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Le blog de Jean-Marie Allain
Articles récents

Maltraitance territoriale : saisir la Halde ?

18 Octobre 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #aménagement territoire

De plus en plus de collectivités territoriales saisissent la haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE) pour discrimination territoriale.

 

Ainsi en va-t-il de la vile de La Courneuve qui a déposé une requête en 2009 pour rupture liée aux infrastructures et rupture urbaine.

Cette plainte a été jugée recevable par la HALDE qui a fait des préconisations pour remédier à cette situation.

 

Plus récemment, le député-maire de Saint-Amand, Alain Bocquet (PCF) a également saisi la HALDE pour discrimination territoriale de la Région Nord Pas-de-Calais en raison de son taux de chômage et de son espérance de vie, ruptures considérées comme incombant à la faute de l’Etat.

 

On pourrait d’ailleurs, à l’heure du début sur les retraites, imaginer de moduler l’âge du départ  en fonction de l’espérance de vie dans chaque région, modulé en fonction des différentes catégories socio - professionnelles.

Un Nordiste se verrai ainsi gratifier de plusieurs années de cotisation puisqu’il a la probabilité de décéder avant la moyenne des français, cette gratification étant bien entendu majorée si ledit nordiste exerce un métier (salarié agricole, ouvrier spécialisé) dont on sait qu’il expose à une durée de vie plus courte.

Fort logiquement, certaines professions se verraient contraintes de travailler plus longtemps qu’aujourd’hui.

 

Revenons à la discrimination territoriale.

S’il existe bien un territoire en France qui a subi la maltraitance de l’Etat, c’est bien le nôtre : record de l’enclavement, record de la mortalité, record de la mauvaise image… (encore que sur ces trois points, l’Etat ne soit pas l’unique responsable).

 

Il serait fondé de saisir la HALDE… si l’on avait la conviction qu’elle serve à quelque chose.

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L'agglomération pénalisée par la réforme de la TP

18 Octobre 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Concernant la nouvelle donne liée à la suppression de la taxe professionnelle (TP), certaines agglomérations ne s'y retrouvent pas  avec la cotisation sur la valeur ajoutée (CVA) qui remplace cet impôt.

Ce changement pénalise les communautés assises sur des territoires industriels, comme celles du Havre, de Maubeuge ou de l'étang de Berre, dont les recettes dès l'an prochain dépendront largement du système de compensations financières inhérent à la réforme de la fiscalité locale.

Le Val de Sambre, s'il est en effet pauvre en termes de revenus de population, est paradoxalement riche sur le plan industriel.

Or, comme la réforme favorie les territoires à dominante de services, nous sommes une des agglomérations de France qui va perdre le plus.

 

Enfin, dès ce mois d'octobre, toutes les intercommunalités voteront un taux (qui s'appliquera l'an prochain) sur la taxe d'habitation (TH) et sur la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB), impôts dont la part départementale a été transférée aux communautés.

La question sera de savoir si les abattements que pratiquait le Département seront maintenus.

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Mélenchon, un premier pas

17 Octobre 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

Depuis 20 ans, dix points de la richesse totale produite sont passés de la poche des salariés à celle des rentiers, soit 195 milliards par an.

Leur pouls va au rythme des courbes de rendement financier.

Il faut guérir la production du cancer de la finance.

Les mots sont certes abrupts mais rejoignent sur le fond les propos d’un banquier, centriste modéré comme Jean Peyrelevade.

Nous pouvons répartir  plus équitablement la richesse et sans tomber dans l’assistanat.

Le bonheur n’est pas dans l’opulence.

Mais je trouve Mélenchon trop timide lorsqu’il veut interdire les revenus plus de vingt fois supérieurs à celui du revenu médian.

Soit, rien au-dessus de 30 000  euros .. par mois  !

Mélenchon a de la gouaille mais adopte finalement une position très réformiste,

On peut se dire aussi qu’il faut un début à tout.30 000 € serait un premier pas.

Et là, le phénomène Mélenchon devient alors  intéressant.

Bien entendu, les plafonds doivent aussi s’appliquer aux indemnités d'élus qui sont aussi des revenus.

(j’ai, en ce qui me concerne, fait le choix en 2001 de démissionner d’un poste de directeur d'un bureau d'études et de passer au 3/5e, l’indemnité de maire - même cumulée avec celle de l'agglo - n'atteignant pas et de loin le montant du salaire du poste abandonné).

