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Le blog de Jean-Marie Allain
Articles récents

Trois grandes intercommunalités pour l'avesnois ?

15 Avril 2011 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #AGGLO INTERCOMMUNALITE

La réunion organisée par le Préfet pour préparer la concertation devant aboutir à la nouvelle carte intercommunale a réuni une majorité de maires de notre arrondissement et, après les interventions des présidents d’intercommunalités, laisser entrevoir le scénario le plus probable.

L’idée ambitieuse et louable d’une seule agglomération couvrant, à l’image du SCOT, l’arrondissement présentée par le maire de Trélon a semblé un peu utopique (imaginez la grosse machine à mettre en place à l’échelle d’un arrondissement qui a la taille d’un département !) et assurément prématurée.

Le scénario de deux intercommunalités (Sambre d'un côté et ruralité de autour d'Hautmont de l'autre) rencontre une série d'obstacles géographiques (peut-on faire comme si la géographie et l'histoire n'existaient pas ?) et politiques (ni le maire d'Avesnes, ni celui du Quesnoy n'en veulent).

Paul Raoult a bien résumé la problématique : les trois grosses entités que sont le quercitain-Pays de Mormal, le Val de Sambre et le sud-Avesnois (Thiérache du Nord autour d’Avesnes et du Solrésis) peuvent devenir des agglomérations complémentaires.

Les points névralgiques seront la CCSA (promise à rejoindre l’AMVS si l’Etat joue le jeu malgré la féroce opposition réitérée d’Hautmont), l’intercommunalité  de Fourmies (qui va se retrouver isolée si Trélon rejoint le sud-avesnois, ce qui ne fait aucun doute vu les positions affichées par le maire de Trélon)) et le bavaisis qui, après les ruines romaines, pourrait laisser en ruine une intercommunalité écartelée entre la ville centre (qui veut rejoindre l’AMVS) et ses communes périphériques (qui veulent rejoindre le quercitain mais celui-ci les acceptera t-il sans leur ville centre ?).

C’est maintenant au Préfet de rédiger sa copie (ou plutôt dessiner sa carte)… qui sera soumise à la Commission Départementale.

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Les chemins de la raison intercommunale

15 Avril 2011 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #AGGLO INTERCOMMUNALITE

Le débat local sur La Réforme de la carte de l’intercommunalité est lancé.

Les représentants de l’Association des Maires Ruraux du Nord entendent participer à ce débat en s’appuyant sur le fait que l’intercommunalité a besoin de se structurer à une autre échelle

Pour deux raisons :

-          Gagner en cohérence territoriale

-          Gagner en équité fiscale : l’élargissement d’un périmètre répond en effet, aussi à un souci de  justice fiscale

Cela étant dit, les maires Ruraux ne peuvent faire abstraction qu’ils défendent l’idée d’une intercommunalité choisie plutôt qu’imposée, précepte rappelé lors de notre assemblée Générale de Lyon du 9 avril dernier.

Ce précepte fondamental n’est bien entendu pas intangible (un précepte n’est pas un dogme) et doit se soumettre aux impératifs de la Raison lorsque les anomalies de périmètres sont manifestes (rupture de la continuité territoriale ou du bassin de vie par exemple ou lorsque la taille de l’EPCI est minuscule).

C’est sur la base de ce triptyque (plus grande équité fiscale, intercommunalité choisie, cohérence territoriale) que l’Association des maires Ruraux apportera son point de vue et ses analyses.

Pour l’Avesnois, il est clair qu’il existe des anomalies et que celles-ci ont d’ailleurs été permises par la loi Chevènement et validées en son temps par l’Etat.

La commune de Berlaimont ne peut en aucun cas rester dans une intercommunalité avec laquelle elle n’a aucune continuité territoriale.

Quand à sa porte de sortie vers le Quercitain, elle est absurde puisqu’entre les deux il y a la forêt de Mormal.

Plus globalement, la CCSA appartient par son histoire et sa géographie, par l’habitat, par le marché de l’emploi au Val de Sambre et aucun contorsion politico-idéologique ne peut démontrer le contraire.

Je ne dis pas que c’est une bonne ou une mauvaise chose. C’est ainsi.

L’Etat a entériné  à l’époque un découpage absurde, contraire à notre histoire, contraire à notre géographie, un découpage qui a coûté des années de procédure et d’argent public aux contribuables, un découpage qui a plombé notre dynamique territoriale et attisé inutilement les rivalités et les conflits.

