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Le blog de Jean-Marie Allain

ecologie - dvlpt durable

Sauvons le Grand Tétras

28 Juin 2011 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

Le ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire recueille jusqu'au 8 juillet sur son site, les dernières contributions et observations sur un plan d'actions en faveur du Grand Tétras.

Le Grand Tétras : une espèce sur le déclin
La France est le seul pays d'Europe occidentale à chasser le Grand Tétras (également appelé Grand coq de bruyère) alors que depuis 30 ans, l’espèce a subi un important déclin.
Il est d’ailleurs classé dans la catégorie « vulnérable » dans les listes rouges nationales de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).
Selon l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), les effectifs du Grand Tétras en France atteignent seulement 4 000 à 5 500 adultes. Il est présent surtout dans les Pyrénées, mais compte également des individus dans les massifs du Jura, des Vosges et des Cévennes.
Ce gallinacé, oiseau emblématique des Pyrénées, a en 25 ans, subi une perte de 60% de sa population sur l’ensemble de la chaîne pyrénéenne !!

Projet de stratégie nationale pour le Grand Tétras
Face à pareille situation, et pressé par quelques associations naturalistes regroupées au sein du Groupe Tétras France, l'État a enfin décidé d'agir.
Un projet de stratégie nationale pour le Grand Tétras, a été publié sur le site du ministère de l'Écologie : http://www.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=23082
Le but de cette « stratégie nationale » est d'enrayer le déclin des populations.

Vous pouvez agir !
Comme le Groupe Tétras France, rédacteur de cette stratégie nationale pour le Grand Tétras est écarté par l’État, et que c’est le ministère qui la présentera au CNPN (Conseil National de Protection de la Nature) ; nous vous demandons de participer activement à cette consultation publique.
En effet, si l’on peut se féliciter que le ministère prenne (enfin !) des mesures fortes pour sauver cette espèce et ses milieux, il faut surtout que nous nous mobilisions pour
demander que le Grand Tétras soit classé espèce protégée sur l’ensemble du territoire français ; car le ministère qui plie une nouvelle fois, devant la pression des chasseurs, n’envisage pas du tout de faire cesser la chasse de cette espèce.

Avant le 8 juillet,
envoyez un mail dans lequel vous exprimez votre demande
que le Grand Tétras fasse partie des espèces protégées en France,
à l’adresse que communique le ministère :
pna.tetras@developpement-durable.gouv.fr


Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger ce projet de stratégie nationale sur :
http://www.developpement-durable.gouv.fr/document117797
 
Comptant sur votre mobilisation en masse, car de sa protection dépendra la survie du Grand Tétras,
nous vous souhaitons, à toutes et tous, une bonne journée.
 

L’équipe de l’ASPAS

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Eaux usées : une anomalie du Grenelle

20 Juin 2011 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

Le Grenelle a durci les conditions de vente d'un logement.

Celui-ci doit désormais être aux normes en termes de rejet d'eaux usées, soit en étant raccordé, soit en disposant d'un assinissement non collectif conforme à la réglementation (fosse septique complétée d'un bas dégraisseur pour les eaux ménagères,fosse toutes eaux complétée par un plateau absorbant ou des lits filtrants, micro-station, lagunage individuel...)

On peut regretter qu'il n'en soit pas de même avec les logements locatifs.

Aujourd'hui, un propriétaire peut encaisser un loyer (et la CAF verser une allocation logement) alors que le logement n'est pas aux normes.

La qualité de l'eau rejetée dans le milieu naturel étant un enjeu de prmier plan, c'est une anomalie surprenante.

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Primaires chez les écologistes

20 Juin 2011 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

Il faut savoir gré à Daniel Cohn Bendit d’avoir amené les écologistes à créer le mouvement des coopérateurs qui permet à des sympathisants et écologistes non encartés de s’impliquer dans la campagne présidentielle, en particulier dans la participation aux primaires.