Le changement social passera inévitablement par une redistribution de la richesse.
Autant dire que cela se fasse avec intelligence et bonne volonté plutôt que sous la contrainte.

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Je m'explique sur le RME

15 Octobre 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

Le revenu maximal d’existence n’est pas strictement lié aux revenus du Capital.

Une répartition équitable des revenus s’impose.

Cela ne signifie pas une égalisation des salaires, mais un salaire en lien avec le travail (pénibilité, temps passé, durée des études) et la qualification.

Baudelot et Establet ont démontré en leur temps, chiffres à l’appui, (dans « la petite bourgeoisie en France ») que si certains étaient payés à leur juste prix, d’autre étaient sous-payés (eu égard à la richesse qu’ils apportent) et d’autres sur-payés.

Ce  sur- salaire  n’es t pas un profit de type capitaliste mais un profit capté (une extorsion de plus-value) indirectement sur ceux qui sont sous-payés.

 Marx n'avait pas prévu que les fameux intérêts antagonistes émergeraient au sein même du monde salarial (le fameux prolétariat pour reprendre sa terminologie).

En d’autres termes, le sur- salaire de ceux qui perçoivent les "gros salaires" sont possibles parce qu’autres, à l’autre bout de la chaîne, sont sous-payés.

Tout le monde sait que l’échelle des salaires en France, même après impôt, est une des plus importantes  d’Europe et que c’est ce poison qui gangrène notre système social (démotivation, stress).

L’espérance de vie est d’ailleurs plus longue dans les pays où les écarts de richesse sont moindres.

Le revenu maximal d’existence se situe probablement dans une fourchette allant de 4000 à 6000 euros (là dessus, on peut débattre, j'en conviens).

Au-delà, rien ne peut justifier qu’un individu, aussi intelligent et performant soit-il, gagne davantage.

La politique fiscale doit réduire l'écart des revenus, c'est son rôle.

Ces cadres de haut rang (qui ont souvent souvent un cerveau en forme de porte-feuille) peuvent quitter le territoire.C'est leur droit. Ce n’est pas une perte mais une chance pour le pays que de les voir partir, vu le système de valeurs qu'ils véhiculent.

L’expérience montre en effet qu’ils sont d’abord là pour régimenter (ou diviser) les salariés ou jouer au pocker avec leur argent.

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La juste colère

15 Octobre 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

Les responsables gouvernementaux ne cessent de marteler que l’espérance de vie augmentant, l’âge du départ en retraite doit logiquement reculer.

 

C’est un postulat comptable, pas une démonstration.

 

L’espérance de vie ne nous dit pas dans quel état on arrive à la retraite.

L’espérance de vie « en bonne santé » (indicateur de l’Union Européenne) rend compte non seulement de l’allongement de la durée de vie mais aussi de cet allongement sans incapacité majeure, liée aux maladies chroniques ou aux séquelles des affections aiguës ou de traumatismes.

 

En France, en 2005, l’espérance de vie « en bonne santé » à la naissance est estimée à 64,3 ans pour les femmes et à 62 ans pour les hommes.

Vouloir imposer la retraite à 62 ans devient, au regard de ces chiffres, complètement inique.

Même à 60 ans, c'est encore trop vieux !

 

Les chiffres d’espérance de vie en bonne santé imposent d’élargir le cadre de réflexion du financement des retraites, sereinement, sans parti- pris et avec objectivité (la justice, c'est aussi en finir avec les différents régimes de retraite).

Vouloir nier ces évidences (sans parler de l’emploi des jeunes) c’est s’entêter à mettre le feu à la mèche du mouvement social.

 

Rendez-vous Samedi 14 h 30 devant l’Espace Rive Gauche…

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Je chante la Sambre

14 Octobre 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain

DSCF6612.JPGLes Sambriens ne sont pas attachés à leur territoire.
Les chiffres sont là (cf le sondage de La Voix du Nord), indiscutables.

Pour quelle raison ce piètre attachement ?

 

Ce n'est pas nouveau.

Depuis plus de trente ans, avec la mode de la ruralité, les classes moyennes subissent le tropisme de la péri-urbanité : la maison à la campagne, la fiscalité alléchante, l'éloignement de la promiscuité sociale (l'homme est ainsi fait !) tout cela avec la proximité de l'emploi.

