce sont les 7 merveilles coups de cœur, des petites folies au sens « d’extravagances » que ce mot avait au 17e siècle, véritables marqueurs de la commune qui participent fortement à notre singularité.

-1èr coup de cœur « Le moulin de la Folie », situé à la Parapette, au lieu-dit « la folie d’en haut », sans doute parce qu’il était un peu audacieux, voire un peu foldingue à l’époque d’aller construire un moulin à vent dans un territoire plus traditionnellement habitué aux moulins à eau.
Et il nous a fallu nous aussi un grain de folie pour nous lancer dans la rénovation étalée sur deux mandats de ce bel édifice, le plus vieux  moulin à vent de l’arrondissement et seul moulin Berton au nord de Paris, aventure qui a commencé en 2003 et le concours du magazine Le Pèlerin pour le trophée « Patrimoine de Pays » qui a été remis au Musée Carnavalet à Paris, par le Ministre de la culture, M. DONNEDIEU DE VABRE au maire de Marpent.

De quoi stimuler durant les dix années qui ont suivi les bénévoles des Amis du moulin et des Bribeux pour organiser  la « Fête de Mon moulin » jusqu'à l’achèvement des travaux, la gestion de l’équipement étant ensuite assurée par la précieuse équipe du Moulin d’antan et ses meuniers.

-2e coup de cœur : «Une oasis de poésie», qui n’est autre que cette sympathique gloriette située au croisement des rues les plus fréquentées de la commune, rachetée sur un coup de cœur pour une bouchée de pain chez un brocanteur où elle périssait sous la rouille, restaurée par nos agents techniques et qui rayonne de fraîcheur, de délicatesse et de poésie pour donner au carrefour le charme discret qu’on lui connaît.

-3e coup de cœur : « le fabuleux trésor retrouvé » : un trésor qui n’est pas de l’or mais qui  vaut plus que de l’or, je veux parler de la statue de Saint Eloi,  coulée à l’aciérie de Baume Marpent par l’ancien maire de Boussois, René Vronhoove, et dont le moule qui se trouve à l’église, fut sculpté par Jacques POUILLON, devenu Grand Prix de Rome et créateur au début des années 60, à la demande du gouvernement, du mémorial de Malpasset, dans le Var, suite à la rupture du barrage de Fréjus qui avait fait 423 morts.

C’est un marpentois aujourd’hui décédé, qui m’informa que cette statue avait été vendue aux enchères à un  collectionneur privé, M DESPIEGHEL de Louvroil.

Le lendemain, j’écrivais une lettre à ce collectionneur qui, en réponse, et avec une noblesse de coeur admirable, accepta de la déposer « in eternam » dans notre commune. Chapeau M.DESPIEGHEL !

C’était pour la commune, un don exceptionnel, tant que le plan artistique que patrimonial.

-4e coup de cœur : « Le corridor d’Hector », encore appelé le passage de la place, qui a consisté, pour apporter sécurité et confort aux piétons, à transformer le sordide passage souterrain de la voie ferrée.

Celles et ceux qui l’empruntent étant souvent des gens très modestes, il était important qu’ils échappent à ce que Camus appelait « la double humiliation de la pauvreté et de la laideur ». En réalisant un passage lumineux dans le style « Art nouveau » des bouches de métro parisien d’Hector Guimard, nous ne les avons pas rendus moins pauvres mais nous avons remplacé la laideur du décor par la lumière.

-5e coup de cœur : «Le joyau culturel marpentois », je veux parler de l’auditorium. Ancien cinéma, il était menacé de fermeture définitive, d’abord pour des raisons de sécurité, ensuite pour une question d’accessibilité PMR.

Soucieux de garder un équipement pour développer l’accès à la culture musicale et artistique, nous avons acheté les fauteuils anti-feu et les rideaux anti-feu (1er mandat) et pour l’accessibilité, nous avons profité des travaux de la mairie durant le 2e mandat pour que l’ascenseur soit installé dans l’ancien escalier de secours du cinéma et desserve ainsi les deux bâtiments, mairie et auditorium.

Depuis quelques semaines, l’installation des équipements scéniques permet d’accueillir des artistes professionnels, par exemple dans le cadre de la scène nationale du Manège.

