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Le blog de Jean-Marie Allain
Articles récents

Suppression de la TP...

19 Février 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #Fiscalité

Lors du débat  d’Orientation Budgétaire du Conseil Communautaire d’hier, il a été rappelé qu’avec la suppression de la TP, les recettes  de l’agglomération ne reposeraient plus seulement sur les entreprises mais aussi sur les taxes ménages.

Or, avec la chute démographique qui continue, nous sommes dans un contexte de baisse du nombre des ménages.

 La politique  de l’habitat prend donc une dimension particulière.

L’enjeu, si l’on ne veut pas mettre une trop forte pression fiscale, est bien de ramener des ménages, donc de mener une politique foncière offensive et de qualité (ne pas mobiliser les terrains au gré des opportunités).

Dans le même temps Didier Paul a opportunément souligné que les entreprises, qui ne paieront plus de TP, devront modérer leur demande de subvention à l’agglomération.
On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.

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CPIE du bocage, Tétart contre dragon...

18 Février 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain

La démission de Jean-Jacques Tétart, Président du CPIE bocage de l’Avesnois, est une très mauvaise nouvelle.
Jean-Jacques, qui a eu la gentillesse de me prévenir par lettre le lendemain, est un militant bénévole exemplaire, complètement désintéressé et qui ne demandait, pour sa retraite, qu’à faire profiter une association de sa passion et de ses compétences.

 

Alors qu’il s’est investi fortement dans le projet associatif du CPIE, ne comptant pas ses heures, ni ses kilomètres, celui qui est aussi le premier adjoint du maire d’Assevent, n’a pas supporté les agressions verbales répétées d’un membre du Conseil d’Administration, ancien Président du CPIE.

Vous avez dit un dragon dans mon jardin…?

 

Je m’étonne que le directeur de la structure n’ait pas pris les choses en mains pour faire cesser ce climat malsain.

Certes, il y a un lien de parenté mais cela ne justifie pas de piétiner les règles de la convenance.

 

Les dénigrements du Val de Sambre (sans aucun doute coupable de son
« urbanité » et de surcroît, marqué à « gauche ») ont été validés par les administrateurs du CPIE puisqu’ils n’ont pas protesté.

Tout cela est choquant lorsqu’on connaît l’aide financière apportée par l’agglomération au CPIE et grave du point de vue de l’éthique associative.

 

Le maire de Gussignies, affiché à  droite, reconnaît le travail fourni par J.J Tétart et lui a immédiatement apporté son soutien.

Je souhaite à mon tour lui témoigner mon amitié et mon indéfectible soutien.

 

Gageons que le prochain Président sera en mesure de remettre les choses à leur place  et de faire respecter les statuts d’une association qui a perdu, dans cet épisode malheureux, une part de sa crédibilité.

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Front commun pour défendre la retraite à 60 ans

17 Février 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

On ne cesse de nous répéter que l’âge de départ à la retraite doit suivre l’évolution de l’espérance de vie mais on ne nous dit jamais que si l’espérance de vie augmente, « l’espérance de vie en bonne santé n’est que de 64, 2 ans pour les femmes et de 63,1 ans pour les hommes ».

 Il n’y a donc pas lieu de modifier l’âge légal, si ce n’est pour les métiers les plus pénibles et pour lesquels cet âge légal doit être l’âge effectif de départ, voire en - dessous.

 

Certes, il n’y a pas lieu de contester le besoin de financement des retraites mais cela peut passer par une ponction sur les dividendes des actionnaires, par une politique volontariste d’embauche des jeunes et par  un assouplissement de la politique d’immigration.

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Des schémas éoliens qui divergent

17 Février 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

Le Schéma régional éolien va être soumis par l’Etat et la Région à la concertation des collectivités locales.

Comme vice-président de l’AMVS en charge du Plan Climat, j’ai participé à plusieurs réunions de l’instance de concertation.

 

La loi Grenelle a fixé un objectif de 23 % de consommation d’énergie d’origine renouvelable pour 2020.

