Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Le blog de Jean-Marie Allain

developpment durable

Sécu : chronique d'une mort annoncée

28 Septembre 2007 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #développment durable

La sécu est encore dans le rouge mais on s'y attendait. 
Les vrais faux plans de redressement finiront par avoir raison de cet outil pourtant remarquable dans son principe de solidarité. 
 
La Suède, pays jadis dépensier, a la plus longue espérance de vie en Europe et ne consacre aux soins que 9 % de son PIB contre 11 % en France. 
La consultation chez un médecin néerlandais va se conclure par une prescription dans 60 % des cas seulement contre 90 % en France. 
 
L’état de santé d’une population n’est pas proportionnel aux dépenses de santé. 
Les hommes politiques ont trop longtemps fermé les yeux sur les dysfonctionnements entre les mécanismes de recettes et des dépenses de la sécu. 
Les plans de redressement ne sont que des rustines qui ne font que différer le problème et l’aggraver. 

C’est le mode financement qu’il faut revoir, y compris le mode de rétribution des médecins et l'assujettissement des stocks options aux cotisations sociales. 

Lire la suite
Publicité

La France, honteuse de ses pauvres

11 Septembre 2007 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #développment durable

Quand on parle de pauvreté, ce ne sont plus les britanniques qui se distinguent mais les français.

En effet, sont pauvres aux yeux de la statistique européenne les ménages qui perçoivent moins de 60 % du revenu médian.

Or,notre pays ne reprend dans ses statistiques de la pauvreté que les ménages dont les revenus sont inférieurs à 50 % du revenu médian.

Autrement dit, si la France adoptait le critère européen, son nombre de pauvres passerait de 4 millions à plus de 7 millions.

On comprend que l'INSEE ne soit pas pressée de se mettre en harmonie avec les critères européens.

Jean-Marie Allain, le 11 septembre 2007

Lire la suite

L'injustice peut-elle être un avantage acquis ?

3 Août 2007 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #développment durable

Je me ne suis pas privé de critiquer ici même les cadeaux fiscaux du gouvernement  Sarkosy aux plus aisés.
Mais lorsque ce gouvernement entreprend de revenir sur certains acquis qui pérennisent des injustices, je ne peux que me sentir solidaire.

On peut être démocrate et même de gauche et ne pas trouver normal que des salariés prennent en otage d'autres salariés.
Le service minimal dans les transports en commun est une exigence démocratique et refuser d'admettre cela, c'est s'arc-bouter sur des dogmes vitrifiés de la culture léniniste la plus archaïque.
Qui est pénalisé dans ce type de conflits si ce n'est en premier lieu les usagers du TER ou des transports urbains ?
Il est grotesque qu'au XXI siècle, on utilise encore comme arme de négociation des méthodes à la fois vieilles de plus d'un siècle mais devenues profondément infantiles.

J'approuve donc le projet de loi actuel comme j'approuve l'idée de remettre à plat les régimes spéciaux de retraite au nom de l'équité.
Le déséquilibre démographique des régimes spéciaux oblige l'Etat mais aussi les autres régimes complémentaires à verser chaque année plusieurs milliards d'euros pour verser les pensions.
Ce sont les contribuables français et les salariés du privé qui financent le déficit des régimes spéciaux.

Aucun argument sérieux ne peut justifier une telle situation et surtout pas l'espérance de vie entre les catégories socio-professionnelles.

Que l'on puisse ensuite discuter ou critiquer tel ou tel aspect des nouveaux textes est une chose mais que la gauche française sur ce point comme sur d'autres n'ait pas le courage de reconnaître qu'il faut faire bouger les choses a quelque chose de désespérant.

La défense des avantages acquis a t-elle un fondement moral lorsqu'elle vise à maintenir des injustices ?

Jean-Marie Allain, le 2 Août 2007
Lire la suite

Logements sociaux :la grande hypocrisie

28 Juillet 2007 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #développment durable

La loi impose aux communes dont la population est au moins égale à 1 500 habitants en Ile-de-France et 3 500 habitants dans les autres communes comprises dans des agglomérations comprenant au moins une commune de plus de 15 000 habitants, un seuil minimal de 20 % de logements sociaux (15 % pour les communes percevant la Dotation de Solidarité Urbaine), sous peine de versement de pénalités jusqu’à ce que les objectifs soient atteints, voire de la possibilité pour l’Etat de se substituer aux communes défaillantes.

C’est une curiosité  de notre République que le Parlement vote des lois et  en même temps les moyens de les contourner !
Dans le cas présent, la pénalité n’est pas dissuasive puisque de l’ordre de 150 euros par logement et par an, soit un montant inférieur à ce que rapporte un logement privé en taxe d’habitation et taxe foncière.
Le logement social est en effet exonéré de taxe sur le Foncier Bâti durant une période qui peut aller de 15 à 30 ans (si le logement respecte certaines normes environnementales) mais comme l’Etat ne compense pratiquement pas ce manque à gagner pour les communes, il ne faut pas s’étonner qu’elles ne se précipitent pas pour construire des HLM.

Louable dans ses finalités, la loi, votée une assemblée majoritairement socialiste et confirmée ensuite par l'assemblée majoritairement UMP, présente plusieurs limites :

- Elle n’aborde la question de la mixité sociale qu’au travers du logement social et pas à partir des indicateurs directs de précarité comme les revenus imposables ou le taux de chômage.
- Elle n’impose rien aux communes de moins 3500 habitants, renforcées dans leur rôle de territoires de prédilection pour l’accueil des ménages qui refusent la mixité sociale.
- Elle ne tiens pas compte des différences de la demande entre les bassins d’habitat qui justifieraient peut-être plus de 20 % dans certains secteurs et moins dans d’autres.
- Elle n’impose aucun quota de logements très sociaux, laissant ainsi la possibilité aux communes de faire du logement social sans pauvres.
- Elle comptabilise dans les logements sociaux le Prêt Locatif social (le PLS) qui peut accueillir des ménages dont les revenus dépassent de 30 % les plafonds HLM (plafonds équivalents à trois fois le SMIC), ce qui incite certaines communes, pour respecter le seuil des 20 %, à ne faire que du PLS plutôt que des logements sociaux ou très sociaux.
- Elle s’attaque aux déséquilibres entre communes mais pas entre quartiers puisqu’elle n’oblige pas à construire 20% de logements sociaux dans chaque opération immobilière.

Jean-Marie Allain, le 27 juillet 2007
Lire la suite
Publicité
<< < 1 2