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Le blog de Jean-Marie Allain
Articles récents

Mariage pour tous, changement de société ?

24 Janvier 2013 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

Mon opposition se fonde sur trois raisons : anthropologique, éthique et écologique

La raison anthropologique

Si la famille est une institution, le mariage conjugal est un rite d’union entre des personnes pour fixer de manière solennelle les règles de fonctionnement du foyer (droits et devoirs des mariés rappelés dans les articles 212 à 215  et 220 du Code civil), la mise en œuvre de l’autorité parentale (article 371 du même Code) et indirectement  les modalités de filiation (principe de présomption de paternité).

Famille et mariage sont donc des formes culturelles, des superstructures comme disent les marxistes, susceptibles, il est vrai, d’évoluer dans le temps.

Car non seulement la famille monogame a évolué (le modèle dominant fut successivement celui de la famille élargie, puis nucléaire, puis recomposée…), pour tendre aujourd’hui vers une typologie plus équilibrée (cellule nucléaire classique, famille recomposée, célibat….), il faut rappeler que d’autres modèles que celui de la famille monogame existent ou ont existé dans le monde comme l’a montré l’ethnologie.

Le célèbre ouvrage du meilleur ami de Karl Marx, Friedrich Engels, « les origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat », récapitule d’ailleurs brillamment ces différentes formes de conjugalité : la polygamie (1 homme et plusieurs femmes), la polyandrie dans certaines tribus indo-tibétaines (une femme et plusieurs hommes), le mariage apparié , puis par groupe dans certaines tribus d’Australie et de Sibérie (plusieurs hommes et plusieurs femmes) supplanté ensuite par le mariage apparié (un homme principal parmi d’autres et inversement).

Evans Pritchard avait même analysé chez les Nuer du Soudan une forme très particulière de mariage, «  le mariage avec les morts », rituel consistant à marier le frère d’un défunt avec une femme dont la progéniture était censée être celle du défunt.

Personne ne peut donc contester cette diversité des formes de conjugalité.

Mais personne ne peut davantage contester qu’elles aient un point commun : il s’agit toujours, quelle que soit l’époque et quel que soit le lieu, d’un mariage fondé sur le sexe.

C’est la thèse de Sylviane Agacinski : c’est le sexe qui a toujours fondé le mariage, basé sur l’union de personnes distinctes et complémentaires d’un point de vue anthropologique et non  l’orientation sexuelle.

La raison éthique

La forme du mariage détermine le type de filiation.

Ainsi, avec la polyandrie (1 femme pour plusieurs hommes), on ignore qui est le père mais l’enfant se définit par sa mère.

Avec la monogamie, notre société a instauré la double filiation sexuée pour la descendance (un père et une mère), un couple stérile ayant la possibilité de recourir, sous certaines conditions, à la procréation médicale assistée (PMA), soit sous forme d’insémination artificielle, soit par fécondation in vitro (bébé « éprouvette »).

L’accès pour les homosexuels au mariage donnerait donc droit, en toute logique, à la revendication de cette PMA par les couples de femmes.

Europe Ecologie les Verts affiche, de ce point de vue, plus de cohérence que le PS même si je ne partage pas leur position.

Mais si l’on considère que la filiation doit rester double et sexuée, on ne peut être que contre la PMA pour les couples homosexuels (j’ai cru comprendre que Jacques Testart, un des pères du bébé éprouvette qui avait été le premier à soulever les problèmes d’éthique, était contre la PMA en pareil cas), et en toute logique contre le mariage pour tous qui lui donne une légitimité.

Certes, peuvent dire les défenseurs du mariage pour tous mais cela revient à fermer les yeux sur les «  bébés Thalys », enfantés par des femmes homosexuelles (je préfère ce terme à « lesbienne »,  de connotation péjorative à mon sens) qui partent sur la Belgique ou la Grande Bretagne.

