Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Le blog de Jean-Marie Allain
Articles récents

Plus belle la vie...?

2 Février 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

Certains s'obstinent à vouloir nous faire travailler plus longtemps, sous prétexte que l'espérance de vie augmente.
Le raisonnement paraît évident mais n'en est pas moins stupide.
La focalisation sur les séniors fait oublier à nos experts que la pyramide des âges n'est pas faite que de la strate des aînés.

L'idée d'une retraite à la carte dont parle F Bayrou est une bonne idée mais elle est dangereuse dans la mesure où elle peut se traduire par un maintien d'un nombre très important de séniors après 60 ans.
Cette idée est intéressante si à partir de 55 ans, on peut choisir la retraite progressive et sans pouvoir dépasser 60 ans si on dispose de ses trimestres de cotisation.
Je ne suis pas sûr qu'on soit sur la même longueur d'ondes.
Même Martine Aubry a récemment dérapé sur le sujet tant il est vrai qu'on nous martlèle que l'espérance de vie ne cesse d'augmenter.

Et si vous n'en êtes pas sûr, allez faire un tour dans une maison de retraite.
Vous verrez qu'après 70 ans, c'est plus belle la vie....


S'il est un sujet sur lequel la gauche dite radicale a parfaitement raison, c'est celui-là.
Il ne faut aucun compromis.
il faudra même revenir sur la loi Fillon.

Si les caisses de retraites ont besoin de cotisants, les entreprises peuvent embaucher des jeunes et des femmes qui se heurtent au mur de la discrimination et du chômage.
On aura fait d'une pierre trois coups : diminution du chômage, réduction des injustices et renflouement des caisses de retraite.

L'élection de 2012 se jouera en partie sur ce dossier majeur.

A moins qu'un référendum sur le sujet soit organisé comme le suggère Christiane Marty, membre du Conseil scientifique d'Attac...

Lire la suite
Publicité

Le Front de gauche décimé par le H1N1

31 Janvier 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #AGGLO INTERCOMMUNALITE

Lors des vœux de l’agglomération,  les habitués du microcosme politique sambrien ont probablement remarqué que les représentants du groupe « La Sambre en Mouvement » de Bernard Baudoux n’étaient pas tous au rendez-vous..

Alors que Bernard Baudoux, en  participant à la table ronde, donnait son quitus au Pacte Territorial, on pouvait remarquer que plusieurs  de ses camarades étaient ce jour-là aux abonnés absents, en maladie diplomatique pour la plupart.

Fallait-il ou non aller à cette cérémonie ?

Bref, les partisans de la ligne «  dure », qui se retrouvent aussi partisans du Front de Gauche, ont estimé que cette présentation était trop proche des élections régionales et n’avaient pas fait l’objet d’un débat au sein du conseil communautaire.

Sur la forme, il est clair que tout cela est aller un peu vite mais l’agglomération n’avait pas forcément le choix de faire autrement, sauf à perdre un an dans l’engagement des partenaires.

Avec plus de débat, nous serions d’ailleurs probablement parvenus au même résultat ou presque.

Sur le fond, au vu des engagements pris par l’agglomération dans ce Pacte pour améliorer la logique d’équité territoriale, notamment en faveur des communes péri- urbaines, il nous a semblé normal d’y être et Marpent avait donc plusieurs représentants présents.

J’estime d’autre part que le fait d’assurer une vice-présidence n’est pas compatible avec le fait de boycotter la cérémonie des vœux.
Quand on en arrive à ce point de tension, on prend ses responsabilités...
C'est plus courageux que de dire qu'on a une gastro ou la grippe.

Il  n’en demeure pas mois que, comme si de rien n’était, le groupe va se retrouver cette semaine pour discuter du prochain débat budgétaire alors que depuis un mois que la présentation du Pacte est prévue, aucun réunion n’a eu lieu…histoire de mieux contourner les obstacles.

Les membres du Groupe qui ne sont pas communistes assistent en spectateurs silencieux à cette partie de pocker menteur. 
Et commencent à se lasser de compter les points.