Cet auditorium de 200 places est un joyau culturel de notre arrondissement.

-6e coup de cœur : « La halte du bonheur », avec la création de la Plage Verte, seul projet sur l’Agglomération qui s’est vu soutenu par la Région dans le Contrat de Rayonnement Touristique Avesnois Thiérache et seul site de loisirs labellisé « accueil vélos » sur le linéaire de la Sambre française.

Cette idée originale a suscité l’adhésion des collègues qui ont mis la main à la pâte.

Le projet a dès le départ suscité l’engouement des financeurs et partenaires (Département, Agglomération, OTA, VNF…) et de celles et ceux venus découvrir ce lieu avenant où se croisent à la belle saison, des marpentois, des habitants de l’avesnois, des familles de la métropole , du Pas de Calais, des camping caristes, des cyclotouristes, bref, plus de 3000 visiteurs français, belges, néerlandais allemands, britanniques, italiens qui trouvent chez nous et vous le disent «  la halte du bonheur ».

-7e coup de cœur : « Le boulanger que le village attendait ».Après le rachat d’un immeuble face à la mairie, la conception des plans par Pascal, la mobilisation d’une subvention régionale et d’un fonds de concours de l’Agglomération,  puis la consultation des entreprises, la création de la boulangerie et de son logement, l’acquisition et l’installation du matériel, nous sommes partis à la recherche du boulanger et nous nous sommes heurtés à une série de difficultés jusqu’au jour où sont arrivés de Normandie Eric et Emilie MELLET dont la motivation, l’expérience et la qualité des produits n’ont pas tardé à séduire les clients qui sont venus ou revenus plus vite que nous ne pensions.

Ce fut pour nous un chemin escarpé et semé d’embûches, pénible même par moments mais au final nous y sommes parvenus et c’est aussi grâce à eux.

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25 années de mandat, et la passion toujours au coeur de l'action (4)

23 Janvier 2026 , Rédigé par Jean-Marie Allain

A côté des actions facultatives et que l’on peut retrouver dans d’autres communes confrontées à des problématiques semblables, il existe une 3ecatégorie, ce sont les actions singulières.

N’oublions pas que Marpent, comme son nom l’indique, « mar pen », fut un village celte il y a plus de 2000 ans, et que les guerriers celtes avaient donné du fil à retordre aux soldats de César à la fois par leur bravoure mais aussi parce qu’ils avaient une panoplie guerrière, notamment la côte de maille, innovation celte, qui leur donnaient davantage de souplesse que les lourdes armures des légionnaires romains.

Il en va de même pour un territoire : moins il dispose de moyens, plus il doit sortir du mimétisme et des sentiers battus et se distinguer par l’ingéniosité, la créativité, l’originalité pour faire émerger des initiatives innovantes et singulières, qui en font des actions uniques en leur genre sur le territoire et parfois au-delà.

Ces initiatives, ce sont un peu nos Appellations Marpentoises d’Origine Protégée et couvrent des domaines très divers :

Le développement économique

-L’aménagement de locaux pour 12 micro-entreprises de services : une onglerie, un tatoueur, un restaurateur (local de stockage),un transporteur pour livraison rapides, une orthophoniste, quatre infirmiers, un hypnothérapeute, un psychologue, un concepteur fabricant de mobilier pour les parcours des personnes âgées dépendantes

-La création d’une boulangerie,

-La défense de notre pharmacie avec mon intervention prise en compte par l’ARS pour que les marpentois entrant à l’EHPAD puissent garder le choix de leur officine.

Le lien social

-L’offre d’un petit cadeau à chaque naissance remis à domicile.

-La WIFI gratuite sur une quinzaine d’équipements publics (financé à 100 % par le Programme européen wifi 4 E et dossier porté par Bruno).

-La présence d’un élu lors de chaque intervention d’une entreprise de pompes funèbres dans le cimetière.

-L’initiative, au moment du Covid, d’un atelier de fabrication de masques dans la salle des fêtes, sur proposition de nos agents ATSEM, initiative qui a nous a valu une page dans Paris-Match.

-La mise à disposition gratuite des marpentois de plusieurs livrets ciblés comme le livret des séniors, celui de la Petite Enfance, celui des nouveaux arrivants ou encore celui de la rentrée scolaire.