Oui,  mais ces enfants nés d’un père inconnu, restent des enfants qui ont une mère et pas deux comme l’induirait la légalisation de la PMA, ce qui serait une remise en cause du principe de la double filiation sexuée.

Et ce n’est parce que le pastis est moins cher (ou les impôts moins élevés) chez nos amis belges que nous devons nous aligner sur nos voisins !

Sans oublier que, au nom de l’égalité, les couples d’hommes revendiqueraient légitimement le droit d’avoir des enfants et pourraient monnayer l’utérus de quelque mère porteuse…et rapporteuse (ce que l’on nomme la Gestation Pour Autrui) remettant là encore en question le principe de la double filiation sexuée.

Cette GPA est actuellement interdite en France mais tolérée en Belgique, aux Pays –Bas, et légale et également monnayée en Grèce, en Israël, aux Etats-Unis, pour ne pas parler de l’Inde où cette odieuse marchandisation touche les femmes les plus pauvres et tant qu’à faire les plus belles des pauvres… au risque de nous ramener les relents de l’eugénisme.

La  raison écologique

Dans la grande tradition des penseurs de l’écologie comme Hans Jonas, Jacques Ellul ou Ivan Illich, j’affiche toujours une méfiance sur la notion de progrès technologique, l’être humain pouvant s’épanouir par la technique mais aussi en être esclave.

On trouve encore heureusement chez Europe Ecologie les Verts quelques puristes comme Michel Sourouille (ex PS) qui se réclament de cette philosophie de l’écologie profonde (celle qui n’est pas encore tombée dans le marigot politicien).

Ces puristes dénoncent la fuite en avant technologique sur les manipulations du vivant, qu’il s’agisse du vivant végétal (OGM) ou du vivant humain (PMA, GPA et peut-être demain utérus artificiel).

Bien entendu, si je conçois que l’on puisse avoir recours de manière exceptionnelle à ces prouesses technologiques, je combats la banalisation des plantes génétiquement modifiées comme je combats la banalisation des humains artificiellement créés.

Pour conclure, je dirais quelques mots sur l’ argument majeur  en faveur du mariage pour tous , l’égalité des droits.

Comme le souligne Sylviane Agacinski, dans une démocratie, tous les droits ne pas égaux pour tous (ou alors qu’on nous donne tout suite la retraite à 50 ans !)

Elle cite justement l’exemple des droits liés à l’âge : le droit à l’éducation est réservé à l’enfant, le droit de vote octroyé aux individus majeurs, le droit à la retraite obtenu à partir d’un certain âge.

Pour elle, le mariage relève de ce type de droit, un droit qui a toujours été lié au sexe et non à l’orientation sexuelle.

Le droit à l’enfant des couples homosexuels relève également du principe de l’égalité mais ignore que l’enfant a aussi des droits, celui d’avoir été conçu par un père et une mère.

Finalement, que de chemin parcouru depuis mai 68, quand les gauchistes voulaient en découdre avec notre forme de mariage monogame.
Paradoxalement, le mariage homo, qui serait plutôt d’inspiration libertaire, revendique ce qu’ Engels nommait ce « patriarcat bourgeois » !

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Crématorium intercommunal ?

14 Janvier 2013 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #AGGLO INTERCOMMUNALITE

La loi du 09 janvier 1993 a mis fin au monopole communal sur le service extérieur des pompes funèbres en ouvrant cette activité à la concurrence.

Parallèlement elle a confié l'exclusivité de la création et la gestion des crématoriums aux communes ou aux intercommunalités qui peuvent assurer ce service public directement ou par voie de gestion déléguée.

Or, on ne trouve à ce jour aucun crématorium sur le territoire de l’agglomération Maubeuge Val de Sambre, qui compte pourtant 100 000 habitants.

Certes, l’intégration de la CCSA ,si elle aboutit, permettrait d’afficher ce service car il s’agit bien d’un service public.