La géographie de notre territoire fait que nous sommes les rares en France à pouvoir avoir une campagne superbe à proximité des services urbains... et des villes concurrentes toutes proches (notamment Valenciennes)

Cette proximité de la campagne génère aussi des inconvénients : risque de grignotage d'espaces de qualité, polllution liée aux déplacements et alourdissement de la gestion des communes urbaines qui continuent à entrenir les équipemenstet les services dont profitent allègrement les néo-ruraux.

Voyez combien de cadres de la fonction publique territoriale vivent grâce à la Sambe et habitent dans le bocage ou à Valenciennes !

La Sambre a donc cette particularité d'avoir une campagne proche et attirante et d'autres villes proches, plus importantes et attirantes.

Ceux qui aiment la campagne essaient de partir (ou en rêvent), ceux qui aiment la ville (la grande ville) regardent vers Valenciennes, voire Lille.

 

Malgré ce handicap lié à la géographie, notre vallée a fait un travail de reconquête de ses espaces dégradés et possède des lieux très agréables comme les remparts, les bords de sambre, le Watissart et j'en passe.

 

Il n'empêche que l'on ne change pas géographie et que les inconvénients restent.

ce ne serait trop grave si les villes (et ceux qui restent sur la Sambre mais ceux qui peint des impôts se raréfient) n'avaient pas à supporter le coût des équipements et services des expatriés qui les utlisent.

Rien que ce phénomène justifie que l'Etat impose une nouvelle carte de l'intercommunalité, plus cohérente et plus juste.

 

Je pense que les sambriens doivent prendre conscience qu'ils sont aussi de l'avesnois et que progressivement la Sambre (pour des raisons puremment démographiques) se dissoudra dans l'entité avesnoise.

C'est la raison pour laquelle, j'ai toujours pensé que nous devons adosser notre travail identitaire et notre travail de marketing à l'avesnois dont l'image positive est incontestable.

Ce fut à ce propos une erreur d'intituler le Pays de " Sambre-Avesnois" comme on disait au bon vieux temps de l'apogée industrielle.Comme s'il y avait deux arrondissements.

Nous sommes sambriens comme d'autres sont du bavaisis ou du solrézis mais nous sommes tous de l'Avesnois, même s'il manque aujourd'hui un évènement fédérateur à cette échelle (encore que le réseau des Fêtes du terroir a engagé une telle démarche... avec succès et sans subvention !)

J'ai pour ma part fait le choix de rester dans le Nord et dans cette Sambre (et cet avesnois) que j'aime car je pense qu'un individu a besoin de racines, au risque parfois de se laisser aller à la poésie comme ce petit poème inspiré par Max Jacob, et publié dans mon recueil " les ombres du temps " (1997)

 

De Dunkerque à Andorre,

Dans les gares, dans les ports,

Je chante le Nord

 

De Venise à Ostende,

De janvier à décembre,

Je chante la Sambre,

 

Et des Flandres à l'Espagne,

A la mer, en montagne,

Je chante la Fagne

 

 

(En parlant de Fagne, je vous présente mon petit coin de méditation, du côté d'Eppe Sauvage et, je signale, ouvert toute l'année aux randonneurs et amoureux de la nature)

 

 

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La bretelle d'autoroute

12 Octobre 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #aménagement territoire

Dimanche soir sur "France 2 ", dans le film de Diane Kuris, avec Sophie Marceau et Vincent Perez, on entend un  responsable de chantier au Brésil dire qu'il doit partir " faire une bretelle d'autoroute à Maubeuge ".

Ce n'est pas tout-à-fait la caricature de Louis  De Funes qui menace de muter l'un des gendarmes dans la ville du Clair de lune mais presque si l'on admet qu'il ne peut y avoir de bretelle d'autoroute sans autoroute.

Or, c'est bien le cas.

La Sambre est le seule agglomération française de plus de 100 000 habitants à ne pas être desservie par une autoroute.

Vous me direz, c'est plutôt bon sur le plan environnemental, de surcroît lorsqu'on sait qu'une autoroute ne régle pas durablement la question du développement comme d'un coup de baguette magique.

Mais le scénariste a tout faux puisque la Sambre ne sera jamais desservie par une autoroute puisque ce quii existe aujourd'hui et existera demain, c'est la voie expresse, pas l'autoroute.

 

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L'avesnois et la télé numérique

11 Octobre 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

L’arrivée de la télévision numérique sera effective le 1er février 2011.

 

Pour les personnes ayant un téléviseur de plus de trente ans (rare mais on peut trouver des personnes âgées dans ce cas) avec le traditionnel rateau, il conviendra de changer tout simplement de téléviseur.

