1 étourdi ça passe, 5 étourdis, ça me dépasse !
La délibération relative à la subvention de 450 000 € en faveur de l’Association des Nuits Secrètes a été finalement retirée.
La première délibération avait été votée mais les cinq élus administrateurs avaient pris part au vote !
Bernard Baudoux , maire d’Aulnoye, Président de l’association
Hugo Georges, adjoint au maire d’Aulnoye, administrateur de l’association,
Agnes Denys, adjointe au maire d’Aulnoye, secrétaire adjointe de l’association,
Benoît Courtin, maire de Ferrière la Grande, administrateur,
Jacques Lamquet, maire d’Eclaibes, administrateur.
Cinq élus et non des moindres, oublient qu’ils ne peuvent pas prendre part au vote, au risque de s’exposer au délit de conflit d’intérêt.
C’est assez amusant finalement car lors de la séance précédente, nous avions entendu le maire de Maubeuge déclarer à propos de la délibération sur la clause de confidentialité pour la Salmagne : « ne pas voter cette délibération serait criminel » …
Aujourd’hui, ces cinq élus pourraient être qualifiés d’une épithète emprunté là encore au vocabulaire judiciaire.
Je ne le ferai pas car et je veux bien croire que les cinq élus aient simplement, « par inadvertance », oublié qu’ils ne pouvaient pas prendre part au vote.
J’interprète pour ma part cet oubli comme une dose d’amateurisme, même si un tel oubli peut surprendre à ce niveau de responsabilité et à cette échelle !
1 étourdi ça passe, 5 étourdis, ça me dépasse !
La suppression de l'ADEME en débat
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Je réagis à la lecture de l’entretien que Président de l’ADEME, Monsieur Sylvain WASERMAN, a accordé à Christian CANIVEZ, journaliste de « La Voix du Nord » le mardi 22 avril.
La Communauté d’Agglomération Maubeuge Val de Sambre (CAMVS), dans le cadre de l’appel à projets « nouveaux sites industriels clef en main » a déposé la candidature du site de l’aérodrome de la Salmagne (83 hectares) dont elle est propriétaire, avançant la volonté d’y accueillir une gigafactory de batteries et 3000 emplois.
Il est indiqué dans le dossier que cet aérodrome est classé en zone Urbaine au document d’urbanisme alors qu’il est classé en Zone Agricole.
De surcroît, l’Etat indique sur son site des terrains sélectionnés que cet aérodrome est une « friche » !
Zone d’activité La Salmagne / Localisation : Vieux-Reng (Nord) / 83 ha / Ancien aérodrome inséré dans un bassin d’emploi dynamique / Potentiel pour l’accueil de gigafactories.
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Or, si notre agglomération dispose de 160 hectares de friches recyclables, l’aérodrome de la Salmagne n’est pas une friche contrairement à ce qui est indiqué mais un aérodrome dynamique et riche d’un potentiel de développement : 3 sociétés privées sont installées : 1 importateur d’ULM et deux lieux de restauration, 8 associations liées à l’aéronautique (avions, planeurs, parachutisme, ULM, navimodélisme… ).
En 2023,11 646 décollages, 1579 heures de formation, 7559 sauts en parachute dont ceux de l’ équipe de France en figures artistiques, plusieurs fois championne du monde.
Les services instructeurs qui ont validé ce dossier et mentionné cette contre-vérité que l’aérodrome était une friche, sont plusieurs agences financées par l’Etat dont l’Agence Nationale pour la Cohésion des Territoires, l’ADEME, La Banque des Territoires et le Céréma.
Ces organismes n’ont rien vérifié, ce qui autorise nombre d’acteurs locaux à considérer qu’ils n’ont pas fait leur job, qu’ils ne sont pas efficaces et que l’ingénierie et l’expertise mises en avant par le Président de l’ADEME, sont de la poudre de perlimpinpin.