Aujourd’hui, c’est donc aussi à l’Etat de retrouver les chemins de la raison.

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Z comme Zéro, E comme Emission... de CO2

7 Avril 2011 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

kangoo.JPGKangoo ZE Trophy (Z comme Zéro ;  E comme Emissions… de CO2), c’est l’intitulé de la manifestation à laquelle MCA, en partenariat avec l’agglomération et plusieurs écoles d’ingénieurs (Arts et Métiers, Ecole des Mines, CESI d’arras) avait eu la gentillesse de me convier, avec Michel Lo Giaco et Didier Pol, pour une opération promotionnelle du Kangoo 100 % électrique.

Drôle de challenge pour un « écolo » que de tester un kangoo électrique.

Mais, après tout, pour pouvoir porter un jugement, faut d’abord passer l’épreuve.

Techniquement, c’est une belle réussite : la voiture garde son confort, ne fait pas de  bruit, monte en puissance très rapidement et en silence.

Sur le plan énergétique, le produit interroge puisque ses détracteurs affirment qu’il faudrait plusieurs réacteurs nucléaires en plus si tout le monde s’y mettait ;

Pourtant, faut bien admettre que le pétrole arrive à sa fin…et que nous ne sommes pas prêts à laisser la voiture au garage.

Ce que l’on peut gagner comme économie d’énergie dans le bâtiment (où l’éco-construction permet dorénavant de se passer de chauffage comme on a pu le constater au cours de ce rallye) suffira t-il à alimenter les batteries de nos voitures ? C’est une piste.

Mais, selon moi, la voiture électrique est promise à un bel avenir si parallèlement :

-  On parvient à diversifierl’offre énergétique en diminuant la part du nucléaire dont la sortie reste un objectif mais dans plusieurs décennies si on commence tout de suite

- Et à mettre en place une politique de transports qui diminue la part de l’automobile au profit des transports collectifs : un long chemin reste à parcourir mais la diminution de 50 % du prix billet de train serait, en termes d’argent public, bien plus rentable qu’on pourrait le croire si on tient compte des incidences financières sur les comptes publics de la mobilité routière.

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Pierre Mendes France aura sa rue à Marpent

7 Avril 2011 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #LE PLURALISME POLITIQUE

Le Bassin de la Sambre a glorifié, parfois jusqu’au trop plein, celles et ceux qui ont marqué l’histoire du mouvement progressiste et favorable à l’émancipation des peuples.

Mais l’histoire est ingrate.

Pierre Mendès France a été oublié ou n’a pas été reconnu comme tel.

Pas une rue, pas un équipement public n'honore sa mémoire.

Et pourtant, s’il y a un homme politique dont la France peut être fière , c’est bien lui.

Intègre, compétent, moralement irréprochable, Mendès France est l’homme politique français contemporain qui honore le plus notre pays.

  • Plus jeune avocat de France, il adhère au Parti radical et devient député de l’Eure et le plus jeune député de France
  • En 1936, il est le seul à voter contre la participation de la France aux Jeux olympiques organisés par les nazis à Berlin ;
  • 1939- Lieutenant de réserve, alors que son mandat de député lui permettrait d’obtenir un poste sans risque, il est nommé dans l’aviation au Levant ; mais il souhaite se battre et réclame une affectation au front.
  • 1958- Le démocrate légaliste qu’il est ne pouvant pas accepter les conditions dans lesquelles de Gaulle prend le pouvoir, il va faire preuve d’une opposition sans faille jusqu’au bout ;
  •  Mendes-France-1-.jpg
  • J’ai donc proposé à mon conseil municipal de donner le nom de Pierre Mendès France à une nouvelle rue, celle qui desservira la résidence en cours de construction par Habitat du Nord.
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AVESNOIS DIOXINE CONFERENCE DE PRESSE DU 4 AVRIL 2011

5 Avril 2011 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #agriculture et alimentation

poules.jpg19 octobre 2010 : La Direction Départementale des Services Vétérinaires procède, via un laboratoire nantais, à une analyse  de routine 12 œufs produits par un élevage de 3000 poules en plein air dans une petite exploitation à Aibes,  tirée au sort.

 Le résultat communiqué le 7 décembre fait apparaître  un indice de dioxine-PCB  (indice OMS-TEQ) non conforme de 8,12 pictogramme / gramme de matière grasse

Rappel : La norme européenne pour les PCDD/F (dioxines) dans les œufs des exploitations commerciales est de 3 pg par gramme (règlement CE N° 2375/2001 du Conseil du 29 novembre 2001) et 6 pg / g pour les TEQ (dioxines et PCB / reglement du CE N°1881/2006 de la commission du 19 décembre 2006).

