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Le blog de Jean-Marie Allain
Articles récents

Commune nouvelle et pôle métropolitain

30 Décembre 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #REFORME DES INSTITUTIONS

Le Parlement a voté le 16 décembre la loi de réforme de collectivité s territoriales.

Beaucoup d’aspects de ce texte prêtent à débat, voire à polémique.

 

Cette loi crée trois nouveaux échelons administratifs : la métropole (plus de 500 000 habitants), la commune nouvelle et le pôle métropolitain.

 

La commune nouvelle est un sujet sensible car le texte prévoit que cette fusion de communes contigües peut être demandée au Préfet, soit par les conseils municipaux concernés (sans qu’ils aient au préalable consulté leurs administrés), soit par les 2/ 3 de l’intercommunalité représentant les 2/3 de la population totale (ce qui est encore plus hallucinant), soit par le Préfet lui-même (on nous parlera encore de souveraineté communale !).

 

La demande étant formulée, la décision est prise par le Préfet :

 

-         soit après accord unanime des conseils municipaux (la population n’ayant pas davantage son mot à dire !)

-         soit après accord des 2/ 3 de l’intercommunalité représentant les 2/3 de la population totale. Mais dans ce dernier cas, la question de la fusion fait obligatoirement l’objet d’un référendum dans les communes concernées et doit recueillir, dans chaque commune, une majorité de suffrages.

 

Le pôle métropolitain est plus intéressant puisqu’il permet de regrouper des intercommunalités (pas forcément contiguës) formant un ensemble de plus de 300 000 habitants (dont un de plus de 150 000) pour développer l’aménagement du territoire, son attractivité, la culture ,les infrastructures ou encore l’enseignement supérieur.
Nul doute qu’avec Valenciennes Métropole (164 000 habitants), Maubeuge Val de Sambre (100 000) et la Porte du Hainaut (97 000), un pôle métropolitain serait une façon de consolider la coopération territoriale à l’échelle du Hainaut.

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Planter des haies peut éviter de se planter dans le décor

28 Décembre 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain

marpiniaux-3.JPGUn lecteur de la Voix du Nord suggère ce matin dans la rubrique " de vous à nous " de planter des haies pour empêcher la formation de congères.

Il a mille fois raison.

L'agglo organise chaque année l'opération " plantons le décor ".

Planter des haies peut aussi parfois éviter d'aller se planter dans le décor.

Ce vendredi matin, entre Boussois et Marpent et à hauteur de la prison d'Assevent entre autres, les congères s'étaient bien formées aux endroits où la route est exposée aux vents.

Ces mêmes endroits sont exposés également aux eaux de ruissellement en cas de fortes pluies.

L'agglomération et le Conseil Général peuvent financer des plantations de haies.

Comme l'agglomération a désormais la compétence voirie, il sera peut-être plus facile d'envisager ce type d'interventions, par ailleurs peu coûteuses et écologiquement très utiles.

 

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TELE-ALARME : tirons la sonnette !!

24 Décembre 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

Le Conseil Général du Nord, au titre de sa compétence « personnes âgées » assurait jusqu’en 2009 le service de télé- alarme à travers l’association Téléalarme du Nord (ATN, située à Armentières), financée par une association financée à hauteur de 600 000 euros, en partie le Département (300 000 euros),  les usagers et les communes adhérentes (souvent au travers de leur CCAS).

Cette association assurait la gestion et le suivi des appels tandis qu’elle sous-traitait à la société SEDECA la location, l’installation et la maintenance du matériel.

 

Convaincu de pouvoir faire baisser le coût de cette prestation, le Conseil Général a décidé de lancer une consultation dans le cadre d’une délégation de service  public.

C’est GTS-Mondial Assistance qui a été sélectionnée (sans subvention publique) et a repris le personnel de l’Association Téléalarme du Nord.