Mais, même dans cette hypothèse, ne conviendrait-il pas de programmer un deuxième crématorium tant il est vrai que celui d’Hautmont est saturé si  l’on en croit les heures imposées aux familles.

Il s’agit-là d’un débat certes probablement plus morose que celui concernant les projets d’équipements ludiques mais la qualité du service public est un tout.

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Mariage pour tous

10 Janvier 2013 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

La philosophe Sylviane Agacinski, théorise au  travers de plusieurs articles et ouvrages, son refus du mariage pour tous avec acuité et courage si l’on en croit les accusations d’homophobie portées contre ceux qui partagent sa position.

La philosophe explique que ce n’est pas la sexualité des individus qui fonde le mariage mais le sexe des conjoints, compte-tenu de leur distinction et complémentarité anthropologique pour générer une descendance.

C’est la raison pour laquelle, dans notre civilisation, le mariage a toujours été l’union légale d’un homme et d’une femme.

Cette reconnaissance de la différence entre les sexes n’est aucunement une construction sociale, encore moins une posture homophobe.

Le mariage homosexuel rendrait inintelligible cette double filiation des enfants, maternelle d’un côté, paternelle de l’autre, et rendrait inévitable dans la foulée, au nom de l’égalité, le droit à l’adoption conjointe, voire à la procréation assistée tant pour les couples de femmes que pour les couples d’hommes (avec les fameuses mères porteuses de la Gestation Pour Autrui).

Attention, prévient la philosophe, partout où cette pratique existe légalement, elle est rémunérée, faisant pendant neuf mois de la mère porteuse et de l’enfant de vulgaires marchandises.

Or, la vie, cela se donne ou se reçoit mais ne se marchande pas.

Sans douter de la capacité des couples homosexuels à élever des enfants, ceux-ci ne peuvent être des produits fabriqués par d’autres sur commande, à l’aide d’utérus monnayé et de sperme anonyme.

Si demain un enfant peut «  naître » d’une union homosexuelle, c’est la notion de couple parental qui éclate, sans pouvoir s’opposer à l’idée que les parents pourraient être trois, voire davantage….(au nom de quoi, en effet, pourrait-on l’interdire si l’union est une construction sociale ?)

Il convient donc de savoir si le mariage et la filiation doivent continuer à s’inscrire dans l’ordre d’une humanité sexuée, maintenant un lien entre ascendants et descendants ou s’il faut considérer qu’un enfant puisse être issu de l’union de deux hommes ou de deux femmes.

Enfin, concernant la revendication égalitaire, reconnaissons que, ajoute t-elle, même dans une société démocratique, certains droits ne sont pas égaux  pour tous : il existe des droits liés à l’âge (droit à l’éducation pour l’enfant, droit de vote pour l’individu ayant obtenu la majorité, droit à la retraite pour le sénior) comme il existe des droits liés au sexe (c’est le cas du mariage).

La contribution de Sylviane Agacinski au débat, dont je n’ai fait qu’un rapide résumé (sans trop j’espère avoir trahi sa pensée), mérite d’être connue et portée à la connaissance de ceux qui, peut-être un peu vite, qualifient d’obscurantistes les opinions opposées à cette loi du mariage pour tous.C'est digne d'une grande intellectuelle de gauche.... à comparer avec les raccourcis saisissants tenus lors d'un récent conseil communautaire par une élue communiste (assimilant les maires opposés au mariage pour tous à des homophobes) mais n'hésitant pas à contrer en fin de réunion une demande de subvention émanant d'une association de défense des homosexuels.DSCN1940-copie-1.JPG

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Carte du bruit… silence radio

3 Janvier 2013 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SANTE

 Une  directive européenne de 2002 (2002/49/CE) sur l’évaluation et la gestion du bruit dans l’environnement impose à la France de doter ses agglomérations de plus de 100 000 habitants de cartes du bruit et de Plans de Prévention de lutte contre le Bruit.