M.WASERMAN affirme s’adresser « aux concitoyens et aux élus pour apporter des éléments factuels opposables ».
Or l’aérodrome n’est pas une friche, ceci est élément factuel et opposable.
Comme le Président trouve normal, et je m’en félicite, de «rendre des comptes à tous », nous attendons sur ce dossier que l’ADEME donne des explications, à tout le moins s’excuse pour cette erreur hallucinante qui fait par ailleurs l’objet de ma part d’un recours au Tribunal Administratif.
L'éclairage public filaire éclipse le solaire
Dans le cadre des travaux de construction des 72 logements de la rue Albert Camus, c’est avec stupéfaction que nous avons pris connaissance de l’impossibilité de transférer à l’Agglomération l’Eclairage Public si ce dernier était solaire, choix pourtant conforme à la problématique de la transition énergétique.
Interrogée par nos soins, l’Agglomération a confirmé et argumenté sa position, laissant toutefois place à « l’éventualité d’une possibilité qui pourrait être admise dans le futur Schéma Directeur d’EP », sous réserve compréhensible du respect d’une batterie de critères que le projet marpentois respectait, à savoir le degré d’éclairement et la qualité du matériel.
Le conseil municipal, estimant que la commune ne pouvait prendre le risque de choisir le solaire sans GARANTIE DE REPRISE par l’Agglomération, s’est résigné au choix du filaire.
Reconnaissons le caractère cocasse d’une situation où l’Eclairage Public solaire se voit relégué au rang d’option éventuelle pour le futur, dans un contexte où l’Agglomération invite les communes à procéder à l’extinction nocturne des luminaires, nonobstant au passage le fait que l’éclairage a été normalisé par un arrêté du 24/12/2015 relatif à l’accessibilité aux personnes handicapées des bâtiments d’habitation collectifs et des maisons individuelles lors de leur construction.
L’article 10 de cet arrêté précise :
20 lux mini pour les cheminements extérieurs accessible, installé à partir de 25 cm du bord du cheminement ;
20 lux mini dans l’existant et 50 lux mini dans le neuf pour les parcs de stationnement extérieur et zone menant à l’entrée du bâtiment ;
Concernant les cheminements, ils sont souvent source de perte d’équilibre pour les personnes handicapées, donc l’éclairage mis en place doit impérativement être renforcé pour se repérer aisément.
L'extinction de l'éclairage n’est donc pas compatible avec la réglementation concernant l’accessibilité à leur habitation des personnes souffrant d’un handicap visuel.
Or, l’éclairage solaire doté de détecteurs permettant d’intensifier la luminosité en cas de présence répond à la préoccupation de sécurité des personnes atteintes d’un handicap.
L’éclairage solaire s’avère donc le plus conforme au développement durable puisqu’ à la fois gratuit, prenant en compte les exigences d’éclairement nocturne relatives aux personnes souffrant d’un handicap visuel et respectueux de la faune grâce à la luminosité atténuée de l’éclairage durant la nuit.
L'Agglomération n'entend pas à ce jour ces arguments alors qu'on aurait même pu s’attendre à ce que l’Eclairage public solaire soit la solution privilégiée dans ce futur Schéma Directeur et non une simple éventualité.
Le vote d'un budget, c'est aussi un vote de confiance
Impossible pour moi de voter le budget primitif 2025 car je n’ai plus aucune confiance dans ce qui nous est présenté.
Tout d’abord, je m’interroge sur le sens d’une approbation d’un budget présenté par le Président d’une institution qui ne répond pas aux demandes de rencontres tout comme d’ailleurs aux courriers, y compris sur des sujets non polémiques comme la Défense Incendie (j’en ai parlé la dernière fois), ou la demande d’une convention entre la commune et l’agglo pour emmener les enfants en promenade dans la zone boisée de La Buissière ou encore les demandes de rendez-vous pour relocaliser le club Nautique Jeumont-Marpent.