 

La guerre pour le partage du marché nordiste

 

Après avoir été éliminée de cette consultation, la SEDECA, estimant être propriétaire du fichier clients, a continué à vendre ses services et à faire signer des contrats pour une durée d’un an comme elle en avait le droit puisque l’attribution d’une délégation de service public, dans ce cas précis, n’interdit pas aux opérateurs concurrents de proposer leurs services.

Les réponses aux alarmes et la gestion des dossiers gérés par la SEDECA ont été transférés hors du département.

Le Conseil Général affirme qu’il ne pouvait pas informer les personnes âgées qu’un autre opérateur (Mondial assistance) avait été choisi, sauf à se faire accuser de biaiser la concurrence.

Il a par contre déposé une plainte pour utilisation de fichier nominatif.

Par ailleurs, Mondial Assistance retire le matériel et le met à disposition de la SEDECA dans deux endroits du Nord (mais SEDECA ne vient pas le chercher).

 

Le Conseil Général a envoyé aux adhérents de l’association Téléalarme du Nord une lettre circulaire en date du 1er septembre 2010 leur présentant les nouvelles modalités.

 

Le contentieux entre SEDECA et MONDIAL ASSISTANCE

 

Le problème, c’est que la SEDECA, fort de « son » fichier d’abonnés,  a « pris les devant » et envoyé fin mai un exemplaire des nouvelles conditions particulières en vigueur à compter du 1/6/2010, assorti d’une diminution du coût de la prestation.

Le contrat est conclu pour une durée d’un an renouvelable par tacite reconduction, sauf résiliation au moins un mois avant expiration.

Des personnes âgées ont signé ce renouvellement avec SEDECA qui ne manquera pas de procéder au prélèvement automatique jusqu’au 1/6/2011.

Parallèlement, et faute d’information suffisante, elles ont été démarchées par Mondial Assistance qui pouvait se prévaloir du label « Conseil Général ».

Nombre de ces personnes se retrouvent ainsi avec deux abonnements à payer…

 

Il semble par ailleurs que certaines banques (Caisse d’Epargne, la Poste…) n’aient pas tenu compte des oppositions aux prélèvements, arguant que la résiliation n’était possible que le jour du retrait de l’agrément de la SEDECA.

Ce sont plusieurs centaines d'appels par jour que reçoit le Conseil Général qui doit affecter quatre personnes pour répondre aux questions des administrés et leur assurer qu’il procèdera aux remboursement des sommes indûment prélevées.

La dépendance est un marché sur lequel  les opérateurs, motivés par la volonté de faire de l’argent, ne se font aucun cadeau, n’hésitant pas à franchir les lignes, si pas de la légalité, en tout cas de la morale.

Sedeca se sert d’un listing qui n’est pas tombé du ciel et transfère les appels hors du département sans l’accord du Conseil Général pendant que  Mondial Assistance fait signer de nouveaux contrats sans s’assurer que les personnes âgées n’étaient pas engagées dans un autre contrat, et fortiori, sans se charger de la résiliation de ce contrat (comme cela se fait avec les contrats d’assurance).

Les responsabilités semblent finalement partagées mais derrière cette péripétie qui ferait penser à une comédie de boulevard s’il n’y avait pas l’incompréhension et l’angoisse de personnes fragilisées, on pointe les limites du cadre juridique au sein duquel évolue ce petit monde dans lequel la philanthropie et la solidarité sont des gros mots.

 

Seule une loi peut remettre de l’ordre dans ce qui aurait dû être un service public

 

Mais on peut se demander si, au-delà de l’affrontement nordiste, il n’y a pas un problème national car si affrontement il y a, c’est bien parce que la législation n’a pas tout prévu.

Selon les départements, les options juridiques sont diverses : régie directe du Conseil Général, conventions avec le SDIS ou le SAMU, marchés publics, (sous la forme d’un marché de service) ou encore délégation de service public.

Pour compliquer le paysage, des agglomérations ont parfois pris une compétence optionnelle « télé- alarme » (Pays Viennois).