Membre de la Coopérative, j’ai pour ma part fait le choix de voter Nicolas Hulot pour cinq raisons :

-          Son ancrage historique dans l’écologie est indéniable et ne peut être soupçonné de posture de circonstance

-          Sa notoriété et son capital de confiance permettent à l’écologie d’espérer dépasser le stade de la candidature de témoignage

-          Son ouverture d’esprit et son refus du sectarisme rendent possible un élargissement de la base électorale et des alliances futures

-          Son refus d’une part de soutenir le pouvoir en place et d’autre part de donner un blanc-seing aux opposants de ce pouvoir sont des gages d’indépendance pour l’écologie politique

-          Son attitude très digne dans les débats qui ont animé les primaires et au cours desquels il a été durement attaqué par ses rivaux témoigne d’un état d’esprit qui mérite d’être salué.

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Imposer la diversification énergétique aux territoires

10 Juin 2011 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

La situation des projets éoliens est au point mort en avesnois.

L’absence de volonté politique affichée sur les énergies renouvelables, signe d’une absence de conviction profonde des acteurs politiques locaux, explique cette mise en sommeil regrettable.

Un éco-territoire, ou qui se revendique comme tel, ne peut faire l’impasse sur la production d’énergies renouvelables.

Or, actuellement, si l’intercommunalité concernée n’enclenche pas la procédure de Zone de Développement Eolien, le projet ne peut se concrétiser.

La sortie de cet immobilisme exigerait que le développement de toutes les filières énergétiques relève d’une compétence de l’Etat puisque la diversification du bouquet énergétique relève d’un impératif national.

L’Etat pourrait faire valoir l’utilité publique des projets éoliens et les inscrire sous forme de directives territoriales qui s’imposeraient aux territoires, actuellement trop soumis aux pressions électoralistes pour décider sereinement des choix énergétiques.

A l’heure où les candidats aux présidentielles affûtent leurs arguments de campagne, cette question pourrait leur être posée.

L’attachement à la décentralisation n’interdit pas, sur des enjeux de cette importance, de réclamer moins de schémas incantatoires et plus d’implication du pouvoir central.

L'Etat ne peut rester en retrait et, comme il l'a fait pour les logements sociaux, doit imposer par la loi la diversification énergétique aux territoires.

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contrôles sanitaires : pas de quoi faire cocorico

1 Juin 2011 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

MC-Blandin-copie-1.JPGMarie-Christine Blandin est passée à Marpent, accompagnée d’une journaliste de la chaîne LCP,  pour faire le point sur plusieurs dossiers : réforme de l’intercommunalité, sénatoriales, trame verte et dioxine.

A ce propos, la sénatrice du Nord a soulevé le problème des contrôles sanitaires.

L’exploitation agricole de Aibes a fait l’objet d’un contrôle aléatoire de la part des services vétérinaires.
Mais on peut s'interroger sur le protocole existant pour la société qui commercialise les œufs, à savoir Cocorette.

Sans ce contrôle des services de l’Etat, la société Cocorette aurait continué à vendre des œufs chargés de PCB et de dioxine.

De quoi soulever une inquiétude légitime sur la façon dont les produits alimentaires sont commercialisés.

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Les seuls incinérateurs qui ne rejettent pas de dioxine sont ceux qui n’existent pas

27 Avril 2011 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

Parmi les 1800 substances chimiques dont la toxicité n’a jamais été évaluée, un incinérateur d’une capacité de 100 000 tonnes par an, même aux normes de l’arrêté du 20 septembre 2002, rejette des métaux lourds et de la dioxine, l’une des douze substances mentionnées dans la convention de Stockholm comme les plus dangereuses de notre environnement planétaire.

Invoquer les contrôles prévus par la loi (deux contrôles annuels), c’est oublier que les préavis de contrôle permettent à l’exploitant de sélectionner par avance les produits de combustion.

Invoquer que les dioxines sont détruites au-delà de 800 degrés, c’est occulter qu’elles se reconstituent lorsque le flux gazeux revient entre 275°C et 450°C, ce qui se passe dans les échangeurs de chaleur nécessaires à la valorisation énergétique (ce qui fait dire à mon collègue maire de Manspach, professeur des sciences de la Vie et de la Terre, que  «  la valorisation énergétique de l’incinération est par essence une déclaration cynique d’infraction préméditée, au sens de la convention de Stockholm » cf son ouvrage «  Déchets Ménagers, le jardin des impostures » chez L’Harmattan, recommandé par Sylvie Fontaine,responsable du jardin de Maroilles et que je remercie au passage).