Si le téléviseur a plus de trois ans d’âge (mais moins de 30 ans), il faudra faire l’acquisition d’un décodeur TNT (aide pour les foyers exonérés de la redevance et sous conditions de ressources : 25 € maxi pour l'achat de l'adapteur et 120 € maxi pour l'adaptation éventuelle de l'antenne). 

 

Le problème pour certaines communes dans l’avesnois, c’est que l’arrêt de certains émetteurs les empêchera de recevoir la TNT, donc la télé numérique.

Marpent n'a pas trop de bile à se faire.

C'est pas le cas partout, notamment à Cousolre (non couverte par l'émetteur TNT en raison de sa situation encaissée) où ceux qui n’ont pas encore de parabole devront en acheter une s’ils ne veulent pas se retrouver avec un écran noir.

Heureusement, une aide de 250 euros est prévue par l’Etat au nom de l’équité territoriale.

 

Pour les personnes âgées de plus de 70 ans ou les personnes reconnues handicapées (à 80 % ou plus), l’Etat peut envoyer sur place gratuitement à domicile une aide pour le branchement des appareils et le maniement de la télécommande.

 

Pour toute question, le public peut appeler le 0970 818 818 (prix d’un appel local).

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Le bouclier fiscal, coup d'épée dans l'eau

6 Octobre 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #fiscalité

Un article de L’expansion  du mois d’Octobre sur les paradis fiscaux explique bien que tous les efforts que peuvent faire les grands pays pour faire revenir les riches sont voués à l’échec.

Aucun de ces grands pays ne peut faire face à la concurrence fiscale déloyale des paradis fiscaux qui peuvent se permettre d’approcher la fiscalité zéro parce qu’ils n’ont pas de charges publiques.

 

La création du bouclier fiscal n'a d'ailleurs rien changé : on avait pensait qu'il retiendrait les riches.

Or, le solde fiscal migratoire reste négatif en France malgré l’instauration du bouclier.

Baisser les impôts ne fait pas revenir les riches... qui préfèrent ne pas en payer du tout.

 

Moralité : le problème, c’est moins le fait qu’il existe des paradis fiscaux que le fait qu’il existe des fortunes qui éprouvent le besoin de s’expatrier.

Si les grosses fortunes n'existaient pas, on ne parlerait pas de fuite de capitaux et de paradis fiscaux.

C’est le système qui tolère l’existence de ces grosses fortunes qui est malsain et qu’il faut changer.

 

Instaurons un revenu maximal d’existence.

Les inégalités se réduiront d’elles-mêmes et le besoin d’expatrier une partie de ses revenus se dissipera.

En attendant, comme le bouclier fiscal n'empêche pas les fuites, mais qu'il nous coûte cher néanmoins, supprimons le !

 

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Le conseiller territorial, une bonne idée qui sent la poudre

6 Octobre 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #REFORME DES INSTITUTIONS

La création du conseiller territorial est une bonne idée pour lever l’obstacle du conservatisme français, décidément attaché aux deux grosses feuilles du mille-feuilles que constituent le Département et la Région 

- L’argument entendu ici ou là de la perte de proximité du conseiller général ne tient pas debout. C’est l’histoire du verre à moitié vide, à moitié plein.

Certes, le conseiller général sera un peu plus éloigné, mais pas plus que le député et nettement moins que les conseillers régionaux, ces inconnus qui nous gouvernent.

- L’argument de la charge  de travail de l’heureux élu est une blague, lorsqu'on voit aujourd'hui le cumul des mandats

- Le choix ne serait pas souhaité par nos concitoyens.

Et celui que nous avons aux régionales avec des apparatchiks éligibles qui sont souvent des inconnus sur le territoire ? Et puis, après tout il y a le premier tour pour se déterminer

On peut par contre contester deux choses :

 - L’assemblée a  choisi un mode de scrutin qui fait obstacle à la parité. Il conviendrait d’imposer une mixité des candidatures pour chaque parti.

- Le fait que le score du candidat  devra atteindre  12, 5 % des inscrits, c’est une manière d’éliminer les partis non dominants et de leur enlever toute marge de négociation entre les deux tours.

Ces deux points vont renforcer d’un part la masculinisation de la vie politique et d’autre part sa bipolarisation, c'est bien la marque du sarkosysme mais ce n’est pas un signe de bonne santé démocratique.

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