-La consultation citoyenne sur la Salmagne, démarche citée en exemple par un parlementaire à l’assemblée nationale.

-L’habitat, avec la réalisation du lotissement « le Pré Fleuri », une réalisation entièrement communale avec l’acquisition du terrain, son aménagement, la revente des lots et le suivi financier, les déclarations  de TVA calculée selon la méthode dite « à la marge ».

La jeunesse

-Le cadeau du Père Noël à chaque enfant de la maternelle.

-La mise en place des ateliers théâtre pour enfants.

-La création d’une garderie le matin et de l’aide aux devoirs le soir.

-La remise d’un livre cadeau pour les enfants qui partent au CP d’une calculette pour ceux qui partent en 6e.

-La création d’un Pass -loisirs pour les jeunes de 6 à 18 ans d’une valeur de 48 € / an

-L’échange de jeunes avec l’Albanie (financés à 100 % par l’Europe / Erasmus +)

- La mise en place, en lien avec la plage verte, d’une formation au Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Education populaire et Sportive APT (BP JEPS), par le Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement de la Canche et de l’Authie.

Les personnes âgées

-L’installation de 26 bancs dans la commune (financés à 100 %  par le Réseau des Villes amies des aînés)

-Les ateliers numériques des séniors (financés à 100 %  par le Département au titre de la lutte contre l’isolement des personnes âgées), -L’organisation d’un repas mensuel pour les aînés au prix de 3,50  € (transport compris) et servi par les élus.

-La création d’une brigade vermeil emmenée par ces mêmes élus et intégrant des personnes de la société civile. Cette brigade fait des visites à domicile des personnes seules qui le souhaitent et permet de répondre avec rapidité à des demandes urgentes.

-Le ciné des aînés, avec transport possible pour un prix de 2 € au lieu de 3 € 50.

-Le colis de Noël des aînés, préparé et distribué par les élus, et qui serait, selon une enquête de la Voix du Nord en 2024, l’un des plus remarquables du Département,

-Le repas annuel des aînés (c’est banal) mais servi par les élus (c’est assez original).

Le cadre de vie

-La création d’un programme d’aide à la rénovation des façades

-L’installation du totem du moulin au square de la Parapette           

Les économies d’énergie

-Depuis 2009, l’exonération durant trois ans de 50% de la part communale du foncier bâti pour les gros travaux d’économie d’énergie (unique dans l’arrondissement)

La santé

-L’ouverture d’un cabinet municipal de télé - consultation médicale : on y vient de Marpent mais plus largement d’un rayon de 15 kilomètres…c’est bien pour la santé… et le commerce local.

L’art et la culture

-La réalisation d’une fresque murale « le coq et le renard »

-L’organisation chaque année du prix littéraire L’oiseau lyre

-L’organisation de « la nuit de la lecture », sans aucune sous - traitance et en lien cette année avec le groupe scolaire.

-La création d’un pôle artistique et musical (avec Salut l’Artiste, Rock in Progress, Loisirs et Culture et l’Harmonie communale),

L’innovation technologique

-L’installation avec ICE, d’une station météo sur le toit de la mairie, d’une girouette électronique au moulin, la réparation en cours de l’orgue de l’église.

-Le PV électronique, rarissime pour une commune de notre taille et installée sans passer par un prestataire.

-Pour le CCAS, quelques produits également spécifiques comme les prêts d’honneur aux jeunes pour passer le BAFA ou le permis de conduire, la prise en charge partielle sur le tarif des repas séniors à domicile, la création du Foyer Victor Vannoppen , en souvenir de ce marpentois qui a fait don de 954 000 €, et qui sera dès le mois prochain un lieu où les personnes devront se sentir bien, un point de rencontre pour discuter autour d’un café, lire le journal, faire une partie de cartes ou de scrabble.

La configuration de ce lieu lui permet d’accueillir une multitude d’activités au gré des circonstances : expositions, réunions d’initiatives citoyennes, réunion de quartier, réunion d’une association qui ne dispose pas de local, permanences sociales, rencontres pour jeux de société, halte - garderie durant les spectacles de l’auditorium, rencontres post funérailles, locations modiques pour commerces éphémères  …Toute autre utilisation qui va dans le sens du renforcement de la fraternité et de la solidarité.