Mais quelle que soit l’option, elle n’interdit pas aux opérateurs non retenus de vendre leur propre service.

En ce sens, il n’est pas cohérent qu’une mission puisse être pilotée par le Département sous prétexte qu’elle soit un service public et que simultanément cette même mission soit également assurée par des opérateurs privés à but lucratif.

Ainsi, les opérateurs concurrents (Mutuelles, MAIF, Résidence Verte, SEDECA..) peuvent en toute légalité continuer à prospecter et à placer leur offre de service sur le même territoire, comme si des sociétés privées de transport continuaient à desservir nos 22 communes en faisant concurrence à Stibus, titulaire de la délégation de service public !

Au vu de cet imbroglio et des péripéties qui en découlent, on peut s’interroger sur le vide juridique quant à l’exercice de cette mission d’intérêt général à l’attention de personnes par définition fragiles.

Ce qui pose d’abord problème, c’est la multiplicité des opérateurs sur un marché qui devrait relever exclusivement du service public.

En d’autres termes, il saute aux yeux, devant ce couac, que le cadre actuel (en réalité la politique des services à la personne telle que l'impose l'Union Européenne) génère des situations contraires à l’intérêt des personnes âgées.

 

Tout laisse à penser qu’il devrait s’agir, comme pour les transports publics, d’une compétence exclusive, quelle qu’en fut le mode de gestion (en régie ou en pas).

Autrement dit, le titulaire du marché, sélectionné dans un cadre concurrentiel, aurait le monopole de la mission durant toute la durée du marché.

La compétence télé- alarme devrait alors dans ce cas, être attribuée d’office par la loi aux départements et de manière exclusive.

Aux départements ensuite d’assurer la gestion en régie ou de la confier à un privé retenu lui aussi de manière exclusive dans le cadre d’une procédure concurrentielle.

C’est la co- existence sur un même territoire de plusieurs opérateurs intervenant dans des cadres juridiques différents qui aboutit à la situation actuelle, psychologiquement et financièrement lourde pour les personnes âgées.

 

On peut aussi aller plus loin et considérer que la fragilité du public considéré est incompatible avec la logique lucrative.

 

Pour retrouver la sérénité, la cohérence et la morale, il conviendrait alors, sur le modèle des SDIS, de faire gérer ce dispositif par un organisme spécialisé sans but lucratif sous forme d’un Etablissement Public.

 

Autrement dit, la loi doit identifier le territoire (département) de mise en œuvre d’une compétence qui serait exclusive, à charge pour ce département de confier la mise en œuvre de cette compétence à un opérateur privé (à qui la sélection sur mise en concurrence confèrerait pour une durée déterminée l’exclusivité du marché) ou un opérateur public via la création d’un Etablissement public départemental.

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Défendre notre tissu local de PME

24 Décembre 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #EMPLOI ET DVLPT ECONOMIQUE

Faut-il continuer à voter des aides pour les entreprises ?

C’est le débat récurrent à l’agglo depuis la suppression de la Taxe Professionnelle.

Puisque les entreprises bénéficient de cette suppression au détriment de l’agglomération, les collègues communistes demandent que l’agglomération cesse d’accorder des aides aux grosses entreprises.

Je précise que la subvention accordée à Areva a été votée par les communistes et les socialistes, sauf le maire de Rousies (PS) et moi-même, non pas parce qu’Aréva fait dans le nucléaire ou qu’elle est très riche mais parce que la politique menée par cette société au Niger est de type néo-colonial, contraire aux valeurs humanistes.

Comme quoi entre les discours de la campagne et les actes, il y a une marge.

 

Entre le PS qui maintient le principe de l’aide et le PC qui annonce son opposition, je pense que j’adopterais une position intermédiaire.

(La droite, lors du temps de la CCVS, se partageait entre les partisans de l'aide et ceux qui, au nom du libéralisme, étaient contre, estimant que des organismes publics ne devaient pas se mêler de l'économie privée).