Lire la suite

Les nuisances pour les uns, les recettes pour les autres

28 Janvier 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #Fiscalité

Le projet de réforme sur la fiscalité locale crée un Impôt Forfaitaire sur les Entreprises de Réseaux (IFER) , destiné à compenser la disparition de la taxe professionnelle.
Le produit de cet impôt est destiné aux intercommunalités, aux régions et aux départements.
Cet impôt forfaitaire s'appliquera aux transformateurs électriques, sur la production électrique (parc élioen par exemple) et sur les antennes-relais.
Un site de production amène du foncier bâti à la commune (même une éolienne).
Par contre, pas une antenne-relais.
Les communes ne percevront donc rien de ces antennes-relais alors qu'elles ne peuvent s'y opposer et que ce sont leurs habitants qui se trouvent exposés aux champs électro-magnétiques.
Question de justice sans doute...
Il faut peut-être que les communes disposant d'antennes-relais sur leur territoire se regroupent pour faire entendre leur voix...
Lire la suite

Biodiversité et emploi

27 Janvier 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

Matthieu Quiret, journaliste, consacre un superbe article dans les Echos de ce mercredi aux emplois de la bio-diversité.
La bio-diversité est actuellement le parent pauvre du développement durable.
Chroptères et amphibiens font encore sourire de temps à autre dans nos réunions mais c'est tout à l'honneur de notre agglomération (et de la région Nord Nord-Pas-de-Calais) de s'être engagée très tôt dans un programme Trame Verte.
La protection de la bio-diversité génère une activité économique de plus en plus importante compte-tenu des contraintes imposées par la législation aux porteurs de projets de construction ou d'aménagement.
Le rapport de Valérie Létard sur la croissance Verte table sur la création de 40 000 emplois d'ici 2020.
Ces emplois couvrent autant les métiers de l'ingénierie écologique de haut niveau (botanistes,entomologistes...) que les filières de terrain (pour réaliser les aménagements spécifiques).
Comme quoi il y a encore des niches en matière de filières de formation et de création d'entreprises.
La difficulté que nous avons parfois à trouver des prestataires sur les projets de valorisation de nos zones humides le démontre.

Lire la suite
Publicité

Propriétés sans propriétaires

27 Janvier 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #EVENEMENTS

Alors  que le grand froid est de retour, la question des logements vides ne peut nous laisser indifférents.
Personne ne peut contester qu'il existe une multitude d'outils mais l'élu que je suis regrette néanmoins qu'ils restent encore inadaptés ou insuffisants.

Ains, la loi Raffarin d'août 2004 a fait évoluer les choses dans le bon sens puisque désormais un logement dont le propriétaire est inconnu et pour lequel la commune n'a pas perçu de foncier bâti depuis plus de trois ans peut, sur simple délibération, l'incorporer dans le domaine communal alors qu'auparavant ce "bien vacant et sans maître" comme disent les juristes tombait dans le domaine de l'Etat.
Le problème est que le cas de figure est rarissime.
En 2001, je l'ai rencontré pour une friche industrielle, déclarée à notre demande " bien vacant et sans maître" puisque l'entreprise n'existait plus.

Mais c'est très rare pour un logement et je doute que cette procédure, prévue par le Code civil et le Code du domaine de l'Etat, trouve à s'appliquer dans le Val de Sambre sur un nombre important de logements.

En effet, la situation la plus courante est celle du logement  abandonné mais dont le propriétaire est connu ... mais décédé et sans héritier identifié.
Dans ce cas, le bien tombe dans le domaine de l'Etat et la commune doit alors le racheter aux domaines, quitte à le revendre ensuite.
Enfin, si le propriétaire sans héritier est décédé depuis plus de 30 ans, la commune peut le déclarer " bien vacant et sans maître" et le récupérer sans bourse déliée.
Intéressant mais il faut de la patience... sans compter qu'après 30 ans, le logement sera certainement une charge pour la commune et non un actif dans son plan comptable (sans parler des problèmes d'entretien de ses abords).

Bref, les textes évoluent incontestablement mais à la vitesse d'un escargot dont les antennes sont légèrement fébriles.