La DSV demande de ne plus commercialiser les œufs et de confiner les poules en abri durant trois semaines.

Un nouveau contrôle effectué le même jour donne des résultats moins sombres qui permettent à l'agricultrice quelques semaines plus tard, au travers d’un arrêté Préfectoral du 20 décembre 2010, d’être mis sous contrôle , ce qui signifie pouvoir à nouveau commercialiser sa production d’œufs mais pas de volailles et contrôle des œufs tous les 15 jours, contrôle payé en alternance par l'agricultrice et par la Préfecture.

Le 14 janvier 2011, l'agricultrice fait procéder à une analyse (612 €).

Les résultats sont bons.

Le 1er février, la DSV réalise un contrôle et confirme la conformité des résultats (4,60 pour l’indice OMS-TEQ) mais note toutefois une remontée du taux de dioxine et PCB dans les œufs par rapport à décembre.

Devant ces résultats fluctuants, les services de l’Etat émettent alors l’hypothèse d’une «contamination environnementale », c’est –à-dire de la pollution du terrain, et demandent pour que les poules n’aillent plus pâturer sur le terrain, d’empierrer celui-ci ou d’enlever sa couche superficielle

 Le 25 février, l'agriicultrice est contrainte une nouvelle fois de procéder à ses frais à une analyse, réalisée par un laboratoire d’Arras.

Cette fois, le résultat est très mauvais (13,5), entrainant un arrêt de la commercialisation et un confinement des volailles durant trois semaines.

Le 2 mars, la DSV effectue un nouveau contrôle qui est normal pour les œufs (indice OMS-TEQ de 5,6) mais prend 5 poules pour procéder à une analyse des muscles.

Sur ces 5 poules, trois sont contaminées et affichent des niveaux inquiétants en dioxines-PCB (7,54 - 8,64 -32,93)

L'agricultrice doit à nouveau non seulement confiner ses volailles et cesse toute commercialisation avec la société Cocorette le 19 mars.

Elle est par ailleurs tenue de dire ce qu’elle va faire des 3000 poules et des œufs pondus à partir du 19 mars.

Les résultats sont régulièrement communiqués par la DSV à la sous-préfecture.

A ce jour, malgré la gravité de la situation, ces agriculteurs  n’ont plus d’interlocuteurs, si ce n’est ceux qui leur disent de trouver un autre terrain, c’est –à-dire de fermer leur exploitation.

D’autre part, les poules sont contaminées mais aucune analyse n’a été faite sur le lait des vaches qui allaitent des veaux en suite vendus à d’autres exploitants.

Pourquoi sont-ils venus voir le Maire de Marpent ? Tout simplement en faisant des recherches sur internet, ils sont arrivés sur mon blog qui, à plusieurs reprises, a abordé la question des dioxines en avesnois.

Une exploitation agricole est donc en train de mourir sans que cela semble émouvoir grand monde.

Tuer les poules sans savoir si d’autres exploitations sont contaminées reviendrait en quelque sorte à casser le thermomètre sans faire disparaître la fièvre.

Car, rappelons-le, seule cette ’exploitation a été contrôlée de manière aléatoire sur le secteur.

C’est la règle statistique.

Mais, ce qui manque de rigueur dans la présente démarche, c’est que les services de l’Etat appliquent à un milieu vivant les mêmes règles de contrôle que pour des pièces fabriquées en série.
Dans une fabrique de biens, lorsqu’on prélève un échantillon qui se révèle mauvais, on met la série au rebut, on trouve la défaillance et c’est reparti.

Dans un milieu vivant comme celui d’un élevage, cette façon n’est pas scientifique.

Que l’on prenne, en urgence, une décision de précaution comme l’abattage, certes mais il convient aussi, parallèlement et dans le cadre d’une politique de prévention sanitaire, de procéder à une investigation pour trouver la véritable cause de la défaillance.

Or, c’est là où çà se complique car, contrairement à une fabrique de pièces,  les causes liées au contexte environnemental peuvent se trouver en dehors de l’exploitation (présence d’une route, d’une décharge, d’une incinérateur et j’en passe).

Cet exemple illustre par contre que j’ai eu raison il y a un an de protester au SMIAA lorsque les œufs ont été retirés des productions contrôlées sous prétexte que l’agriculteur chez qui nous les prélevions prenait sa retraite ! Comme s’il n’y avait pas de poules pondeuses dans un rayon de 5 kilomètres autour de l’incinérateur.