Localement, les communes concernées sont celles reprises dans le décret du 24 mars 2006 : Assevent, Boussières-sur-Sambre, Boussois, Eclaibes, Feignies, Ferrière-la-Grande, Hautmont, Jeumont, Limont-Fontaine, Louvroil, Mairieux, Marpent, Maubeuge, Neuf-Mesnil, Recquignies, Rousies, Saint-Rémy-du-Nord.

Curieusement, cette liste est établie  sur la base d’un périmètre de la qualité de l’air…. Comme si les communes cumulaient les nuisances atmosphériques et sonores….

Ainsi, dans notre périmètre, on va trouver des communes de l’agglomération de Maubeuge mais aussi plusieurs de la CCAS ou de Maubeuge Nord.

La carte de bruit n’est pas un document opposable, contrairement aux classements sonores annexés dans les documents d’urbanisme. Le classement sonore des infrastructures de transports terrestres vise à classer l'ensemble des voies dont le trafic moyen journalier annuel est supérieur à 5000 véhicules/jour, pour les voies routières et à 50 trains/jour pour les voies ferrées).

La carte de bruit, elle,  est un outil d’information, principalement pour les élus locaux, les professionnels de l’immobilier et les particuliers qui envisagent d’acheter ou de faire construire.

Elle doit notamment prendre en compte sur notre territoire les routes empruntées par plus de 8200 véhicules / jour
Elle se présente, quel que soit le pays de l’Union Européenne, sous la forme d’une carte avec cinq couleurs..

La France a désigné les communes comme autorités responsables de l’élaboration des cartes et  des Plans de Prévention du Bruit dans l’Environnement (PPBE). 

C’est probablement une erreur dans la mesure où, même intégrée dans une agglomération, une petite commune n’a pas les moyens techniques, humains et financiers pour réaliser ce travail.

Localement, c’est la raison pour laquelle l’agglomération a logiquement considéré que cela relevait de sa mission et, en 2008, a pris en charge ce dossier, sans toutefois se doter de cette compétence «  bruit ».

Mais l’agglomération n’a pas davantage  identifié de référent politique comme c’est le cas pour le climat, l’eau ou encore l’assainissement.

Du coup, ce projet n’a pas avancé d’un pouce semble-t-il.

Dans l’agglomération de Valenciennes, les communautés d’agglomération de la Porte du Hainaut et de Valenciennes Métropole ont réalisé conjointement une cartographie du bruit recouvrant 63 communes et visible sur internet.

De son côté, la Communauté Urbaine de Dunkerque a réalisé les cartes de bruit stratégiques pour les onze communes concernées de son territoire.

Or, fin décembre, le Directeur Départemental des Territoires et de la Mer a envoyé un recommandé aux communes sambriennes concerénes pour leur rappeler que la carte devait être publiée avant fin juin 2012 ( !!)  et le Plan de Prévention avant le 18 juillet 2013 ( !!).

Comme la France est en retard, elle risque de payer, selon le directeur de la DDTM, de lourdes pénalités financières à l’Europe.

Commet se fait-il que l’Etat se réveille si tardivement (une seule réunion d’information à Avesnes sur le sujet en 2009) ?

Quant à l’Agglomération, fallait-il prendre cet engagement si c’est pour mettre aujourd’hui les communes dans une situation délicate ?

On pourra toujours se consoler en se disant que les amendes fixées par l’Europe sont payées par l’Etat et pas par les communes…

En réalité, l’Etat a la possibilité de se substituer aux communes pour missionner un cabinet d’études et de facturer à la commune.

L’agglomération doit donc de toute urgence, soit créer un groupement de commandes au profit des communes concernées, soit prendre la compétence «  bruit ».

Il semblerait en effet logique que l’intercommunalité qui a pris la compétence voirie assure l’élaboration de la carte du bruit et le Plan de Prévention de lutte contre le Bruit.