Invoquer que l’exposition aux dioxines se fait à des concentrations infimes, c’est oublier que le mécanisme d’action des dioxines ne connait aucun effet de seuil , c’est oublier que les normes américaines sont fois plus basses et que, sur le plan sanitaire, le seule dose admissible est la norme zéro.

Il n’y a pas d’incinérateur propre.

La dioxine, en effet,  est à l’origine de différentes pathologies cancéreuses, et en mesure de modifier les potentialités génétiques et de transmettre à la descendance des anomalies irréversibles.

 Au vu des risques, il serait logique que l’exploitant propose aux populations vivant dans un rayon de 30 kilomètres tous les dix ans une analyse graisseuse à sa  charge.

Mais l’enjeu sanitaire ne se limite pas à ce périmètre de proximité puisque la contamination se fait par la consommation d’aliments qui peuvent provenir, sans qu’on le sache, de ce même périmètre.

Autrement dit, le contribuable paie une fois l’emballage et ensuite paie pour s’en débarrasser (sans oublier le transport et ses nuisances), et de surcroît paie pour exposer sa santé.

Notre Communauté d’Agglomération va engager un programme de lutte pour la réduction des déchets.

Certes, un tel objectif renvoie d’emblée au problème de la réduction à la source, celle des fabricants.
Mais cela est de la responsabilité des pouvoirs publics.

En amont, cela n’exonère pas les collectivités de leur responsabilité.

Ainsi, les habitants de l’Intercommunalité de la Porte d’Alsace, grâce au tri et au compostage individuel,  ont réduit leurs déchets ménagers de 400 à 103 kg/habitant et par an.

Pour arriver à ce résultat, la Communauté de Communes alsacienne a mis en place le système de « la pesée embarquée », mode de collecte qui consiste, au moyen d’ »une puce intégrée à la poubelle, et indirectement à rétribuer le bénévolat de l’écocitoyenneté du tri.

On peut aussi organiser la collecte des bio-déchets pour alimenter une unité de méthanisation.

Mais personnellement, je pense que le compostage domestique (qui peut intelligemment se compléter avec le recyclage vers les animaux domestiques) est le meilleur système d’élimination des bio-déchets (environ 80 kg par an et par habitant) car la méthanisation, comme tout système collectif, n’est pas exempt de nuisances.

D’abord, elle suppose la mise en place d’un service de ramassage générateur de coût important et de pollution par le transport.
Par ailleurs, lors de leur stockage et sous l’action conjuguée de l’eau de pluie et de la fermentation naturelle, les déchets produisent une fraction liquide appelée « lixiviats ». Riches en matière organique et en éléments traces, ces lixiviats ne peuvent être rejetés directement dans le milieu naturel et doivent être soigneusement collectés et traités.

Quand on sait qu’un incinérateur ne fonctionne bien que s’il est rempli jusquà la gueule ( l’incinérateur a besoin du suremballage pour augmenter son potentiel calorifique !),  on se dit que la lutte pour la réduction des déchets (validée par un programme de l’agglomération) va contraindre l’incinérateur du SMIAA à importer massivement des déchets de Belgique.

Bref, l’AMVS aura réglé un problème comptable (moins de dépenses au SMIAA) mais le territoire restera avec un problème sanitaire et mais aussi économique.

Car l’incinération coûte très cher, trop cher pour vaporiser de l’eau (les déchets  de nos poubelles contiennent  80 % d’eau).

La gabégie matière imposée par l’incinération n’a plus sa place dans un monde de préservation des ressources .

L’incinération vit son crépuscule.