 

Quand on voit comment fonctionnent les politiques d’achat de ces grosses entreprises , on doit s’interroger sur l’opportunité de la subvention.

Les responsables des services achat sont aux ordres d’un directeur lui-même mandaté par les actionnaires pour comprimer au maximum sur les fournisseurs, quitte à se fournir de plus en plus loin, au détriment de notre tissu local de PME.

Résultat des courses : ces sous-traitants extérieurs peuvent être un peu moins chers (le responsable des achats a un carton vert et le directeur des stock options) ) mais les coûts induits par la qualité moindre du matériel sont parfois très supérieurs aux économies réalisées en amont (ce n’est pas moi qui l’invente mais des responsables de service achat qui témoignent)

La grosse entreprise a donc alourdi son compte d’exploitation et destructuré le tissu local, celui qui permet d’offrir des emplois à nos administrés.

 

Il serait donc opportun, avant d’accorder une aide, d’examiner certes le projet, son contexte, sa finalité et le profit des actionnaires mais aussi le réseau des sous-traitants des entreprises qui sollicitent l’agglomération, en excluant celles qui contournent ce tissu local pour faire de fausses économies.

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L'Ademe doit maîtriser l'énergie mais aussi ses dépenses

22 Décembre 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #REFORME DES INSTITUTIONS

L’ADEME vient de faire l’ objet d’un  audit de la Cour des comptes.

L’un des principaux problèmes de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie est que, justement, elle maîtrise mal  ses dépenses.

L’Agence a vu ses moyens financiers  et humains croître de façon exponentielle ces dernières années.

Pour autant, elle n’est pas en mesure de répondre au courrier qu’on lui envoie puisque la demande faite par écrit il y a un an de notre commune pour installer une éolienne sur le moulin, après un appel téléphonique d’un agent de l’Ademe se disant intéressé, n’a jamais reçu de réponse écrite.

Question éparpillement, l’Ademe sait y faire, avec la coexistence de trois sites dits « centraux », à Paris, Angers et Valbonne. Auxquels s’ajoute une délégation dans chaque région.

L’environnement a le vent en poupe.

Ce n’est pas un prétexte pour fermer les yeux sur les dépenses de ceux qui en ont la charge.

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Réforme des collectivités territoriales : une occasion manquée

21 Décembre 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #REFORME DES INSTITUTIONS

La loi réformant les collectivités locales a été votée le16 décembre 2010.

Comme je l’ai déjà écrit ici même, je ne joins pas ma voix à celles de mes collèguesqui  rechignent à payer 20 % sur le coût des projets, part nécessaire selon moi  pour responsabiliser les communes quand on voit le fiasco qu'entraînent les subventions à 90 % comme la gare numérique de Jeumont, véritable gaspillage d'argent public réservé dans les textes aux quartiers en difficultés et détourné vers le somptuaire inutile.

Je ne joins pas davantage ma voix à ceux qui vont regretter notre bon vieux conseiller général dont l’assise démographique enlevait par endroits toute représentativité.

Mais je comprends par contre ceux qui protestent contre le fait de pouvoir fusionner deux communes sans l’accord des administrés ou ceux qui regrettent que la loi fasse le silence sur le cumul des mandats.

Enfin, j’avoue que le débat sur l’autonomie financière continue à me paraître surréaliste et moins important que le débat sur la fiscalité locale.
Peu m’importe l’autonomie financière pour peu que l’Etat assure une juste péréquation entre les communes et leur permette ainsi de répondre aux besoins de leurs administrés.

Qu’on m’explique le sens de l’autonomie financière quand on gère une commune où 70 % des administrés sont exonérés de l’impôt sur le revenu par insuffisance de ressources...

On a compris que j'aurais rejoint le camp des abstentionnistes s'il m'avait fallu voter.