Ce qui se passe aujourd'hui doit peut-être affecter d’autres élevages, professionnels et domestiques.

Si les œufs de cette exploitation contiennent de la dioxine, pourquoi ceux des basses cours voisines n’en contiendraient pas ?

Nous ne voulons pas ici, sans enquête sérieuse, pointer du doigt l’incinérateur.

Nous exigeons simplement que l’investigation se poursuive.

La situation alarmante en termes de santé publique exige qu’une série de contrôle soit effectuée sur Aibes mais aussi les communes environnantes, sur les animaux de basse-cours mais aussi le lait et les légumes de jardin.

Enfin, je demanderai au SMIAA de réintégrer les œufs dans les produits échantillonnés et si le SMIAA ne trouve pas d’éleveurs, je lui apporterai une poule pondeuse.

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Logement décent : le bilan des dix ans

23 Mars 2011 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #EVENEMENTS

La Loi sur le lolgement décent (dite loi SRU ou Gayssot Besson) du 13 décembre 2000 révèle son effet boomerang à la lumière de 10 années de mise à l’épreuve.

Sur cette base juridique, un certain nombre de CAF signent des conventions avec les municipalités pour vérifier la décence du logement avant d’octroyer l’allocation logement au locataire.

Nous avons-nous-mêmes signé une telle convention comme une dizaine d’autres communes il y a dix ans.

Aujourd’hui, 91 communes sur les 151 communes de l’arrondissement sont signataires.

Lorsque le logement ne remplit pas tous les critères exigés, l’allocation est versée pendant six mois directement au locataire,histoire de mettre en demeure le propriétaire de faire les travaux.

Mais, au terme des six mois, s’il ne les réalise pas, l’allocation est suspendue.
Or, ceci n’exonère pas le locataire du paiement de son loyer.

Autrement dit, la loi se retourne contre les locataires alors qu’elle était censée les défendre.

Localement, la situation va s’aggraver dès le premier avril puisque les règles vont changer : dès constat d’une indécence légère (exemple : pas de rampe à l’un des escaliers), l’allocation logement sera refusée.

Le locataire devra par contre payer son loyer comme si de rien n’était.

Le droit au logement a encore du chemin à faire.

Dans l’attente de la création en France d’un permis de louer (comme il existe un permis de rouler pour les véhicules qui s’appelle le contrôle technique), ne faut-il pas que le législateur ramène provisoirement le loyer au montant de la part à charge du locataire le temps que les travaux soient réalisés ?

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Découpages prémonitoires ?

16 Mars 2011 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #AGGLO INTERCOMMUNALITE

Le document envoyé par la Préfecture à tous les maires, dans la perspective de la future carte intercommunale, souligne (page 573) que l'arrondissement s'articule autour d'une zone urbaine industrielle et d'une zone rurale couvrant le reste du territoire (y compris le Quesnoy).

 

Pourtant, les territoires des réseaux de santé gérontologique de l'avesnois, de même que celui des Centres Locaux d'Information et de Coordination (CLIC) coïncident et se présentent de la manière suivante :

- Un secteur rural au sud de la valle de la Sambre

- L'agglomération sambrienne (incluant Hautmont et le canton de Maubeuge Nord)

 

Jusque-là, on retrouve bien l'approche faite par l'Etat ( et cette idée, avancée par le maire de Trélon que deux grandes intercommunalités suffisent pour l'arrondissement).

Mais les professionnels de santé rajoutent curieusement un troisème secteur

- La Longueville

 

Quant à La Quesnoy, ne le cherchez pas.

Le quercitain est rattaché par les professionnels de santé au valenciennois.

 

 

 

 

 

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Quercitain et valenciennois : bonne question mais faux débat

11 Mars 2011 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #AGGLO INTERCOMMUNALITE

La prise de position de Paul Raoult pour une intégration de la communauté de communes du quercitain dans Valenciennes Métropole fait beaucoup parler dans les couloirs du landernau politique et dans la presse.

A première vue, on peut effectivement se dire que le quercitain étant dans le SCOT, cette position n’est pas logique.

Pourtant, comme l’explique très bien Paul Raoult, qui est aussi géographe si je ne me trompe, le quercitain appartient au bassin de vie de Valenciennes (et les chiffres sont indiscutables sur ce point).

Un schéma d'équipement commercial du valenciennois ou une politique locale de l'habitat du valenciennois ne peut faire abstraction du fait que le quercitain appartient à l'aire du marché du valenceinnois.