Vous allez dire, c’est notre travail et c’est ainsi que je l’entends mais avec la particularité que la voie de démarcation que nous avons choisie n’est pas toujours la plus facile, ni la moins exposée à la critique.

J’en profite pour remercier les collègues qui nous ont permis de relever collectivement ces défis.

Pour toutes ces actions, je souligne également la contribution de notre personnel dont, pour la plupart, le savoir -faire et la disponibilité honore le service public,

  • qu’il s’agisse des missions d’entretien et de maintenance assurés par nos agents des ateliers pour les espaces publics sous la responsabilité de Philippe ARCICASA et par nos agents de nettoyage féminins pour les bâtiments municipaux.

  • ou qu’il s’agisse de la qualité de l’accueil dans nos services administratifs comme en attestent les retours fréquents de même que les services liés aux accueils de loisirs, aux activités scolaires (ATSEM) et péri- scolaires.

 

 

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25 années de mandat , et la passion toujours au coeur de l'action (3)

20 Janvier 2026 , Rédigé par Jean-Marie Allain

A côté de ces actions incontournables qui ne sont pas exhaustives, on trouve la seconde catégorie, celle des actions facultatives, donc délibérément choisies par les élus, compte-tenu des besoins identifiés et des possibilités budgétaires. Je les cite :

- La valorisation de l’image de la commune et le renforcement de son attractivité : ce fut le cas pour la requalification dès le 1er mandat de la friche HK Porter qui a été financée à 100 % par l’Europe, la Région, l’Etat et l’Agglomération.

-L’amélioration des conditions d’accueil et d’utilisation de plusieurs équipements comme le terrain synthétique, la requalification du Parc Vannoppen), l’aménagement de l’esplanade du cimetière, la construction de la médiathèque.

-La contribution à la défense de l’environnement : démarche qui a permis d’obtenir le label « cimetière nature » de l’Agglo, mais aussi l’obtention de la mention « encouragements », et cette année  mention « assez bien » de la part du jury départemental des Villes et Villages fleuris, jury qui a notamment apprécié  les plantations de haies par les scolaires au chemin du Séru, au square de la cité des cheminots et à la Plage Verte.

-Le renforcement de la sécurité des usagers de la voirie ou des riverains par des aménagements de chaussée ou de trottoirs, avec le ralentisseur de la rue JB Lebas, les trottoirs de la rue Delmotte, le ralentisseur rue de la mairie, les trottoirs de la rue Sadi-Carnot, la réfection de la rue Delbreil, de la rue Albert Camus,  du haut de la rue Roger Salengro,

puis avec la création d’une continuité piétonne entre le groupe scolaire et la mairie, les trottoirs de la rue de l’énergie, la réfection du bas de l’impasse Delmotte, du haut de la rue Marceau et la rue de Merbes.

- La création des conditions d’un épanouissement des jeunes : avec la présence en maternelle de trois agents municipaux à temps plein pour seconder les enseignants, le financement d’espaces numériques à l’école, le financement des voyages de fin d’année scolaire, les cours d’informatique donnés à la médiathèque par un agent municipal, l’acquisition d’un kit de sécurité routière, la création d’une aire de saut en longueur synthétique au stade du Bel Air, la réfection de la piste d’athlétisme, l’extension de l’école maternelle et la création d’un nouveau préau, l’ouverture de la Maison de la Petite Enfance avec depuis 2020, l’ouverture d’un centre de loisirs le mercredi et aux petites vacances, la possibilité pour le centre de juillet de rester le midi à la cantine et l’organisation d’une semaine à la mer en août pour les ados.

-La préservation du patrimoine bâti à caractère culturel avec la remise à neuf des vitraux de l’église, la restauration du moulin, la rénovation de la chapelle Notre Dame de la Délivrance  et celle du kiosque à musique.

-Le renforcement de la sécurité publique avec la mise en place de l’installation de l’alarme anti-intrusion à l’école et de 19 caméras de vidéo protection sur les points stratégiques de la commune et dont les images sont redirigées, via un pont radio, vers le poste central de la mairie.