Mais, au-delà de ces silencieux mépris, j’ai constaté, depuis plusieurs mois, l’assèchement du débat public et indirectement l’érosion de la liberté d’expression des conseillers communautaires.
Le dernier exemple en est le vote sans débat préalable de la délibération N°16 du conseil communautaire du 5 février 2025.
C’est bien dommage pour le territoire car ces débats, qui pourraient avoir lieu en conseil communautaire, en séminaires ouverts à tous les élus communautaires ou encore dans le cadre d’un véritable Conseil de Développement citoyen, seraient de nature à susciter la co-construction de projets par la confrontation des idées plutôt que de développer la division des acteurs locaux, toujours néfaste à l’intérêt général.
Compte-tenu de ce contexte, voter le budget serait cautionner une gouvernance qui tourne le dos aux règles élémentaires de la démocratie.
Un vote de budget, c'est d'abord un vote de confiance.
Quand un président indique sans état d’âme dans un dossier officiel que l'aérodrome de la Salmagne n'est pas classé en zone agricole, alors que c’est indiqué noir sur blanc sur le plan d’urbanisme, la confiance est rompue et le vote du budget impossible.
La gouvernance à bout de souffle de l'Agglo
Depuis l’accession de Bernard Baudoux à la présidence de l’Agglomération, force est de constater l’assèchement du débat public et indirectement l’érosion de la liberté d’expression des conseillers communautaires.
Le dernier exemple en est le vote sans débat de la délibération N°16 du conseil communautaire du 5 février 2025, relative à la sollicitation auprès du SCOT de l’inscription des sites de la Marlière (45 ha) et de la Salmagne (85 ha) dans le compte foncier des collectivités locales autorisées à faire de l’artificialisation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers dans le cadre du SRADDET.
Un vote sans débat et contraire au Code Général des Collectivités Territoriales, contraignant ses contradicteurs à emprunter d’autres voies pour faire connaître leurs analyses.
Bernard Baudoux a alors beau jeu d’accuser ces élus de propager de fausses informations, posture attestant, s’il en était besoin, qu’il craint le débat mais aussi qu’il a perdu la bataille des idées.
Ce mode de gouvernance est à bout de souffle.
La Communauté d’Agglomération n’est plus capable de garantir les débats publics fondés sur des faits et non sur des énoncés non vérifiables.
C’est bien dommage car ces débats, qu’ils aient lieu en conseil communautaire, en séminaires ouverts à tous les élus communautaires ou encore dans le cadre d’un véritable Conseil de Développement citoyen, seraient de nature à susciter la co-construction de projets par la confrontation des idées plutôt qu’à développer la division des acteurs locaux, toujours néfaste à l’intérêt général.
C’est en tout cas le rôle que l’on attend d’un Président d’une Intercommunalité.
Une alternative au projet Salmagne
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« Parc industriel Vallée d’Avenir ».
Le projet de tirer un trait sur l’aérodrome de la Salmagne pour y aménager 80 hectares de zone industrielle s’appuie sur le constat que l’Agglomération ne disposerait pas d’un terrain suffisamment vaste pour créer ce type de zone et y accueillir, le cas échéant, une « Gigafactory ».
Ce constat nous impose de hiérarchiser dans la durée la requalification des nombreuses friches existantes, en vue de mailler les Zones d’Activités Economiques (ZAE) sur l’agglomération et de garantir un développement équilibré de notre territoire.
Ce schéma doit inclure toutes les variétés de site, certains présentant des propriétés spécifiques, par exemple en termes de desserte (réseau THT, embranchement ferroviaire ou routier), en termes de localisation (insertion urbaine, éloignement pour entreprises classées Seveso) ou encore en termes de surface.
Sur ce point, il convient de s’intéresser avec lucidité à celles qui disposent du plus important potentiel foncier et permettrait d’accueillir le cas échéant mais pas exclusivement, une éventuelle « Gigafactory » : à proximité, il y a un site , c’est celui dit « site AGC » sur Boussois-Assevent.