Au regard de la puissance aujourd’hui installée dans la Région (505 MGW accordées dont 270 MGW déjà produits), cellec-ci devra se doter de 1000 MGW supplémentaires d’ici 2020.

 

Le potentiel est nettement plus important dans le Pas-de-Calais, qui compte déjà d’ailleurs la grande majorité des éoliennes.

 

Ce document intéressant m’interpelle toutefois sur un point essentiel.

La méthodologie utilisée restant très soucieuse de respecter les « entités paysagères », le document ne retient comme site potentiel en Avesnois que la partie Nord Maubeuge, là où existe le projet de Wind Vision.

 

Or, le schéma éolien élaboré par le PNR ainsi que les études fines menées par les opérateurs (qui n’ont aucune raison de s’attarder sur des sites non rentables) cible d’autres secteurs comme celui de Bachant (projet d’Energie Nouvelle, filiale d’EDF) ou de Maubeuge Sud (projet d’Ecoterra).

 

La discordance entre les documents actuellement disponibles pose donc un réel problème puisque le schéma présenté par les services de l’Etat, même s'il n'est pas opposable, devra être pris en compte dans le SCOT.

 

Que se passera t-il si un projet de Zone de Développement Eolien (ZDE) est proposé par le territoire sur un site qui n’est pas suggéré par le Schéma Régional ?

 

Les élus devront donc débattre des recommandations faites par le Schéma Régional et faire des propositions recevables par l’Etat et la Région
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Lait d'ici.... et d'ailleurs

14 Février 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #agriculture et alimentation

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« J’’aime le lait d’ici » indique mon pack de lait sans m’indiquer si "ici", c’est la Normandie, la Bretagne ou la Thiérache.

Le lait de nos terroirs  est regroupé par la filière industrielle sans qu’il soit possible pour le consommateur de s’y retrouver .

Une vache n’y retrouve pas davantage son lait.

Par bonheur, il n’existe pas de filière fromagère industrialisée au point de produire un
«  fromage français » qui effacerait la singularité de nos régions.

L’avenir du lait, je l’ai déjà écrit dans ces colonnes, passe par la territorialisation de la production et de la filière, condition pour faire valoir les qualités respectives de nos laits de terroir.

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Salage, nids de poules : qui fait quoi après le transfert de la voirie ?

11 Février 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #AGGLO INTERCOMMUNALITE

Le transfert de la voirie à l’agglomération ne pouvait pas mieux tomber.

Avec l’hiver sibérien qui n’est pas encore terminé, nos rues sont perforées de partout et donnent parfois l’impression d’un paysage après bombardement.

 

Les courriers des automobilistes commencent à tomber dans les mairies :

« Monsieur le maire, j’ai crevé un pneu et je vous envoie la facture etc… »

 

L’automobiliste doit également s’assurer qu’il a bien heurté un trou sur la commune et par conséquent se munir d’une carte Michelin.

Hier, j’avais un automobiliste qui me parlait d’une rue de Colleret à Marpent.
Or, il n’existe pas de rue de Colleret à Marpent et la rue qui mène à Colleret (effectivement dans un état catastrophique) est sur le territoire de Jeumont.

 

Outre que l’automobiliste doit en principe apporter la preuve qu’il a bien détérioré sa roue sur la commune (et qu’il n’est pas passé dessus à 110 km/h !), il ne doit plus s’adresser en mairie mais à l’agglomération qui a la responsabilité de l’entretien des voiries (et une assurance pour ce genre de dégâts).

 

La commune ne prend donc plus l’initiative de reboucher les trous…

Elle n’en a pas le droit.

Nous les signalons à l’AMVS qui elle seule a la compétence pour faire ce travail… ou nous demander de le faire dans le cadre d’une convention de délégation provisoire !

 

Quand au déneigement, il reste de la compétence communale.

Reste à savoir, par ces temps où le sel a la même rareté qu’un métal précieux, si la commune doit saler et déneiger les départementales.

 

Souvent le Département le fait mais il arrive que, par des chutes massives et simultanées de neige, qu’il n’ait pas le temps de le faire.

