Le coût de l'euro symbolique
Hier, j’aperçois dans le courrier un chèque et, comme les nouvelles qui arrivent sont généralement sources de dépenses ou de soucis supplémentaires, inutile de vous dire que la vision de ce document aux reflets bleutés m’a donné rapidement les allures d’un gars assoiffé qui, après avoir traversé le désert, pense apercevoir une oasis.
Sauf, que là aussi, c’était presque un mirage puisque, s’il s’agissait bien d’un chèque, son montant s’élevait à… un euro !
Explication : La commune a cédé l’ancienne friche d’HK Porter à la Communauté d’Agglomération.
Cette cession s’est faite pour le prix de l’euro symbolique, la cession gratuite étant interdite par la loi.
L’agglomération, en bon payeur, vient donc de nous envoyer un chèque d’un euro.
Conclusion : outre que cette formalité (obligatoire) engendre d’inutiles accélérations cardiaques, elle entraîne des dépenses également inutiles.
Une employée aux écritures a dû préparer ce chèque, le glisser dans le parapheur du Président, l’enlever, le glisser dans l’enveloppe, le poster au tarif normal.
Un employé de la poste s’est chargé du tri,
Un transporteur l’a amené jusqu’au bureau de poste (le bilan carbone, parlons-en !) où un autre employé s’est chargé de le mettre dans notre boîte postale, dans l’attente qu’un agent communal habilité vienne le retirer.
Notre agent comptable procèdera de son côté aux opérations nécessaires pour faire procéder au virement de ce chèque sur notre compte qui aurait pu se passer lui aussi de cette fausse bonne nouvelle.
Bref, pour faire arriver le chèque d’un euro sur notre compte, il aura fallu en dépenser dix fois plus.
Il semblerait que cette formalité soit maintenue afin que l’on puisse garder des traces comptables de la transaction.
J’ai des doutes sur cet argument dans la mesure où la cession fait l’objet d’un acte notarié et à ce titre permettra de disposer d’une trace administrative, d’une valeur aussi indiscutable que la trace comptable.
D’ailleurs, les personnes qui reçoivent un don ou un legs n’ont pas à payer un euro symbolique en échange de ce qu’ils perçoivent sans que la traçabilité du transfert de propriété ne soit compromise.
Dans l’attente d’une explication convaincante, je reste dubitatif et me dis que les communes devraient être autorisées à procéder à des cessions gratuites plutôt qu’à des cessions pour l’euro symbolique.
Dans le débat sur la simplification des procédures administratives, nul doute qu’une décision serait, elle aussi, très symbolique.
Préserver le commerce dans nos centres
Suite à l'enquête de la Voix du Nord sur le commerce en centre ville, je vous livre le sentiment d'un salarié et donc d'un acheteur maubeugeois qui ne peut rester insensible à la question du commerce tant il est vrai que tous les élus sont confrontés à cette question dans leur centre-ville ou leur centre bourg.
L'existence de la zone commerciale d'Auchan, additionnée à la périphérisation du commerce dans les petites villes et à la baisse démographique, a tué le petit commerce de centre-ville.
En amont, c'est bien entendu l'automobile qui a permis ces déplacements des commerces... et des consommateurs.
La France s'est historiquement distinguée par un grand laxisme sur le sujet.
Les schémas d'équipement commercial sont récents et n'ont aucune valeur prescriptive.
Bref, le mal est fait et c'est le rôle des élus, entre autres, que de s'interroger sur les moyens d'améliorer, tant bien que mal, la situation.
Même si l'on ne pourra pas revenir en arrière, on ne peut pas davantage baisser les bras en se lamentant sur l'effroyable destin qui s'abat sur le petit commerce.
Il est normal que les élus prennent des initiatives.
Que dirait-on s'ils n'en prenaient pas ?
Les responsabilités sont partagées en ce domaine et les commerçants ne peuvent sans cesse se dédouaner sur les élus et les grandes enseignes.
La qualité de service reste l'arme première du petit commerce et des expériences récentes vécues à Maubeuge, ville où je travaille depuis quarante ans (les gens passent plus de temps dans la ville où ils travaillent que dans celle où ils habitent ! c'est d'ailleurs ce qui leur donne le droit de donner leur avis !), m'ont donné envie d'en parler.
- Commande d'un achat dans une boutique de l'avenue principale avec, à l'arrivée un retard de deux mois.Pas un mot d'excuse et pas un euro de remise au titre du geste commercial.
- Tentative de faire un autre achat (un livre tout simplement) entre midi : pas possible.
Interroger les salariés de la ville intra-muros, tous consommateurs potentiels, serait également enrichissant.
Pourquoi les commerçants n'ouvrent-ils pas certaines réunions de l'Union Commerciale aux consommateurs ? Pourquoi ne programment-ils pas une journée par semaine en journée continue,quitte à ouvrir plus tard le matin ?
Et si les commerçants et les élus se mettaient ensemble à faire une enquête auprès des salariés qui travaillent à Maubeuge ?
Le potentiel existe et je termine pas une note positive : une agence de voyage de l'avenue F.Roosevelt m'a récemment réservé un billet de TGV pour Lyon, voyage finalement empêché faute de grève.
L'agence a bien passé du temps pour réserver ce billet et ensuite pour le faire annuler sans que cela ne me coûte un euro.Et tout cela avec sourire et professionnalisme.
C'est en réunissant les compétences, les idées et les énergies des uns et des autres (élus, commerçants, consommateurs) que le petit commerce pourra imaginer des solutions innovantes et retrouver la place qu'il mérite.