- L’organisation d’évènements festifs fédérateurs soit réguliers comme Festi-kiosque, la fête des lampions, Sambre en Fête, la journée du patrimoine, la brocante d’automne, soit exceptionnels comme la représentation de MUSIQUES FIESTA par l’Harmonie communale dans le cadre de Lille 3000 ou encore le spectacle de « Gabor et les chapeaux rouillés » qui ont fait un triomphe.

-La numérisation de 2000 délibérations à laquelle nous avons procédé aux fins de conservation mais aussi d’accès plus rapide aux documents., qui ont suivi la numérisation des 10 000 actes d’état civil.

-La lutte contre la vacance des logements, qui nous a amenés à déployer une variété d’outils tels que la taxe sur les logements vacants, les procédures d’abandon manifeste ( rue de la république pour plusieurs logements, rue du 8 mai, rue Pasteur, rue Sadi-Carnot, rue Victor Hugo prolongée), la procédure de biens en déshérence (rue Delmotte et rue du 8 mai) ainsi que les procédures de biens vacants et sans maître (rue de Grand -Reng, rue de la mairie).

- Et puis tout simplement l’écoute des administrés dont certains ont seulement besoin de parler, de se confier. Cela leur fait un bien immense. Je me souviens qu’un jour, à l’issue d’un rendez-vous, un marpentois en sortant m’a dit « au revoir Docteur ».

-Enfin, la communication de nos actions sur le site internet de la commune, notre page facebook, sur l’application panneau- Pocket, sur l’écran électronique et dans le Marpiniot.

 

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25 années de mandat, et la passion toujours au coeur de l'action (2)

18 Janvier 2026 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Le logement étant un marché concurrentiel, cette démarche devait s’accompagner d’une offre de services à plusieurs niveaux afin que les marpentois et les nouveaux habitants apprécient notre commune et choisissent d’y rester ou d’y venir.

En ce sens, nous avons eu, pour chaque mandat, des actions que l’on peut classer en trois catégories :

Première catégorie : les actions obligatoires, celles qui nous étaient en quelque sorte imposées par la règlementation ou la continuité du service public, par exemple :

-Lors du premier mandat, il y a eu la nouvelle toiture du restaurant scolaire et le gros dossier de l’église, avec la mise en sécurité complète de la charpente, le changement du mode de chauffage ainsi que de son l’installation électrique.

-Lors du second mandat, ce fut, toujours pour les raisons de sécurité, le changement du mode de chauffage de la salle des Fêtes.

- Ensuite, il y eut, enjeu central du 3e mandat, l’accessibilité des bâtiments aux PMR avec l’adoption en 2016 de notre Agenda d’Accessibilité Programmée et les travaux qui ont suivi sur l’ensemble des bâtiments municipaux dont la mairie, la salle des Fêtes, la salle de spectacles, le groupe scolaire et notre Bureau de Poste.

-Il y eut également, dans le 4e mandat, les dossiers qui concernent l’obligation de travaux d’amélioration de la performance énergétique des bâtiments municipaux  suite au  décret tertiaire issu de la Loi de Transition Energétique de 2015 et qui ont concerné à ce jour le renouvellement des menuiseries de la Salle Hannequart, de la salle S.Schwartz, la nouvelle chaudière de l’Auditorium, celle de l’Ecole Fostier et celle de la salle des sports

-Je peux citer également la protection de la santé au niveau du logement sur la base du règlement sanitaire départemental, compétence obligatoire du maire, avec plus d’une centaine de visites suivies d’effet dans 95 % des cas, de plusieurs démarches auprès de l’ARS suivies de déclarations préfectorales d’insalubrité avec interdiction d’habiter (rue de la marbrerie, rue Victor Hugo, rue de la place, rue de la république, rue des frères Roucheau) et même d’une désinfection d’office rue de la république.

-La lutte contre le bruit, également compétence du maire, avec des actions fréquentes des administrés au niveau des chiens, de la musique nocturne, du chant du coq, du stand de tir et même des ronronnements nocturnes des trains stationnés à  la gare là ce fut compliqué plus car les bruits venaient de la gare de Jeumont. Or, comme la nuisance ne trouvait pas son origine sur la commune, l’intervention du préfet fut nécessaire pour déplacer les trains concernés sur Aulnoye.

-Les actions concernant nos obligations à l’égard des animaux : outre les obligations municipales d’enregistrer ou de faire enregistrer certaines espèces prévues par la loi, parfois après mise en demeure du maire, la lutte contre les chats errants en est une autre mais plus chronophage et qui a un coût non négligeable, sous oublier les risques de blessures !

