Pour un référentiel participatif
15 Novembre 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #REFORME DES INSTITUTIONS
Le conseil Régional envisage de faire de la démocratie participative Poser la démocratie un des critères d’attribution des aides qu'il accorde.
Dans ce cadre, il lance un appel à contributions auprès des acteurs citoyens.
On ne peut que se féliciter de cette initiative.
La difficulté sera, à n’en pas douter, d’apprécier l’existence de cette démarche qui se traduit souvent sur le terrain par un fourre-tout de pratiques qui peuvent aller du traditionnel (et superficiel) questionnaire d’enquête aux assemblées nébuleuses à la valeur ajoutée douteuse.
La question se posera donc très vite, comme cela se passe pour la question environnementale, par la mise en place d’un REFERENTIEL PARTICIPATIF, répondant aux exigences du Conseil Régional et régi par un protocole suffisamment précis pour écarter les concertations de circonstance mais suffisamment souple pour permettre les initiatives et les innovations.
Il ne s’agit pas, selon moi, de recueillir, au moyen de différentes techniques, la photographie des opinions à un moment précis mais plutôt d’apprécier comment évolue cette opinion au cours d’un processus de négociation de projet et ce qu’elle apporte finalement à ce dernier.
Une conception largement répandue veut que les préférences des individus seraient données a priori et une fois pour toutes, le rôle de l’animateur étant d’aider ces individus, notamment les plus défavorisés, à exprimer leurs demandes auprès des maître d’ouvrage.
Or, cette approche fait abstraction du fait que la demande sociale se construit progressivement au cours d’un processus d’élaboration et de négociation de projets.
Il s’avère en effet que les personnes se déterminent généralement par rapport à leurs intérêts immédiats et concrets, souvent individualistes et corporatistes, mais que la discussion et l’interaction permettent qu’ils élargissent leur propre horizon et leur attitude au point d’être capable, si la concertation réussit, de définir leur intérêt en tenant compte de ceux des autres.
On passe ainsi d’un mode d’élaboration des projets dans lesquels le maître d’ouvrage est supposé connaître ce qu’il veut et ce que veulent les habitants à un mode d’élaboration du projet qui s’enrichit d’une succession d’allers-retours entre le maître d’ouvrage et les habitants.
Dans une telle stratégie d’écoute du territoire, le projet partagé se construit progressivement, les intérêts particuliers se transformant au cours du processus de confrontation et de négociation.
Newsletter
Abonnez-vous pour être averti des nouveaux articles publiés.
Pages
Catégories
- 81 ECOLOGIE - DVLPT DURABLE
- 76 SOCIETE
- 53 EMPLOI ET DVLPT ECONOMIQUE
- 49 AGGLO INTERCOMMUNALITE
- 25 EVENEMENTS
- 23 REFORME DES INSTITUTIONS
- 21 TRANSPORTS
- 20 SANTE
- 16 LE PLURALISME POLITIQUE
- 14 développment durable
- 8 agriculture et alimentation
- 7 ECOLE-EGALITE DES CHANCES
- 7 aménagement territoire
- 7 culture
- 6 Histoire locale
- 6 developpement territorial
- 5 Fiscalité
- 4 commerces et services
- 4 international
- 3 fiscalité
- 3 sports
- 2 INSECURITE ET DELINQUANCE
- 2 politiques régionales
- 1 EUROPE
- 1 MUNICIPALES 2008
- 1 REVUE DE PRESSE
- 1 logement
Archives
/image%2F1572440%2F20151130%2Fob_f2f656_doc731.jpg)