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Le blog de Jean-Marie Allain

Le Val de Sambre, enfant du protectionnisme

17 Janvier 2017 , Rédigé par Jean-Marie Allain

Au moment où l’idée protectionniste tente de se frayer un chemin entre les autoroutes de la pensée unique, il n’est pas inutile de rappeler que notre bassin de la Sambre n’a existé et ne s’est développé que par le protectionnisme.

 

Tout la période du Consulat et de l'Empire de Napoléon Bonaparte, qui s'étale de novembre 1799 à avril 1814, est dominée par une législation très protectrice, motivée par la menace commerciale des anglais, précurseurs dans la révolution industrielle.


La loi du 28 février 1816 maintient un système protecteur pour l’industrie française, système qui perdurera jusqu’en 1860, date à partir de laquelle Napoléon III s’oriente vers le libre-échange et dont le traité signé entre le Royaume-Uni et la France la même année est le symbole.

 

Mais, deux décennies plus tard, la France revient au protectionnisme avec les "tarifs Méline" de 1892, qui protègent à nouveau l'économie française, mettant fin à la politique de libre-échange entamée sous le Second Empire de Napoléon III.

 

Ce contexte des barrières douanières durant une majeure partie du XIXe siècle explique en grande partie que les industriels belges du bassin de Charleroi soient venus de ce côté-ci de la frontière pour implanter leurs usines à tel point que notre bassin deviendra « le petit frère cadet » du bassin carolorégien, par ailleurs – et c’est un paradoxe du protectionnisme - pourvoyeur de coke que nous n’avons jamais fait venir de notre bassin minier en raison de l’absence de liaison fluviale.

 

Toutes les entreprises en effet qui feront entrer la Sambre dans l’épopée industrielle et ce que l’on a appelé les « cent glorieuses » sont belges.

 

Marpent n’échappe pas à la règle avec Baume-Marpent (Baume étant un hameau d’ Haine-Saint-Pierre, près de La Louvière) qui deviendra ultérieurement HK Porter, après le rachat par les américains- fantômes de Pittsburgh, lesquels tomberont le masque et liquideront l’entreprise dès l’ouverture du grand bal de la mondialisation libérale.

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