Le potentiel foncier de ce site est tout aussi conséquent : Sur les 76 hectares d’emprise industrielle existante, pas moins de 46 hectares disponibles sont comptabilisés comme Zone d’Activités Economiques par les services de la CAMVS. On y trouve la friche Desvres (propriété CAMVS), la friche Graham Packaging (propriété CAMVS), les anciens Bureaux de Desvres (propriété de Desvres) et le foncier libre de la verrerie AGC.
Les deux friches appartenant à l’Agglomération totalisent 20 hectares sachant qu’ AGC n’occupe qu’une petite partie du reste et, sans compromettre le projet de site de production d’hydrogène vert, et pourrait se délester sans aucun problème d’une quinzaine d’hectares de terrains disponibles
Tous les réseaux existent : 4 Pipelines dont GRT Gaz et 3 d’Air Liquide (Oxygène, Hydrogène, Azote), réseau Très Haute Tension, réseau ferré opérationnel, desserte routière par la deux fois deux voies et réseau fluvial.
Ce sont des caractéristiques semblables qui viennent de permettre d’implanter à Saint-Saulve, sur une partie de la friche Vallourec de 50 hectares, l’usine de cathodes pour les batteries électriques du groupe Axens (500 emplois).
Il est donc possible de mobiliser rapidement 35 hectares de foncier disponible pour réaliser un Parc industriel de 76 hectares comprenant AGC et un plateau de terrains « clefs en main » pour des entreprises, Gigafactory et autres, et pourquoi pas, articulées autour de la future unité de production d’hydrogène vert.
L’emprise du site se trouvant en contrebas de la commune de Boussois, on peut y construire aisément pour les bureaux, des bâtiments à plusieurs niveaux pour densifier le nombre d’emplois et parvenir à créer 2000 emplois sur l’ensemble du Parc.
Le cahier des charges pourrait prévoir que chaque mètre carré de toiture des bâtiments du Parc devra être doté de panneaux photovoltaïques, afin de couvrir une partie des besoins d’AGC pour produire de l’hydrogène vert.
Ces perspectives foncières tiennent compte du rebond toujours espéré dans le cadre du projet VOLTA que le groupe AGC mène conjointement avec le groupe Saint-Gobain. La première phase de ce projet, dite VOLTA 1 est en phase d’industrialisation en Tchéquie avec un four de 100 tonnes.
Le VOLTA 2, avec un four de 700 tonnes, est quant à lui projeté sur Boussois et nous devrions en savoir plus mi-février lors d’une rencontre entre les responsables des deux groupes.
Il est clair que ce projet, s’il se concrétisait, serait l’élément phare du futur Parc.
Mais, dans l’hypothèse malheureuse où cette unité de production ne verrait pas le jour, a-t-on aujourd’hui la garantie qu’AGC ne se désengagerait pas totalement du site ? Non, auquel cas il y aurait une surface quasi-immédiatement disponible et viabilisée de 76 hectares.
Compte-tenu du contexte actuel, cette hypothèse non réjouissante n’est pas à exclure. C’est en tout cas le rôle, même le devoir des élus, de se projeter dans la durée.
Quel que soit le devenir du projet VOLTA, la requalification a déjà été bien engagée par AGC mais, à certains endroits, reste il est vrai à finaliser par la collectivité dans le cadre de sa compétence.
Le site, déjà classé entièrement en zone industrielle, contrairement à l’aérodrome classé en zone agricole, est également connecté à tous les modes de transport et ne nécessite aucune artificialisation : il s’agirait d’une reconversion remarquable, n’impactant aucunement l’aérodrome de la Salmagne, ni les terres agricoles.
