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Le blog de Jean-Marie Allain
Articles récents

Désertification médicale

30 Octobre 2012 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SANTE

Une simple délocalisation  et hop ! On se retrouve exonéré des impôts et taxes…

A Maubeuge sur 43 créations d’entreprises, 36 sont dues à des délocalisations de professions libérales, soudainement attitrées par les territoires pauvres…

Pendant ce temps, on se lamente sur la désertification médicale.

Quand les pouvoirs publics vont-ils enfin en finir avec ce scandale ?

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Contre les fusions intercommunales imposées

29 Octobre 2012 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #AGGLO INTERCOMMUNALITE

Le Conseil Municipal doit donner son avis sur le projet de regroupement  de plusieurs intercommunalités proposé par le Préfet (Val de sambre, Communauté de Communes Sambre Avesnois (Hautmont et ses satelllites, Communauté de Communes Maubeuge Nord, Communauté de Communes Nord-Est Avesnois), faisant passer le nombre de communes de 22 à 42 mais où  ne siégeront que 48 délégués (un pour Marpent au lieu de deux actuellement)

Ce projet se fonde sur l’idée que plus on augmente la taille des intercommunalités, plus on plus économise l’argent public et on gagne en cohérence dans les politiques publiques locales.

Certes, des points positifs existent  dans le regroupement proposé :

-         Davantage de services pour les communes qui nous rejoignent

-         Augmentation de la dotation de l’Etat en faveur de l’Agglomération

-         Renforcement du pôle Est de l’agglomération (Vieux-Reng/Villers/ Cousolre etc..) qui peut favoriser à terme que ce pôle revendique aussi des équipements dont il est aujourd’hui dépourvu (centre aquatique type Aulnoye ou Louvroil).

Mais plusieurs éléments mettent toutefois en exergue les limites et les risques posés par un tel élargissement.

1°) L’extension  du périmètre  d’intercommunalité amènera  des dépenses supplémentaires, non compensées par les recettes.

Cette  extension est présentée comme un moyen pour produire de la cohérence territoriale et mieux mutualiser les dépenses.

L’expérience prouve pourtant que ce n’est pas toujours le cas, sauf pour des compétences stratégiques (aménagement du territoire) ou techniquement très lourdes (collecte et traitement des déchets).

Pour de nombreuses autres compétences, le regroupement, s’il permet de limiter le nombre d’élus indemnisés, implique parfois des coûts en personnel nettement supérieurs à la somme que dépensait les différentes communes, ne serait-ce que par l’effet d’alignement par le haut des avantages qu’accordaient certaines communes à leurs agents.

Ainsi, dans un contexte de restriction budgétaire, on ne peut que s’inquiéter de l’extension prévue du périmètre  de transport en commun à des secteurs peu denses, ce qui inévitablement amènera l’agglomération à mettre la main à la poche pour équilibrer le budget transport au détriment d’autres dépenses…sauf à mettre en  place une offre de services moindre chez ceux qui nous rejoignent (maintien d’une offre similaire au système actuel avec le réseau Arc-en-Ciel)… si toutefois ils s’en contentent.

2°) L’extension  des périmètres d’intercommunalité éloigne les citoyens des lieux de décision et pose un véritable problème démocratique.

L’identification des futurs délégués communautaires lors des prochaines municipales ne changera rien à cet éloignement, ni aux difficultés de contrôle citoyen sur les dépenses publiques.

3°) La fusion d’intercommunalités aux compétences différentes se traduira :

-         soit par l’extension des compétences à toute l’agglomération

-         soit, si ces compétences  n’intéressent pas la nouvelle intercommunalité, par leur abandon pour les intercommunalités qui nous rejoignent, à moins qu’elles ne se décident à les maintenir au travers de syndicats intercommunaux dont le nombre pourrait alors augmenter, alors que justement  la loi voulait diminuer le nombre de structures intercommunales.

4°) Si la division de l’agglomération est un handicap, et s’il serait a priori préférable que la CCSA nous rejoigne, la situation est telle aujourd’hui qu’imposer un mariage forcé aboutirait à paralyser l’intercommunalité et serait contraire à l’exercice de la libre souveraineté des élus.