Le maire ne doit pas oublier qu’il garde la responsabilité, y compris sur une départementale si elle traverse la commune, de la commodité d’usage et du pouvoir de police. 

En espérant qu’il reste suffisamment de sel…

Et s’il n’en reste pas, il lui restera à se dire, pour se consoler (et apaiser ses administrés), que c’est la bio - diversité qui en sera d’autant préservée.

L’usage modéré du  sel, c’est bien pour l’homme, c’est bien aussi pour la nature.

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Le chômage explose

9 Février 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Le taux de chômage dans notre arrondissement en ce début d'année était de 16, 2 %, soit le plus fort taux de la Région Nord-Pas-de-Calais où la moyenne est de 12,6 %.
L'augmentation est de 3,1 points depuis un an, contre 1,9 dans la Région.

(source INSEE)
 
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Facture verte et fracture sociale

9 Février 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Je regrettais déjà il y a quinze ans, comme Président d'Habitat Pour Tous, qu'on nous impose des prix de référence plus bas pour produire du logement très social comme si les familles habitant ces logements avaient moins de besoins que les autres.
Le mode de financement imposait au bailleur très social de faire des logements passoires alors que c'est sur ces logements qu'il aurait fallu mettre le paquet en termes d'économie d'énergie.

Habitat basse consommation, nourriture bio, véhicules non polluants, panneaux photovoltaïques : l'adoption d'un mode de vie écolo est en passe de devenir un signe extérieur de richesse.
Certes, ces acquisitions permettent de faire ensuite des économies mais le surcoût à l'achat pénalise les plus modestes... et avantage les plus aisés puisque ces achats leur permettent ensuite de faire des économies.
Eh oui, les dépenses vertes accentuent les inégalités sociales !

Valérie Létard se propose d'allouer une subvention directe aux propriétaires modestes pour financer des travaux d'isolation.
(C'est un peu le sens de notre choix d'exonérer à 50 % du foncier bâti les propriétaires qui réalisent des travaux d'économies d'énergie, sauf que la loi nous interdit de moduler l'aide selon les revenus et que le seul intérêt devient dans ce cas, non pas social mais climatique)

L' idée de notre secrétaire d'Etat est généreuse mais cela n'empêchera pas aux locataires pauvres du parc privé très social et souvent énergétivore de continuer à se chauffer avec des radiateurs électriques ou des poëlles au pétrole.

Yves Cochet, le député Vert, propose d'allouer des quotas de rationnement des ressources rares comme l'essence.
C'est une fausse bonne idée car elle impose supprimer les taxis puisque les riches peuvent plus facilement que les gens modestes y trouver un véhicule de subsitution alors que les plus modestes se rabattraient sur les bus qui se verraient ainsi conforter dans le rôle d'accueil des derniers de la classe.

Bref, on tourne en rond et se serait tellement plus simple de réduire les écarts de revenus en fixant un revenu maximal d'existence.

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Les paradis fiscaux du Val de Sambre

4 Février 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #EMPLOI ET DVLPT ECONOMIQUE

Je tiens tout d’abord à souligner la grande qualité du document qui sert de base à ce débat d’orientation communautaire.

Clair, bien illustré, il permet d’avoir une vision globale de ce que réalise notre agglomération, vision que nous n’avons pas tous dans la mesure où nous sommes investis dans d’autres commissions.

Merci donc à Christophe et aux techniciens de l’agglo qui ont réalisé ce document.

 

Je voudrais maintenant poser une question et formuler une suggestion.

 

Dans le tableau qui récapitule l’ensemble de l’offre en zones d’activités maîtrisées par l’AMVS, n’apparaissent pas les zones de la Spie à Ferrière la Grande et celle de la Solre à Rousies.

Est-ce volontaire ?

 

Quant à ma remarque, elle porte sur le dispositif des Zones Franches Urbaines (ZFU).

Ce dispositif d’exonérations fiscales a été créé en 1995 par Jean Claude Gaudin et Alain Juppé pour favoriser le développement économique dans les zones sensibles.

Une ZFU existe dans l’agglomération.