Pourquoi attendre aussi longtemps ?
Eh oui, Proudhon l'avait souligné, la propriété est sacrée dans le droit qu'a élaboré la bourgeoisie républicaine.
Après tout, l'arrière petit cousin qui attend aussi longtemps pour prendre des nouvelles de sa grand-mère mérite t-il d'hériter de son patrimine ?
C'est certes un sujet juridique intéressant mais l'urgence de la question du logement exigerait que ces biens puissent faire l'objet d'une "réquisition provisoire " par la commune (inspiré de la procédure d'attribution d'office), d'abord pour répondre aux besoins de logement, ensuite pour éviter que le logement ne se dégrade irrémédiablement.

Lire la suite

DEMASQUONS L'ECOLOGIE DE PACOTILLE

27 Janvier 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

J'entendais lors d'une réunion publique l'autre jour qu'on parlait du développement durable.
Soit, voilà une idée qu'elle est belle...
Et dans le même discours, cinq minutes plus tard, voilà que l'orateur annonce fièrement la création d'un terrain de foot synthétique !
Et tout cela sans aucune pirouette intellectuelle.
Comme ces gaillards qui annoncent en se frappant la main droite sur la poitrine qu'il ne boiront plus une goutte d'alcool alors que la bouteille est déjà dans leur main gauche.

Le gazon synthétique, vous parlez de développement durable !
Il est fabriqué avec des énergies fossiles.
Les fabricants sont muets sur le recyclage en fin de fin.
Les accidents (entorses, brûlres)y sont plus fréquents.

Le gazon naturel, outre son pouvoir isolant, offre une sensation nettement supérieure (vous avez déjà fait du ski sur une piste synthétique ?)

L'entretien du gazon naturel est certes plus coûteux (3000 euros par an en plus) mais ce travail est souvent valorisant pour les agents communaux qui soignent leur terrain comme d'autres soignent leur jardin.

Alors, même si le terrain synthétique peut se justifier pour des matches internationaux, arrêtons cette frénésie stupide sur les terrains synthétiques.
C'est tout juste si on ne verra pas bientôt les vendeurs de gazon synthétqiue tenir des stands dans les salons de développement durable !

Excusez du coup de gueule mais je commence aussi par m'irriter lorsque j'entends qu'il y aurait ici et là des délégations importantes à l'agglomération (le développement économique et l'habitat par exemple) comme si la biodiversité ne l'était pas ou l'était moins.
Je refuse de faire de la question environnementale une question secondaire.
Si artificialiser des centaines d'hectares par an pour faire du logement est important, d'autres avec diront que c'est une imbecillité première et une " inconscience qui vire au criminel " pour reprendre l'expression d'Hervé Kempf dans un article du monde ce dimanche 24 janvier.

L'environnement et le développement durable sont trop souvent des alibis de circonstance et des postures démagogiques ou clientèlistes que les écologistes doivent dénoncer ou démasquer.
Lire la suite

Le recensement oublie le développement durable

26 Janvier 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

Le recensement INSSE a démarré et mobilise dans nos mairies le personnel et même au-delà. Nous attendons les résultats de cette vaste enquête, exhaustive dans nos petites communes, comme un élève attend les résultats d’un examen.
Car le recensement apporte avec lui des éléments chiffrés dont certains serviront d’indicateurs de nos politiques publiques locales.
Ce moment est donc particulièrement important, presque solennel.
L’élu reste en admiration devant la puissance de l’appareillage statistique, entendons- par là sa rigueur et sa fiabilité.
Cela étant, on peut regretter que le recensement, dans les questions qu’il pose, garde un aspect désuet, voire anachronique.
Le questionnaire de l’INSEE fait totalement abstraction des évolutions sociétales. Exemple du développement durable et du bilan carbone.
L’INSEE nous demande notre mode de chauffage mais restitue ses tableaux en distinguant le chauffage électrique, au fioul, au gaz de ville, au gaz bouteille, tous les autres modes de chauffage étant regroupés dans la rubrique « autre chauffage » !
Autrement dit, ne cherchons pas à savoir combien de ménages se chauffent encore au charbon…(gros émetteurs de CO2), ils sont mélangés avec les ménages qui se chauffent au bois ! Dommage de rater une telle occasion.
Certes, l’INSEE peut toujours faire une exploitation spécifique sur demande… mais, comme tout service public passé sous les fourches caudines de la rationalité budgétaire, fera payer sa prestation.