Pendant ce temps, notre territoire laisse passer les subventions ADEME accordées  pour réaliser des travaux de lutte contre le bruit, tant aux collectivités qu’aux particuliers, ceux-ci pouvant même prétendre à 80 %.

Ces subventions ont été exceptionnellement reportées jusqu’en 2014 mais aurons-nous d’ici là élaboré cette fameuse carte et ce fameux Plan ?

 

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Bonne Année 2013 !

3 Janvier 2013 , Rédigé par Jean-Marie Allain

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DUFLOT CONTRE LE GRENELLE

31 Décembre 2012 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #logement

La suppression du Prêt à Taux Zéro dans le parc ancien est une capitulation devant les groupes immobiliers.

Ironie cruelle, cette regrettable décision est d’autant plus étonnante qu’elle émane d’une ministre  écologiste.

Or, le PTZ dans l’ancien est pourtant le meilleur moyen pour éviter l’artificialisation des sols prônée par le Grenelle de l’Environnement, le meilleur moyen pour diminuer le nombre de logements vacants et pour donner du travail aux artisans.

C’est donc une victoire des promoteurs immobiliers contre le monde des artisans, une victoire des gros contre les petits, une victoire des logiques d’intérêt contre le bon sens.

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Quel accueil pour les gens du voyage dans les petites communes ?

15 Décembre 2012 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #AGGLO INTERCOMMUNALITE

La compétence prise par l’agglomération pour les terrains d’accueil des gens du voyage a pu laisser penser que les communes se trouvaient déchargées de toute responsabilité en ce domaine.

La circulaire N° 86-370 de décembre 86, complétée par celle d’octobre 1991, rappelle que les communes de moins de 5000 habitants, si elles ne sont pas tenues de proposer une aire d’accueil avec des sanitaires, doivent néanmoins obligatoirement proposer un terrain de passage d’une capacité d'accueil suffisante, disposant d’une aire bétonnée et d’un point d’eau.

La durée de stationnement autorisée doit être au minium de 48 heures afin de permettre aux gens du voyage l'accomplissement des démarches administratives, les traitements médicaux, le respect de l'obligation scolaire, la réparation de véhicules, dans la limite autorisée d’un maximum de quinze jours.
Ce n'est qu'au-delà du délai fixé par la mairie et dans la limite maximum des quinze jours que les véhicules peuvent être verbalisés.

 

 

 



 

 

 

 

 

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salage et déneigement, la fonte d'un mythe

11 Décembre 2012 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #AGGLO INTERCOMMUNALITE

P1050023.JPGQui doit saler et déneiger les trottoirs ?

Beaucoup, pour ne pas se poser de questions, répondent : «  les riverains ».

C’est une erreur... ou un mythe !

Le Code des collectivités Locales précise qu’il s’agit-là d’une compétence communale.

Le Maire peut toutefois prendre un arrêté pour transférer aux riverains cette responsabilité.

Un tel arrêté n’exonère pas la commune de saler ou déneiger les trottoirs là où il n’y a pas de riverains !

Lorsque la compétence voirie est transférée à l’agglomération, c’est à l’agglomération qu’il revient de saler et de déneiger les trottoirs (puisque le trottoir et la chaussée forment la voirie).

 

Le procès-verbal de transfert de voirie à l’AMVS précisant par ailleurs que les accessoires de voirie départementale et nationale de l’agglomération sont également d’intérêt communautaire, il appartient à l’agglomération de saler et de déneiger ces trottoirs.

Là où la situation se complique, c’est que certains maires ont pris des arrêtés, d’autres pas.

L’agglomération, si elle n’a pas les moyens de le faire, devrait donc faire le tri entre les communes (c’est-à-dire demander les arrêtés lorsqu’ils existent)  ou demander à tous les maires de prendre un arrêté prescrivant cette tâche aux riverains (si les maires en sont d’accord).