Il est difficile pour nos concitoyens de comprendre que l’Etat impose à la CCSA de fusionner avec l’AMVS alors qu’elle s’y oppose tandis que dans le même temps, il interdit à La Longueville et à trois autres communes du Bavaisis de rejoindre l’AMVS alors qu’elles en ont exprimé le souhait et qu’elles appartiennent (pour trois d’entre elles) au bassin d’emploi de Maubeuge.

Globalement, la logique en œuvre dans le schéma du Préfet, de Dunkerque à Anor, tend au gigantisme et a été approuvée par une Commission Départementale où les maires sont minoritaires.
Or, nos électeurs nous ont donné un mandat pour gérer notre commune dans son intégralité et sur la base d’un périmètre intercommunal bien défini, pas pour la diluer dans un ensemble plus vaste.

Parce que nous restons attachés au principe d’une intercommunalité choisie et librement consentie par les communes,

Parce ce serait ne pas respecter les électeurs que de voter un nouveau périmètre sans en avoir préalablement reçu le mandat,

Parce que l’arrivée contre son gré de la CCSA risque d’entraver la bonne marche de la nouvelle intercommunalité,

Parce que l’élargissement proposé va entraîner des charges supplémentaires dans un contexte de restriction budgétaire

Nous votons contre le principe de la fusion et contre le périmètre proposé.

 

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"Aéroport Notre-Dame des Landes : NON MERCI !"

29 Octobre 2012 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

Participez vous aussi à la pétition "Aéroport Notre-Dame des Landes : NON MERCI !" : http://www.aeroport-nonmerci.fr/

Depuis une semaine, plus de 500 gendarmes sont mobilisés en vue d'expulser les opposants au projet d'aéroport situé à Notre-Dame des Landes (44).

Ce coup de force est inacceptable : Plus de 2000 hectares de terres agricoles et zones humides sont menacés.

SIGNEZ la pétition pour stopper les expulsions : 

http://www.aeroport-nonmerci.fr/

Alors que :

 le dérèglement climatique est désormais incontestable,

 le prix des carburants ne cesse d’augmenter,

 la destruction des écosystèmes s’accélère,

l’artificialisation des terres agricoles se poursuit,

est-il bien raisonnable d’investir plus de 250 millions d’euros d’argent public pour aider une multinationale à saccager notre environnement ?

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La gauche et les économies d'énergie

5 Octobre 2012 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

J’entends la speackerine de France 2 qui recommande de baisser le thermostat de un degré pour économiser et préserver le climat.

De qui se moque t-on ?

Quelques heures plus tôt, l’Assemblée nationale rejetait un amendement qui visait à supprimer le tarif préférentiel accordé aux agents d'EF/GDF et à faire payer à ces salariés 50% de leur consommation, au lieu de 5% à 10% aujourd'hui, en vertu d’un accord datant de 1946  valable sur la résidence principale et jusqu'à trois résidences secondaires.

En matière de dispositif pédagogique anti-surconsommation, on ne fait pas mieux !

On va me dire que je rallie une position de la droite populaire …qui s’attaque aux plus modestes !

Là, faut bien se tenir à la rampe pour ne pas mourir de rire.

Autant les mesures votées pour redresser le déficit budgétaire me paraissent aller dans le bons sens, autant ce type de posture me laisse sans voix.

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Commerce de proximité, jeu de dupes

5 Octobre 2012 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #EMPLOI ET DVLPT ECONOMIQUE

Le Fisac est un fonds d’intervention en faveur des services, de l’artisanat et du commerce.

Il est alimenté par une taxe prélevée sur les surfaces commerciales de plus de 500 m2 et doit permettre de soutenir, sous forme de subvention, le commerce de proximité.

Les hypers paient en quelque sorte une taxe pour ne pas s’exonérer de la casse qu’ils provoquent dans les centre-bourgs.

Intelligent, astucieux et logique.

Sauf qu’il y a de la perte en ligne au cours des manipulations intermédiaires.

C’est l’Etat qui prélève, c’est l’Etat qui reverse… tiens… tiens…

Cette année, le FISAC , c’est 63 millions d’euros à redistribuer en France.

Mais sur ces 63 millions d’euros, 14 correspondent à des reports de l’an passé.

On pourrait croire qu’il y a une baisse du montant collecté.

Pourtant, les  grandes surfaces commerciales ne diminuent pas en France.

Quel est le petit malin qui s’en met dans les poches au passage ?

