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Le blog de Jean-Marie Allain
Articles récents

"Aéroport Notre-Dame des Landes : NON MERCI !"

29 Octobre 2012 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

Participez vous aussi à la pétition "Aéroport Notre-Dame des Landes : NON MERCI !" : http://www.aeroport-nonmerci.fr/

Depuis une semaine, plus de 500 gendarmes sont mobilisés en vue d'expulser les opposants au projet d'aéroport situé à Notre-Dame des Landes (44).

Ce coup de force est inacceptable : Plus de 2000 hectares de terres agricoles et zones humides sont menacés.

SIGNEZ la pétition pour stopper les expulsions : 

http://www.aeroport-nonmerci.fr/

Alors que :

 le dérèglement climatique est désormais incontestable,

 le prix des carburants ne cesse d’augmenter,

 la destruction des écosystèmes s’accélère,

l’artificialisation des terres agricoles se poursuit,

est-il bien raisonnable d’investir plus de 250 millions d’euros d’argent public pour aider une multinationale à saccager notre environnement ?

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La gauche et les économies d'énergie

5 Octobre 2012 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

J’entends la speackerine de France 2 qui recommande de baisser le thermostat de un degré pour économiser et préserver le climat.

De qui se moque t-on ?

Quelques heures plus tôt, l’Assemblée nationale rejetait un amendement qui visait à supprimer le tarif préférentiel accordé aux agents d'EF/GDF et à faire payer à ces salariés 50% de leur consommation, au lieu de 5% à 10% aujourd'hui, en vertu d’un accord datant de 1946  valable sur la résidence principale et jusqu'à trois résidences secondaires.

En matière de dispositif pédagogique anti-surconsommation, on ne fait pas mieux !

On va me dire que je rallie une position de la droite populaire …qui s’attaque aux plus modestes !

Là, faut bien se tenir à la rampe pour ne pas mourir de rire.

Autant les mesures votées pour redresser le déficit budgétaire me paraissent aller dans le bons sens, autant ce type de posture me laisse sans voix.

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Commerce de proximité, jeu de dupes

5 Octobre 2012 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #EMPLOI ET DVLPT ECONOMIQUE

Le Fisac est un fonds d’intervention en faveur des services, de l’artisanat et du commerce.

Il est alimenté par une taxe prélevée sur les surfaces commerciales de plus de 500 m2 et doit permettre de soutenir, sous forme de subvention, le commerce de proximité.

Les hypers paient en quelque sorte une taxe pour ne pas s’exonérer de la casse qu’ils provoquent dans les centre-bourgs.

Intelligent, astucieux et logique.

Sauf qu’il y a de la perte en ligne au cours des manipulations intermédiaires.

C’est l’Etat qui prélève, c’est l’Etat qui reverse… tiens… tiens…

Cette année, le FISAC , c’est 63 millions d’euros à redistribuer en France.

Mais sur ces 63 millions d’euros, 14 correspondent à des reports de l’an passé.

On pourrait croire qu’il y a une baisse du montant collecté.

Pourtant, les  grandes surfaces commerciales ne diminuent pas en France.

Quel est le petit malin qui s’en met dans les poches au passage ?

Je comprends pourquoi les critères d’accès au FISAC sont de plus en plus restrictifs.

En montant le niveau des exigences, on élimine des prétendants, l’enveloppe n’est pas consommée totalement et l‘Etat peut jouer sur les reports  pour lui permettre de garder au passage une partie de la manne destinée au petit commerce.

Dans le domaine du logement, c’est un peu la même chose.

Les plafonds de ressources des propriétaires occupants fixés par l’Agence Nationale de l’Habitat sont tellement bas que les enveloppes ne sont pas consommées.
L’Etat ne va pas s’en plaindre.

Il claironne les mesures mais sait pertinemment que les montants annoncés ne seront pas dépensés.

Bref, c’est un jeu de dupes en permanence dont l’Etat sort toujours gagnant.