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Z comme Zéro, E comme Emission... de CO2

7 Avril 2011 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

kangoo.JPGKangoo ZE Trophy (Z comme Zéro ;  E comme Emissions… de CO2), c’est l’intitulé de la manifestation à laquelle MCA, en partenariat avec l’agglomération et plusieurs écoles d’ingénieurs (Arts et Métiers, Ecole des Mines, CESI d’arras) avait eu la gentillesse de me convier, avec Michel Lo Giaco et Didier Pol, pour une opération promotionnelle du Kangoo 100 % électrique.

Drôle de challenge pour un « écolo » que de tester un kangoo électrique.

Mais, après tout, pour pouvoir porter un jugement, faut d’abord passer l’épreuve.

Techniquement, c’est une belle réussite : la voiture garde son confort, ne fait pas de  bruit, monte en puissance très rapidement et en silence.

Sur le plan énergétique, le produit interroge puisque ses détracteurs affirment qu’il faudrait plusieurs réacteurs nucléaires en plus si tout le monde s’y mettait ;

Pourtant, faut bien admettre que le pétrole arrive à sa fin…et que nous ne sommes pas prêts à laisser la voiture au garage.

Ce que l’on peut gagner comme économie d’énergie dans le bâtiment (où l’éco-construction permet dorénavant de se passer de chauffage comme on a pu le constater au cours de ce rallye) suffira t-il à alimenter les batteries de nos voitures ? C’est une piste.

Mais, selon moi, la voiture électrique est promise à un bel avenir si parallèlement :

-  On parvient à diversifierl’offre énergétique en diminuant la part du nucléaire dont la sortie reste un objectif mais dans plusieurs décennies si on commence tout de suite

- Et à mettre en place une politique de transports qui diminue la part de l’automobile au profit des transports collectifs : un long chemin reste à parcourir mais la diminution de 50 % du prix billet de train serait, en termes d’argent public, bien plus rentable qu’on pourrait le croire si on tient compte des incidences financières sur les comptes publics de la mobilité routière.

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L'écologie peut-elle être raisonnable ?

7 Février 2011 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

 En allant rendre visite aux chauve-souris du Fort Leveau ce vendredi, en compagnie des spécialistes du Conservatoire Naturel des Sites (histoire de les comptabiliser pour vérifier que la sérénité de ce lieu jour un rôle primordial dans l’hibernation des chiroptères), j’ai été surpris par l’insistance d'un journaliste qui sans cesse relançait l question  « à quoi çà sert ? » ce que vous faites ?

  •  
  • Ce même journaliste aurait dû le même jour prendre le temps de lire l’article consacré à Stéphane Ferret dans Le Monde à propos de son ouvrage sur « L’ordre philosophie » (Seuil).
  •  
  • Il aurait compris que l’homme, à force de se considérer, comme le suggérait Kant, comme le centre et le seigneur de la nature, a fini par se dévoiler comme le «  saigneur » de cette même  nature alors qu’il n’en est qu’un fragment comme l’ont pertinemment  souligné des penseurs comme Spinoza ou Darwin.
  • A partir de là, on peut protéger la nature pour permettre à l’homme de survivre (c’était le sens des questions du journaliste : « en quoi ce que vous faites peut être utile à l’homme ? »).
    C’est l’écologie humaniste (ou fonctionnelle).
  • A l’autre extrémité du spectre philosophique, nous trouverons les partisans de l’écologie profonde qui réclament une égalité de droit entre toutes les espèces (ne leur demander pas de plonger un homard dans l’eau bouillante !).
  •  
  • Entre les deux, Ferret prêche pour une écologie non humaniste dans laquelle je me reconnais assez bien, même si je regrette que son appellation manque de positivité (pourquoi ne pas l’appeler « l’écologie raisonnable », histoire d’opérer la réconciliation historique entre la raison et la nature, entre le rationalisme et l’écologie  ?).
  • Même si l’homme pouvait vivre sans ces espèces animales ou végétales que nous aimons, ces dernières devraient être protégées pour ce qu’elles sont.
  • En d’autres termes, nous aimons et protégeons la chauve- souris pas seulement parce qu’elle est très utile à l’homme mais même si elle ne l’était pas, nous l’aimerions quand même et la protègerions parce que c’est le droit pour toute espèce vivante d’exister tout simplement.
  • Je n’ai pas dit « les mêmes droits », ce serait faire de l’écologie profonde et cela m’amènerait à ne plus manger de viande (ce que je refuse) ou à ne plus pêcher et manger de poissons (mon loisir préféré).
  •  
  • La question «  à quoi çà sert ? » perd alors tout son sens, sauf à répondre
  • « parce que toutes les espèces que la nature (d’autres diront « dieu » peu importe) a permis à l’homme de côtoyer ont le droit d’exister  et donc d’être protégées ».
  • Se pose t-on la question «  à quoi çà sert ? » quand on se soucie du devenir de l’être humain ?
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Je trie, donc je suis...

