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Le blog de Jean-Marie Allain

Marseille, après le pastis, le cannabis...

11 Janvier 2017 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Les citoyens ne sont pas traités en France sur un pied d’égalité .

Le fumeur subit beaucoup plus de contraintes (économiques et réglementaires) que le consommateur d’alcool qui peut, en toute liberté, se détériorer la santé pourvu que cela n’ait pas d’incidence sur autrui (même si cela en a indirectement sur les dépenses de santé !), tout simplement parce que le second fait vivre une filière économique bénéficiant de puissants lobbies et pas le second.

L’alcool tue pourtant 40 000 personnes par an. Pas autant que le tabac certes mais quand même…

Certes, celui qui achète une bouteille d’alcool ne devient pas forcément un alcoolique mais, ce qui est vrai du consommateur d’alcool, l’est aussi du fumeur, au même titre d’ailleurs que celui qui s’offrirait un paquet de cigarettes au cannabis ne deviendrait pas forcément un toxico dépendant.
Si la question de la légalisation du cannabis se pose avec autant d’acuité à Marseille, c’est parce que la prohibition du cannabis a démontré qu’elle générait trafics, mafias et meurtres, empêchant les services de police et l’appareil judiciaire de s’investir sur des missions socialement plus urgentes, notamment la sécurité des citoyens.

C’est parce que l’alcool et le tabac sont en vente libres qu’on en contrôle le prix, les taxes, la qualité de fabrication et qu’on peut mettre en place des campagnes d’information et de sensibilisation.

Je me sens solidaire de l’appel lancé par 150 marseillais, conscients du désastre que cause le trafic dans leur ville et qui demandent la légalisation contrôlée de la production, de la vente et de la consommation, accompagnée d’une vraie politique de prévention.

C’est la seule solution pour tuer les réseaux mafieux et en finir avec la spirale meurtrière des règlements de compte. La prohibition se solde de toute façon par un échec total.

Il est temps d’agir et Marseille n’est que la partie émergée de l’iceberg.
Notre territoire sambrien souffre aussi des dommages causés par cette prohibition.

C’est la raison pour laquelle l’appel de Marseille doit être relayé (y compris par les élus) dans toutes les régions de France afin que, dans la période électorale qui s’ouvre, le débat sur la légalisation du cannabis soit enfin ouvert.

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Au gré des rues, au gré des lieux

9 Janvier 2017 , Rédigé par Jean-Marie Allain

 

En écrivant ce guide des rues et lieux de notre commune, je n’avais pas l’intention d’écrire un livre de géographie, encore mois un livre d’histoire.

J’ai souhaité mettre à la disposition des marpentois, mais aussi des visiteurs, un document illustrant la diversité des richesses de notre village, parfois insolites, parfois mystérieuses mais jamais banales.

Ce petit guide a vocation à évoluer dans le temps car le territoire, aussi petit soit-il, évolue, mute et change avec le temps.

Il est donc appelé, je l’espère, à être actualisé de temps à autre, soit par moi-même, soit par celui (ou celle) qui éprouvera le même besoin d’écrire ce qu’il y a voir ou à raconter au gré des rues et plus généralement des lieux que nous côtoyons quotidiennement, sans toujours bien les connaître.

L’être humain, sous peine de périr, ne peut rester indifférent aux lieux, pas plus qu’à ses semblables. Les rues, les murs, les monuments, mêmes les terrains vagues nous parlent, pour peu qu’on sache les regarder et écouter ce qu’en dit l’histoire, ce qu’en disent les anciens ou tout simplement ceux qui y vivent.

Et je vous livre ici la déclaration d’amour qui fait office de conclusion de cet opuscule, vendu 10 € en mairie au profit du CCAS.

Passionnément nous l’aimons

Celui qui fut village du marbre d’abord

Avant d’être celui du feu, celui du fer,

Qui vit passer les travailleurs de chez Marmor

Et défiler les salariés d’HK Porter.

Passionnément nous l’aimons

Notre belle place aux marronniers centenaires

Où se dresse pointu un vieux kiosque charmeur

Pendant qu’en contrebas la Sambre débonnaire

Fait la joie des pêcheurs et celle des promeneurs.

Passionnément nous l’aimons

Notre moulin, longtemps décoiffé et sans bras

Qui domine la colline torse au vent

Comme pour mieux rappeler qu’on l’oublie surtout pas

Qu’il a retrouvé depuis peu ses ailes de géant.

Passionnément nous l’aimons

Notre charmant village de Marpent

Avec sa vie locale

Et toutes ses sociétés

Son ambiance familiale

Son goût de la Solidarité

Passionnément nous l’aimons

Notre charmant village de Marpent

Qui pourrait incarner

De janvier à décembre

Le coin des abonnés

Du Bien vivre en Val de Sambre

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Il fait moins froid chez nous !

9 Janvier 2017 , Rédigé par Jean-Marie Allain

« Il fait moins froid chez nous ! »

C’est la réflexion d’un jeune croisé samedi matin à Maubeuge.

Où ça chez vous ?

En Algérie…

Ah bon, vous n’êtes pas français ?

Si, je suis né en France, de parents algériens.

 

Cette courte conversation pourrait être mise à débat pour un oral du baccalauréat tant elle soulève de questions à propos de l’intégration à la française et du débat sur la nationalité (droit du sol/ droit du sang).