A supposer qu’ils le fassent, l’agglomération devra toujours saler et déneiger les trottoirs sans riverains ou demander à la commune de le faire, dans le cadre d’une convention (rémunérée bien sûr).

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Le 11 novembre : pour quoi ? pour qui ?

5 Décembre 2012 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

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Je viens d’écrire aux trois présidents des grandes associations d’anciens combattants (FNACA, FNCPG et UNC) au sujet du 11 novembre.

L’octroi d’un jour férié pour le 11 novembre en 1922 était fondé sur le principe du devoir de mémoire, et en particulier sur le rappel que plus de 1,3 million de Français sont morts au cours cette guerre.

Plus récemment, le Président de la république a souhaité élargir cet hommage à l’ensemble des victimes des différents conflits, notamment celui d’Afghanistan.

Or, si l’on peut débattre de l’ouverture des commerces le dimanche, l’autorisation donnée depuis quelques années par les préfets pour ouvrir certains grands magasins le 11 novembre vient complètement dénaturer le sens de cette journée au point que l’on peut parler d’indécence et de mépris à l’égard de ceux qui ont laissé leur vie au cours de ces tragiques évènements.

J’ai souhaité faire part de mon sentiment à ce sujet, suggérant qu’une Fédération d’anciens combattants pourrait saisir le gouvernement et les parlementaires pour interdire l’ouverture des commerces le 11 novembre afin de revenir au sens originel de cette manifestation.

Parfois, on se demande s’il ne vaudrait pas mieux préférer à ce jour férié la règle de quinze minutes de silence dans les écoles et dans les entreprises…

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Prendre la main...sans tordre le poignet

29 Novembre 2012 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #AGGLO INTERCOMMUNALITE

La proposition de l’Etat d’élargir les périmètres intercommunaux pose deux problèmes.

Le premier, c’est le postulat de départ

Le second, c’est la méthode utilisée.

LE POSTULAT DE DEPART

Raisonnement de l’Etat : plus on augmente la taille des intercommunalités, plus on plus mutualise, plus on gagne en cohérence dans les politiques publiques locales, et plus on économise l’argent public

Remarque : C’est un postulat, pas une démonstration.

D’ailleurs, le même postulat peut-être formulé à l’envers

Ainsi, un ancien ministre de Michel Rocard (Brice Lalonde) écrivait en mars 1981 dans un ouvrage collectif intitulé «  le pouvoir de vivre » : « les avantages des grandes unités sont souvent illusoires. Il est faux que ce soit le plus grand qui soit le plus efficace »

Si en effet la mutualisation est incontournable pour des missions stratégiques (aménagement du territoire) ou techniquement très lourdes (collecte et traitement des déchets), l’expérience prouve que beaucoup d’autres missions, ce n’est pas toujours le cas.

Voici 4 exemples.

- Lorsque trois petites communes ont un seul cantonnier qui travaille sous l’autorité directe d’un maire ou d’un adjoint aux travaux, et qu’on regroupe ces trois cantonniers, ils ont besoin d’un chef de travaux. Au final, ça coûte plus cher.

- Lorsqu’une petite commune veut négocier un prêt de 200 000 euros pour faire un aménagement, elle l’obtient rapidement auprès des banques alors qu’agrégé à l’échelle de dizaines de communes, le montant sera de plusieurs millions d’euros, rendant le prêt beaucoup plus hypothétique et contraignant la petite commune à différer ses travaux à une échéance incertaine

- L’extension  des périmètres d’intercommunalité éloigne les citoyens des lieux de décision et pose un véritable problème démocratique, même s’il n’est pas insoluble.

- L’élargissement des périmètres  amène inévitablement une demande légitime d’égalité de services sur tout le territoire intercommunal, et donc des dépenses supplémentaires que la dotation de l’Etat risque d’être insuffisante pour compenser.