Il n’en demeure pas moins regrettable et incompréhensible, à l’heure où l’Etat oblige les agglomérations à élaborer des plans climat territoriaux, que ses services n’aient pas intégré cette préoccupation du développement durable dans les questions posées.
Si l’on veut appuyer nos politiques publiques sur des objectifs clairs et évaluables, c’est finalement le recensement lui-même qu’il est temps de repenser complètement à la lumière de ces nouvelles préoccupations sociétales : puissance des véhicules, type de carburant, pompe à chaleur ou pas etc….

Lire la suite

Foncier pas cher, foncier dilapidé

26 Janvier 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #EVENEMENTS

Il est souvent dit à propos du foncier dans notre arrondissement que son bas prix, eu égard à d'autres régions, est un  potentiel d'attractivité économique et résidentielle.
Il est vrai que ce potentiel existe mais le prix abordable du foncier a pesé lourd dans notre aménagement : on a gaspillé les terres et laissé partir logements et commerces sur des plateaux agricoles alors qu'il eût important de les retenir dans le tissu urbain.

Encore aujourd'hui, les documents d'urbanisme affichent souvent des zones à urbaniser dans les terres agricoles alors qu'il existe, au sein de nos zones urbanines, des terrains potentiellement mobilisables.

Si nous n'avons pas bien géré le foncier, c'est justement parce qu'il n'était pas cher.
Les régions viticoles comme la Champagne ou l'Alsace, qui ont toujours eu un foncier très cher, offrent des modèles de dévelopement urbain axés sur le confortement du tissu plutôt que sur sa dilatation.
Ce n'est pas un hasard si de petites communes rurales champenoises ont été les premières en France à créer des associations foncières urbaines, spécialisées dans le remembrement urbain.
Elle n'avaient pas trop le choix étant donné la sacralisation des terres à champagne.
Ce que ces petites communes ont été contraintes de faire pour des raisons économiques, il y a lieu de le faire aujourd'hui pour économiser l'espace.

Lire la suite
Publicité

Population totale ou population municipale ?

26 Janvier 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

Alors que le Val de Sambre découvre les dernières données du recensement, il est bon de s'interroger pour les communes sur le chiffre à prendre en compte pour déterminer la population : population municipale ou population totale ?

La population municipale comprend les personnes ayant leur résidence habituelle  sur le territoire de la commune (y compris les étudiants mineurs aynt leur logement à l'extérieur), les personnes détenues dans les prisons de la commune, les personnes sans-abri recensées sur le territoire de la commune et les personnes résidant habituellement dans une habitation mobile recensée sur le territoire de la commune;
Par contre les étudiants majeurs sont comptabilisés dans la commune où ils étudient et les militaires dans la commune de leur base militaire.
 
La population totale ne tient pas compte de ces subtilités statistiques et comporte des doubles comptes.

C'est la raison pour laquelle c'est le chiffre de la population municipale qui correspond désormais à la notion de population utilisée usuellement en statistique.
C'est le chiffre qu'utilise l'Etat pour octroyer les éventuelles dotations, basées sur un critère démographique.

Lire la suite

Un mode de développement suicidaire et stupide

21 Janvier 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #EMPLOI ET DVLPT ECONOMIQUE

La prime à la casse pour nous inciter à nous débarrasser de notre voiture encore en bon état ou presque peut retarder l’échéance mais pas la contourner.

Outre son côté surréaliste et grotesque à une époque où l’on parle de développement durable (et donc de la nécessité d’en finir avec le tout jetable très vite), cette prime n’empêche pas le déclin de l’industrie automobile, fut-elle reconvertie au bio - carburant ou à l’électricité.

La logique motrice du système a poussé à produire plus et plus vite…pour baisser les coûts et être concurrentiel, quitte à se délocaliser.

Aujourd’hui, les capacités de production sont telles que les entreprises produisent plus que de besoin.

Et à moins de changer de voiture aussi souvent qu’on change chaussures, la filière est condamnée à de profondes reconversions, de la mêle ampleur que la crise sidérurgique des années 70.

Les milliers de licenciements annoncés chez General Motors à Anvers annoncent les nuages noirs pour ce secteur économique qui nous interpelle sur un mode développement suicidaire et stupide.

Lire la suite