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Les eaux troubles de l'urbanisme commercial

20 Décembre 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #commerces et services

Le projet Terres et Eaux de Louvroil vient de recevoir un avis négatif de la CDAC.
 

Mon opinion sur le fond :

 

Les indices de densité de l’offre en surfaces de vente pour les produits culturels et sportifs (calculés en faisant le rapport des surfaces de vente par produits sur les revenus des ménages) sont chez nous  les plus faibles de France :

On tourne à moins de 15 pour le maubeugeois contre 25 pour St Etienne, 34 pour Lille ou encore 40 pour Brest.

En termes de produits, il est clair que nous n’avons pas l’offre suffisante.

Pour la localisation, je ne veux pas mettre d’huile sur le feu car je ne suis pas un adepte des zones commerciales.

Comme je l’ai déjà dit à Annick Mathigello, ces temples de la marchandise capitaliste me dégoûtent et l’argument de la création d’emplois me fait rire parce qu’il est faux.

Les chiffres de l’Insee montrent que les emplois de manoeuvres créés dans les hypermarchés ne dépassent pas les emplois de petits commerçants que nous avions.

Et  même si c’était vrai, ce n’est pas un argument, sauf à justifier les usines d’armement et de pesticides au nom de l’emploi.

Mais reconnaissons qu’il y a un besoin aujourd’hui non satisfait commercialement.

 

Mon opinion sur la forme :

 

La Commission Départementale d’Aménagement Commercial regroupe 8 personnes

5 élus et 3 personnalités qualifiées (représentant une association de consommateurs, une association de défense de l’environnement et une association compétente pour l’aménagement du territoire).

 

Quatre voix suffisent pour qu’un projet soit accepté.

Le projet de Louvroil n’a donc eu que trois voix (Ville de Louvroil et deux associations).

 

Les cinq élus sont le maire de la commune d’implantation (Louvroil), celui du maire de la commune la plus peuplée (Maubeuge) le Président de l’intercommunalité ou à défaut le conseiller général (P Dronsart, maire de Ferrrière la Grande), le représentant du Conseil Général et le Président du SCOT .

C’est ici qu’il y a une anomalie.

L’article L751-2 du Code du Commerce précise qu’au cas où l’un des élus détient plusieurs mandats (c’est le cas du maire de Maubeuge), le Préfet désigne pour le remplacer un ou plusieurs maires de communes situées dans la zone de chalandise concernée.

Le Préfet a donc désigné le maire de Rousies pour représenter le SCOT.

La loi présente ici une faille car il serait plus logique qu’en absence du Président du SCOT, ce soit cet organisme qui désigne son représentant et non le Préfet .

Certes, le Pt du SCOT aurait probablement désigné un maire de même sensibilité mais
cela permettrait de déléguer un élu mandaté démocratiquement, éventuellement après débat contradictoire sur le projet à l’ordre du jour.

Il est tout de même curieux que le Préfet désigne le maire de Rousies pour représenter le SCOT alors que d’autres communes seront plus impactées que Rousies.

 

Notre démocratie recèle encore des textes à dépoussiérer.

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Piscines, l'intercommunalité prendrait-elle l'eau ?

20 Décembre 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #AGGLO INTERCOMMUNALITE

La reprise de la compétence piscine par l’agglomération change le statut de ces équipements qui deviennent ainsi des équipements communautaires.

Les communes qui ont transféré leur piscine se voient bien entendu défalquées par l’agglomération de leur attribution annuelle le montant du déficit qu’elles ont transféré.

En réalité, 50 % seulement.

Par exemple, si la commune a transféré une piscine qui affichait un déficit annuel de 300 000 euros, l’agglomération ne retire que 150 000 € de l’attribution versée à la commune.

C’est déjà un beau «geste » de l’agglomération qui prend à sa charge l’autre moitié du déficit .

 

Concernant la politique tarifaire, la commission qui planche depuis un an sur le sujet (PH Dronsart et T.Depardieu) n’a pas avancé d’un pouce pour deux raisons.