 

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La ZFU, oasis fiscale responsable de la désertification médicale

5 Octobre 2012 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SANTE

On parle beaucoup de la corruption en Grèce mais la France n’a pas de leçon à donner en matière de droit et de morale.

Prenons le scandale des Zones Franches Urbaines.

Une simple délocalisation  et hop ! on se retrouve exonéré des impôts et taxes…

A Maubeuge sur 43 créations d’entreprises, 36 sont dues à des délocalisations de professions libérales, soudainement attitrées par les territoires pauvres…

Pendant ce temps, on se lamente sur la désertification médicale.

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Lutter contre l'indécence énergétique

22 Septembre 2012 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

La loi sur le logement décent a imposé aux propriétaires bailleurs  une liste de travaux sous peine de soustraite leur logement au versement de l’allocation logement.

L’absence d’une simple trappe de ventilation peut avoir un effet redoutable.

Paradoxalement, la CAF ne se s’est  jamais émue de verser de l’allocation logement pour des logements qui sont de véritables passoires en termes de consommation d’énergie.

Il en va de même du règlement sanitaire départemental, qui oblige le maire à procéder à des mises en demeure suivies de verbalisation et qui est exclusivement basé, comme son nom l’indique, sur le confort sanitaire.

Notre panoplie législative n’a pas encore fait sa révolution culturelle malgré le Grenelle, qui a pourtant mobilisé beaucoup d’énergies, mais n’a pas rien à trouver à dire sur le sujet.

Certes, il existe des aides incitatives, symptôme d’une culture archaïque de la subvention mais ne parviennent à motiver qu’une petite minorité de  bailleurs cherchant à faire de gros travaux dans le cadre d’une logique de défiscalisation.

Le confort sanitaire n’inclue pas hélas la question du confort énergétique.

Je vois quotidiennement des logements, rachetés par des bailleurs qui les découpent en studios, installent un point douche et un radiateur électrique et relouent à plus de 500 euros par mois, profitant de la solvabilisation des locataires par le biais des aides de la CAF.

Ces mêmes locataires se tourneront ensuite vers le Conseil Général et la commune pour avoir des aides pour payer les factures d’électricité.

Autrement dit, la loi sur l’indécence, si elle a représente un progrès en termes de confort sanitaire, continue néanmoins à alimenter un système pervers dont profitent certains bailleurs peu scrupuleux et qui coûte cher en argent public.

Notre législation a besoin d’évoluer.

Le confort sanitaire doit s’élargir au confort énergétique et le règlement sanitaire départemental doit se compléter  d’un volet isolation du logement.

Cela ne coûterait rien en dépenses publiques.

 

 

 

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Incivilités

18 Juillet 2012 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #INSECURITE ET DELINQUANCE

Interview donné au journal " Atlantico".

-Le maire d’Arronville est visé par une plainte après avoir secoué un adolescent de 15 ans qui l’aurait insulté. Etait-il dans son rôle ou devrait-il avoir un comportement irréprochable face aux jeunes délinquants ?

Je ne peux que répondre à tire personnel et non au nom de mon association des maires ruraux.

Le maire incarne la loi et doit donc la respecter scrupuleusement.

Si je peux me sentir solidaire d’un maire qui « craque » et lui apporter mon soutien moral, et regretter le laxisme à l’égard de certains comportements délinquants , je ne peux cautionner pour autant la réprimande physique puisque c’est contraire à la loi.

-En février, un élu du Nord a a été condamné à 1000 € d’amende avec sursis et 250 € de dommages et intérêt pour avoir giflé un ado qui l’avait insulté et menacé. Ce genre d’affaire est-il en augmentation ?

Pas à ma connaissance.

Que peuvent faire les maires face à la protection importante des mineurs par la justice ? Ont-ils le sentiment de ne pas être entendus ou d'être doublement victimes (de l'insécurité et de la justice) ?

Les maires ont peu de marge de manœuvre.

J’ai sollicité pour ma part un agrément depuis trois mois pour procéder au rappel à l’ordre.

