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Le blog de Jean-Marie Allain

Articles récents

Locations de salles communales

20 Décembre 2019 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Je lis dans la presse que des communes délibèrent sur les tarifs de location de salle en précisant la mise à disposition gratuite pour la première location d’une association, d’un agent communal ou d’un élu.

La loi interdit pourtant ce genre de faveurs au nom de l’égalité  des citoyens.

La gratuité ne peut bénéficier qu’à des associations sans but lucratif

Et ne peut pas être accordée à des particuliers, encore moins à des élus ! (article L 2125 du Code Général du Patrimoine des Personnes Publiques).

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Le Plan de Déplacements Urbains

30 Novembre 2019 , Rédigé par Jean-Marie Allain

J’ai lu le pavé du Plan de Déplacement Urbain, produit sous l’égide du SMTUS, syndicat des transports.

Un document dont l’accouchement fut long et difficile mais finalement un document de référence très utile pour le cadrage des politiques publiques de mobilité dans les années qui viennent.

Un seul sujet n’a pas été traité : celui du stationnement des camions dans les communes, ces camions qui encombrent les trottoirs et réveillent les riverains à l’aube.

La création pour ces poids lourds d’aires de stationnement avec surveillance de nuit (une sur chaque pôle de l’agglomération) permettrait de sécuriser leur stationnement (sans crainte de vols de carburant) en ramenant un peu de tranquillité dans les quartiers.

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Les harmonies, patrimoine culturel immatériel

27 Novembre 2019 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Le concert de la Sainte-Cécile donné par notre Harmonie communale fut l’occasion de rendre  hommage à Berlioz dont on fête le 150e anniversaire de la mort.

Quant au "Candide" de Léonard Berstein, il est venu nous rappeler que ce grand philosophe  qu’était Voltaire préférait à l’angélisme béat des optimistes qui considèrent que tout est ou sera toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes,  une vision lucide d’un monde au contraire pas toujours recommandable mais où l’homme peut néanmoins trouver son bonheur au travers de choses simples comme la musique ou le jardinage.

Mais ces choses simples n’en restent pas moins profondément culturelles.

Le patrimoine culturel ne s’arrête pas, en effet,  aux monuments et aux collections d’objets. Il comprend également les traditions ou les expressions vivantes.

Il se développe à partir de son enracinement dans les communautés et dépend de ceux dont la connaissance des traditions, est transmise au reste de la communauté, de génération en génération,

 Le patrimoine culturel immatériel jour plusieurs rôles :

1/ Il est d’abord un facteur important du maintien de la diversité culturelle face à la mondialisation croissante

2/ Il favorise le dialogue interculturel et encourage le respect d’autres modes de vie.

3/ Il contribue à la cohésion sociale, stimulant un sentiment d’identité et de responsabilité qui aide les individus à se sentir partie prenante d’une et de la société au sens large.

La sauvegarde du patrimoine culturel immatériel s’appuie sur la Convention de l’Unesco de 2003 et s'effectue à deux échelles différentes :

  • une sauvegarde à échelle nationale1, notamment avec la mise en place d'un inventaire du Patrimoine Culturel Immatériel

  • et une sauvegarde à échelle internationale qui s'organise en deux listes de sauvegarde et un registre13 :

 

L'inscription à cet Inventaire national est obligatoire pour candidater à une inscription sur les listes Unesco du Patrimoine culturel immatériel.

Sur la base de ces éléments, j’ai été agréablement surpris de la récente position d’un certain nombre de parlementaires qui défendent auprès de l’Etat l’octroi d’aides conséquentes pour sauver nos ancestrales mais  fragiles harmonies et j’ai soumis à la députée de l’Avesnois Anne -Laure Cattelot cette idée de faire classer les Harmonies à l’Inventaire français du Patrimoine Cultuel immatériel.

Mme Cattelot m’a de suite répondu et sera en mairie de Marpent en janvier pour travailler avec moi  sur ce projet auquel nous associerons, cela va de soi, la Fédération Musicale des Hauts de France.

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"Féminicide", est-ce bien nommer le meutre ?

23 Novembre 2019 , Rédigé par Jean-Marie Allain

« Mal nommer les choses - disait Camus - c’est ajouter au malheur du monde ».

L’utilisation du terme de « féminicide », version féministe du terme juridique «  homicide », pour désigner le meurtrier d’une femme, interpelle.

D’abord, le terme «  homicide », comme l’origine latine du mot l’indique (« homicida », dérivé de « omicide »)  désigne le fait de tuer un être humain, pas forcément un homme.

Ensuite, le terme de « féminicide » n’exclue pas la notion non intentionnelle alors que même si la victime ne meurt pas, celui qui la frappe la tue moralement.

Ce terme atténue finalement la responsabilité personnelle du meurtrier .