Je comprends pourquoi les critères d’accès au FISAC sont de plus en plus restrictifs.

En montant le niveau des exigences, on élimine des prétendants, l’enveloppe n’est pas consommée totalement et l‘Etat peut jouer sur les reports  pour lui permettre de garder au passage une partie de la manne destinée au petit commerce.

Dans le domaine du logement, c’est un peu la même chose.

Les plafonds de ressources des propriétaires occupants fixés par l’Agence Nationale de l’Habitat sont tellement bas que les enveloppes ne sont pas consommées.
L’Etat ne va pas s’en plaindre.

Il claironne les mesures mais sait pertinemment que les montants annoncés ne seront pas dépensés.

Bref, c’est un jeu de dupes en permanence dont l’Etat sort toujours gagnant.

 

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La ZFU, oasis fiscale responsable de la désertification médicale

5 Octobre 2012 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SANTE

On parle beaucoup de la corruption en Grèce mais la France n’a pas de leçon à donner en matière de droit et de morale.

Prenons le scandale des Zones Franches Urbaines.

Une simple délocalisation  et hop ! on se retrouve exonéré des impôts et taxes…

A Maubeuge sur 43 créations d’entreprises, 36 sont dues à des délocalisations de professions libérales, soudainement attitrées par les territoires pauvres…

Pendant ce temps, on se lamente sur la désertification médicale.

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Lutter contre l'indécence énergétique

22 Septembre 2012 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

La loi sur le logement décent a imposé aux propriétaires bailleurs  une liste de travaux sous peine de soustraite leur logement au versement de l’allocation logement.

L’absence d’une simple trappe de ventilation peut avoir un effet redoutable.

Paradoxalement, la CAF ne se s’est  jamais émue de verser de l’allocation logement pour des logements qui sont de véritables passoires en termes de consommation d’énergie.

Il en va de même du règlement sanitaire départemental, qui oblige le maire à procéder à des mises en demeure suivies de verbalisation et qui est exclusivement basé, comme son nom l’indique, sur le confort sanitaire.

Notre panoplie législative n’a pas encore fait sa révolution culturelle malgré le Grenelle, qui a pourtant mobilisé beaucoup d’énergies, mais n’a pas rien à trouver à dire sur le sujet.

Certes, il existe des aides incitatives, symptôme d’une culture archaïque de la subvention mais ne parviennent à motiver qu’une petite minorité de  bailleurs cherchant à faire de gros travaux dans le cadre d’une logique de défiscalisation.

Le confort sanitaire n’inclue pas hélas la question du confort énergétique.

Je vois quotidiennement des logements, rachetés par des bailleurs qui les découpent en studios, installent un point douche et un radiateur électrique et relouent à plus de 500 euros par mois, profitant de la solvabilisation des locataires par le biais des aides de la CAF.

Ces mêmes locataires se tourneront ensuite vers le Conseil Général et la commune pour avoir des aides pour payer les factures d’électricité.

Autrement dit, la loi sur l’indécence, si elle a représente un progrès en termes de confort sanitaire, continue néanmoins à alimenter un système pervers dont profitent certains bailleurs peu scrupuleux et qui coûte cher en argent public.

Notre législation a besoin d’évoluer.

Le confort sanitaire doit s’élargir au confort énergétique et le règlement sanitaire départemental doit se compléter  d’un volet isolation du logement.

Cela ne coûterait rien en dépenses publiques.

 

 

 

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Incivilités

18 Juillet 2012 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #INSECURITE ET DELINQUANCE

Interview donné au journal " Atlantico".

-Le maire d’Arronville est visé par une plainte après avoir secoué un adolescent de 15 ans qui l’aurait insulté. Etait-il dans son rôle ou devrait-il avoir un comportement irréprochable face aux jeunes délinquants ?

Je ne peux que répondre à tire personnel et non au nom de mon association des maires ruraux.

Le maire incarne la loi et doit donc la respecter scrupuleusement.

Si je peux me sentir solidaire d’un maire qui « craque » et lui apporter mon soutien moral, et regretter le laxisme à l’égard de certains comportements délinquants , je ne peux cautionner pour autant la réprimande physique puisque c’est contraire à la loi.