 

Un récent rapport de l’Observatoire National des ZUS confirme ce que tout le monde pressentait : les ZFU ressemblent à s’y méprendre à des paradis fiscaux qui coûtent 350 millions d’euros par an à l’Etat.

La moitié des entreprises établies en ZFU profitent de l’effet d’aubaine et ne compte aucun emploi, les autres ont souvent délocalisé et transplanté leurs emplois sans en créer de nouveaux.
Certes, Sous-le-Bois et l'Epinette nesont pas encore Monaco et Andore mais enfin...
J’ai vu moi-même une entreprise quitter Marpent pour s’installer dans la ZFU sans aucune création d’emploi.

 

L’Etat, conscient de ces dérives, a supprimé depuis 2009 les exonérations sur les plus gros salaires, mais du coup les salariés ont plus de probabilité de voir leur salaire stagner (le rapport de ONZUS constate cette précarisation salariale des ZFU) et les entreprises qui se sont installées dénoncent le non respect des engagements pris par l’Etat.

 

Au vu de ces différentes éléments, et compte-tenu que la ZFU est présenté comme un outil du développement économique, je souhaiterais, Monsieur le Président, qu’une note de bilan de la ZFU soit remise aux élus lors d’un prochain Conseil Communautaire, une note dans laquelle nous pourrions cerner, parmi le nombre d’emplois créés, la part d’emplois provenant d’une délocalisation et la part d’emplois réellement créés.

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Métrospoliation, histoire d'un néologisme...

4 Février 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #politiques régionales

J’ai écrit une note en septembre 1997 intitulée « la métropolisation à l’épreuve des faits » dans laquelle je présentais les différentes postures à l’égard de la question métropolitaine.

 

La première, fondée sur le modèle théorique du géographe allemand Christaller (on l’appelle le modèle « christallérien »), affirme que c’est la métropole qui tire le reste, que ce qui est bon pour la locomotive est bon pour les wagons qu’elle tire.

Ce modèle prône en quelque sorte une répartition inégalitaire, respectant une hiérarchie urbaine, espérant que cette répartition sera bénéfique pour tous.

C’est le modèle de la métropolisation que l’on nous a chantonné durant 25 ans.

 Or, les études menées à la fin de années 90 par le Conseil Régional à l’occasion de l’élaboration du Schéma Régional d’Aménagement du Territoire ont révélé que durant cette période, s'il est vrai que les retombées étaient incontestables pour les territoires proches de la métropole, les territoires les plus éloignés avaient décroché de la dynamique et les écarts de richesse s'étaient renforcés.

L’effet de la métropolisation serait donc incontestable mais aurait des limites géographiques au-delà desquelles c’est l’effet inverse qui se produit.

 La dynamique métropolitaine se réaliserait donc, non pas sans effet sur les territoires périphériques, mais à leur détriment.

 

D’où le concept de «  métrospoliation »  que j’ai alors lancé pour la première fois en février 1999 , devant plus de 500 personnes, lors d’une table- ronde d’un forum organisé par l’ORAH (Observatoire Régional de L’Aménagement et de l’Habitat)  sur le thème « 25 ans d’aménagement et de développement en région Nord-Pas-de-Calais : bilan et perspectives ».

 

Cette expression avait jeté un froid dans la salle mais fut reprise quelques jours plus tard par M.Blanquart, le journaliste et responsable de l’hebdomadaire Autrement dit.

 

Depuis, l’expression a fait flores et pas plus tard que ce mercredi 3 février, dans le reportage consacré par le journal Le Monde, au Nord – Pas-de-Calais, Michel Delberghe parle de ces bassins en crise qui s’insurgent contre la « métrospoliation « !

 

Voilà contée la petite histoire du cheminement d’un concept que j’ai forgé à partir d’un néologisme et dont je voudrais dire que, s’il a peut-être l’avantage d’être journalistiquement parlant, il ne doit pas nous amener à développer une culture anti-métropolitaine mais bien nous inciter à réclamer une accélération du temps d’accès à la métropole, seule condition pour que demain, nous en soyons également partie intégrante.

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