Le problème qui n’est pas posé dans ce débat, c’est celui du découpage administratif français (arrondissement et département)  qui date de la révolution française et qui ne correspond plus à la réalité économique et sociale contemporaine.

Encore une fois, nous mettons la charrue avant les bœufs.

Il conviendrait de revoir de fond en comble ce découpage .

Le quercitain par exemple passerait dans l’arrondissement de Valenciennes.

Et tout deviendrait beaucoup plus simple.

 

La question du devenir du quercitain cache donc une autre question, celle du dépassement de l'actuel découpage administratif français, conçu à une période où l'on se déplaçait à cheval et aujourd'hui complètement obsolète.

Quant au pôle métropolitain associant notamment la Sambre-Avesnois et le Valenciennois, Paul Raoult a  tout compris et ne s’embarrasse pas d’arrière-pensée politique.Bravo !

 

 

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«Il n’y a pas besoin d’être catholique, il suffit d’être intelligent ».

6 Mars 2011 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #culture

Faut-il dénigrer une oeuvre d’art et son créateur sous prétexte que la dite œuvre célèbre des personnages religieux ?

D’aucuns ont assimilé notre satisfaction d’avoir récupéré la statue de saint-Eloi à une apologie de l’obscurantisme religieux…

N’est-il pas inconvenant de mélanger l’art, le patrimoine et ce qu’il représente.

On peut ne pas être chrétien, ni même croyant sans pour autant dénigrer les chapelles de pierre bleue, les églises et les cathédrales.

On peut ne pas avoir de sympathie pour Céline ou Maurice Barres sans pour autant refuser d’admirer les oeuvres littéraires de ces écrivains parmi les plus doués que notre pays ait connus.

On peut être agnostique sans pour autant considérer que c’est tomber dans l’obscurantisme que de glorifier Michel-Ange ou Jean-Sébastien Bach.

On peut aussi accuser de tous les maux le stalinisme et apprécier les réalisations picturales ou musicales du réalisme socialiste.

Lors de la cérémonie de la Sainte Cécile, l’an dernier, nos musiciens ont joué de manière sublime un morceau tout aussi sublime de Khatchatourian, ce compositeur soviétique d’origine arménienne, proche de Staline.

Je n’ai pas manqué de leur rappeler les ombres qui plombent la biographie de cet homme, par ailleurs député au Soviet Suprême à l’époque, mais qui n’en reste pas moins un génial musicien.

Je terminerai par Jean Ferrat que j’écoute au moins une fois par jour. Le fait qu’il ait été un compagnon de route du stalinien Aragon n’empêche pas qu’Aragon et Ferrat ont le droit de nous émouvoir et restent des grands poètes.

Il importe par conséquent, selon moi, de ne pas assimiler l’œuvre à celui qui la crée ou à sa fonction sociale et de la juger d’abord sous l’angle de sa fonction poétique ou émotive.

Lorsque quelques élus radicaux de la IIIe République ont laissé pourrir leurs églises en se disant qu’avec la loi de 1905, il n’y aurait plus qu’à les démolir, de quel côté était l’obscurantisme ?

Pour inviter à les considérer comme un trésor national, Barres déclarait à l’assemblée :

«   il n’y a pas besoin d’être catholique, il suffit d’être intelligent ».

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Commission Départementale de Coopération Intercommunale

2 Mars 2011 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #AGGLO INTERCOMMUNALITE

La composition de la Commission Départementale de Coopération Intercommunale du Nord a été publiée par arrêté préfectoral du 24 février.

Cette commission a pour vocation d’émettre un avis sur le Schéma Départemental de Coopération Intercommunale, c’est-à-dire sur la nouvelle géographie de l’intercommunalité qui sera proposée par le Préfet.

Composée de 53 membres, elle compte plusieurs élus de l’arrondissement d'Avesnes.

Paul Raoult, Président du SIDEN-SIAN, un des trois représentants des syndicats de commune.

6 représentants d’intercommunalités (sur les 25 sièges)) : François Louvegnies (Pays de Trélon), Alain Poyart (Avesnes), Alain Fréhaut (Bavaisis), Rémi Pauvros (AMVS), Joël Wilmotte (CCSA), Philippe Léty (Solrésis)

3 élus représentant les communes (sur 25 sièges) : Bernard Baudoux (Aulnoye), Damien Ducanchez (Marbaix), et Jean-Marie Allain (Marpent, représentant l’Association des Maires Ruraux du Nord).

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