Je n’ai à ce jour aucun retour. Mais cette procédure sera-t-elle maintenue par le gouvernement ?

Les premières victimes de l’insécurité et de la justice ne sont tant les maires que ceux de nos administrés qui subissent les préjudices matériels et moraux de cette petite délinquance, et plus globalement les contribuables qui paient les dégâts d’actes stupides.

Les maires s’exposent il est vrai à des risques permanents de violence verbale et physique mais quand on s’engage dans un mandat municipal, on sait qu’il y a ce type de situations à gérer.

L’incivilité et l’insécurité touche de plus en plus les petits villages et le monde rural. Que peuvent faire les maires face à ce phénomène ?

Je ne sais pas si statistiquement l’incivilité progresse plus dans le rural mais elle existe aussi dans le rural et cela développe le sentiment d’insécurité chez nos concitoyens du monde rural qui se sont longtemps crus à l’écart d’une pathologie sociale longtemps perçue comme urbaine.

Face à cela, nous devons favoriser les actions qui développent le lien social et les dynamiques fédératrices.

Par exemple, nous avons, dans ma commune, créer une brigade vermeil de bénévoles (accrédités par le maire) qui répondent aux demandes des personnes âgées seules et dépendantes. Et nous mettons également un point d’honneur à ce que les manifestations festives ne soient pas excluantes pour les jeunes qui n’ont pas tous les mêmes moyens.

Dans nos marchés publics, nous incluons systématiquement la clause d’insertion pour offrir à des jeunes la possibilité d’accéder par ce biais au marché du travail.

Nous avons également un animateur jeunes et un cyber-centre.

Cela ne m’empêche pas de faire des rondes (à pied, à vélo, en voiture) à la tombée de la nuit dans les lieux sensibles et de prendre ma « casquette » de garde-champêtre.

Les élus doivent parler avec les jeunes et, lorsque ceux-ci sont dans une posture blâmable, envoyer dans un premier temps, des signes de dialogue.

Mais cela ne règle pas tout et les incivilités demeurent, souvent liées chez les jeunes au problème de l’alcool dont la consommation sur la voie publique bénéficie d’une trop grande tolérance.

Il y a aussi des incivilités chez de très jeunes enfants, scolarisés en primaire (insultes et violences par exemple).Dans ce cas, c’est l’avertissement et en cas de récidive, la sanction qui se traduit par l’exclusion (du bus scolaire, de la cantine), n’en déplaise aux parents qui, dans la plupart des cas, vont protester ou essayer de faire pression en saisissant les médias.

Mais attention à ne tomber dans l’amalgame qui assimile les jeunes et les incivilités.

Ces dernières touchent toutes les catégories de population, même s’il est vrai que les incivilités les plus lourdes comme les dégradations de biens publics sont plus souvent le fait de bandes de jeunes.

 

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Favoritisme immobilier

18 Juillet 2012 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #SOCIETE

Un nombre important d’investisseurs rachètent des maisons pour les transformer en appartements ou petits logements.

Il n’est pas rare de voir six ou sept boîtes aux lettres sur le mur de la même habitation.

Cette augmentation du nombre d’occupants entraîne toujours une augmentation du nombre de véhicules… mais pas du nombre de places de stationnement.

En effet, dans la mesure où une telle transformation ne change pas la destination résidentielle du bâtiment, l’investisseur n’est pas soumis à la moindre autorisation d’urbanisme alors qu’un constructeur qui réalise 6 studios neufs doit prévoir au moins six places de parking.

Cette anomalie dans le Code l’Urbanisme génère, on l’imagine, une inégalité de traitement entre les investisseurs et des sur-occupations du domaine public routier.

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La 10e Fête de mon moulin les 13 et 14 juillet

10 Juillet 2012 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #EVENEMENTS

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Le moulin de Marpent retrouve ses ailes

10 Juillet 2012 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #Histoire locale

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Une agitation fébrile régnait ce 4  juillet au matin aux alentours du moulin de la Parapette, construit au début du XVIII e siècle.