Il « anonymalise » en quelque sorte  l’auteur des faits au même titre qu’un génocide renvoie au massacre d’un groupe de la part de meurtriers toujours nommés de manière globale : le génocide arménien, le génocide nazi…

Certes, on peut comprendre la critique portée par les féministes sur l'ambiguïté du mot "homicide" mais nous pouvons aussi abandonné ce terme, de nature d'ailleurs purement juridique, et parler avec les mots de tous les jours.

Qu’est-ce qui frappe le plus les esprits à votre avis :  

 « 132 femmes victimes de féminicides » ou «132 femmes assassinées par leur conjoint » ? 

A trop vouloir féminiser la langue, on arrive à des effets de langage qui se retournent contre la cause féministe.

Ma réaction n’est pas un réflexe  « masculiniste », c’est mon épouse qui me l’a soufflée !

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Sécurité civile transfrontalière

12 Novembre 2019 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Un séminaire s’est tenu à la Gare numérique sur le projet « ALARM » soutenu par l’Union Européenne et destiné à partager les connaissances des  risques existants dans les différentes communes frontalières belges et françaises, à imaginer des modalités de collaboration pour mieux réagir en situation de catastrophe et à promouvoir une culture citoyenne de la sécurité civile.

Ce  séminaire rassemblait  des représentants de la Province du Hainaut , des services d’Incendie et de Secours du Nord, le chargé de mission de ces questions au cabinet du Préfet et des représentants de communes frontalières (Wattrelos, Tourcoing, La longueville) et des élus des communes de Maing, La Flamengrie, Jeumont et Marpent.

Cet échange très intéressant m’a permis de découvrir la grande différence entre la politique des Plans Communaux de Sauvegarde en France (PCS) et celle des Plans d’Urgence et d’Intervention Communaux (PGUI) de nos amis belges .

Alors que ce projet « ALARM » s’adresse aux communes formant une bande frontalière de la Frandre jusqu’au sud des Ardennes, je n’ai pas manqué de souligner que le PCS n’était obligatoire côté français que pour les commune dotées d’un  Plan de Prévention des Risques Naturels prévisibles (PPRNp) tandis que le PGUI s’impose à toutes les communes belges.

Il m’apparaissait donc une certaine incohérence dans tout cela puisqu’il est moins évident de mobiliser les communes françaises sur un projet de sécurité civile transfrontalier lorsqu’elles ne disposent pas de PCS.

Je prenais du coup conscience de la moindre cohérence de l’organisation version française dans la mesure où c’est le PPRNp (identifiant les risques naturels) qui induit l’obligation d’un PCS alors que ce PCS couvre tous les types de risques sur la commune !

Sur ce constat, on ne voit pas pourquoi, comme en Belgique, le PCS ne s’impose pas à toutes les communes françaises, aucune n’étant à l’abri d’une catastrophe sanitaire, aérienne ou routière notamment.

L’ensemble des participants, au premier rangs desquels le représentant du cabinet du Préfet, ont convenu que mon intervention soulevait un problème réel mais que cela relevait d'une réforme de la loi du 13 août 2004 et qu’il valait mieux , en attendant cette hypothétique réforme, inciter les communes non couvertes par un PPRNp à élaborer néanmoins un PCS.

Il est vrai que ce travail est enrichissant pour les élus et surtout utile pour leur commune.

L’autre « découverte «  de ce séminaire concerne les modalités d’élaboration de ces documents.

En France, la logique se révèle descendante : La Préfecture publie le Schéma Départemental des risques Majeurs que le PCS doit intégrer.

En Belgique, le PGUI est élaboré par la commune qui travaille en interaction avec les experts des instances régionales et ce PGUI se complète d’un Plan Particulier lorsque la commune est soumise à un risque spécifique comme le nucléaire par exemple.

Au final, les élus français présents se sont donc  interrogés sur l’appui en ingénierie que pourrait éventuellement apporter les intercommunalités pour l’élaboration de ces documents.

Bref, un projet transfrontalier passionnant et un séminaire vraiment enrichissant !

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LA CAMPAGNE, C'EST PARTI !

3 Novembre 2019 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Chers amis lecteurs,

Si vous souhaitez suivre ma campagne pour l'élection municipale, rendez-vous sur le site : 

https://www.facebook.com/Marpent.Passionnement/

A Bientôt !

 

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Les pesticides s'invitent au congrès de l'AMRF

25 Septembre 2019 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Le Congrès des Maires Ruraux de France qui vient de se tenir au Val Joly fut aussi l’occasion légitime pour des acteurs locaux de vouloir faire entendre leurs revendications, en particulier suite aux récents arrêtés de plusieurs maires pour élargir les zones d’interdiction d’épandage des pesticides.

Je me suis retrouvé, au gré des contacts, dans les deux délégations qui ont rencontré le matin les agriculteurs venus en nombre et l’après-midi les associations de défense de l’environnement.