L’errance ne concerne pas que les chats puisqu’au gré de mes mandats, j’ai vu aussi un bouquillon égaré dans les rues de Marpent (qui a terminé sa balade dans le coffre de ma C3), un paon (qui fut déposé au zoo de Maubeuge) et un cheval en divagation qu’il a fallu attraper à 5 h 30 pour l’emmener sur notre plage verte avant de retrouver le propriétaire avec le lecteur de puces.

- Autre compétence obligatoire du maire, l’enlèvement des épaves automobiles sur le domaine public, voire dans certains cas sur le domaine privé au titre du Code de l’Environnement. Nous avons fait enlever une dizaine de voitures.

- Obligations bien sûr à l’égard de l’école au travers de la mise à disposition de locaux , l’achat des fournitures scolaires et le transport piscine des écoliers.

- La mise en place des paiements en ligne ; il s’agit d’une injonction de l’Etat pour faciliter les modes de paiement pour les familles et en même temps diminuer la circulation d’argent liquide dans les régies communales. Nous l’avons fait pour le restaurant scolaire et les activités péri- scolaires

-Et enfin cinq obligations communales administratives, à commencer par le classement en 2023 de nos archives, très utile pour faciliter nos recherches, et les 4 autres que sont l’organisation du recensement tous les cinq ans, l’organisation des élections, la mise à jour du Plan Communal de Sauvegarde et la refonte cette année de l’adressage postal. 

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25 années de mandat et la passion, toujours au coeur de l'action (1)

17 Janvier 2026 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Le préalable qui fut le nôtre tout au long de ces 25 années est simple et très souvent partagé par les petites communes : c’est l’impératif  de gestion, c’est-à-dire « ne pas vivre au-dessus de ses moyens», sachant qu' il existe des petites communes riches mais qu'

il y en a aussi, comme la nôtre, disposant de ressources plus modestes.

La première explication, c’est l’absence d’une grosse entreprise sur la commune car même si cette fiscalité a été transférée à l’intercommunalité, les communes  récupèrent une partie de ce qu’elles ont transféré à l’Agglo au travers de son attribution de compensation.
La seconde explication, c’est le produit du foncier bâti, d’autant plus faible que le parc immobilier est globalement très modeste, héritage également de la période industrielle.

Ces deux éléments expliquent que nos produits financiers soient plus faibles que la moyenne des communes nordistes de même taille (913 € /ht contre seulement 673 € / ht pour Marpent), une différence qui pèse bien entendu sur notre capacité d’autofinancement.

Alors, certes, les élus peuvent jouer sur les recettes en augmentant le foncier bâti communal. Nous ne l’avons pas fait. Depuis 2001, nous n’avons pas augmenté les taux communaux mais, au contraire, nous avons, à l’unanimité, baissé de 3 points le foncier bâti depuis 2020.

Le choix privilégié fut, pour les dépenses,  de rester sur des projets raisonnables tout en maîtrisant nos charges de fonctionnement et, pour les recettes, d’aller chercher les financements à tous les niveaux : Agglomération, Département, Région, Etat et même Europe.

Globalement, cela a permis de garder une situation saine sur le plan financier avec un niveau très modéré de la dette et une série de réalisations dont nous pouvons être fiers, malgré nos ressources limitées.

Pour bien comprendre les actions menées, il faut rappeler l’importance de l’enjeu démographique.

Marpent, 1975 : 3155 habitants

L’équipe de Marpent Passionnément arrive à la mairie en 2001 : la commune ne compte plus que 2630 habitants, elle a perdu avec la crise sidérurgique plus de 525 personnes, soit 17 % de sa population !

J'ai toujours dit que Marpent ne devait pas descendre en - dessous des 2500 habitants, ce qui aurait des conséquences dommageables en termes de dotations de l'Etat, de dynamique commerciale et de maintien de certains équipements et services municipaux.

Le cap fixé était clair, écrit dans notre PLU : enrayer la chute démographique et augmenter la population …ce fut notre fil conducteur tout au long de ces quatre mandats.