Il y avait du monde pour assister à l’évènement tant attendu, la pose des ailes.

On pouvait voir parmi la petite foule amassée au pied de l’édifice les bénévoles de la Fête du moulin, les habitants de la cité Léo Lagrange et quelques personnalités telles la Présidente de la Fédération Nationale des Amis des moulins, venue de Normandie, un représentant de l’ARAM (l’Association Régionale des Amis des moulins) et plusieurs administrateurs du Crédit Agricole, un des premiers sponsors du projet.

Tout ce petit monde amoureux d’Eole a pu assister, avec émerveillement, à l’impressionnante et délicate opération du levage du toit et de sa pose au sommet de l’édifice, opération aussi stressante que l’atterrissage d’un Airbus si l’en croit les applaudissements de soulagement une fois la mission achevée.

Puis, ce fut dans un silence toujours aussi solennel que l’abbé Drapier, fidèle à la tradition de la meunerie, vint bénir les ailes et lancer quelques paroles d’encouragement et d’espoir.

La seconde partie du travail consista à poser les ailes Berton, du nom de son inventeur qui ne laissa qu’un seul exemplaire dans le Nord Pas-de-Calais mais essaima la Vendée de son système ingénieux d’ailes rétractables, alternatives aux ailes à voile des moulins du Nord.

Le moulin, qui a dorénavant retrouvé ses allures d’antan, n’avait plus qu’à attendre qu’on lui fasse la Fête, le 13 et 14 juillet .Pour son dixième anniversaire (puisque c’est la 10e Fête du moulin), les visiteurs ne pouvaient pas rêver d’un plus beau cadeau.

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Les Portes des Marpiniaux

4 Juin 2012 , Rédigé par Jean-Marie Allain Publié dans #ECOLOGIE - DVLPT DURABLE

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Ce site est l’un des deux sites d’intérêt communautaire, identifiés dans le cadre du Plan Paysage Trame Verte et Bleue de la Communauté d’Agglomération Maubeuge Val de Sambre.

Le second site, vaste de 36 hectares, est celui de Pantegnies, à Pont sur Sambre,

La trame Vert et Bleue, ce fut d’abord, dans les années 90, un maillage régional des corridors biologiques que le Grenelle de l’Environnement a ensuite généralisé à l’ensemble de l’hexagone au travers des Schémas Régionaux de Cohérence Ecologique.

L’Agglomération a ensuite décliné ce maillage régional dans une étude diagnostic qui a débouché sur le Plan Paysage Trame Verte et Bleue , un Plan de 35 actions dont la vocation essentielle vise la protection et la valorisation des milieux naturels, comme les zones humides et les espaces boisés, avec le souci d’ouvrir une partie de ces espaces à des pratiques de loisirs et de détente.

Les marais des Marpiniaux, qui séparent les communes de Boussois et Marpent, ont donné leur nom à notre commune dont le préfixe «  mar » d’origine germanique, désigne l’eau à l’image d’autres noms de communes comme Maroilles ou encore  Maresches.

Le site des Portes des Marpiniaux a une histoire  chargée et de très nombreuses familles marpentoises et  beuxéidiennes comptent un ou plusieurs parents ayant travaillé sur le site.

Après la fermeture définitive de l’usine en 1979, le site devient une friche qui sera revendue à Sertiru pour ferraillage tandis qu’une partie est acquise sur Boussois rive gauche pour une activité de casse automobile et une autre, composée d’entrepôts  sur Marpent rive droite à des fins de location industrielle.

Sur le reste, la nature va progressivement reprendre ses droits au fil des décennies, créant une opportunité de création d’un club de tir à l’arc dans ce bâtiment.

En 2002, la mairie de Boussois rachète à Sertiru, devenu entretemps Netrel, les terrains situés sur son territoire, Marpent fait la même chose avec la partie rive gauche,où se trouvait autrefois l’aciérie, et la CCVS la partie rive droite, ancienne emprise des ateliers de mécanique.