-En février, un élu du Nord a a été condamné à 1000 € d’amende avec sursis et 250 € de dommages et intérêt pour avoir giflé un ado qui l’avait insulté et menacé. Ce genre d’affaire est-il en augmentation ?

Pas à ma connaissance.

Que peuvent faire les maires face à la protection importante des mineurs par la justice ? Ont-ils le sentiment de ne pas être entendus ou d'être doublement victimes (de l'insécurité et de la justice) ?

Les maires ont peu de marge de manœuvre.

J’ai sollicité pour ma part un agrément depuis trois mois pour procéder au rappel à l’ordre.

Je n’ai à ce jour aucun retour. Mais cette procédure sera-t-elle maintenue par le gouvernement ?

Les premières victimes de l’insécurité et de la justice ne sont tant les maires que ceux de nos administrés qui subissent les préjudices matériels et moraux de cette petite délinquance, et plus globalement les contribuables qui paient les dégâts d’actes stupides.

Les maires s’exposent il est vrai à des risques permanents de violence verbale et physique mais quand on s’engage dans un mandat municipal, on sait qu’il y a ce type de situations à gérer.

L’incivilité et l’insécurité touche de plus en plus les petits villages et le monde rural. Que peuvent faire les maires face à ce phénomène ?

Je ne sais pas si statistiquement l’incivilité progresse plus dans le rural mais elle existe aussi dans le rural et cela développe le sentiment d’insécurité chez nos concitoyens du monde rural qui se sont longtemps crus à l’écart d’une pathologie sociale longtemps perçue comme urbaine.

Face à cela, nous devons favoriser les actions qui développent le lien social et les dynamiques fédératrices.

Par exemple, nous avons, dans ma commune, créer une brigade vermeil de bénévoles (accrédités par le maire) qui répondent aux demandes des personnes âgées seules et dépendantes. Et nous mettons également un point d’honneur à ce que les manifestations festives ne soient pas excluantes pour les jeunes qui n’ont pas tous les mêmes moyens.

Dans nos marchés publics, nous incluons systématiquement la clause d’insertion pour offrir à des jeunes la possibilité d’accéder par ce biais au marché du travail.

Nous avons également un animateur jeunes et un cyber-centre.

Cela ne m’empêche pas de faire des rondes (à pied, à vélo, en voiture) à la tombée de la nuit dans les lieux sensibles et de prendre ma « casquette » de garde-champêtre.

Les élus doivent parler avec les jeunes et, lorsque ceux-ci sont dans une posture blâmable, envoyer dans un premier temps, des signes de dialogue.

Mais cela ne règle pas tout et les incivilités demeurent, souvent liées chez les jeunes au problème de l’alcool dont la consommation sur la voie publique bénéficie d’une trop grande tolérance.

Il y a aussi des incivilités chez de très jeunes enfants, scolarisés en primaire (insultes et violences par exemple).Dans ce cas, c’est l’avertissement et en cas de récidive, la sanction qui se traduit par l’exclusion (du bus scolaire, de la cantine), n’en déplaise aux parents qui, dans la plupart des cas, vont protester ou essayer de faire pression en saisissant les médias.

Mais attention à ne tomber dans l’amalgame qui assimile les jeunes et les incivilités.

Ces dernières touchent toutes les catégories de population, même s’il est vrai que les incivilités les plus lourdes comme les dégradations de biens publics sont plus souvent le fait de bandes de jeunes.

 

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Favoritisme immobilier

18 Juillet 2012 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

Un nombre important d’investisseurs rachètent des maisons pour les transformer en appartements ou petits logements.

Il n’est pas rare de voir six ou sept boîtes aux lettres sur le mur de la même habitation.

Cette augmentation du nombre d’occupants entraîne toujours une augmentation du nombre de véhicules… mais pas du nombre de places de stationnement.

En effet, dans la mesure où une telle transformation ne change pas la destination résidentielle du bâtiment, l’investisseur n’est pas soumis à la moindre autorisation d’urbanisme alors qu’un constructeur qui réalise 6 studios neufs doit prévoir au moins six places de parking.

Cette anomalie dans le Code l’Urbanisme génère, on l’imagine, une inégalité de traitement entre les investisseurs et des sur-occupations du domaine public routier.

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La 10e Fête de mon moulin les 13 et 14 juillet

10 Juillet 2012 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #EVENEMENTS

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