D’ailleurs, si c’était aussi évident, pourquoi l’Etat agiterait-il la carotte financière de la dotation majorée ? Même si carotte s’est transformée en petit pois dans le projet de loi de finances 2013, et insoutenable dans la perspective des 300 fusions à venir pour lequel le projet de loi ne garantit même plus la garantie du maintien à 100 % de la dotation.

Pour terminer sur ce premier point, ajoutons que la logique en œuvre dans le schéma départemental tend au gigantisme et a été approuvée par une Commission Départementale où les maires sont minoritaires.
Or, nos électeurs ne nous pas donné un mandat pour diluer nos communes dans un ensemble plus vaste.

LA METHODE UTILISEE

L’Etat a fait le choix de la marche forcée vers de plus grandes intercommunalités.

Or, dans ce débat sur la coopération intercommunale, on oublie trop souvent le premier terme, celui de coopération dont il n’est pas inutile de rappeler l’un des principes fondamentaux de l’Adhésion volontaire et ouverte que l’on retrouve, soit dit en passant chez Owen, Fourier ou encore Proudhon.

A vrai dire, au centre de ce débat est posée la question philosophique de la liberté.

Si l’on admet, comme Rousseau, que la liberté est un droit non aliénable et imprescriptible, on en tire les conséquences.

De même qu’un individu n’a pas à aliéner sa liberté (comme c’était le  cas des mariages forcés autrefois dans les milieux aristocratiques et comme cela existe encore aujourd’hui dans certaines parties du monde, fut-ce au nom de l’intérêt général de la fratrie), de même une assemblée démocratiquement élue  n’a aucunement  l’obligation  d’aliéner sa souveraineté, fut-ce au nom de l’intérêt général en dehors d’un pacte ou d’un contrat social dans lequel chaque partie serait consentante et aurait négocié ses droits et ses devoirs.

De cette conception qui a nourri la philosophie des Lumières et les fondements de notre République découlent le principe de la libre administration des communes et celui de l’intercommunalité volontaire et choisie et, corrélativement, du refus du regroupement autoritaire.

En Val de Sambre, il est évident que la division de l’agglomération est un handicap, et qu’il serait préférable que la CCSA à terme nous rejoigne, mais les élus qui n’ont pas souhaité le faire à ce jour, parce qu’ils démocratiquement élus, ont le droit de ne pas le vouloir.

La liberté, disait Rousseau, n’est pas de faire ce que l’on veut mais de ne pas être obligé de faire ce que l’on ne veut pas.

D’autant plus que la situation est telle aujourd’hui qu’imposer un mariage forcé peut aboutir à paralyser l’intercommunalité.

Il est difficile de comprendre que l’Etat impose à la CCSA de fusionner avec l’AMVS alors qu’elle s’y oppose tandis que dans le même temps, il interdit à La Longueville et à trois autres communes du Bavaisis de rejoindre l’AMVS alors qu’elles en ont exprimé le souhait et qu’elles appartiennent (pour trois d’entre elles) au bassin d’emploi de Maubeuge.

Les collègues qui comprennent la fusion autoritaire me disent qu’on ne travaille pas pour les élus mais pour l’avenir du territoire.
C’est exactement ce que disant les parents de jeunes forcés de se marier : ce n’est pas pour eux mais pour l’avenir de la famille et de son patrimoine.

Il n’y a par contre,  dans la proposition qu’a prise le conseil municipal de Marpent, aucune obstruction à ce que nous rejoignent les intercommunalités volontaires, même si nous savons que cet élargissement, dans le contexte budgétaire actuel, aura des incidences financières lourdes en termes de services que ces communes sont en droit d’attendre,

Il y a par contre un refus de contraindre une intercommunalité à un mariage forcé et à se plier finalement à une règle qui oublie les principes fondamentaux de la coopération intercommunale, basée sur l’adhésion volontaire et librement consentie.

Continuons de tendre la main à la CCSA sans pour autant lui tordre le poignet.

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