Avec ce projet de Parc industriel, qui pourrait être une des composantes de la dynamique « Vallée d’Avenir », promue par Nathalie RENARD, spécialiste en business développement, l’agglomération dispose d’un atout exceptionnel qui peut réunir tous les acteurs locaux autour d’une alternative exemplaire.
Le conseil communautaire n’étant pas, compte-tenu des temps limités d’intervention, un lieu d’échanges approfondis, Bernard Baudoux me connait suffisamment pour savoir que je suis disponible pour discuter avec lui et avec d’autres de ce projet « vallée d’avenir ».
Notre agglomération ne doit pas commettre la faute irrémissible dont le territoire se souviendrait durant des décennies.
Je suis persuadé que ce projet pourrait sans difficultés remplacer celui de La Salmagne dans les sites identifiés au titre de l’appel à projets « site clefs main France 2030 » et être retenu par le PACTE 3.
Salmagne, pourquoi en sommes-nous arrivés là ?
Une zone d’activités économiques au lieu et place de l’aérodrome ? On a du mal à comprendre qu’au nom du « Zéro Artificialisation Nette » (ZAN), l’Agglomération nous propose de bétonner une zone classée agricole !
Si cela n’a pas interpellé les services qui ont instruit ce dossier, c’est en raison d’une absence d’une réflexion globale de leur part sur la réalité du territoire, d’un manque d’investigation sur le terrain et de l’acceptation à l’aveugle de la présentation erronée, voire mensongère de l’Agglomération.
Nous payons aussi, dans cette histoire, l’indigence de la réflexion prospective de la gouvernance de l’Agglomération depuis plusieurs décennies sur la question du recyclage des friches industrielles.
Pourtant, ce n’est pas faute de les avoir interpellés. Il y après d’un demi-siècle, j’écrivais dans la revue « Urbanisme » un article intitulé « La réhabilitation des friches industrielles du Bassin de la Sambre : une volonté politique », précisant que le choix d’un site par rapport à un autre devait prendre en compte « l’utilité sociale maximale », à savoir intégrer les paramètres d’environnement, de déplacement, d’équipements de quartier…
Plus récemment, en 2023, la dernière rencontre de l’association « Vallée d’ Avenir » à Maubeuge traitait encore de ce sujet avec les acteurs de l’économie locale sans que l’on y ait vu un élu responsable de l’Agglomération en dehors du mot d’accueil du maire de Maubeuge, qui s’en est allé dans la foulée.
Lors de ma participation à une table-ronde à cette journée, j’ai expliqué que les politiques publiques n’ont, durant toutes ces années, abordé la question des friches que sous l’angle de la requalification environnementale parce que cette option, celle de la facilité, était celle qui mobilisait le plus de subventions de la part des financeurs, notamment de l’Europe.
A Marpent, nous n’avons pas échappé à la règle de la requalification environnementale avec la friche HK Porter, portée par l’Agglomération et financée à 100 % en 2002 par l’Etat, l’Europe et la Région alors qu’un repositionnement d’une partie de cette friche vers la vocation économique, je pense à sa partie non inondable, aurait eu pour effet de baisser la subvention certes à 70 % mais gardait tout son sens.
Cette politique de la requalification environnementale intégrale a conforté la désindustrialisation de la vallée au profit du bétonnage des plateaux agricoles et conforté par la même occasion le déclin des modes de transport marchandises les plus écologiques, le ferroviaire et le fluvial.
La rareté actuelle de terrains provenant de friches recyclées susceptibles d’accueillir des entreprises en est la résultante et explique que, pour répondre à une demande potentielle, le président de l’Agglo se précipite sur l’immense terrain public que représente, sur le plateau nord-est, la Salmagne, quitte à s’asseoir sur ce que cet équipement représente en termes d'usages, de lien affectif avec le territoire, de patrimoine, d’emplois et de potentiel de développement, et à indiquer dans le dossier qu’il s’agit d’un « ancien aérodrome », assertion bien entendu mensongère.