Elle montre en tout cas le chemin qu’il reste à faire pour que ces jeunes puissent véritablement se sentir français sans pour autant renier leur histoire familiale.

Après tout, mes ascendants « les Alains », des barbares venus d’Asie centrale, sont devenus nomades et, pour certains, se sont sédentarisés du côté de la Loire et du Morbihan (il suffit de lire sur les monuments aux morts).

Et bien, figurez-vous qu’il m’arrive encore d’éprouver un lien affectif ave ces territoires d’Asie centrale et de me sentir parfois un peu « breton » ; c’était d’ailleurs le surnom que m’avaient donné mes camarades du lycée P Forest.

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Un giratoire qui tourne pas rond

6 Janvier 2017 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Qui peut s’imaginer que le dossier du giratoire, réalisé en 2013, n’est toujours pas réglé financièrement ?

L’Agglomération, par délibération du 1er octobre 2015, a demandé à la commune de payer sa part à charge de 152 194 euros.

La commune a payé cette part à sa charge de 152 194 euros.

Sauf qu’entre-temps, la subvention pour l’enfouissement du réseau électrique octroyée par le Syndicat d’Electricité, estimée initialement à 37 739 euros, passe à 41 618, 60 euros.

La part à charge communale s’en trouve donc diminuée à 150 642 euros, l’agglomération devant rembourser à la commune 1552 euros.

Pour compliquer le tout, le Syndicat d’Electrification a versé la subvention de 41 618, 60 euros à la commune de Marpent alors que cette subvention devait aller à l’Agglomération, désormais compétente.

Pour sortir de cet imbroglio, le Syndicat d’Electricité devra abroger sa délibération nous octroyant cette subvention.

La commune devra de son côté annuler sa délibération concernant le versement de sa part à charge de 152 194 euros et voter le remboursement des 41 618, 60 euros au Syndicat, lequel devra revoter le même montant au profit de l’Agglomération, laquelle pourra enfin abroger sa  délibération nous demandant une participation de 152 194 euros et en voter une autre pour nous demander de verser 150 642 euros, ce qui nécessitera de notre part une nouvelle délibération, l'Agglo pouvant alors nous rembourser les 1552 euros de trop perçu.

Avec un giratoire, c’est bien connu, ça tourne pas rond !

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Bonne année, bonne santé !

2 Janvier 2017 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Tous mes voeux aux lecteurs de ce blog, fidèles ou occasionnels.

La formule « Bonne année , bonne santé » paraît tellement évidente qu’on oublie que cette formule ne fut pas toujours la plus appropriée.

A une époque pas si éloignée, aussi paradoxale que cela puisse paraître aujourd’hui, il était au contraire souhaitable de ne pas avoir l’air en bonne santé.

Si les représentations de certaines maladies renvoient à l’horreur comme la peste, assimilée en son temps au désordre social, à la corruption morale au point d’être perçue comme un châtiment et de justifier des processions expiatoires, d’autres ont prêté à la maladie des vertus romantiques dignes de susciter l’envie.

C’est le cas de la tuberculose du XVIIIe jusqu’au début du XXe siècle, véritable maladie de la passion qui s’empare des héros de la littérature comme Mme de Mortsauf dans « le Lys dans la vallée » (Balzac) Marceline dans « l’Immoraliste » d’André Gide ou encore Hans Castorp, le personnage central de « la Montagne magique » de Thomas Mann.

Plusieurs raisons peuvent expliquer ce choix par les écrivains de la tuberculose comme la maladie du « mal d’amour ».

D’une part, le traitement de la tuberculose impose la cure, l’exil, le voyage, support déterminant du romantisme.

D’autre part, l’image du corps tuberculeux est celle d’un individu souffreteux, le propre du modèle de la figure aristocratique de l’époque pour laquelle les sentiments ont plus d’importance que la force physique et l’âme plus que le corps au point que les attributs de l’idéal esthétique, encore présents dans les défilés de mode, sont la minceur, la délicatesse, la légèreté, la sensibilité, la mélancolie.

Le héros de Chateaubriand, poursuivant de l'impossible, est malade, et sa maladie est contagieuse.

 

«Vienne, le Romantisme, et les salons et les cénacles seront remplis de pâles élégiaques, de poitrinaires rubiconds, jeunes désabusés qui n'avaient encore usé de rien: Ils n'en mouraient pas tous, mais tous étaient frappés » (« Mémoires d'Outre-Tombe, Tome I ».

 

Théophile Gautier écrivait de son côté : « Quand j’étais jeune, je n’aurais laissé prétendre au titre de poète lyrique quiconque eut pesé plus de quarante-cinq kilos » et, quelques années plus tard, Camille Saint-Saëns considérait que « Chopin était tuberculeux à une époque où il n’était pas chic d’être en bonne santé ».

Ces considérations font de la tuberculose une maladie au service d’une conception raffinée et romantique du monde, ce qui ne sera plus le cas par la suite lorsqu’elle deviendra la maladie des pauvres, à charge pour le romantisme de trouver dans une autre pathologie, la folie dépressive (elle aussi synonyme de mise à l’écart), de quoi incarner cette sensibilité supérieure qu’il revendique.

 

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