31 Janvier 2011 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

Il n’est pas toujours évident de savoir si les bouteilles en plastique doivent être jetées avec ou sans leur bouchon dans le bac réservé aux plastiques.

Auparavant, les bouteilles étaient plus lourdes que maintenant et étaient munies de bouchons de composition chimique différente que le corps.

 Il convenait donc de décapsuler la bouteille avant de la jeter .

Autrement dit, il était possible de mettre la bouteille et le bouchon dans le même bac mais séparément (ou de conserver les bouchons pour les associations humanitaires). Les affichettes collées sous le couvercle de la poubelle expliquaient bien ce geste.

 

Or aujourd'hui, la bouteille et le bouchon sont de même nature chimique.

Du coup, les nouveaux procédés techniques de traitement des matières plastiques sont contrariés par les bouchons jetés séparément parce qu'il passent à travers les mailles du « tamis » et se retrouvent ainsi avec les refus.

Dorénavant l’agglomération insiste pour qu’ on laisse le bouchon sur la bouteille… (contrairement à ce que dit l’étiquette de votre poubelle si celle-ci n’a pas été changée !) ... sauf dans le cas où vous les gardez pour les associations.

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Ils sont fous ces romains ?

8 Janvier 2011 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

epicea_bleu_fruits-1-.jpgL’idée de la Légion romaine de Bavay d’organiser un grand feu de joie pour brûler les sapins de Noël part d’une bonne intention mais néanmoins me chiffonne.

Pour limiter les rejets de CO2, le brûlage à l’air libre des déchets ménagers est interdit par le Règlement Sanitaire Départemental, en son article 84.

C’est le Code de l’environnement (annexe II de l’article R541-8) qui assimile clairement les déchets verts, quels qu’ils soient, à des déchets ménagers.

Lorsqu'on brûle du bois, une centaine de composés chimiques sont émis dans l'atmosphère.

Les principaux polluants sont le bioxyde de carbone, principale cause de l'effet de serre, le monoxyde de carbone, des hydrocarbures, des composés organiques volatils (COV) et des hydrocarbures aromatiques polycyliques (HAP), des oxydes d'azote (NOx), des particules et de nombreux produits irritants.

Parmi les composés chimiques émis à l'atmosphère lors de la combustion du bois, on compte 17 contaminants : 14 qui sont reconnus comme potentiellement cancérigènes ou mutagènes, 4 sont co-cancérigènes et 6 peuvent avoir des effets négatifs sur le système respiratoire.

La sanction est assez dissuasive : une amende de 450 € est encourue (contravention de la 3ème catégorie) en vertu des dispositions de l’article 7 du décret n°2003-462 relatif à la partie réglementaire du Code de la Santé Publique.

Seul le Préfet, pas le maire, a pas le pouvoir de déroger à cette règle nationale,

Il est paradoxal qu’une action au profit des enfants hospitalisés se fasse en piétinant le Code de la Santé.

C’est banaliser le brûlage des déchets verts.

Ils sont fous ces romains ?

Pourquoi ne pas assurer, en échange des deux euros, le ramassage des sapins jusqu’à la déchèterie  la plus proche ?

Et pour fêter l’évènement, se réunir autour d’un vin chaud sur la place de Bavay ?

 

Jean-Marie ALLAIN

Maire de Marpent  (ancien village celte)

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