Il est tout de même paradoxal que le recyclage d’une friche en fond de vallée pour une vocation économique ait été celui de l’exemplaire reconversion de la friche Vallourec, d’initiative privée, au travers de l’entreprise Flamme, décidément en pointe sur beaucoup de choses.
Cela prouve, à ceux qui en douteraient encore, qu’une partie de nos friches peuvent retrouver une vocation économique et redevenir des lieux de création d’emplois.
Le premier outil consiste à disposer d’un schéma intercommunal de reconquête des friches de manière à répertorier les types de reconversion à la lumière de plusieurs paramètres et de formaliser un échéancier avec les priorités.
Je suis las de répéter ces propos, mais comme à l’Agglomération, la règle est de vous écouter poliment et de passer à autre chose, le mieux est encore de l’écrire ou de s’adresser directement à la presse.
Clamer que la dépollution coûte cher est vrai, mais si ce travail s’était étalé dans la durée, les coûts auraient été plus facilement supportables, d’autant plus qu’il existe des aides européennes en la matière.
Protoxyde d’azote, le gaz hilarant ne fait pas rire tout le monde.
Il y a quatre ou cinq ans, des parties de nos espaces publics ou des jardins de particuliers ont commencé à être jonchés de cartouches de protoxyde d’azote, gaz hilarant mais qui ne fait pas rire tout le monde.
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Aujourd’hui, les bonbonnes de un et deux kilos ont remplacé les cartouches, laissant les communes dans des situations très embarrassantes puisqu’une majorité de déchetteries n’acceptent pas ce type de déchets.
De ce fait, ces bonbonnes se retrouvent dans la nature (et deviennent des déchets sauvages à la charge des communes) ou dans les poubelles ménagères et, pour peu qu’elles contiennent encore du gaz, deviennent alors de dangereux explosifs. En effet, lorsqu’elles arrivent dans les fours des centres de valorisation des déchets, ces explosions peuvent provoquer des pannes mécaniques dont les réparations coûtent plusieurs milliers d’euros.
Tous le sites internet conseillent de déposer ces bonbonnes dans les déchetteries....mais sans préciser que, neuf fois sur dix, elle ne seront pas acceptées.
C’est le retour à la case départ.
Les communes engrangent les bonbonnes dans l’attente de jours meilleurs. Certaines villes comme Lille en stockent ainsi des milliers de tonnes sans savoir qu’en faire, peut-être devant la difficulté à trouver des recycleurs et devant le coût du traitement.
Les particuliers, soit parce qu’ils en ont trouvées, soit parce qu’ils en ont achetées sur internet, s’ils n’en font pas des fusées pour nains de jardins, les glissent dans les poubelles ménagères, faute de pouvoir les mettre ailleurs… avec le fameux risque d’explosion.
Localement, nous n’échappons pas à cette problématique et tout le monde a intérêt à solutionner ce problème : d’abord le SIAVED pour lequel ces bonbonnes représentent de véritables bombes et qui, avec les réparations rendues nécessaires, augmentent le coût d’incinération à la tonne, ensuite l’Agglomération, qui paie la facture de ses déchets conduits à l’incinérateur et enfin les contribuables de nos communes qui paient le foncier bâti dont le produit sert aux dépenses de fonctionnement de l’agglomération parmi lesquelles l’incinération des ordures ménagères.
Soyons vertueux et exemplaires : Il appartient aux élus sambriens qui représentent l’Agglomération au SIAVED de mettre ce sujet sur la table et de convaincre leurs homologues que les déchetteries, dans l’attente d’une loi leur imposant, doivent accepter les bonbonnes de protoxyde d’azote pour en faire assurer le recyclage par un organisme spécialisé (il en existe), faute de quoi, avec cette politique de l’autruche, ces bonbonnes continueront à se disperser dans la nature, ou à se diriger vers les poubelles d’ordures ménagères.
Une friche la Salmagne ? Vertigineux mensonge !
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