Ce cap exigeait d’adopter une stratégie foncière pour construire des logements, chose pas évidente en raison du territoire exigu de la commune et de la protection rigoureuse des espaces agricoles inscrite dans notre document d’urbanisme ainsi que des zones inconstructibles le long de la voie d’eau.

Malgré ces handicaps, nous avons initié ou réalisé une série d’opérations qui ont marqué l’image de la commune : 

-La reconversion de la friche de la fonderie Fontaine, suite à mes interventions auprès du liquidateur judiciaire pour en accélérer la vente qui m’a permis ensuite d’aller à la Préfecture du Nord pour obtenir le feu vert d’ouverture de l’EHPAD SAMARA et ses 84 lits (Médica France), suivi, côté Marpent, par la réalisation du béguinage de 15 logements et des 12 logements individuels de PARTENORD.,

-Le réinvestissement  de l’ancienne  Brasserie  avenue Jouhaux , une plaie ouverte dans le centre bourg sur laquelle nous avions lancé  une procédure d’expropriation pour inciter la propriétaire à vendre son bien, ce qui a été fait. Mme Lescot a réalisé la belle Résidence  des marronniers et entretenu depuis d’excellentes relations avec la municipalité.
-Le Clos Simone Schwartz, après expropriation d’une ancienne bâtisse incendiée, puis désamiantage et démolition, enfin cession à Promocil pour construire 6 logements et réalisation d’une allée permettant  la liaison piétonne vers le quartier de la Fraternité.

- L’opération Pierre Mendes-France, de même que les pavillons construits le long de la rue de Grand –Reng et de la rue du long fossé où la vente des terrains s’est faite grâce à l’utilisation de l’article 1396 du Code Général des impôts,

- La colocation séniors d’Ages et Vie, sur un foncier communal désaffecté de la rue JB LEBAS, vendu à cette association de Besançon dont ce fut la première réalisation dans l’agglomération.

-Le lotissement communal « Le Pré » Fleuri » et ses huit lots en accession à la propriété.

Toutes ces opérations ont permis non seulement d'enrayer la spirale du déclin mais d'augmenter la population comme le montrent les chiffres.

Rappel : 2630 hbts en 2001…  fin du 1er mandat 2652… fin du 2e mandat : 2739…fin du 3e mandat : 2779.

Retenons toutefois que ce triangle « démographie - foncier -logements », auquel aucune commune  n’échappe, peut vite devenir « le triangle des Bermudes » dans la mesure où le résultat en termes de population n’est jamais à la hauteur du nombre de logements construits.

La raison en est simple : la décohabitation liée aux divorces mobilise une majorité de logements neufs. Lorsqu’un couple se sépare, vous avez besoin de deux logements au lieu d’un mais la population reste la même.

D’ailleurs, dès 2021 (début du 4e mandat), le voyant orange clignote : nous sommes redescendus à 2751, avec une baisse régulière pour arriver au 1er janvier 2026 à 2674 !! soit légèrement au-dessus du chiffre de 2001.

Vous allez me dire ; « mince, tout çà pour ça ! » mais il faut bien comprendre que sans ces nouveaux logements, la commune serait aujourd’hui descendue sous la barre fatidique des 2500 habitants.

Par ailleurs, la résorption des six logements vides du coron de l’église dont la démolition est actée avec revente prévue à Promocil pour une petite résidence de 6 logements

Et surtout les 72 logements de la rue Albert CAMUS permettront de redresser la courbe et de remonter vers les 2800 habitants d’ici 2030.

On comprend au travers de ces chiffres que les efforts d’une commune pour faire du logement sont tributaires de la maîtrise des terrains et ne se concrétisent bien souvent que sur le mandat suivant, contrairement à un projet d’équipement. Notre projet de 72 logements, ce fut plus de 10 ans entre l’idée et la concrétisation.

Cette démarche sur l’habitat est vitale sur plusieurs points : pour l'école, qui doit garder ses effectifs mais aussi pour les commerçants, les artisans et les professions libérales en termes de clientèle et bien entendu pour la commune, au travers des recettes du foncier bâti.

Le logement étant un marché concurrentiel, cette démarche devait s’accompagner d’une offre de services à plusieurs niveaux afin que les marpentois et les nouveaux habitants apprécient notre commune et choisissent d’y rester ou d’y venir.

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