Ces deux échanges ont été cordiaux et ont montré la difficulté pour les élus de prendre des positions tranchées, tant le débat est complexe et parce qu' aussi l’AMRF n’est pas un parti, ni un syndicat et doit tenir compte de la diversité de ses composantes.

A la suite de ces deux échanges, mon sentiment est le suivant.

Personne ne peut contester que l’agriculture intensive, d’abord par le retournement des prairies et ensuite l’arrachage des haies, détruit la biodiversité et peut menacer la santé des citoyens.

La disparition de ce type de culture à proximité des zones habitées doit être un impératif.

Pour certains maires, cela passe, au nom de la santé publique, par un renforcement de la règlementation restrictive via un arrêté d’interdiction d’épandage à une certaine distance mais de tels arrêtés se situent en dehors de leur champ de compétence et ne donnent pas de véritable alternative aux agriculteurs qui ont le sentiment, à juste titre, d'être pris en otages.

La question essentielle est pourtant bien de savoir comment diminuer la surface agricole cultivée avec le recours de produits phytosanitaires à proximité des habitations sans porter préjudice aux agriculteurs ?

La stratégie passe selon moi, plus en amont, par :

  •  La sanctuarisation des prairies dans les SCOT et les PLU comme cela se fait pour les espaces boisés classés (compétence des intercommunalités)

  • L’obligation de déclarer en mairie tout retournement de prairie

  •  La remise en herbe (ou en boisement) des terres cultivées à proximité des habitations (par la concertation locale ou l'obligation nationale) , à charge pour la collectivité (Etat, Intercommunalité, commune) de dédommager l’agriculteur, sachant que la collectivité fera l’économie de la perte de la biodiversité, du traitement des pathologies engendrées par ces pesticides, et des inondations et autres coulées de boues.

  • ou leur reconversion en agriculture biologique dans le cadre d’un programme d’incitation nationale et européenne.

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La loi ELAN pourrait freiner la progression du parc social !

25 Septembre 2019 , Rédigé par Jean-Marie Allain

La loi ELAN (évolution du logement et aménagement numérique) de 2018 incite les bailleurs sociaux à vendre une partie de leur patrimoine locatif pour reconstruire d'autres logements sociaux.

Cette politique peut sembler logique d'un point de vue comptable, le bailleur pouvant reconstituer des provisions financières et alléger l'Etat.

Mais elle s'avère paradoxale et dangereuse.

Ainsi, un bailleur nous propose de vendre plus de quarante logements sociaux sur la commune  alors que d’un autre côté, le Programme Local de l’Habitat demande à la commune, qui ne dispose quasiment d'aucun terrain constructible, de réaliser une centaine de logements sociaux au cours des prochaines années !

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La discipline de la consigne

17 Septembre 2019 , Rédigé par Jean-Marie Allain

L’Union Européenne a fixé comme objectif la collecte de 90 % des bouteilles en plastique d’ici 2029, contre 55 % aujourd’hui.

La consigne  devrait s’appliquer aux bouteilles PET, au PEHD ( PET opaque des bouteilles de lait), aux briques en carton, aux canettes en acier et en alu.

Les intercommunalités craignent de perdre une partie de leurs ressources liées à la revente des contenants mais elles y gagneront en espace libéré dans les poubelles qu’il  n’y aura plus lieu d’agrandir ou de modifier.

Il n’est même pas certain que nous ayons besoin de repenser notre système de collecte du verre.

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DECHETS SUR LA VOIE PUBLIQUE : DURCIR LES SANCTIONS

16 Septembre 2019 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Des municipalités s’évertuent à imaginer des solutions pour effacer les déchets urbains que sont les mégots et les crottes de chiens : distribution de petits cendriers aux fumeurs, distributeurs de ramasse crottes etc… tout cela financé avec l’argent du budget général de la commune.

Ces opérations permettent aux élus de faire une opération de communication mais règlent- elles le problème de fond ?

En prenant en charge à ce point les individus pollueurs, ne prenons-nous pas le risque de les renforcer dans leurs sales manies ?

La règle est pourtant simple : jeter un mégot de cigarette est puni d’une contravention d’un montant de 35 euros.

C’est certes insuffisant mais la sanction existe. Il convient de l’appliquer.

Lorsque cet abandon a lieu depuis un véhicule, l’auteur s’ expose à une amende forfaitaire pouvant atteindre 1 500 € et la confiscation du véhicule.

Je me souviens avoir suivi un véhicule dont l'un des passagers avait jeté des cannettes sur la voie publique pour faire convoquer aux commissariat l'auteur du trouble. Ce qui fut fait.

Il faut cesser de prendre en charge les auteurs de ces incivilités et les mettre face à leurs responsabilités, quitte à durcir encore les sanctions.

Toute atteinte à l’environnement devrait relever du délit et non de la contravention.

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