L’ensemble représente une trentaine d’hectares dont 18 ha de boisement.

En 2005, après engagement des deux communes à céder le foncier à l’agglomération, L’Etablissement Public Foncier  prend en charge l’instruction de ce dossier pour la remise à zéro du site, opération financée à 100 % par l’Etat, la Région et l’Union Européenne.

Cette action va permettre de démolir les derniers bâtiments, de confiner la pollution et d’extraire les cuves, déchets et autres scories qui défiaient nos velléités de réappropriation, tout en creusant quelques mares et en balisant par des barrières bois les limites des principaux espaces.

En 2006, L’agglo adopte le PPTV et en 2007 prend la compétence «  valorisation et gestion des espaces naturels d’HK Porter et de Pantegnies ».

Le cabinet Alfa réalise en 2008 un diagnostic confirmant la richesse du site et l’incroyable paradoxe d’une mutation qui a consisté à faire naître un cœur de nature sur un ancien site industriel, là où, justement, les milieux naturels n’avaient alors pas droit au chapitre.

-         Une faune riche : 66 espèces d’oiseaux, 18 espèces de libellules, 165 espèces de papillons, 9 espèces de sauterelles, 7 espèces de mammifères protégés nationalement comme le hérisson d’Europe et 6 espèces de chauve-souris, 6 espèces d’amphibiens protégés nationalement.

-         Une flore exceptionnellement diversifiée : 365 espèces de plantes, 27 espèces végétales patrimoniales et 7 espèces végétales protégées nationalement comme la fameuse pyrole à feuilles rondes qui a donné son nom à l’un des deux parcours santé.

Le Cabinet propose un plan de gestion préconisant la restauration des milieux humides.

En Juillet 2009, dans le cadre de l’appel à projets lancé par le Conseil Régional et de l’Etat sur la TVB pour la période 2007-2013, l’agglomération dépose le dossier des Marpiniaux.

Ce projet affiche l’ambition de concilier un objectif écologique (préserver et valoriser la biodiversité du site), un objectif hydraulique (développer le potentiel de stockage des crues), un objectif piscicole (favoriser la reproduction des brochets) et un objectif social en intégrant la question de l’accueil du public, le tout dans une démarche de concertation exemplaire avec nos partenaires :  les  représentants de  VNF, la Fédération de Pêche, l’ONEMA, le PNR, l’agence de l’Eau et  la DREAL .

Sans oublier les riverains et les usagers du site, en particulier les archers et les chasseurs de gibiers d’eau représentés au comité de pilotage.

Les travaux  ont consisté, sous la maîtrise d’œuvre du cabinet OSMOSE, en travaux hydrauliques, en travaux de restauration des milieux naturels et en travaux d’ouverture au public.

Les travaux hydrauliques menés par l’entreprise Lebleu, ont consisté en des actions de curage, reprofilage et mise en connexion des fossés,  de la Sambre et de la  zone humide, celle-ci s’étant  vu agrandie d’une zone d’étalement pour recueillir et stocker les eaux de crues, et dotée d’une vanne pour maîtriser le niveau d’eau  de manière à permettre aux brochets de regagner la rivière après la période de reproduction.

Pour ces travaux, la clause d’insertion prévue pour les marchés publics a permis de confier des heures de travail à un chercheur d’emploi recruté par Réussir en Sambre.

Les travaux de restauration des milieux naturels avaient eux pour objectif de limiter la colonisation du site par les saules afin de créer des effets de lisière favorables au développement de la flore.

Ils ont été mis en œuvre par l’entreprise Régnier  et par les chantiers nature de bénévoles de l’association Les Blongios, et ont consisté principalement  en opérations d’élagage, de dessouchage, en des actions de curage et élargissement de mares nécessaires au développement des amphibiens, en opérations de fauchage  de la végétation envahissante, fauche dite «  exportatrice »  puisque les produits sont évacués du site.

