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Le blog de Jean-Marie Allain

CONFERENCE TERRITORIALE DES COMMUNES PERI-URBAINES

20 Janvier 2021 , Rédigé par Jean-Marie Allain

POUR LA CREATION D’UNE CONFERENCE TERRITORIALE

DES COMMUNES PERI-URBAINES

 

En complément de la précédente note de cadrage sur les communes péri-urbaines, je vous livre ici, faisant suite à la réunion des communes concernées ce lundi 19 janvier 2020 à Colleret, quelques remarques sur la singularité de ces communes péri-urbaines (CPU).

La première caractéristique de ces communes, c’est leur histoire.

Des villages happés par l’épopée industrielle des cent glorieuses et dont le développement foudroyant  ne s’est pas réalisé par l’étalement des pôles urbains mais par leur puissance industrielle au point que l’on peut les qualifier de « villages industriels ».

La seconde caractéristique de ces communes, c’est leur localisation en bord de Sambre ou sur l’un de ses affluents (la Flamenne pour Feignies et la Solre pour Ferrière-la-Grande).

Autrement dit, ces «  villages industriels » partageaient avec les « villes-pôles » davantage de choses qu’avec les communes rurales, plus à l’écart de la rivière (donc du développement) et dont le seul lien avec l’industrie reposait sur  leur fonction de réservoir de main d’œuvre.

Or, si elles partageaient des choses avec les villes (l’industrie, la rivière..), ces communes péri-urbaines, après le choc des mutations industrielles, en « partagent aussi aujourd’hui  les problématiques sans avoir pour autant les moyens » de les traiter pour reprendre l’expression de Marjorie Mahieux, maire d’Assevent.

Ces problématiques communes, toutes liées entre elles, quelles sont –elles ?

  • Le fléchissement démographique

  • Les friches industrielles

  • L’habitat dégradé

  • L’importante précarité sociale

En d’autres termes, les PCU sont de la même famille que les communes pôles : ce n’est que la taille qui change alors que les commune rurales relèvent d’une autre catégorie.

Si l’on voulait prendre une image colorée et champêtre, l’on dirait que la PCU est à la ville ce que la nectarine est  à la pêche tandis que la communes rurale est à la PCU ce que la pomme, fruits à pépins, est  aux deux autres.

En ce sens, placer le groupe de travail des PCU sous l’égide d’un élu délégué à la ruralité, comme c’est le cas actuellement, est en discordance avec cette réalité historique et géographique.

La création d’une Conférence Territoriale des PCU serait beaucoup plus conforme à la réalité.

Si la politique des friches industrielles est relativement homogène sur le territoire de l’agglomération, force est de constater que, pour l’habitat et la précarité, les villes pôles bénéficient de dispositifs spécifiques (politique de la ville, dispositifs pôle gare notamment, ZAC d’intérêt communautaire)..), créant une inégalité de traitement et ressenties à juste titre par la plupart des communes péri- urbaines comme « inéquitables ».

Le rétablissement de l’ équité passe, selon moi, par plusieurs pistes :

  • Majoration du fonds de concours majoré (porté à 300 000 € ?) des communes péri-urbaines

  • Réservation d’une enveloppe dédiée aux CPU lors de la Création du fonds d’intervention foncière pour mettre en oeuvre la politique communautaire d’équilibre social dans l’habitat

  • Création de projets d’intérêt communautaires à partir d’un seuil de logements à définir (20 pour les ruraux, 40 pour les PCU et 70 pour les pôles par exemple…)

  • Création d’une Conférence Territoriale des communes péri-urbaines

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