 

La première, c’est que cette commission tente d’uniformiser les tarifs des piscines, chose très compliquée compte- tenu du niveau de services différent de chaque piscine. Mais le maintien d’une différence tarifaire à ce niveau ne me choque pas.

 

La seconde, c’est le refus de certaines communes de laisser l’agglomération fixer les tarifs car ces communes risqueraient de mettre la main à la poche.

Certaines communes en effet ne faisaient pas payer l’entrée de leurs scolaires (exemple de Louvroil) mais faisaient payer, c’est normal, les scolaires venant des autres communes.

Ces piscines étant devenues communautaires, l’agglomération n’a plus le droit de faire la distinction entre les usagers selon la commune de résidence dans l’agglomération.

Ce qui signifie que  l’agglo soit offre la gratuité pour tous les scolaires (mais c’est un risque sur le plan de la gestion), soit fixe, par piscine, un tarif identique pour les usagers, quelle que soit leur commune au sein de l’AMVS.
Mais cette seconde option implique pour la commune, si elle veut maintenir la gratuité pour ses scolaires, de payer à l’agglomération le prix des entrées.

C’est là où çà coince on s’en doute et qui explique que les tarifs actuels étaient été reconduits en toute illégalité, imposant une discrimination entre les «  communaux » et les «  extérieurs ».

 

Là où l’histoire se complique, c’est que les élus, y compris à la commission finances, ont compris que le tarif extérieur était celui appliqué aux usagers « extérieurs à l’agglomération ».

Tous, moi y compris, avons donc voté les modalités tarifaires.

Ce n’est qu’après le vote et après avoir décrypté les messages abscons de quelques collègues

( s’excusant par euphémisme de nous imposer cette règle infâme) que j’ai compris l’entourloupe et ai éprouvé le besoin d’intervenir.

Certains, à n'en pas douter, veulent le beurre et l’argent du beurre.

 Je ne remets pas en cause le vote.

Le président, conscient de cette injustice, a demandé qu’on lui présente rapidement des solutions.

Encore pouvions-nous  abroger la délibération et en revoter une autre.

Mais c'était trop demander sans doute...

J’ai par contre interpellé la Sous-préfecture, la Préfecture et la Direction Régionale de la Concurrence et des Prix sur l’illégalité d’une telle délibération qui place les administrés de plusieurs communes de l’AMVS en citoyens subalternes de seconde zone.

Si la délibération reçoit le tampon du contrôle de l'égalité,les marpentois seront plusieurs à saisir le Tribubal Administratif.

 

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Le SMIAA, chercheur d'or... dures

16 Décembre 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #AGGLO INTERCOMMUNALITE

Le Centre de Valorisation Energétique de Maubeuge (l’incinérateur) a été dimensionné pour traiter l’ensemble des déchets ménagers de l’arrondissement d’Avesnes, soit environ 90 000 tonnes par an.

 

Le choix de la Communauté de Communes Sambre-Avesnois (CCSA) de faire incérer, pour des raisons politiques, ses 8000 tonnes de déchets sur Saint Saulve empêche à l’unité de Maubeuge d’atteindre sa capacité de traitement puisqu’elle accueille péniblement 81 000 tonnes par an.

Une ligne a même été arrêtée en décembre 2009.

 

Or, un incinérateur, pour des raisons financières et environnementales, doit tourner à plein.

Il faut gaver le monstre en permanence.

 

Les responsables du SMIAA sont donc devenus les chercheurs d’or d’un nouveau genre :

chercheurs de déchets…

Par chance, ils ont en trouvé du côté de Charleroi, au Châtelet dont le centre de tri produit des résidus qui demandent à être éliminés.

6000 tonnes de déchets viendront par conséquent compléter la nourriture de notre incinérateur gargantuesque.

 

Je ne suis par contre une telle alternative et je vais vous expliquer en quelques mots que cela pourrait aller plus loin.