Enfin, les travaux d’ouverture au public menés par l’entreprise Francial sont venus compléter les aménagements de la voie verte et du parcours santé et se sont traduits par la pose de clôture et de mobilier, et la création d’un ponton bois équipé de panneaux d’orientation, de quoi inviter le promeneur à faire une halte pour s’adonner à quelque rêverie au pied du marais  et pourquoi pas à prolonger cette évasion dans l’imaginaire en pénétrant dans les espaces boisés alentours à la recherche des quelques mares discrètes mais oh combien mystérieuses de calme et de poésie.

Le coût des travaux s’est élevé à 208 000 euros HT, financé à 50 % par l’Union Européenne et 30 % par le Conseil Régional, soit 20 % par l’AMVS, ce à quoi il convient d’ajouter les 10 000 euros pour les deux parcours santé, l’un de 450 m, l’autre de 900 m, financés par le budget trame Verte de l’agglomération.

Le site des Portes des Marpiniaux a été sélectionné en 2011 par le Ministère avec 14 autres réalisations nationales dans le cadre du Grand Prix des zones humides en milieu urbanisé.

La contiguïté de la Véloroute - Voie Verte permet à de nombreux promeneurs de découvrir le site sur lequel des manifestations diverses sont par ailleurs organisées à différentes occasions : tirs à l’arc préhistorique avec le club des Archers, les foulées de Noël avec MSL-ESA59, sorties guidées avec le CPIE, chantiers nature avec l’association les Blongios, nom d’un petit héron qui fréquente les zones humides.

La dernière phase du projet concernera la question des accès dans la mesure où la réflexion menée dans le cadre de la valorisation a fait apparaître la nécessité d’une modification des accès au site, l’entrée côté Boussois devenant l’entrée principale et remise en état pour les véhicules motorisés, celle de Marpent étant réservée pour créer un axe de circulations douce.

L’aménagement a pris un peu de retard en raison d’un problème d’écoulement des eaux pluviales à régler préalablement, les canalisations actuelles traversant ces voiries étant celles de l’entreprise et dans un état dégradé qui impose de rechercher des solutions alternatives. Tout ceci est en bonne voie.

L’action menée sur les Marpiniaux, si elle est la première engagée par l’AMVS, intercommunalité pilote en ce domaine, ne sera pas la dernière car l ’enjeu de la biodiversité ne fera que s’amplifier, à la fois du fait des menaces venant d’une part  du changement climatique et d’autre part de la fragmentation des espaces résultant des différents travaux d’aménagement.

Et l’on sait que l’homme ne peut vivre sans bio-diversité car il a besoin des milieux naturels pour des tas de raisons : hydraulique, production d’oxygène, recyclage des matières organiques, épuration de l’eau et de l’air, lutte contre l’érosion, pollinisation, recherche médicale, et recherche agricole car la nature garde secrètement toutes les souches sauvages de nos espèces végétales  au cas où nous en aurions besoin.

Pour bien comprendre l’intérêt d’un site comme celui des Marpiniaux , il nous faut embrasser le territoire dans sa globalité et voir dans notre rivière la colonne vertébrale le long de laquelle s’égrènent des milieux naturels d’une grande richesse, des milieux qui en sont pas isolés les uns des autres mais entièrement solidaires entre eux.

Au-delà de leurs fonctions écologiques, hydrauliques et sociales, ces espaces de nature peuvent constituer le socle sur lequel l’agglomération vient faire corps avec son territoire, peut trouver de la cohérence spatiale dans son développement en rendant la lecture de nos paysages plus aisée et donc plus forte sur le plan affectif.

Si la rue de l’aciérie ne nous ouvre pas encore les portes du paradis, elles nous amène déjà aux Portes des Marpiniaux que les communes de Boussois et de Marpent laisseront grandes ouvertes pour accueillir celles et ceux qui souhaitent s’enivrer à loisir des charmes  de ce site dont l’agglomération et ses habitants peuvent être fiers.

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