Quête de nature et Reconquête des friches
Suite à une rencontre avec un journaliste de l'AFP et un chargé de mission de l'AMVS, plusieurs médias nationaux ont relaté la visite.
http://www.la-croix.com/afp.static/pages/100430110039.lurfypgm.htm
http://qc.news.yahoo.com/s/afp/100430/sciences/environnement_industrie_biodiversit___collectivit__s
http://www.romandie.com/infos/news2/100430064825.70zylvlo.asp
Sambre : poissons d'avril....non consommables
Par arrêté préfectoral du 14 avril 2010, et sur proposition de l'Agence Régionale de Santé, il est recommandé de ne pas consommer (ou faire consommer par des animaux) les espèces de poissons fortement bio- accumulatrices de produits contaminés, en particulier les dioxines ou PCB.
Les poissons visés sont des poissons de fond comme la brême, la carpe, la tanche, l'anguille, le barbeau ou le silure
Plusieurs cours d'eau de la Région sont concernés, dont la Sambre en aval de l'écluse d'Hautmont ainsi que ses affluents.
La cession, même à titre gratuit, de ces espèces est interdite, même si elle est destinée à la consommation animale.
Charte Chico-Mendes
Photo prise sur un site labellisé Chico-Mendes en bord de Sambre, quelque part entre Maubeuge et Marpent.
Sans commentaire.
Ou plutôt si...
L'organisation Chico-Mendes devrait évaluer le suivi des sites et retirer dans ce cas le label.
Je vais d'ailleurs leur envoyer cette photo.
Pile je gagne, face tu perds....
Le 25 mai, l’Assemblée Nationale va examiner le texte instaurant la fusion des élus départementaux et régionaux.
Si le gouvernement semble entendre raison et se rallier à une élection à deux tours (une élection à un tour laminerait les forces autres que l’UMP et le PS), plusieurs députés de droite (dont l’inénarrable Christian Vanneste) proposent d’interdire les triangulaires, une façon d’annuler le compromis précédent et de revenir à la case départ.
Tous ces calculs sont bien loin du souci que l’on attend du législateur, à savoir la préoccupation de la représentation démocratique.
Ce sont des manœuvres pour écarter le FN (concurrent de l’UMP) et punir les écolos de leur ancrage à gauche.
L’idée de fusionner le Département et la Région, moi je l’approuve à 100 % comme je l’ai déjà écrit ici même.
Mais cette élection doit se dérouler à deux tours, être assortie d’une dose de proportionnelle et ne pas interdire les triangulaires.
Sinon, les jeux sont faits avant d’avoir voté et on sait au profit de qui.
La Gauche lève le voile sur ses intentions
Ouf, les parlementaires socialistes ont adopté une résolution qui va dans le sens d’une interdiction du voile intégral.
Sur le plan de la démarche, ils signalent toutefois qu’un débat national sur le droit des femmes serait incongru et que l’Etat doit attendre l’avis du Conseil d’Etat, bref qu’il ne faut se précipiter mais travailler sereinement sur ce sujet complexe.
Position on ne peut plus conforme aux valeurs républicaines.
Dommage que les Verts, probablement au nom du concept fumeux de "laïcité ouverte" ne fassent pas preuve d’autant de lucidité et bottent en touche avec les députés communistes et du Parti de Gauche.
Le Comité de rivière est satisfait
Le Comité de Rivière de Marpent est satisfait puisque la demande de préserver le méandre de la Sambre à hauteur du site des archers (notre photo) est considérée comme recevable dans le cadre de la véloroute-voie verte.
La traversée de la commune pourra donc se faire sur un chemin entièrement stabilisé.
Seule, la rampe d'accès en amont du pont est maintenu en béton pour des raisons de sécurité (faciliter le déplacement des personnes à mobilité réduite et la remontée des deux roues).
La concertation s'est donc révélée pleinement constructive et le projet, à l'heure qu'il est, fait consensus auprès des utilisateurs.
Touche pas mon bief !
Le Comité de rivière de Marpent s’est réuni ce lundi soir en mairie pour prendre en compte les remarques des marcheurs, des joggeurs et des pêcheurs.
Il ressort de cette réunion que le projet de revêtement béton sur la boucle d’HK Porter est unanimement rejeté pour différentes raisons.
- Le potentiel de la Sambre réside dans son aspect champêtre et bucolique. Recouvrir une partie du chemin de halage d’une couche de béton fait perdre à la rivière l’essentiel de son charme.
- Le bétonnage n’apparaît pas comme la seule technique de protection contre les crues
- Les travaux entraînent un rehaussement de la berge qui la rend impraticable pour la pêche.
- Le bétonnage crée un accaparement du chemin par les vélos au détriment des autres usagers
Ainsi, le revêtement béton pénalise fortement les pratiquants du jogging et la vitesse des deux roues suscitée par le revêtement béton nuit aux autres usages tout en insécurisant le parcours pour les deux roues.
- Le revêtement béton s’avère plus dangereux par temps humide et en cas de chute.
- Le revêtement béton est un aménagement non écologique, qui ne s’inscrit pas dans la problématique du développement durable.
Le Comité de rivière de Marpent est favorable au principe d’une voie verte (c’est-à-dire d’une voie partagée dans ses usages), pas d’une véloroute exclusivement conçue au profit d’une seule catégorie d’usagers.
Le Comité, espace de gouvernance participative, demande que le revêtement béton soit exclu du territoire communal au profit d’une véritable voie verte, respectueuse de la bio-diversité, de la pluralité des usages et du caractère champêtre d’un lieu qui contribue à la richesse paysagère du Val de Sambre.
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