 

D’un point de vue comptable et technique, rien à dire.

D’un point de vue juridique, les statuts du SMIAA le permettent.

 

Par contre, trois remarques sur le plan politique et environnemental

 

1°) Il est pour le moins surprenant qu’un Préfet prenne un arrêté pour autoriser l’importation de déchets belges alors qu’il n’est pas capable d’en prendre un pour contraindre une intercommunalité à ne pas exporter les siens en dehors du périmètre de son arrondissement initial, pourtant prévu dans le Plan Départemental d’Elimination des Déchets Ménagers et Assimilé (PDEDMA), publié en novembre 2001, non réactualisé depuis et actuellement en cours de révision par le Conseil Général à qui l’Etat a transféré le bébé.

 

2°) Comment aurons-nous la possibilité de vérifier le contenu de ces déchets amenés par Véolia ?

 

3°) Alors que des déchets sambriens voyagent sur les routes du valenciennois, des déchets  carolorégiens, dont certains auront déjà fait le voyage Erquelinnes- Charleroi referont le voyage Charleroi-Maubeuge pour atterrir au CVE au rythme de 200 camions annuels.

Côté bilan carbone, c’est pas terrible.

Aussi, je m’interroge sur un mode de transport alternatif puisque la Sambre relie Maubeuge à Charleroi et que le centre de tri du Châtelet borde la rivière canalisée au même titre que le CVE, il y a là une opportunité phénoménale pour assurer un transit par voie d’eau et trouver une solution exemplaire d’un point de écologique et économique au problème posé.

 

Plus globalement, je considère qu’il faut replacer cette question des déchets incinérables à la lumière de la problématique transfrontalière des déchets.

Le Schéma de développement de l’Espace Communautaire Européen encourage d’ailleurs cet axe de coopération .

Car il serait en effet plus cohérent pour l’environnement que les déchets des entités belges proches de nous (la Haute Sambre) soient triés ici également et que d’être transportés à Charleroi, puis, après le tri, ramenés à Maubeuge pour être incinérés.

Juridiquement, on ne voit pas où pourrait être le problème puisqu’un simple arrêté préfectoral suffit à lever l’obstacle des frontières.

 

Par ailleurs, la politique publique de réduction des déchets va irrémédiablement poser la question de la réduction à terme du nombre de CVE.

Si le nôtre doit disparaître, tant mieux, on ne pleurera pas, bien au contraire.

S’il doit être maintenu, il drainera des déchets d’un rayon plus important qu’actuellement

Et ce qui sera gagné en quantités de déchets à brûler sera perdu par les déplacements supplémentaires si les politiques publiques ne se montrent pas volontaristes.

Il conviendra de se poser la question des modes de déplacement et/ou du réajustement des périmètres de ramassage.
C’est là où la question transfrontalière se reposera (en espérant que le Plan Départemental ne fasse pas l’impasse sur cet aspect).

 

La création d’un Groupement Local de Coopération Transfrontalière mériterait, pour ces raisons, d’être étudiée, voire l’intégration de cette compétence dans le comité de pilotage du futur GECT en cours de réflexion entre l’agglomération de Charleroi, celle de Charleville et la nôtre.

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Le vin pas cher à 15 euros...

15 Décembre 2010 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

Hier midi, sur France 2, le spécialiste des vins Michel Bettane lâche à notre sympathique journaliste, en guise de conseil pour le réveillon :

" Il y a moyen de trouver des bons vins pas chers , à 15 euros la bouteille".

On peut admettre qu'une bouteille de vin coûte 15 ou 150 euros.

De là à dire que c'est pas cher....

Et pas gèné de surcroît de lacher une telle provocation devant des millions de téléspectateurs.

Comme disait Montaigne, devant de tels propos, on s'étonne des "stupéfiantes patiences" des classes opprimées.

Qui a dit que nous vivions dans le même monde ?

 

 

 

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